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 Evénement Divin #26 {77} : Le Jour de Saturne

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Aryana Cloud-Sandman


« Faisons comme si j'étais Merida.
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________________________________________ Mer 19 Avr 2017 - 13:19



Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux, puisqu'on est fous
Puisqu'on est seuls, puisqu'ils sont si nombreux...


Des gardes avaient emmené Héra hors de la cellule. Je ne savais pas si je devais me sentir inquiète à son sujet, ou tout simplement soulagée qu'elle soit la première d'entre nous à subir un éventuel châtiment. De toutes façons, elle avait l'habitude d'encaisser. C'était une seconde nature chez elle.

Je passai une très mauvaise nuit, ressassant mes craintes et mes doutes. Aux environs de midi, des soldats vinrent nous chercher. Ils nous malmenèrent à travers les couloirs nauséabonds. Les deux esclaves noirs ainsi que Diane et Jamie m'accompagnaient. Ce dernier était étrangement passif, à la différence de la veille. Quant à l'adolescent, il ne faisait pas partie du voyage. Peut-être avait-il été relâché, grâcié ? Je ne parvenais pas à m'en souvenir. De toutes façons, cela n'avait aucune importance.

Une fois dehors, on nous fit passer par l'arrière de la caserne, pas par la ville. Les gladiateurs s'affairaient, revêtaient leurs armures et leurs casques, choisissaient leurs armes. L'un d'entre eux nous observa avec une once de sympathie. Je me contentai de le regarder, la mâchoire crispée. Ca allait être ces hommes qui allaient nous tuer. Ou nous défendre ? Deux équipes allaient-elles s'affronter ?

Au bout du chemin, qui nous attendait ? Je vous le donne en mille : la dernière personne que j'avais envie de voir juste avant de perdre la vie : Celsinus. Ses yeux globuleux me détaillaient avec une ignoble perversité. Il fit un petit geste de la main pour m'indiquer d'approcher. N'ayant désormais plus rien à perdre, je lui accordai ce bref entretien. Je me stoppai à deux bons mètres de lui mais il fit le reste du chemin qui nous séparait, ne se retrouvant qu'à quelques centimètres de moi. Je me raidis mais gardai une expression impassible.

"Je pourrais t'éviter tout ça."
dit-il tout en caressant légèrement mon sein gauche du dos de sa main.

Ma mâchoire se contracta davantage. Si j'en avais eu les moyens, je lui aurais fait endurer mille souffrances.

"Je préfère rester avec ma soeur."
répondis-je froidement.

"Tu préfères mourir ? Quel gâchis. Je trouverai bien une autre catin dans ton genre."
répliqua-t-il d'un ton presque indifférent.

"La mort n'est que le commencement." assurai-je, hautaine.

Il ne fallait jamais perdre une occasion de citer un bon film, surtout que cet homme aurait fait une momie des plus affreuses, étant donné le faciès dont il était affublé. Ca me semblait de circonstance.

Je m'écartai de lui pour rejoindre les autres et reprendre la marche, toujours escortée par les soldats. Alors que nous passions le dernier croisement avant l'arène, un centurion poussa quelqu'un devant nous. L'homme tomba au sol. Il avait les mains ligotées et du sang séché maculait sa toge.

"Marcus...?"
balbutiai-je.

J'aurais pu rester digne jusqu'à la fin. J'aurais pu ne pas m'effondrer, garder une certaine distance avec ce qui allait m'arriver, mais voir l'homme que j'aimais ainsi réduit me donna un coup supplémentaire. J'avais espéré qu'il ne lui arrive plus rien avant l'éruption, qu'il puisse avoir quelques heures ou jours d'insouciance. Il fallait que je cesse de rêver.

Je me précipitai vers lui et plaçai mes mains sur ses joues afin de redresser délicatement sa tête. Les rayons du soleil me révélèrent un visage couvert d'ecchymoses. Une blessure sanguinolente serpentait au coin de ses lèvres. Je me mordis les miennes et retins mes larmes.

"Marcus... pourquoi ont-ils fait ça ?"
demandai-je, bouleversée.

On me poussa brusquement et un soldat attrapa le jeune homme pour le forcer à se relever.

"Dégage, chienne !"

Celui qui m'avait malmenée dégaina un poignard avant de se diriger vers Marcus.

"Non ! Laissez-le tranquille !"

Sans m'écouter, il continua d'approcher et coupa les liens du jeune homme à l'aide de la lame. J'avais cessé de respirer. Le soldat au couteau déclara :

"Jetez-les dans l'arène !"

D'autres soldats poussèrent Diane, Jamie et Marcus vers l'arène. Il me lança un regard dévasté auquel je répondis, esquissant un pas pour le rejoindre. Le soldat à mes côtés rangea son poignard ; il voulut ensuite m'entraîner à mon tour vers l'arène, mais à cet instant, des bruits d'agitation, suivis de pas de course et de cris de douleur nous firent tourner la tête.

Déconcertée, j'aperçus Nora à plusieurs mètres donner des coups de bâton à deux centurions. Elle les maîtrisa rapidement. Ils chutèrent au sol et elle s'en désintéressa aussitôt, passant près des gladiateurs qui la suivirent du regard, indécis.

Le soldat à mes côtés porta la main à son fourreau. Je lus dans son regard qu'il hésitait à la manoeuvre à appliquer. Il lança un coup d'oeil vers les quatre centurions qui accouraient en sens inverse, mais ils arriveraient trop tard. Nora était plus proche, plus rapide, plus légère.

Elle fut sur nous en seulement quelques secondes. J'étais presque heureuse de la voir. Venait-elle nous délivrer ? C'était un peu dérisoire de faire une évasion à elle toute seule, mais elle n'avait pas grand-chose dans la tête.

Mon enthousiasme diminua d'un cran quand elle se jeta sur moi pour me plaquer au sol. Je poussai un cri de surprise et basculai en arrière, mon crâne et mon dos heurtant violemment la terre sèche. Une grimace s'afficha sur mon visage avant que je n'arbore une expression de surprise indignée. Nora, elle, était à bout de souffle mais m'immobilisai totalement.

"Qu'est-ce qui te prend ? Tu es devenue folle ?"

Le soldat à côté de nous ne semblait plus savoir comment se comporter. Il préférait attendre de voir ce qui allait se passer. Ah, ces militaires...

En guise de réponse, la sauvageonne plaqua son bâton contre ma gorge, me coupant la respiration. Son souffle était saccadé, son regard volcanique.

"No... Nora..."
articulai-je avec bien du mal, tentant en vain de repousser le bâton.

"Vous m'avez mentie ! Vous m'avez tous mentis !"
s'écria-t-elle.

Les quatre centurions arrivèrent enfin dans un cliquetis d'armures mais le soldat fit un geste pour leur signifier d'attendre. Je voulus me dégager une nouvelle fois, cependant Nora appuya davantage le bâton contre ma gorge, fugacement. Je toussai plusieurs fois. Je ne comprenais pas ce qui lui arrivait. Et de toutes façons, je n'étais pas en mesure de parler tant qu'elle me maîtriserait de cette façon.

"C'est vrai, hein ?" fit-elle, une rage sourde dominant sa voix. "Elliot est Surt. Vous êtes venus dans mon monde alors que c'est vous qui l'avez détruit !"

Comment avait-elle appris cela ? Je mis cette interrogation de côté pour le moment. Un grondement se fit entendre au loin. Le volcan, déjà ? Curieusement, je n'avais pas peur. Tout allait de mal en pis. La fin, quelle qu'elle soit, serait la bienvenue.

"Vous êtes des monstres, vous êtes tous des monstres !"
poursuivit-elle.

"Oui, et alors ?" fis-je d'un ton éraillé, provoqué par le bâton qui appuyait toujours contre ma gorge. "Tu aurais préféré qu'on te laisse là-bas ? Tu serais morte avec les 'gentils' et tu ne vivrais pas avec les monstres."

"Vous m'avez tuée en m'amenant ici." s'entêta-t-elle en regardant ailleurs. "Je lui faisais confiance. Je me serais battue à ses côtés."

Profitant qu'elle ait détourné les yeux, je repoussai légèrement le bâton afin de mieux respirer. Je déclarai d'un ton assuré, même si cela me coûtait :

"Tu peux toujours te battre avec lui. Pour lui. Le futur n'est pas écrit. Ce qui t'est arrivé pourrait ne jamais se produire."

Je marquai une pause avant d'ajouter, d'un ton plus doux, brisé :

"C'est mon fils. Et je me battrai jusqu'au bout pour lui. Avant de le juger sur ce qu'il n'a pas encore commis, tu devrais faire la liste des raisons qui te poussaient à l'apprécier."

Nora posa enfin ses yeux sur moi. Elle retenait ses larmes à grand-peine. Dans ses pupilles, je lus tous ceux qu'elle avait perdus. Par la faute d'Elliot. Je comprenais sa peine.

Peu à peu, elle relâcha la pression sur son bâton, même si elle me tenait toujours en respect.

"Ce qui a été fait, ne peut être défait."
déclara le soldat à côté de nous d'un ton cassant.

De quoi se mêlait-il, celui-là ? Je levai les yeux vers lui et il cligna des siens, comme s'il avait eu une absence. Je remarquai alors la brise chasser des grains de sable noir autour de sa jambe. Mon sang ne fit qu'un tour dans mes veines. Le sable noir... Qui avait parlé à travers cet homme ? S'agissait-il d'Elliot ? Nous avait-il entendus ? Comment ? Un frisson parcourut mon échine.

Un nouveau grondement profond se fit entendre, ce qui rendait tout le monde nerveux autour de nous.

Le soldat fit signe aux autres centurions d'approcher. L'un d'entre eux attrapa Nora et la força à se relever. Je me mis sur mes jambes avant de subir le même traitement. J'époussetai ma toge -geste bien dérisoire- avant d'accorder un regard à Nora. Elle m'ignora, trop déterminée à se cramponner à son bâton qu'on tentait de lui arracher. Elle se démena tant et si bien que le chef des centurions déclara d'un ton amusé :

"Qu'on leur laisse une arme. Ca n'en sera que plus divertissant."

Après quoi, on nous entraîna sans ménagement vers l'arène. Sur les quelques mètres, j'hésitai à parler à la jeune femme. Pour la première fois, je comprenais sa douleur et son chagrin. J'éprouvais même une sorte de sollicitude à son égard. J'aurais aimé qu'elle ne sache jamais pour Elliot, car j'ignorais si elle était capable de se venger de lui d'une quelconque façon. Enfin tout du moins, si nous arrivions à sortir de l'arène...

Nous venions d'être placées à l'intérieur. Les autres s'y tenaient déjà. J'adressai un regard anxieux à Diane et Jamie avant de glisser ma main dans celle de Marcus. Tu n'aurais pas dû... songeai-je, mais les mots étaient trop faibles à prononcer. Il ne servait plus à rien de parler, désormais. On avait retrouvé Héra aussi, d'ailleurs.

La foule se massait sur les gradins, beuglant et braillant à gorge déployée. Je remarquai que Marcus avait le regard perdu dans le vide. Il évitait le mien. Sa main était glacée. La foule acclama le consul alors qu'il s'installait à la place d'honneur.

"Il voulait que je sache." murmura soudain Marcus d'un ton éteint. "C'est lui qui a fait tuer Pline pour pouvoir vous amener ici. Dans l'arène."

Je sentais qu'il avait du mal à parler. Il souffrait sans doute trop à cause de ses multiples blessures.

"Il voulait que je sois là avec toi."

Ainsi, le préfet était mort, tué de la main du consul qui semblait jubiler tranquillement depuis la tribune. Il voulait que je sache...
A quoi faisait-il allusion ? Un frémissement me parcourut. Savait-il qui j'étais en réalité ? Numerus le lui avait dit ?

A cet instant, les gladiateurs firent leur entrée. Dans le tumulte général, j'entendis la voix de Marcus, alors qu'une larme roulait sur sa joue, se mêlant à son sang :

"Je t'aurais suivie n'importe où."

Un nouveau grondement agita davantage la foule. Le volcan s'éveillait. C'était certain.

"Tu sembles tellement réelle. Tu l'as été pour moi."
dit-il à voix basse, presque navré.

Il m'évitait toujours du regard. Ses aveux me bouleversèrent. Au milieu du chaos, de la poussière et de l'agitation, je ne voyais que lui.

"Je suis désolée."

Et j'étais sincère. Je m'excusais de m'être montrée aussi égoïste, d'avoir pensé lui accorder quelques heures de bonheur alors que je l'avais fait basculer beaucoup trop tôt dans l'horreur... Sans moi, il aurait été plus heureux.

Enfin, ses yeux croisèrent les miens. Des larmes les faisaient briller. Je ne lus aucune amertume, aucun regret. Il m'aimait de la plus belle des façons : intensément.

"Rentre chez toi. Redeviens libre."

"Je ne peux pas." dis-je en secouant la tête, sentant des larmes naître dans mes yeux.

Il serra fortement ma main. Alors, je sentis une énergie tiède et connue envahir ma paume. Il s'agissait d'une amie de longue date, qui m'accompagnait depuis des millénaires. Elle gronda en moi, puis se développa telle une fleur intérieure ouvrant ses pétales un à un, gorgés de lumière. Je pris une inspiration profonde, à la fois perplexe et soulagée. Je venais de retrouver mes pouvoirs sans comprendre comment.

Je sentis le regard de Numerus se poser sur moi. Je tournai la tête vers lui. Il se leva et avança dans la tribune afin de mieux m'observer. Je lus dans ses yeux qu'il ne s'attendait pas à un tel revirement. Je soutins son regard avec tout le mépris et la défiance dont j'étais capable. Il avait pu sentir ma puissance et ce fait me perturbait. Qui était-il, à la fin ?

Bientôt, j'entendis sa voix dans mon esprit, sirupeuse, alors qu'il me fixait toujours de son regard fou :

Vous n'y arriverez pas seuls. Vous avez besoin de moi. Vous aurez besoin de moi. Je suis le seul qui détienne les réponses qui vous manquent.

Lentement, il leva la main et tapota sa tempe à plusieurs reprises du bout du doigt, tout en ajoutant mentalement :

Libérez-moi ou vous ne pourrez jamais changer le futur.

J'écarquillai les yeux alors qu'une vague de puissance émanait de lui, comme débloquée par mes propres capacités. Je reconnaissais son aura.

Zeus... songeai-je, ébahie.

Une énorme détonation retentit, faisant presque trembler le sol. Je restai là, terrorisée, incapable d'émettre un son. Mon seul point d'ancrage était la main de Marcus dans la mienne.

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________________________________________ Mer 19 Avr 2017 - 21:55


Nous ne pouvons choisir l'heure de notre mort...
...mais nous pouvons décider comment aller à sa rencontre.






    Ailleurs, dans le Temple d'Artémis...

    « Si j'y vais moi-même, je ne pourrai pas revenir. Ma tâche ici n'est pas encore terminée. Un unique voyage... un unique retour... »

    Athéna avait quittée la Bibliothèque sur la lune, se laissant emporter par la créature qui avait été libérée. Une fois fait, Heimdall sentis une présence à proximité de lui. Tournant la tête, il vit le Titan Hyperion, qui se tenait debout, devant les débris qui gisaient un peu partout sur le sol.

    « Elle ne vous laissera pas y aller. » dit-il catégorique.

    Le Titan eu un petit rictus, tout en observant les livres qui tenaient encore debout sur les étagères. Il savait ce que renfermait ce lieu. Il aurait aimé prendre un des livres qui avaient résisté à la tempête, mais il savait aussi qu'elle ne le lui pardonnerait pas.

    « Ioata a été emporté avec ? » demanda t'il avant de marquer une pause et d'ajouter : « Socrate aussi... »

    Un nouveau rictus se dessina sur son visage, quand le Gardien hocha la tête.

    « Nous pourrions faire appel au Voyageur. »

    « Non. » répondit le Titan catégorique. « Il ne doit pas se rendre là bas. Jamais. »

    « Il pourrait les ramener. Ses pouvoirs ne seraient pas occultés. »

    « Tout comme il pourrait modifier le futur. Ca ne doit pas arriver. »

    Le Titan mis un terme à la conversation en faisant un pas vers la créature qui était apparue au loin, tel un nuage d'ombres et de poussières. Heimdall se tourna à son tour, son bâton tenu bien fermement dans sa main.

    « Montre nous ton véritable visage. »

    Mais la créature ne sembla pas obtempérer. Après un signe de la tête du Titan, le Gardien leva son bâton et donna un coup contre le sol, ce qui fit gigoter la créature dans tous les sens, mais elle ne montra toujours pas son véritable visage.

    « Il a la puissance d'un Soleil. » murmura Heimdall, tandis que le Titan lui adressa un simple regard. « Je ne peux pas le maîtriser. Mais je peux l'entendre... »

    Le Titan adressa un nouveau regard au Gardien. Ce dernier semblait vouloir tendre l'oreille afin d'entendre les murmures de la créature que lui seul pouvait discerner.

    « Il prétend avoir été là quand c'est arrivé... Quand le Soleil s'est obscurcis, que la terre est tombée dans la mer... »

    « Inutile de continuer... » coupa d'un ton calme le Titan avant de s'avancer prudemment vers la créature.

    Hyperion resta quelques instants à l'observer, ne sachant que faire. Puis, cela lui paru tel une évidence.

    « Ils devront trouver l'issue par eux même... ils sont seuls... tout seuls. »

    « Un unique voyage. Un unique retour. » précisa Heimdall, tandis que le Titan semblait songeur et inquiet face à ce qui les attendait...





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...mais je préfère Van Gogh ! »



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________________________________________ Mer 19 Avr 2017 - 22:21



"Le Jour de Saturne"

And the walls kept tumbling down In the city that we love. Great clouds roll over the hills bringing darkness from above



A nouveau, je n'avais pas prononcé un mot tandis-que l'on nous entraînait vers l'arène. Je me protégeais de cette manière. En restant muette, je faisais l'huître. En clair, je me renfermais sur moi même. C'était le seule moyen que j'avais pour rester un minimum concentré. J'avais occulté, La « dispute » de Nora et Aphrodite, occulté le fait que l'amant d'Aphrodite nous avait rejoint. Occulté, le fait que nous n'avions aucune chance, ainsi désarmé et vulnérable. Occulté, également, ce qui était arrivé au pauvre préfet. Si nous arrivions à nous en sortir, j'aurais tout le temps de culpabiliser une fois à Storybrooke. Pour autant...Je, ne pouvais empêcher un léger pique concernant cette dernière. A nouveau, cela me confortait dans mon idée, du célibat. J'étais dangereuse. Même quand je le ne souhaitais pas, il fallait que quelqu'un se mette en tête que j'étais une compagne « idéale » et qu'au final il en paye les pots cassés. Personne, ne serait assez bête pour vouloir de moi dans ces circonstances. Et, j'avais beau essayer d'occulter toutes mes émotions, au delà de la culpabilité. La peur, et l'inquiétude dominaient. Mais ce n'était pas pour moi, ni même pour ce qui risquait de m'arriver que j'avais peur. Non, c'était pour Louise. Je n'avais pas eu le temps de demander où elle se trouvait. Et une boule se formait progressivement dans ma gorge. Pourvu qu'il ne lui soit arrivé, pourvu qu'elle soit en sécurité.

Néanmoins, alors que les gladiateurs faisaient leur entrée, le « spectacle » sembla s'arrêter avant même d'avoir commencé. Une énorme détonation se fit entendre, tandis-que la terre trembla. Anxieuse je jetais un regard au loin, Le Vesuve...L’éruption commençait. Autour de nous, la foule entière se mit à paniquer cherchant à se lever et à s'échapper des gradins tandis-que les gladiateurs, et les soldats restaient les bras ballant à ne pas savoir quoi faire. C'était notre chance. Le volcan dégageait une fumée monstrueuse, et le sol semblait trembler de plus en plus alors que des craquements se firent entendre. Signe que les murs se fissuraient, et ne tarderaient pas à s'écrouler :

- On ne peu pas rester là, il faut trouver un moyen de sortir d'ici et nous en aller, de tous nous en aller !

J'avais insisté sur le dernière partie de la phrase. Pas question de laisser Louise, derrière. Tentant de calmer les battements désordonnés de mon cœur, dût à l'angoisse de la situation et de l'absence de mon amie, je me tournais vers la seule pouvant m'éclairer un peu plus :

- Où est Louise ? Demandais-je d'un ton anxieux

"Elle..." Commença Nora légèrement inquiète avant de se mordre les lèvres "Je vais aller la chercher. Elle est dans la forêt."

Nora, jeta un regard aux alentours sûrement pour voir comment réussir à s'échapper et où se trouvaient les gardes. Elle s’interrompit néanmoins brutalement, comme tétanisé. Regardant dans sa direction je remarquais qu'elle fixait la fumée s'échappant du volcan de manière totalement paniqué. Bon, je n'avais pas de pouvoirs, alors pour la rassurer, j'allais faire ça à l'ancienne. Comblant la distance entre nous, je posais mes deux mains sur ses épaules :

- Nora, Nora regarde moi. C'est le Vésuve, l'éruption a commencé. On doit sortir d'ici et retrouver Louise
Lui dis-je doucement

Je ne souhaitais pas la brusquer, néanmoins si j'étais resté douce dans mon ton, il s'était également fait ferme. J'essayais de lui faire comprendre les choses. Nous devions tous : que ce soit Jamie, Héra, Aphrodite ou bien Marcus nous échapper d'ici, et retrouver Louise pour repartir de Pompéi. Il, n'était pas question de la laisser derrière.

"On reste ensemble." Répondit-elle

Mon visage s'adoucit l'espace d'une seconde pour se fendre en un sourire. Un simple hochement de tête accueillit sa réponse. Oui. On reste ensemble :

- Fichons le camp en vitesse ! Criais-je à l'adresse des autres

Pour les inciter à m'écouter, je m'élançais droit dans la direction des prisons. Mon arc et mon carquois étaient restés là-bas. Pas question de partir sans, j'y étais bien trop attaché et en plus, Hephaïstos n'était pas là pour m'en refaire un. Hors, une chasseresse sans arc, était totalement inutile. Si, j'avais quelques rudiment en corps à corps, je n'étais néanmoins, pas véritablement doué dans ce domaine. Apollon, se battait bien mieux que moi, je n'avais aucune honte à l'admettre. Pour ma part, j'étais bien plus, attaque à distance.

Évidemment, rien n'était jamais simple, et deux gardes se trouvaient sur notre chemin. A notre approche ils sortirent leurs épées près à en découdre. Nora, saisit fermement son bâton, pour riposter. Lorsque son regard croisa le mien, je compris ce qu'elle voulait dire. Elle comptait s'en occuper, pour nous laisser le temps de nous échapper. En guise de réponse, je secouais la tête. Pas question de la laisser seule face à deux. Elle pourrait parfaitement les maîtriser, tout comme elle pourrait également se faire tuer. Et ça il n'en était pas question. J'avais fait une promesse à une personne, au sujet de Nora, et je comptais bien la tenir. Aussi, après avoir déglutis nerveusement, me tournais-je vers le restant du groupe :

- Héra, toi et les autres vous continuez ! Prenez mon arc, et ne vous retournez pas, sous aucun prétexte.


Le ton de ma voix, ne souffrait aucune réplique. Je l'utilisais rarement, puisqu'il était celui que je prenais lorsque je mettais en avant mon statu dans la hiérarchie divine afin de donner un ordre. Et comme je détestais en donner, cela ne m'arrivait pas souvent de me montrer aussi ferme. Mais, il n'était pas question que tout le monde soit en danger. Et en le récupérant, si nous nous en sortions avec Nora, je disposerais à nouveau de mon arme et si tel n'était pas le cas, alors cela leur en faisait toujours une pour se défendre. Et tandis-que je les entendais s'éloigner, le premier soldat, décida de me prendre pour cible. J'esquivais son coup une seconde trop tard, le temps pour lui de me donner un bon coup d’épée. Serrant les dents, je refusais de lui donner une quelconque satisfaction, et de laisser la douleur s'afficher sur mon visage. Je me maîtrisais du mieux que je pouvais, afin qu'il paraisse lisse et dépourvue de toute émotion. Les choses commençaient mal si je me retrouvais déjà blessée....


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Eloise A. St-James


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________________________________________ Jeu 20 Avr 2017 - 18:59

Intérieurement, Athéna essayait toujours de lutter pour empêcher Ouranos de passer en mettant des souvenirs sans importance en premier plan notamment. Mais la protection qui lui faisait si mal à elle était relativement solide et le souverain titanesque n'était apparemment pas en mesure de la contourner. Ce qui aurait pu être très réjouissant si cela ne risquait pas de la tuer au passage. Alors que la déesse allait lui faire remarquer que c'était débile d'user d'une telle méthode alors que cela risquait de lui faire perdre sa source d'informations, un autre Titan apparut près d'Ouranos. Lui, la guerrière se serait bien passée de le voir... Il ne faisait plus aucun doute aux yeux de la brune qu'elle allait vraiment mourir cette fois. Son père ne perdrait pas l'occasion de l'avoir enfin à sa portée. Même si, pour l'instant,
il se tenait plutôt en retrait, attendant les ordres comme un toutou bien dressé. Pathétique...

"Vous avez requis ma présence, Seigneur Titan Roi, Ouranos ?" Demanda-t-il en inclinant la tête au passage.

« Le lien qu'elle a avec toi est plus fort. Tu pourras plus facilement entrer dans sa tête. » Lui répondit le Roi Titan qui tenait à son titre comme à la prunelle de ses yeux...

Si Ouranos était clairement plus que susceptible, il était aussi très intelligent... Sans doute que son père aurait un moyen plus facile d'entrer dans ses pensées et de visiter ses souvenirs. Il ne restait plus qu'à espérer que la protection tiendrait encore un peu... Le souverain se recula et indiqua la brune de la main.

« Japet... je t'en prie. »

Ouais toutou, viens chercher ton jouet du moment... Athéna ne parvenait pas à comprendre pourquoi son père agissait aussi servilement et cela ne faisait que l’écœurer de toute façon. Mais n'étant pas stupide au point de croire qu'elle pourrait faire quoi que ce soit, la déesse se contenta de foudroyer son père du regard et de le fixer de ce regard qu'elle utilisait pour faire fuir les gens. Cela ne fonctionnerait sans doute pas, clairement pas même, mais au moins, elle conservait un peu de dignité : elle aurait été irrespectueuse jusqu'au bout. Une sacrée victoire vu les deux gugus qu'elle avait devant elle...

- Tiens, le père prodige qui n'a même pas réussi à savoir qui était vraiment sa fille quand il l'a croisé... Dit-elle alors que Japet se rapprochait d'elle. Pourquoi m'as-tu donné la vie ? De ce que j'ai vu, tu n'as pas apprécié d'avoir des enfants, alors pourquoi ?

Elle allait sans doute mourir alors cela ne servirait pas à grand chose de garder le silence... Et Athéna avait toujours été très curieuse, aussi les deux Titans pouvaient satisfaire cette curiosité, tradition de la dernière volonté oblige. Japet allait répondre, la guerrière le vit aux légers mouvements de ses yeux, mais Ouranos fut plus rapide.

« Voyons, Athéna. Tu penses vraiment que tu as été crée dans le but d'être aimée ? Les Titans n'ont pas besoin d'enfants. Vous n'étiez rien qu'une expérience, une arme qui a montré son inutilité. »

Non mais... En plus d'être susceptible, c'était un abruti. Voilà, Athéna s'était faite son opinion sur ce Roi Titan. S'il avait été un peu plus intelligent, il n'aurait pas tablé sur l'amour. Vu l'attitude de Japet, une personne avec un minimum d'intelligence aurait tout de suite compris qu'il n'aimait pas sa fille et qu'il n'avait jamais eu l'envie d'être réellement un père. À partir de ce constat qu'un enfant aurait pu faire, il était logique de se poser des questions auxquelles Ouranos ne répondit qu'en partie.

« D'ailleurs, c'est bien pour ça que je profite de ta présence ici pour que cette aberration que vous êtes, prenne fin au moment même où elle a débutée. » Poursuivit le souverain.

Aucune manière. Cet homme n'avait pas de manière. On ne snobait pas les gens ainsi... En tout cas, il venait de lui donner une information précieuse. Du moins le croyait-elle, si elle interprétait correctement : ils étaient à l'aube de la création des enfants dieux. La première ou la seconde version, cela n'avait pas tellement d'importance. Si les premiers étaient tous détruits, les seconds n'existeraient jamais... Et même si elle était prête à mourir, elle ne voulait pas le même destin pour les autres.

- Ça vous prend souvent de vous immiscer dans un moment père-fille aussi important ? Répliqua-t-elle en lui adressant un rictus de mépris. Et je n'ai jamais parlé d'amour, apprécier et aimer, ce sont deux choses différentes... Ajouta-t-elle en se tournant vers son père. C'était ton idée n'est-ce pas ? Pourquoi des enfants ? Il y avait plein de fidèles à Titania...

Là encore, vu la réaction de Japet à la réponse d'Ouranos - son père avait légèrement plissé les lèvres et avait eu un regard contrarié - il n'était pas difficile de deviner que l'idée était de Japet. En soit, c'était une expérience qui aurait pu avoir un grand succès. Élever des enfants liés par eux par le sang, c'était s'assurer un moyen de se défendre très efficace. Ou d'exercer leurs basses besognes. Oui mais voilà. Pour élever des enfants, il fallait avoir un minimum de sentiments et il était très clair aux yeux de la déesse qu'aucun des deux n'en ressentaient.

« Toutes les créations n'ont pas la même utilité. » Répondit le Roi Titan.

Sur un signe de celui-ci, Japet la fixa et la douleur revint. Plus forte... Mais surtout, Athéna sentait que par le lien de sang qu'ils avaient, Japet parvenait à passer plus facilement les défenses mises en place. Alors pour aider, la déesse se mit à penser à ce qu'elle ressentait pour son père : de la haine, de la pitié. Elle se mit à penser très fort qu'il n'était pas un homme au sens littéral du terme pour se rabaisser ainsi devant un couillon avec un bâton magique et qu'il n'était rien de plus qu'un petit toutou, un jouet bien dressé dont Ouranos se servait à loisir...

Quoi qu'il en soit, Japet ne se laissa pas arrêter par l'opinion de sa seule enfant encore en vie et continua de s'immiscer en elle. Athéna le sentait et puis brusquement, elle fut plongée dans des souvenirs. Elle vit la Grande Vallée, Hermès entrain de voler, Arès qui était entrain de se battre déjà à l'époque... Pendant un instant, ce furent les seuls flashs auxquels la brune eut le droit. Puis la guerrière vit son frère, Dolos qui changeait de physique rapidement et soudain, une résistance se fit sentir dans sa tête. La combattante voyait Aphrodite qui parlait à quelqu'un. La déesse n'entendait pas de quoi il s'agissait. Sa tête essayait de résister, de tout faire pour l'empêcher de se tourner pouvoir à qui la petite blondinette s'adressait. Sans doute s'agissait-il d'Hyperion mais Japet n'avait pas à le savoir...

Une résistance encore plus énorme se fit sentir, comme si quelque chose dans l'esprit de la déesse luttait pour empêcher Japet de voir Hyperion. Tournant physiquement la tête vers son père, Athéna remarqua que ses yeux devenaient totalement noirs. Du coin de l'oeil, la guerrière prit note de la surprise d'Ouranos qui regardait Japet avec un air ahuri. Le Seigneur Titan prit son bâton en main mais c'était visiblement trop tard. La déesse ressentit une espèce de décharge dans son esprit et assista avec un profond plaisir au vol de Japet qui fut propulsé au loin !

Ouranos brandit de nouveau son bâton et donna un coup dans le vide, puis quelque chose ressemblant à du sable noir tenta de s'emparer de son bâton. C'était comme un petit nuage de sable noir. Le Roi Titan tenta de s'en dégager et Athéna vit que le sable noir lui résistait. Ça pour une surprise... Et soudainement, les Sentinelles firent leur apparition. Cela troubla la combattante de les voir apparaître avec leurs armures aux couleurs rouge et leurs bâtons alors qu'elle avait vu la destruction de leur monde... Ils furent des dizaines à apparaître tout autour de Japet pour tenter de le dégager du nuage noir. Mais ils échouèrent et furent tous propulsés en arrière, terrassés par le nuage noir qui était bien plus puissant qu'eux. Ceci dit, cela laissa une petite ouverture à Ouranos qui en profita pour donner un énorme coup de bâton contre le sol. Athéna sentit une puissance énorme se déverser de lui... Et les Sentinelles furent réduites en cendres par sa puissance. Il n'avait pas hésité à tuer des combattants de valeur pour se débarrasser du nuage noir... Quant à Japet, il fut re-propulsé un peu au loin, mais n'eut rien cette fois... Athéna remarqua alors qu'Ouranos la regardait avant qu'il ne tende la main rapidement vers elle, mais c'était trop tard... La déesse avait disparu.

Encore.

Ré-ouvrant les yeux, la déesse tomba sur un spectacle intriguant... Socrate était manifestement en panique, Jules étaient allongé au sol dans un très mauvais état, Iota également et celui qui l'avait envoyé à Ouranos était debout et essayait manifestement de se contrôler. Son retour eut pour effet de calmer immédiatement l'homme et la déesse en profita pour aller faire un bouche à bouche à Jules. Il suffisait qu'elle s'absente 5 minutes pour que l'écrivain en vienne à décider qu'avoir un arrêt cardiaque, c'était cool ! La déesse parvint à faire rebattre le coeur de Jules mais cet abruti en profita pour l'embrasser.
Lui collant une gifle pour la forme, Athéna se releva avant d'aller voir Iota qui recommençait à prendre des couleurs.

- Que s'est-il passé ? Demanda-t-elle une fois rassurée sur l'état de la petite.

Mais personne ne lui répondit. À la place, Athéna eut le droit à un Socrate sur-excité et à un homme qui avait déclaré qu'il la tuerait un jour mais qui semblait surpris de la voir.

« Vous avez pu revenir. »

- Vous aussi. Il semblerait que nous ayons beaucoup de chance...

Vu l'état dans lequel Athéna l'avait vu, ce n'était même pas un euphémisme que de dire qu'elle avait eu beaucoup de chance et lui aussi. Ceci dit, la déesse en était encore à essayer de comprendre pourquoi du sable noir était apparu... Et surtout, elle se demandait qui les avait protégé des voyages dans leurs esprits... Et quel était le rapport avec le sable noir aussi... En tout cas, l'homme qui serait son meurtrier semblait ne pas trop comprendre ce qu'il se passait non plus. Alors que la déesse allait recommencer à parler, Socrate en vint à ouvrir de nouveau sa grande gueule.

"Ce type n'est pas clair et voilà que la déesse s'amuse à copiner avec ! Vous savez quoi ? Dommage pour vous, mais je connais la liste de toutes les créatures divines qui existent et vous n'en êtes pas une ! Vous n'avez aucune de leurs caractéristiques, vous n'avez même pas de nom !"

Soupirant, Athéna attrapa le chat et lui colla un gros coup de poing sur la tête. Elle avait été gentille, l'avait averti assez souvent, mais là, il lui tapait sur le système. Puisque la méthode douce avait échoué, la plus brutale était de mise. Qu'importe si le matou en venait à bouder comme c'était le cas actuellement.

- La ferme ! Ordonna-t-elle. Les créatures titanesques, tu les connais ? Ça m'étonnerait... Et les créatures de la Nature ? Encore moins. Alors ferme-là Socrate, sinon je ne réponds vraiment plus de rien... Le prévint-elle avec sérieux.

De base, il avait déjà signé son arrêt de mort quand elle avait compris qu'il avait dit ou fait une vacherie à Iota et que Jules avait été obligé de le remettre à sa place en lui collant une droite. Mais là, c'était devenu bien pire...

« Samaël. » Répondit l'autre. « Mon nom est Samaël. »

Eh bien voilà, maintenant au moins, elle savait. Le nom de son tueur. C'était étrange... Elle n'avait même pas envie de le tuer pour se préserver. Athéna comprenait qu'il était quelqu'un d'important. Pourquoi ou qui, elle n'en savait rien. Mais les faits étaient là.

"C'est bien ce que je disais ! Samaël ! Je ne connais pas ! Vous êtes un imposteur, un séquestrateur et..." Réagit de nouveau Socrate avant de regarder Athéna en ajoutant : "Vous ne devriez pas vous comporter en amie avec lui ! Sortez votre épée ! Mettez votre truc autour de la taille !"

- Socrate !

La déesse le foudroya du regard. Non seulement il l'avait encore ouvert, mais en plus cette créature immonde qui se vantait de tout savoir sur les dieux n'était même pas fichu de se rappeler que son armure s'appelait l'Égide. Perdant patience, Athéna donna un violent coup de pied dans les fesses de Socrate, poussant celui-ci en avant. Le chat se releva avec son visage de boudeur à la c*n, mais cela ne perturba pas la déesse. Enfin il allait peut-être pour voir se taire...

« Samaël était mon nom... » Ajouta Samaël.

Il semblait être sur le point d'ajouter quelque chose, mais se tut au final. Ce qui ne fit qu’aiguiser la curiosité de la déesse.

- Était ? Demanda-t-elle ensuite en revenant au sujet le plus important. Et comment devrait-on vous appeler à présent ?

« Galan. » Répondit Samaël.

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Nous ne pouvons choisir l’heure de notre mort, mais nous pouvons décider comment aller à sa rencontre.

D'après le code de Grey Wind
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________________________________________ Jeu 20 Avr 2017 - 21:37

« L'avenir est une porte, le passé en est la clé. »

Nous sommes ombres et poussière.

Une résurrection suivie d'une gifle, voilà qui avait de quoi fouetter le sang ! Je ne pouvais blâmer la déesse Athéna de m'avoir remis à ma place, bien que je fus surpris de constater qu'elle était à l'origine de ma renaissance. J'avais entrevu un autre visage dans ma semi-inconscience, mais il s'effaça bien trop vite pour que je m'en souvienne. Etait-elle blonde ou brune ? En tous les cas, son parfum était sucré et envoûtant, et sa bouche aussi douce qu'une friandise...

Je me sentais incroyablement bien. Un courant électrique parcourait chacune de mes cellules. Le baiser d'Athéna m'avait traversé d'un souffle divin, réanimant tout ce qui était en train de mourir. J'avais vécu beaucoup de morts durant ma captivité à bord du Nautilus, mais cette résurrection était sans nulle doute la meilleure au monde. Je n'avais pas le souvenir qu'Aphrodite ait provoqué le même chamboulement en moi, des siècles plus tôt. Ses baisers avaient été différents, plus nombreux. Chaque déesse ayant sa spécialité, elles éveillaient sans doute différentes choses chez une même personne. Tout à mes réflexions, je m'interrogeai sur la portée d'un baiser d'Artémis, avant de me ressaisir. Ce n'était pas le moment de divaguer.

Ainsi revigoré, je posai un regard neuf sur toute chose qu'il accrochait. Tout me semblait si merveilleux, si coloré ! Mon coeur pulsait dans ma cage thoracique, mes poumons se gorgeaient d'air, mes oreilles n'omettaient aucun son.

J'avais des projets, une myriade de projets ! Plus que jamais, j'envisageai d'acquérir une demeure, un bateau de plaisance ainsi qu'une nouvelle renommée. Tout me semblait réalisable et accessible. L'optimisme s'accrochait à moi comme un ami inébranlable.

Une fois debout -je m'étais relevé d'un bond- je m'assurai que Iota allait bien. Un peu démuni pour établir un diagnostic, je me contentai de poser la main sur son front -qui était tiède- et elle me confirma qu'elle se sentait parfaitement normale, ce qui était pour le moins extraordinaire venant d'elle. Je lui adressai un sourire et pivotai vers les adultes.

Quoi qu'il en soit, je n'avais rien perdu de la conversation. Je l'avais écoutée attentivement. Athéna discutait avec l'homme inconnu qui se prénommait Samaël, mais aussi Galan.

"Qui est Galan, exactement ?" demandai-je, survolté à la déesse de la guerre. "Vous ne saviez pas qui était cet homme jusqu'à maintenant, or votre expression lorsqu'il a prononcé ce nom éveille ma curiosité."

J'avais parlé sans reprendre ma respiration une seule fois. Athéna se remit de sa surprise et tâcha de voiler l'éclat de peur dans ses yeux, même si je l'avais remarqué. Une déesse effrayée, surtout une déesse comme elle, cela avait de quoi angoisser n'importe qui.

"Galan est le destructeur des mondes..."
répondit-elle à Jules. "Il peut détruire une planète, l'a déjà fait et le refera sans doute. Peut-être au moment où il en viendra à me tuer."

"Il n'est pas responsable." intervint Iota tout en observant le dénommé Galan. "Ce n'est pas ta faute ce qui est arrivé."

"Lorsque s'est éteint l'incendie prodigieux, le monde a sombré dans les ténèbres. J'ai fait rugir le feu. J'en suis responsable et cela me hantera à jamais."

"Coupable !" lança Socrate d'un ton sec, même s'il semblait toujours bouder en raison du traitement infligé (et mérité) d'Athéna. "Nous pouvons rentrer. On transmettra ce rapport au Seigneur Apollon et il règlera lui-même l'affaire."

Même si l'homme-chat était beaucoup trop expéditif, je ne pouvais aller contre ses paroles : la décision revenait au maître d'Olympe. Je comptais malgré tout plaider en la faveur de Galan, car du peu que je connaissais de lui, il n'était qu'une victime de guerre, voire une personne que l'on avait utilisée pour faire le mal. Rien n'était issu de sa volonté propre. La loi prévoyait forcément des circonstances atténuantes en pareil cas.

Alors que j'étais happé par mes réflexions, une sublime aurore boréale se manifesta de nouveau dans le ciel, ondulant ses nuances d'un vert chatoyant tirant sur le bleu céruléen. Elle étalait sa palette de couleurs dans le firmament, semblant occuper tout l'espace. Je vis Iota lever les yeux et observer dans un silence contemplatif. Je me plaçai à côté d'elle et renversant à mon tour la tête en arrière, je déclarai :

"Quand j'étais petit, j'aimais m'allonger dans l'herbe, je levai ma plume et j'imaginais la tremper dans l'encre du ciel pour y dessiner toutes mes rêveries. Il ne faut jamais oublier de rêver. C'est l'essence même de la vie."

Je laissai échapper un léger soupir émerveillé avec un sourire au coin des lèvres.

"C'est merveilleux de contempler la beauté naturelle de toute chose."

Baissant la tête, je remarquai celle de Iota levée vers moi, avant qu'elle ne glisse sa petite main dans la mienne. J'aimais la sentir près de moi. C'était curieux à avouer, surtout pour un homme aussi "âgé" que moi, mais sa présence me rassurait, où que j'aille. Elle connaissait des choses qui m'échapperaient toujours et était là afin de me les expliquer. Mais plus encore, nous nous protégions mutuellement. Elle était à la fois une petite soeur à chérir et une fille à aimer de façon paternelle.

"Vos amis sont en train de trouver le chemin." déclara Galan.

"C'est une bonne nouvelle !" fis-je avec un sourire ravi. "Ils passeront sans doute nous chercher en route ! Nous devons nous tenir prêts !" ajoutai-je à l'adresse de Iota et d'Athéna.

"Comment peut-il y avoir autant d'espoir en un seul homme ?" s'interrogea-t-il tout en me fixant.

Sa question me laissa indécis. Fallait-il apporter une réponse ? Je n'étais pas toujours aussi optimiste, mais le fait d'être revenu à la vie -encore- de la plus exubérante des façons avait de quoi enthousiasmer n'importe quel homme !

"Je comprends pourquoi il tenait tant à vous protéger tous."
dit-il d'un ton pensif, tout en ayant l'air ailleurs.

Qui tenait donc à nous protéger ? Le titan Hypérion ? J'avais naturellement pensé à lui à cette évocation, car de tous les illustres Créateurs, il était le seul à me considérer comme l'un de ses amis.

Une sorte de luciole bleutée attira mon attention, au loin. Peu à peu, d'autres lucioles plus petites apparurent de nulle part et se rassemblèrent autour de la première. Je n'avais encore jamais rien vu de pareil. Cela était bien trop étrange pour être un phénomène naturel, et Iota me le confirma en déclarant, sans lâcher ma main :

"Je crois qu'on nous montre le passage."

"Dans ce cas, allons-y !"
approuvai-je, emballé.

Les lucioles bleutées continuaient de se multiplier dans un silence des plus surnaturels. Cependant, le temps passa sans que la moindre porte ne se dessine. Quelque chose bloquait le processus. Ce n'était pas bon signe.

Galan baissa les yeux vers le sol, puis se pencha et ramassa un peu de sable noir. Il l'observa glisser entre ses doigts, en pleine réflexion.

"Ca n'effacera pas mes fautes, mais ça les atténuera peut-être un peu." estima-t-il d'un ton neutre.

Il leva la main vers les lucioles. Des particules de sable se soulevèrent d'elles-mêmes pour se diriger vers les créatures lumineuses et les alimenter. A ce contact, les lucioles s'assemblèrent et une ouverture se créa instantanément dans le vide. Cela m'évoqua une porte emplie d'une substance semblable à de l'eau translucide, qui ondulait verticalement, dans le silence. Les contours de cette porte étaient bleutés.

Je pivotai vers Galan, profondément reconnaissant, et déclarai :

"Merci pour votre aide."

"Oui, c'est bon. Il nous a aidés, on peut repartir !" fit Socrate avant de se diriger vers le passage.

Je levai les yeux au ciel face à son comportement déplorable. Se sentait-il obligé de se montrer si désagréable ?

"Pardonnez-le. Il est..."

Je me tus quelques secondes, le temps de trouver les mots justes, puis j'esquissai une moue agacée et repris, tout en observant l'homme-chat s'éloigner :

"Non, il est ingrat. Et incapable de savourer une belle aventure quand elle se présente à lui."

Un soupir désabusé m'échappa alors que je regardais toujours Socrate. Lui qui s'avançait d'un pas décidé s'arrêta net, à seulement un mètre de la porte. Iota le fixait d'un air pensif, alors que l'homme-chat semblait réfléchir, figé dans son élan. Soudain, il tourna lentement la tête vers moi, impassible. Son expression était si différente de celle qu'il arborait habituellement que j'en fus sincèrement intrigué. Iota marcha vers lui et m'enjoignis à la suivre, puisqu'elle me tenait toujours par la main. Je la laissai me promener. Après tout, nous arrivions au bout du voyage.

"A tout hasard, auriez-vous peur de passer ?"
lançai-je à l'homme-chat d'un ton goguenard.

Il semblait triste, puis il regarda les couleurs danser dans le ciel.

"Ce ne sont pas de nouveaux continents qu'il faut à la terre, mais de nouveaux hommes."
déclara-t-il d'une voix affligée.

Je clignai des yeux. J'étais à la fois intrigué et anxieux qu'il apparaisse sous un jour aussi différent. Ainsi, il était capable d'éprouver une émotion, ce chat si détestable !

"Vous me citez. Dois-je me sentir flatté ou inquiet ?" demandai-je, esquissant un sourire amusé pour masquer mon appréhension.

En silence -ce qui était remarquable venant de lui- Socrate baissa la tête, passa les mains autour de son cou et révéla une ficelle, cachée sous ses vêtements. Il l'enleva et je vis une grosse clé ancienne se balancer au bout. Il la garda au creux de sa main, l'observant avec une fascination douloureuse. Il y tenait plus que tout.

"C'est injuste... J'ai laissé Lidenbrock devant un cul-de-sac." dit-il, abattu.

Etait-ce possible ? Socrate, cet individu qui clamait à corps et à cris que j'étais un nuisible, avouait dans un élan de mélancolie qu'il lisait mes romans ? Cela était à peine concevable. Faisait-il une plaisanterie de mauvais goût ? Venant de lui, plus rien ne m'aurait étonné. Cependant, je ne pouvais nier qu'à un moment donné dans Voyage au Centre de la Terre, le héros se retrouvait bloqué à un endroit. L'homme-chat n'aurait pu l'inventer. Cela voulait donc dire que ce chat irascible lisait bel et bien mes livres ! J'en fus profondément surpris. Pire que tout cela, ce fut son regard, comme s'il m'implorait de connaître la suite.

"Vous pourrez lire le reste à notre retour. Je vous promets de n'en souffler mot à personne." fis-je, dérouté.

"Ellie a dû beaucoup apprécier ce roman. Je l'ai souvent vue avec. J'en avais déjà lu une cinquantaine."

Il regarda Iota, puis Athéna, totalement désemparé.

"Les plus belles histoires d'amour sont celles qu'on n'a pas eu le temps de vivre, n'est-ce pas ?" fit-il finalement à mon intention, avec l'ombre d'un sourire abattu.

S'il nous jouait un tour à sa façon, il était un comédien hors pair. Je pris le parti de le croire, ce qui ne me rassura pas pour la suite des évènements.

"Ressaisissez-vous, mon garçon !" fis-je comme pour le secouer. "Vous allez passer cette porte et venir avec nous. Rangez cette clé ridicule. Vous avez suffisamment fait votre intéressant."

"Un seul voyage, un unique retour." déclara Iota d'une voix peinée.

Socrate referma la main sur la clé, et pendant un instant, je crus qu'il allait la replacer autour de son cou. Hélas, il fit tout autre chose : il me la tendit.

"Prenez soin d'elle."

Sa voix se brisa sur le dernier mot, comme si cela était bien trop douloureux de s'en séparer. Il s'éclaircit brièvement la gorge et resta ainsi, la clé dirigée vers moi. Je lui adressai mon regard le plus outré.

"Il suffit ! Je suis persuadé que c'est encore une façon de nous mener en bateau !"

Il me semblait limpide qu'il se moquait de nous, en définitive. En raison de quelle fantaisie ne pourrait-il pas passer la porte ? Galan lui avait assuré qu'il était le seul d'entre nous à pouvoir repartir quand il le souhaitait. Cela n'avait pu changer en seulement quelques heures !

Je me redressai pour le toiser de toute ma hauteur, lui offrant un regard méprisant alors que la colère me chatouillait le bout du nez. Brusquement, je sentis le pouce de Iota caresser ma main, comme pour m'apaiser.

"Jules..."

"Nous ne devions pas nous trouver ici." déclara Socrate, comme s'il venait seulement de prendre conscience d'un point important. "Quand nous passerons, l'un de nous deux ne reviendra pas. Si j'étais parti plus tôt, ça aurait été vous."

"C'est ridicule !" m'entêtai-je.

"Non, c'est la vérité." poursuivit-il d'un ton fataliste. "En restant ici, je me suis condamné."

"La bibliothèque ne nous a pas envoyés avec les autres. Elle nous a mis à l'écart."
nous informa Iota.

"Où sommes-nous, dans ce cas ?" demandai-je, les nerfs à vif.

"Nous sommes dans le néant, au commencement de toute chose."
répondit-elle avant de lever les yeux vers l'aurore.

"C'est ici que tout a commencé, que le Temps est né. Vous vous trouvez au coeur d'un point fixe créé par le Temps lui-même. Il vous est impossible d'en sortir." précisa Galan.

"Mais... vous aviez promis que nous pourrions partir !" fis-je en me sentant trahi.

"Le venin des dieux coule dans les veines de la déesse Athéna et la protège. Tout comme il protège les Gardiens. Ils sont les enfants des titans. Ils pourront quitter cet endroit mais plus jamais y revenir. Vous êtes dépourvu de cette protection. Votre seule chance de quitter ce lieu est que l'un d'entre eux..."

"Inutile d'en dire plus." le coupa doucement Iota en posant une main sur la sienne.

"Non, je ne le permettrai pas !" m'emportai-je.

"Il a déjà pris sa décision." ajouta-t-elle en regardant la clé que tenait dans sa main Socrate. "Il ne peut pas revenir en arrière. C'est un acte volontaire. Il n'est plus un Gardien."

Mon poing se crispa. Je ne voulais pas comprendre qu'il souhaitait se sacrifier. J'aurais préféré qu'il reste cet être détestable auquel j'avais fait perdre une dent.

"Mais... Tu peux repartir, toi !" dis-je, buté à Iota. "Elle est comme Athéna ! Elle est l'une des enfants des titans ! Pourquoi ne parlez-vous pas d'elle ?"

Je m'étais tourné farouchement vers Galan, mais ce fut la fillette qui répondit, d'une voix douce mais affligée :

"Tu connais la réponse, Jules... Je ne suis plus vraiment là. Un jour il faudra que tu clôtures l'histoire."

Je déglutis avec peine, fermant brièvement les yeux. Lorsque je les rouvris, ma vision était brouillée. Je n'allais pas pleurer car il n'y aurait aucune séparation. J'avais déjà cru perdre Iota quelques mois plus tôt, après le naufrage interstellaire, mais on me l'avait rendue. Elle était vivante. Elle respirait. Elle était ma fille et je ne laisserai personne me la reprendre. Je serrai fortement sa main dans la mienne, restant silencieux. Que répondre à une telle vérité ? Etais-je cruel de ne pas vouloir donner un point final à son histoire ? Je préférais penser qu'elle se trompait, que je n'avais pas la capacité de mettre un terme à son existence.

"Je refuse !" m'écriai-je en dardant un regard fulminant à Socrate. "Il faut trouver un autre moyen que votre sacrifice. Redevenez Gardien ! Je n'ai plus la moindre importance, de toutes façons."

"Vous en avez... pour elle."
dit-il en posant les yeux ailleurs.

Sa phrase me fit perdre tout mon élan chevaleresque. Il était toujours question d'Ellie. Je lisais dans ses yeux qu'il ne supporterait pas de lui annoncer qu'il avait été contraint de m'abandonner. Il préférait prendre ma place. Je refusais cette éventualité. Il existait forcément une autre solution !

"Si vous passiez en tant que chat, peut-être que l'on pourrait duper la porte ? Ce stratagème serait-il possible ?" demandai-je à haute voix.

Iota ouvrit la bouche mais Socrate fut plus prompt à répondre avec un enthousiasme forcé :

"On peut toujours essayer. Et puis... de toutes façons, pour rien au monde je ne voudrais rester ici."

Il jeta un bref coup d'oeil à Iota qui le fixa un long moment avec intensité, avant d’acquiescer faiblement. Puis, il me tendit à nouveau la clé que je pris avant de la glisser dans la poche externe de mon veston, là où je rangeais habituellement ma montre.

"Je vous la rendrai une fois de l'autre côté."
lui assurai-je d'un ton entendu.

Il s'efforça de sourire et me dit à voix basse, d'un ton effacé :

"Vous n'aurez qu'à la poser dans mon petit endroit rien qu'à moi, juste à côté de l'étagère où j'ai exposé vos romans."

Il ferma les yeux et diminua de taille à vue d'oeil avant de se métamorphoser en un chat noir au pelage brillant. Il trottina jusqu'à moi et je consentis à lâcher la main de Iota pour me pencher et prendre Socrate dans mes bras. C'était une situation des plus étranges. Jamais je n'aurais pensé l'étreindre de cette façon. Je préférai tout de même, par respect pour l'homme-chat, le tenir de la façon la plus virile qui soit. Je ne souhaitais aucune ambiguïté entre nous.

En bonne éclaireuse, Athéna passa la porte la première. Iota fut la seconde. Leurs silhouettes se volatilisèrent dans l'onde mouvante du passage. Après avoir adressé un signe de la tête à Galan en guise d'adieu, je la penchai vers Socrate, dont les griffes s'enfonçaient dans mon bras alors qu'il fixait la porte.

"Tout va bien se passer." lui assurai-je, confiant. "Evitez de me déchiqueter le bras. J'en aurai encore l'usage."

Sur ce trait d'humour au timbre anxieux, je m'avançai d'un pas déterminé vers le passage. Je fermai les yeux à l'instant où j'entrai en contact avec l'onde. Un frémissement me parcourut et ce fut tout. Je m'attendais à endurer une possible douleur ou tiraillement. Absolument rien.

Une odeur de poussière envahit mes narines. Je soulevai les paupières et reconnus la bibliothèque lunaire dévastée. Une ombre menaçante remuait au loin mais l'homme noir en armure, armé de son bâton, paraissait la tenir en respect. Nous étions hors de danger. Le guerrier paisible tourna la tête vers moi, avant de baisser les yeux sur Socrate, toujours pelotonné dans mes bras. Je remarquai alors que son corps pesait un peu plus lourd, et que sa tête reposait contre mon avant-bras. Il ne me griffait plus. En voulant écarter un peu le chat de moi, il resta inanimé ; ses pattes et sa queue battirent mollement dans le vide.

Une boule me serra la gorge et je levai les yeux vers Athéna, démuni. Iota posa sa petite main sur le pelage de Socrate avant de le caresser respectueusement. Je décidai de l'imiter, afin de rendre hommage au Gardien qui n'était plus. J'avais l'impression qu'il pesait beaucoup trop lourd dans mes bras. Ce n'était pas seulement un chat. Cela avait été une personne.

"Il savait." déclarai-je d'un ton enroué. "Il savait qu'il ne reviendrait pas."

Il m'avait confié une clé qui se trouvait dans ma poche. "Prenez soin d'elle." avait-il dit. Parviendrais-je à m'en montrer digne ? A appliquer sa dernière volonté ? Je ne savais pas, je ne savais plus. J'ignorais ce que je devais comprendre.

En tous les cas, j'espérais que les autres empruntaient un chemin bien moins cruel pour rentrer.


crackle bones

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I'm dancing in the dark
With you between my arms. When you said you looked a mess, I whispered underneath my breath but you heard it : "darling, you look perfect tonight." Well I found a woman, stronger than anyone I know. She shares my dreams, I hope that someday I'll share her home.

Jamie Skyrunner


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________________________________________ Ven 21 Avr 2017 - 14:03


Tout se passa un peu trop vite pour lui. Sa ‘vision’ -puisque visiblement, il avait été le seul à voir ce môme- venait à peine de cesser qu’il se retrouva brusquement pousser en avant, dans une arène où résonnait la violence, la soif de sang, l’ivresse de mort. Malgré lui, Jamie fixait les personnes présentes dans les gradins. Comment est-ce que cela pouvait donc n’être qu’un divertissement pour eux ? Comment l’idée de les voir tous mourir, les uns après les autres, pouvait se révéler amusante, divertissante, voir même agréable ? Il n’y comprenait rien. Tout le dépassait. Qu’est-ce qu’il venait de voir ? Qui était ce gamin ? Une… Partie de lui ? Mais laquelle ? Il était évident que ce gosse en savait plus sur Famine que lui même. Alors pourquoi ne lui avait-il rien dit de plus ? Pourquoi alors que pendant un instant, il avait cru pouvoir toucher du doigt une solution ? Une poignée de réponses. Un début d’autre chose.

Du coin de l’oeil, Jamie aperçu Aphrodite, penché sur un homme qui lui rappelait vaguement quelque chose, avant d’apercevoir l’homme visiblement responsable de leur situation. Le regard de l’homme lui parut fou. Exorbité, caverneux. Mauvais. Un frisson lui parcouru même l’échine, malgré la chaleur ambiante, qui commençait à défier tout sens commun. C’était étouffant, étourdissant. L’air qu’il expirait lui semblait même moins chaud que celui qui l’entourait. Pour la première fois depuis le début de cette histoire, il était même plutôt heureux d’être torse nu. Même si au fond, cela était franchement secondaire.

Et puis brusquement, la jeune brune avec qui il avait discuté déboula de nulle part, se jetant dans l’arène avant de se jeter sur Aphrodite. Malgré lui, Jamie écarquilla de grands yeux. Elles étaient pas censé être dans le même camp ? Bon, ok, pour être franc, la brune, il ne la connaissait pas tant que ça. Elle était bizarre, et il ne connaissait même pas son prénom, mais son visage à cet instant était tellement tordu par la colère et la déception que Jamie se sentit presque touché par elle. Elle avait le visage même de la trahison. Probablement le même que celui qu’il avait eue en se réveillant sur l’Olympe, la première fois…

Le sol se mit à trembler, le rappelant bien vite dans le présent. Tout devint en l’espace d’un instant un immense chaos. Le sol tremblait, grondant comme un prédateur en colère, faisant exhaler aux pierres blanches de l’arène une poussière malicieuse, comme le prélude d’une réelle menace. Les prémices d’une danse dont ils ne sortiraient pas indemne.

Ce que Louise lui avait raconter était en train de se réaliser. L’éruption commençait. Et eux étaient toujours là.

-Merde.

Diane se mit à crier, et Jamie ne se posa pas même la question de la suivre ou non. C’était un instinct de survie, c’était le moment où les mots ‘marche ou crève’ prenait le plus de sens. Même plutôt ‘cours’, dans le cas présent. A moitié paumé dans sa vision, il mit du temps à réaliser pourquoi la déesse cherchait après Louise, se crispant dès qu’il réalisa son absence. Aussitôt, il s’approcha de la déesse, mais le craquement qui déchira l’air le fit se retourner en même temps que la brune. La vision du Vésuve crachant sa fumée brunâtre était pétrifiante. Jamie sentit son coeur se serrer, ses poumons se contracter. Une seule chose au monde l’avait à ce point remplit d’effroi, un jour. Un seul être. Un Titan.

A nouveau, il fut bousculer, et ce fût ce qui le ramena au mouvement. Héra lui tira le bras, à lui en déboiter l’épaule, mais c’était pour la bonne cause. Rapidement, Jamie les observa, tour à tour. Aphrodite soutenait l’homme auquel elle semblait tant tenir. Héra le tirait en avant. Diane s’occupait de la brune -Nora, si il avait bien entendu. Il ne manquait que Louise. Et celui lui glaça le coeur.

-Il faut qu’on la retrouve!

Il criait sans s’en rendre compte, comme pour couvrir le bruit de la foule qui hurlait, mais plus pour les mêmes raisons. Cette fois, c’était l’horreur et la peur qui animait leur voix. Diane eue une sorte de hochement de tête, avant d’ordonner à Héra de les embarquer ailleurs. Il du se retenir à grand peine de lui demander exactement ils auraient du fuir, mais il se retint, n’ayant tout simplement pas le temps pour ça. Héra lui agrippa le bras, le tirant vers la droite, dans une ruelle, et Jamie ne pût que la suivre, se retournant avant de lui arracher son bras. Elle parut sur le point de lui crier quelque chose, mais Jamie se précipita vers Aphrodite, dont la poigne, toute puissante qu’elle fût, ne semblait pas suffisante pour soutenir son compagnon. A deux, cela irait nettement plus vite.

-Aller on dégage! hurla-t-il, rajustant le brun sur son épaule.

Une dernière fois, il se retourna, fixant la chevelure blonde de Diane qui s’échappait au loin. Elle avait intérêt à retrouver Louise. Il le fallait. Il le fallait vraiment.

La cohue des rues de Pompéi était assourdissante. Des centaines, peut-être plus, de gens se massaient dans les rues, dans un bruit pêle mêle, déferlant comme une vague. Les hommes et les femmes se bousculaient, se fracassaient les uns contre les autres avec la force de l’océan sur les récifs. C’était d’une violence hasardeuse et criante, et Jamie avait l’impression de ne plus être que le battement sourd de son sang dans ses tempes. C’était le seul son qui subsistait. Le seul qui existait. Et ses pieds foulant le sol était sa seule chance de survie.

Et puis, quelque chose bascula. Devant lui, Héra trébucha soudain, perdant l’équilibre une seconde à cause d’une nouvelle secousse, qui manqua de tous les envoyer au sol. D’un regard, Jamie relâcha le brun, se précipitant sur la déesse pour la relever. Il n’était en rien le responsable du groupe, mais il ne laisserait personne derrière, jamais. Il n’y parviendrait pas. Et peu importait si tout était voué à l’échec. Il ne pouvait pas la laisser. Ni Aphrodite. Ni son compagnon, aussi mal en point qu’il fût.

-Il faut qu’on sorte de là!

Des paroles inutiles, mais il avait besoin de le dire. Il avait besoin de pouvoir le dire. Pas seulement porter un regard terrifié sur Héra, bien que c’était ce qu’il faisait en cet instant. Elle eue un hochement de tête, ou alors c’était ce qu’il voulu voir, se relevant pour repartir, tous, mais une masse noire leur barra soudain la route. Il ne fallut qu’une seconde à Jamie pour apercevoir l’éclat brillant d’une lame rutilante. Une autre pour comprendre que la masse n’était autre que deux soldats. Et une troisième pour leur sauter dessus.

C’était probablement la pire décision du monde, mais Jamie ne réfléchit pas. Il sauta sur le premier à porté de main, roulant au sol avec lui avant de se redresser, à quatre pattes. Le soldat avait perdu son casque dans sa chute, et son regard laissait clairement comprendre qu’il s’agissait d’un affront. Au regard de la situation, Jamie eue franchement envie de lever les yeux au ciel, mais il se retint, coulant un rapide regard vers l’autre soldat. Héra lui faisait face, les mâchoires crispées. Aphrodite tenait toujours son ami, mais elle hocha la tête à l’attention de Jamie. Elles s’en chargeaient. Ou elles le retiendraient le temps qu’il s’occupe du sien. Ou alors elles allaient lui venir en aide. Visiblement, tout était possible…

Le soldat se releva, se jetant sur Jamie qui avait à peine eue le temps de faire de même. Sa tête frappa la terre battue d’une des maisons qui bordait la ruelle, le sonnant pour un temps. Il eue une sorte de grognement, avant qu’une vive douleur ne lui fende la lèvre, sous le coup qu’il reçu. Un second lui tordit à moitié le coup, et il se sentit pousser au sol par le soldat, la poussière venait se mêler au sang qui perlait de sa lèvre. Une ombre obscurcit sa vision, et il plia les bras devant son visage, bloquant le soldat, avant de le repousser d’un coup de pied. L’homme hurla, reculant de plusieurs pas le temps que Jamie se redresse, crachant au sol une gerbe de sang. Comme toujours, il attendit le picotement de la cicatrisation avant que son esprit ne se glace.

Il n’était pas un Cavalier. Famine n’existait pas. Il était un simple humain. Et il se battait contre un tueur.

Son estomac se retourna un instant, réalisant l’énormité de ses réflexes, plongeant sur le côté pour éviter la charge du soldat, qui lui administra un coup à la base des reins. Jamie en eue le souffle coupé, titubant sur le côté avant de brusquement ressentir une immense douleur au flanc. Le hurlement lui échappa, à mesure que l’homme appuya, labourant sa chair avec le petit poignard qu’il avait ôter de sa ceinture, l’enfonçant presque jusqu’à la garde. La douleur était infinie, brûlante, irradiant dans tout son corps comme un enchaînement de nébuleuses. Il eue un nouveau cri, quand il releva la lame, la retirant de sa peau avec brutalité, un immense sourire aux lèvres. Le sang tiède se mit à couler le long de sa peau, coulant jusqu’à ses pieds et le sol sur lequel il retomba durement. Un cri lui échappa, portant ses mains à sa blessure, avant de relever ses mains écarlates, attrapant le poignet de l’homme. Le sang sur la lame goûtait sur son visage. La douleur irradiait de chacune de ses cellules contractées dans l’effort fait pour le repousser. Il eue un nouveau cri, glissant dans le sable avant de soudain, se laisser complètement tomber, dos au sol, emportant le soldat dans son élan. La tête nue de l’homme frappa la pierre sèche, et Jamie profita de son étourdissement pour le faire rouler, se redressant au-dessus de lui, appuyant de toutes ses forces sur la lame qu’il tenait encore. L’enfonçant dans sa gorge jusqu’à la traverser entièrement.

Le sang gicla aussitôt, mais Jamie n’eut pas le temps de réellement le voir. Courbé en deux, il retomba sur le côté, la main sur le flanc. Il y eue une poignée de secondes avant qu’il ne sente une main sur son épaule, le redressant. Malgré lui, Jamie se dégagea, persuadé dans sa souffrance d’être à nouveau en face d’un agresseur, mais le visage d’Aphrodite lui apparut, crispé. Jamie eue une respiration brûlante, hochant la tête. Pour dire quoi, il l’ignorait. Il avait l’impression d’être perdu dans des volutes de douleur sans fin, mais quelque part en lui, il savait qu’il ne pouvait abandonné. C’était un instinct de survie. C’était humain.

-O… On d… Doit avan… Cer...

Des bafouillements inaudibles, mais la déesse hocha à son tour la tête, avant de se figer, se retournant à son tour. Devant eux, au milieu de la foule hurlante, une troupe de soldat avançait, coordonnée, unique, unitaire. Ensemble. Jamie en leva les yeux au ciel. Sérieusement ?! On voulait à ce point les tuer ?! C’était incompréhensible. C’était… De l’obsession. C’était atroce, c’était ridicule, et Jamie du se faire violence pour se relever, grognant à ne plus en avoir de voix. C’était peine perdu. Même si ils étaient venu à bout de deux d’entre eux, ils ne feraient rien face à une dizaine de tueurs armés ! Il fallait être réaliste. Il fallait gagner du temps.

-Il… Il faut par… Tir… Vous devez… Partir...

Ce n’était pas de l’héroïsme. C’était du pragmatisme. Aussi terrifiant que cela semblait, Jamie sentait qu’il allait mourir. C’était une évidence. Et dans sa lucidité soudaine, il prit la décision de sauver le maximum de monde. Ce n’était pas pour ses dettes, ni même pour sa gloire. Il fallait qu’il les sauve. Il pouvait le faire. Il pouvait leur donner du temps. Un peu de temps.

Il allait leur hurler de fuir quand soudain, une chose improbable précipita les choses. Une étincelle étrange déchira l’air devant eux, scintillant comme un éclat de verre prit dans les rayons du soleil. Jamie cru un instant à une hallucination, mais les hommes en face de lui eurent un mouvement de recul, comme apeurés soudain. Appuyant sa main sur sa blessure, déclenchant une décharge de douleur, Jamie fronça les sourcils, ramener au présent. Ce n’était pas une hallucination. Cette… Etincelle était en fait un trou, fait de filaments bleutés, presque évanescent. Au travers, on pouvait apercevoir des formes, indistinctes, et grises, mais palpables. Réelles. C’était comme voir à travers un mur. A travers autre chose.

Une secousse le fit tituber, avançant malgré lui vers l’étincelle, avant de ressentir un brusque picotement dans son flanc blessé. Ce n’était pas ce à quoi il s’était attendu, mais cela y ressemblait. C’était beaucoup moins fort, beaucoup plus discret, mais… C’était ça. C’était Famine. C’était ce qu’il était, en temps normal. C’était Storybrooke.

-Un... portail...

Sa bouche se déforma, se retournant vers les déesses pour leur faire signe.

-Dépêchez-vous!

Les yeux des déesses se mirent à luire. Aphrodite revint aussitôt vers le brun, tandis qu’Héra fixait l’étincelle avec méfiance, à mesure qu’elle grandissait, comme réagissant à leur présence. Jamie tituba vers elle, tendant la main, avant de brusquement ressentir une douleur vive et brûlante lui enserrant les tempes. C’était comme si soudain, on venait d’enserrer son esprit dans un étau, qu’on le tirait en arrière, au bout d’une corde. La douleur déferla dans tout son corps, le faisant tomber à genoux. Le sang qui maculait son torse et ses jambes se couvrit de poussière, et Jamie eue un hurlement de haine et de souffrance mêlé, atroce. Tout son corps brûlait. Il se sentait liquéfier par une lave malfaisante entre ses veines, torturé de toutes parts.

Une ombre blonde passa devant ses yeux, et Jamie sentit les larmes rouler le long de ses joues salies.

-Je peux… Je peux pas…. J’y arrive pas… Je peux pas...

La déesse eue un regard pour lui, aussi froid que brûlant, impassible. Comme si, l’espace d’un instant, elle considérait… De le laisser. De ne pas l’aider. Comme si, l’espace d’un instant, elle le voyait comme la menace qu’il était vraiment, une menace à annihiler. A laisser. Après tout, pouvait-il la blâmer ? Lui reprocher quoi que ce soit ? Il était en train de mourir. Pour la première fois depuis sa création, ils avaient une chance de se débarrasser de cette menace qu’il était devenu. D’erradiquer Famine. En tuant son hôte. Son porteur. Lui. Avant même qu’il ne soit infecter.

N’est-ce pas ce qu’il avait rechercher, tout ces mois ? N’est-ce pas le signe qu’il avait attendu ? L’instant de la délivrance. L’instant où il pourrait enfin… Faire quelque chose de bien. A genoux, Jamie fixa la déesse, détournant son regard un instant vers l’étincelle, avant de revenir à Héra. Et après une seconde qui lui parût infinie, il finit par hocher la tête.

Sauf que visiblement, Héra ne comptait pas le laisser mourir. Dans un grognement, elle s’approcha, l’attrapant par le pan de sa toge, le forçant à se relever. La douleur irradia de nouveau, s’agrippant à la main de la déesse, se relevant péniblement. Grondant, titubant sur ses pieds, la fixant sans comprendre. Elle le tira en avant, le poussant presque, avant de le fixer à nouveau, avec une forme sourde de colère au fond des prunelles. Et dans la brume qui commençait à l’envahir, il eue l’impression, pendant un instant, de comprendre ce qu’elle tentait de lui expliquer. Elle ne le faisait pas gratuitement. Et il ne s’agissait en rien du remboursement de sa dette. Au contraire. Il était en train d’en contracter une nouvelle.

Dans un geste un peu brusque, elle le poussa en avant, lui déchirant le flanc, lui grognant d’avancer au plus vite, avant qu’il ne soit trop tard. Il ne sut pas exactement si elle parlait de son état ou du portail, mais la douleur lui vrilla la tempe avec une telle violence en s’approchant du portail qu’il ne parvient pas à articuler quoi que ce soit d’autre qu’un grondement, se mordant les lèvres jusqu’au sang.

Dès qu’il passa le portail, Jamie le su. Pour une raison très simple, la température devint enfin respirable. L’eau lui sembla même frais, doux. Agréable. Battant des paupières, il mit du temps à comprendre où il se trouvait désormais. Mais l’odeur particulière des livres, la fraîcheur du lieu, le calme relatif, voir même le silence en comparaison du chaos duquel il venait de s’extraire, lui confirma qu’il avait quitter Pompéi. Apercevoir l’homme et l’enfant qui avaient été présent lors de leur projection dans le temps l’aida à comprendre un peu plus. Mais il n’eut pas vraiment le temps d’en apprendre d’avantage. Car à l’instant même où il posa le pied dans la bibliothèque, la douleur qu’il ressentait au niveau des tempes s’estompa, avant d’exploser en myriade de flammes dans ses flancs. Fronçant les sourcils, Jamie baissa les yeux, observant son torse.

Famine était de retour. Il pouvait le sentir, cette pois atroce, se diluant dans son sang, irrigant son corps, pulsant avec malfaisance, loin derrière son plexus. Il pouvait le sentir comme si jamais il ne s’en était débarrassé. Comme si il avait toujours été là. Comme si jamais il n’avait été à Pompéi. Pourtant… La plaie béante sur son flanc ne disparaissait pas. Aucun picotement. Aucune cicatrisation. Aucune… Régénération. Rien. Le sang continuait à couler. Son coeur de battre avec douleur. Son corps de souffrir.

-Mais qu...

Tout son corps se déroba sous lui, s’effondrant sur le sol. Sans connaissance.

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- L.A.S.T-

Puisque l’angoisse de chacun est notre angoisse, nous revivons toujours la tienne, enfant gracile, qui t’es blottie
Contre ta mère, éperdument, comme si tu voulais te réfugier en elle, quand tout noir, à midi, le ciel est devenu.

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Louise Hollen


« Faisons comme si j'étais Merida.
Parlez-moi, je suis tout ouïe »


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________________________________________ Sam 22 Avr 2017 - 20:06


Le Jour de Saturne

Ελευθερία ή θάνατος
La Liberté ou la mort.

« Elliot sandman ! Et il a fait bien pire, fille au bâton ! »

« Nora ! »


Trop tard, elle était partie. Elle avait quitter la grotte en la laissant sans même se retourner. Le bruit de pas s'éloignant finirent par disparaître dans la nuit. Qu'est ce qu'elle avait dit avant ? Qu'elle ne la laisserai jamais ? Phobos se tourna vers elle.

« Oh... elle t'abandonne... les amis ce n'est plus ce que c'était... »


Louise lui jeta un regard noir avant d'avoir un sourire moqueur.

« Ce n'est pas comme si tu en avais beaucoup, non ? »


« Qu'est ce que tu en sais ? »


Elle soupira, jetant un regard vers le fond de la grotte avant de revenir a Phobos.

« Comment tu connais Aeon ? »


Phobos lui jeta un regard surpris, comme si ca n'avait pas le moindre intérêt. Elle, elle le connaissait. Apres tout il était venue leur demander de l'aide juste avant qu'ils ne se soient retrouvé a Vigrid. Mais lui ? Lui n'était pas censé le connaître.

« C'est un amis  »
répondit il avec un sourire moqueur.

Mais bien sur. Heureusement que Nora ne l'avait pas entendu. A nouveau elle soupira. Ce gamin semblait être aussi simple a cerner qu'un sac de nœuds. Elle ne savait toujours pas si elle devait le considérer comme le fils de Diane ou une création d'Eliott.

« C'est toi qui nous a amené ici ? Pourquoi ? »


« Quelle idée... je ne vois plus l’intérêt de m'amuser avec vous, vous êtes totalement insignifiants a mes yeux. Si vous êtes ici, c'est uniquement de votre faute... »


Insignifiants rien que ca ? Et puis aux dernières nouvelles ils n'avaient rien fait qui justifie un voyage dans le temps !

« Et tu vas me faire croire que tu es là juste par hasard ? »


Qu'il était venue juste pour bronzer avant l’éruption ?

« Oh non ! J'étais la pour assister au spectacle ! Oh pardon ! Permet moi de faire les présentations. »
Il tendit la main ver Samaël : « Galan ! Destructeur des mondes, venin des Dieux... Il a eut tellement de noms... Et c'est sûrement a cause de lui que vous allez tous crever dans d'atroces souffrances... »

Louise serra la mâchoire, prête a lui envoyer son poing dans la figure. Quand a Samaël... Galan... il n'était pas sencé être du coté des dieux justement ?

« Pauvre Sebastian, pauvre Diane... Oh Maman... C'est triste... même pas en fait ! »

Salle gosse !

« Je n'ai pas de temps a perdre avec quelqu'un d'aussi... immature. »
Elle se tourna vers Galan, ignorant totalement Phobos. Il ne lui apprendrai rien de toute façon. « Excusez moi mais vous n’êtes pas sous les ordres d'Ares normalement ? »

Le jeune homme ouvrit la bouche mais fut couper par un soupire moqueur de Phobos. Dieu ce qu'il avait besoin d'attirer l'attention :

« Ahh... elle croit tout connaître, tout pouvoir arranger... Tu sais qu'on aurait pu être ensemble si tu n'avais pas été aussi stupide ? »


« Désolée »
répondit elle du tac au tac. « Mais tu n'es pas assez grand et muet pour moi. » Et mignion aussi. Et doux, et gentil et terriblement... rassurant. «  Mais bon, ton cas n'est peut être pas si désespéré, puisque tu pense tout savoir... dis moi quelque chose que je ne sais pas. »

Le jeune homme s'approcha, une main sur son menton.

« Tu veux savoir comment meurs ton copain, grand et muet ! »
Elle se figea soudain, inexpressive. « Qui le tue ? A quelle heure, quel jour ? Ou attends... tu veux peut être plus tot savoir qui te remplacera dans son cœur quand tu mourra la première... » ajouta il en lui touchant le nez du bout de l'indexe.

Elle aurait pu crier, hurler ou se mettre en colère. AU lieu de ca, c'est simplement un sourire infiniment triste, sans joie qui lui vint au visage.

« Je sais déjà que je mourrai en première... le reste n'a pas d'importance. »
Sab deviendrait Archéon et garderait une âme pendant qu'elle aurait disparue depuis longtemps dans le néan. « C'est même plus tot bien si il refait sa vie, après tout.... Personne n'aime être seul pour l'éternité... »

La phrase lui état clairement adressée. Il étai seul, cela fuyait par tous les pores de sa peau. Et c'était triste.

« Ouh, attends une seconde ! »
Il se précipita vers Galan qui semblait terriblement mal au point. Il était pale et ne tenait debout que difficilement. Rapidement, Phobos le rejoignit et le soutint, alors que lorsqu'elle avait voulue passer, Louise avait été bloqué par le sable noir.

« Ne t’inquiète pas, ca va bien se passer tu ne sentira presque rien... »
dit il a Samaël alors quelque chose semblait passer en lui. Il déposa un bisou sur sa joue et le lâcha, laissant une ceinture de sable noir le retenir.

« Qu'est ce que tu lui a fait ? »


« Mais absolument rien ! Mais non, c'est ton pote Jamie qui ne le supporte pas je pense... mais Galan le ressent c'est tout.. mais t'en fais pas pour lui, tout vas bien. »


Jamie ? Mais de quoi parlaient ils ?

« Tu sais qu'ils partagent le même pouvoir? Jamie... Wilson, Eve.. et... ca c'est une petite surprise tu vas voir ... »


« Laisse moi passer. »


Qu'il arrete de parler et la laisse l'aider. Pourtant, contrairement a ce qu'elle pensait, Phobos se pencha en avant et lui laissa le passage libre, toujours avec ce sourire en coin moqueur.

« Mais je t'en prie »


Elle s'approcha de Galan et lui mit une main sur sa joue pour la redresser... avant de baisser les yeux sur sa main qui commençait a se couvrir de points noirs, de boutons, au moment ou s peau prenait une couleur grisâtre des plus inquiétante. Elle le lâcha immédiatement tenant sa main devant son visage avec horreur. Phobos s'approcha , les bras croisés en la fixant, amusé.

« Ah ouais c'est pas beau... si tu m'avais demandé je t'aurai dis de ne pas toucher... »


Ca remontait le long de son bras, doucement, lentement comme une maladie qui allait la dévorer.

« Enleve moi ca. »


« Tu penses que j'en suis capable ?"


« Oui. Alors depeche toi. »


Son cœur battait a tout rompre sans quelle puisse détacher les yeux de sa main lentement pourissante.

« Et si tu en devenais un ? »


C'était vraiment le moment pour les questions existentielles ?

« Un quoi ? »


« Bah voyons... un cavalier... Je crois qu'a ton époque il reste une place vacante... »


Louise resta quelques instants interdite, avant de lacher avec un sourire :

« Je viens de signer un contrat avec le musée, je suis déjà prise. »


Phobos aussi eut un sourire, comme si il s'amusait de la situation. 

« C'est étrange parce que si tu l'étais tu lui éviterai a lui de l'être .. ton grand amour ne te l'a pas encore dit ? Parfois pour protéger les siens, on pense qu'il faut tout leur cacher. Moi je pense qu'il faut être honnête. »


Elle réagit instinctivement, sans reflechir. Poussée par la colère, l'angoisse, la rage. Personne ne touchait a Sab, elle même était surprise de la violence de sa réaction.

« Explique moi de quoi tu parle. »
dit elle, la voix hachée. Difficilement maîtrisée, alors que la création d'Eliott jeta un regard équerrer a sa main accrochée a son col. Elle avait fait exprès de ne pas le toucher directement, mais la...

« La première fois il a résister. Rien ne dit qu'il va résister cette fois si. »


Elle eut un sourire mauvais.

« Sab est bien plus fort que toi. Il n'échouera pas lui. »


Phobos attrapa sa main contaminée, la maintenant contre lui. Par réflexe, elle tenta de la retirer, de l'éloigner pour ne pas lui transmettre ce qu'elle avait mais il la maintenant contre lui.

« Je n'ai jamais voulue y resister. »
Il la maintien encore avant de la lâcher, lui rendant une main.. A nouveau blanche et pure, tendis que la sienne était grisâtre a son tour. Noire par endroits, qu'il tint devant lui en l'admirant, la tournant et la retournant comme pour jouer avec. « Tu n'imagine pas ce qu'on ressent... quand on le laisse entrer. »

« Je ne veux pas savoir. »
fit elle, laissant quelques secondes passer. « Comment tu en es arrivé la ? »

Comment avait il pu en arriver a ce point ? A ce niveau ?

« Tu n'a pas idée de ce qu'ils ont fait. »


« Explique moi alors. »


« Le moment venue. »


Ca y était, il se la jouait « titan-qui-ne-répondent-jamais ». Super.

« Donc tu ne sais rien. ».


« Je sais qu'il a fait une erreur »
a ce moment, elle remarqua que sa main guérissait a vue d'oeil, redevenant claire et douce. Phobos se tourna vers Galan. « Il pensait qu'en divisant son pouvoir il se constituerai une armée. Mais un véritable guerrier est quelqu'un qui possède les quatre. »

A ce moment, Samaël tomba a terre, terriblement mal. Il agonisait, souffrait et respirait avec difficulté. Sans réfléchir, Luise se précipita vers lui, s'agenouillant a ses cotés pour l'allonger dans la meilleure position possible. Pourtant, contrairement a ce qu'elle pensait, aucune maladie ne se montre et ne lui vint sur les bras.

« Ca va aller... »
murmura elle a Galan.

En face d'elle Phobos était entouré de sable noir, qui lui montait le long des jambes, le recouvrait comme l'aurait fait un menteau.

« Puis je te demander un service ? »


Louise déglutit, sentant une aura l'entourer, une aura dangereuse, sombre. Puissante.

« Dis toujours ? »


« Pourrais tu remercier Jamie de ma part. Et aussi Wilson et Eve. Apres tout c'est une part d'eux que j'ai en moi... et dit a maman... Qu'elle tende bien l'oreille. Il y aura trois coups. Et les siens tomberont.. tous ceux qu'elle aime... »


« Pourquoi tu fais tout ca au final ? »


Il fit mine de réfléchir, une main sur le menton.

« Pour la gloire et le triomphe. »

Louise se leva, partagée entre l'envie de le frapper pour lui remettre les idées en place et...

« Tu pourrais rester. Te battre a nos cotés au lieu de faire ca. »


« Oh tu parle comme le vieillard. »
Hein ? «  Hyperion je crois ? Il a essayer de m’arrêter, il n'a pas réussis... »

Ah ? Hypérion était quelqu'un de bien, ca ne l'étonnait pas qu'il ai voulue lui proposer ca. Elle l'aimait bien... Phobos se pencha en avant, une main sur le coté de la bouche comme pour lui confier un secret.

« Je pense même qu'il m'aurait tuer si il en avait eut l'occasion, mais ne le dis pas a maman elle l'aime bien je crois. »


Elle se pétrifia. Hypérion ? SON Hypérion ? Celui qui aimait les arlequins et les vieux bouquins ? Ce n'était pas... elle ne le connaissait pas si bien que ca au final, alors...

« Oui mais moi je ne peux pas faire ca. Je ne suis... que moi. Je ne peux pas te forcer a quoi que ce soit, je veux juste que... tu arrête de gâcher ta vie. Qu'est ce qui t'en empêche au final ? Pourquoi tu refuse autant de rester avec nous alors que tu es l'un des notre ? »


Après tout il était une création d'Eliott au même titre que Apolline. Le fils de Diane comme elle était la fille d’Aphrodite, alors pourquoi pas ?

Phobos lui jeta un regard moqueur, amusé par elle. Autour d'eux, les choses se mirent soudain a bouger et elle aperçue Hemdal au loin, qui, au moment ou il aperçut Phobos, leva son bâton et l'abatis, alors que le jeune homme levait la main pour... « absorber » le coup, toujours en regardant Louise. Sur la gauche, une créature d'ombre se mit a s'exciter, devenant plus agitée, énervée. Autour d'eux, les contours de la bibliothèque se précisaient.

Phobos daigna enfin tourner le regard vers Heimdal, envoyant brusquement vers lui une vague de sable noire qui l'attrapa a la gorge et le repoussa en arrière, usant la résistance du gardien. Il retourna son regard vers Louise.

« Je pense qu'on a bien trop peur de moi pour me considérer comme l'un des votre. »


« Pas moi. »
répliqua elle en le regardant dans les yeux.

Sur sa paume, une plaie était apparue, certainement le fruit de l'attaque d'Heimdal mais elle se referma, lentement.

« Pas toi. Intéressant. Mais ca viendra... »
il mit un doigts sur ses levres. « Trois coups, et tu verra. »

Heimdal se défit brusquement du sable noir, alors que Phobos, d'un simple geste de la main, libéra la créature qui se déchaina, avant... de déposer un baiser sur sa main et de le souffler vers Diane qui venait d'apparaitre. Quand a lui, il disparut.


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________________________________________ Dim 23 Avr 2017 - 0:05

Le jour de Saturne
...



L’arrivée dans l’arène s’était faite dans le plus grand silence. Elle s’était contentée de garder le visage fermé, inspirant et expirant tant qu’elle le pouvait encore. Elle ne mourrait pas. Pas aujourd’hui. Elle le savait. Elle ne choisissait pas l’heure de sa mort mais elle avait toujours su quand elle allait à son encontre et aujourd’hui, elle n’avait aucun rendez-vous à Samara. Elle avait regardé la foule en folie dans les gradins avec un certain dédain, un certain dégoût de leur joie, leurs cris face à l’évènement qui s’annonçait. Son regard avait ensuite croisé un court instant celui de Numerus et tandis qu’il avait détourné le regard, elle était resté bloquée, happée, coincée sur son physique. Elle ne pouvait s’en empêcher, à mesure que les minutes passait, à mesure que la nuit avait fait place au jour, elle n’avait cessé de se confirmer ce qu’elle savait déjà. Numerus et Zeus ne faisait qu’un. Il ne lui faisait pas pensé à lui, il ne le lui rappelait, ils étaient simplement la seule et même personne qui se jouaient du groupe depuis nombre de temps à présent. Hera n’avait jamais vu sa jeune apparence, était-ce donc à cela qu’il ressemblait ? Ses yeux étaient encore plus fous derrière cette jeunesse, plus psychotique et psychopathe bien qu’ils renfermaient une nuance, un mécanisme présent dans la Grande Vallée mais qu’il avait visiblement perdu avec le temps.

La déesse n’avait pas vraiment senti le début des problèmes, elle était restée perdue, les yeux rivés sur sa silhouette. Comment était-ce possible qu’il soit présent ? S’était-il échappé de sa cellule pour les rejoindre ? Ou bien avait-il simplement affaire au Zeus de l’époque ? Ce qui signifiait qu’il savait que sa femme était toujours présente dans le futur, et que son passé l’attendait bien patiemment dans la Cité. Elle déglutit à cette pensée, tout en posant son regard sur Aphrodite qui regardait dans la même direction d’elle et qui semblait soudain frappée par la foudre.

Puis tout s’était accéléré, les secousses, le Vésuve qui commençait son travail de mort et il n’était plus temps de comprendre ou même de réfléchir. Elle avait fini par décrocher son regard de Numerus. Il s’en sortirait, quoi qu’il en soit… quant à eux… Elle avait entendu lointainement Artemis lui demander de prendre la tête du second groupe qu’elle venait de créer et après un hochement de tête entre les deux déesses, l’ex reine s’était mise à courir de toute ses forces, Jaimie, Aphrodite et son copain du moment sur ses talons. Comme quoi n’importe quel voyage mérite son amour de « jeunesse » apparemment. Tandis que la déesse de l’Amour aidait son amant, la déesse du mariage ne cessait de tirer l’humain qui semblait à la fois paniqué et déboussolé. Il avait réussi à lui fausser compagnie pour aider les deux autres un peu à la traine et ils avaient continué leur route vers les cellules. Puis le jeune homme s’était retrouvé en mauvaise posture et après une fraction de seconde d’hésitation où elle croisa le regard d’Aphrodite, elle décida de poursuivre son chemin. Les cellules n’étaient plus loin et les trois autres mettaient bien trop de temps. Autant qu’ils restent ensemble, se soutienne, elle ne serait pas longue.

Les cellules étaient désertes. Visiblement, les gardes avaient été alertés par les secousses et avaient décidé de rejoindre le tumulte, lui laissant le champ libre vers la cellule vide, restée ouverte. Sans réfléchir, elle s’engouffra dedans, récupéra l’arc qu’elle passa au-dessus de son épaule et ressorti pour rejoindre les autres. Au loin, un cadavre gisait non loin d’un Jaimie assez mal en point, Aphrodite le soutenant. Un éclair orange était apparu entre eux et une nuée de garde visiblement présents pour les arrêtés et la déesse s’était stoppée nette pour observer cet étrange portail… Lieu de salut ? Ils allaient bientôt le savoir, avaient-ils seulement le choix entre passer ou rester ? Elle s’avança alors lentement tandis que le cavalier se résolvait à rester en arrière, bien trop blessé et affaibli. Pendant un instant suffisamment long pour qu’elle puisse voir la résolution et la compréhension dans les yeux de Jaimie, la déesse le jaugea d’un air froid, dépourvu de tout sentiment. Elle pouvait très bien le laisser-là. Qui était-il pour lui hormis un humain et surtout, son assassin ? Elle voulait qu’il comprenne qu’elle avait le pouvoir de le laisser ici et que rien ne l’empêchait de le faire. Elle voulait aussi qu’il comprenne qu’elle était différente de lui, qu’elle, elle ne le laisserait pas mais qu’il avait désormais une dette. Ca faisait deux fois qu’elle lui sauvait la vie, il fallait sérieusement songer à la remercier. Elle l’aida à se soulever avant de passer le portail avec lui et l’arc d’Artemis qu’elle n’avait pas revu.

Ils se retrouvèrent alors de nouveau dans la bibliothèque là où tout avait commencé. Elle était bien plus poussiéreuse et dévastée cependant que lorsqu’elle l’avait quitté. La petite Iota ainsi que Jules étaient présent et les regardaient revenir. Elle constata cependant que l’un deux manquaient à l’appel.

- Où est Socrate ?

Elle n’eut cependant pas le temps de voir ou d’entendre quoi que ce soit qu’elle sentit que quelque chose la poussait avant de s’effondrer sur le sol. Jaimie venait de tomber, inanimé. Les yeux grans ouverts, la déesse observa son corps qui continuait de se vider de son sang. Les cavaliers n’étaient pas censés pouvoir se régénérer ? Elle sentait que son pouvoir était revenu, celui du jeune homme aussi, alors quoi ? Sans vraiment attendre une seconde de plus, elle se jeta au sol à ses côtés, déchirant un pan conséquent de sa toge pour l’attacher fortement autour de la plaie afin de lui faire un garot. Le garçon allait mourir. Elle devait le téléporter hors d’ici, dans un hôpital où il recevrait des soins mais elle portait toujours l’arc d’Artemis sur son dos. La déesse ainsi que Nora et Louise n’étaient toujours pas de retour…





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________________________________________ Dim 23 Avr 2017 - 21:05



"Le Jour de Saturne"

Nous sommes ombres et poussières...



Les choses semblaient s'être déroulée à toute vitesse, A peine le temps d'un battement de cils que nous étions de retour à notre époque. Juste le temps d’apercevoir la figure familière de mon fils, d'entendre mon cœur rater un battement, de vouloir l’appeler mais de voir que les mots se coinçaient dans ma gorge alors que la créature se jetait sur nous. Heimdall ne tarda pas à répliquer d'un coup de bâton sur le sol et une immense puissance se fit sentir la faisant ainsi disparaître. Rassemblant rapidement mes idées, je remarquais, Jamie à terre à côté d'Héra. Cette dernière s'était occupé de lui faire un garrot, mais il fallait arrêter son hémorragie au plus vite. Vivement, je m'agenouillais en direction du jeune homme, déglutissant légèrement, je puisais dans ma propre énergie régénératrice, afin de la lui transmettre. Cela ne le ferait pas se réveiller, et il allait avoir besoin de soin, mais au moins l’hémorragie était stoppé :

- Heimdall dis-je au gardien, il faut l'emmener à l'hôpital pourriez vous l'y conduire s'il vous plait ?

Respectueusement, je m'écartais afin de laisser le jeune aux soins d'Héra en attendant, me tournant doucement vers cette dernière, je récupérais mon arc, pour le faire disparaître, prenant soin de la remercier. Tout le monde, avait l'air chamboulé, aussi préférais-je les laisser reprendre leurs esprits tranquillement. Aphrodite, manquait encore à l'appelle, et autre chose avait attiré mon attention. Dans ses bras, Jules tenait un corps inanimé, et pas n'importe lequel. C'était celui de Socrate :

- Qu'est qu'il s'est passé ? Voulus-je savoir en allant dans sa direction

"Il nous a quitté" répondit l'écrivain d'un ton abattu mais gardant néanmoins, le chat contre lui très respectueusement. "Il s'est sacrifié pour moi. Je ne voulais pas mais...Vous savez à quel point il est buté. C'était quelqu'un de bien...Je crois"

Jules caressa très brièvement son pelage, tandis-que je sentis une boule dans ma gorge. Dans un monde parfait, personne n'aurait eu à se sacrifier pour personne, et tout le monde serait revenu en un seule morceau. Malheureusement, nous ne vivions pas dans un monde parfait. Et il y a bien longtemps, que j'avais laissé toute mes illusions de côté. Le monde, peu importe lequel, est cruel. Chaque chose à un prix. Et une fois, de plus l'un des nôtres était tombé. Restait la douleur, bien présente. Je pouvais voir les larmes dans les yeux de Jules, bien qu'il inspira très profondément sans doute pour ne pas pleurer devant moi. Les hommes et leur fierté...Même sans larme, je pouvais sentir tout son abattement. Mais, je ne fis aucun commentaire, par délicatesse. A la place, je posais doucement, une main sur son épaule que je pressais avec la même douceur. Quelquefois, les gestes valaient mieux que toutes les paroles du monde.

- Il était incroyablement agaçant dis-je toujours avec douceur mais mine de rien, je crois que quelque part on l'appréciait tous plus ou moins à notre manière. La citée va paraître bien vide sans lui. Je clignais des yeux, me rendant compte que j'étais moi même au bord des larmes. Mais cela n'aiderait pas Jules, si je me mettais à pleurer maintenant. J'aurais tout le temps de fondre en larme une fois de retour à la maison. J'ignorais même s'il s'était écoulé autant de temps ici, que pendant notre voyage à Pompéi. Je donnerais des ordres, il aura droit à des adieux comme il se doit. Apollon, ne sera pas contre.

Parce qu'il le méritait. Il méritait que l'on fasse quelque chose de bien pour lui, qu'on lui prouve notre reconnaissance en quelque sorte pour tout ce qu'il a fait pour nous. La bibliothèque d'Olympe avait toujours été un lieu rassurant pour moi, à l'époque où Zeus gouvernait. J'y passais de longues heures à attendre que leurs entretiens se terminent avec Apollon. Et même après, que ce soit lors du règne d'Arès, ou maintenant avec mon jumeau. Elle était devenu un lieu en quelque sorte conviviale. Alors pour tout, ça. Socrate avait droit à un bel hommage de notre part. C'était la moindre des choses.

Jules hocha silencieusement la tête, tandis-que j'observais toujours, Socrate dans ses bras, ne sachant que dire ou que faire. J'essayais de pas laisser mes émotions prendre le dessus, mais comme à chaque perte, c'était difficile.

"Il m'a confié une clé. Je pense qu'il voulait que je prenne soin de sa bibliothèque."
Il déglutis, avec peine et je pu sentir le doute s'insinuer en lui. Pendant un instant, j'eus l'impression de me voir deux ans en arrière alors, que je venais de devenir second du maître d'Olympe. A me demander, si je serais à la hauteur de la charge pesant sur mes épaules. Et tout comme, on l'avait fait pour moi à l'époque je me fis un devoir de rassurer Jules :

- Il n'aurait pas confié cette tâche à n'importe qui. Je l'ai cotoyé pendant des siècles, et sa bibliothèque était sans doute la chose la plus précieuse à ses yeux. S'il vous a demandé d'en prendre soin, c'est qu'il a estimé que vous remplirez la tâche comme il se doit. Vous y arriverez Jules.

Et vous ne serez pas seule, rajoutais-je pour moi même. S'il fallait, l'aider à prendre ses marques, ou bien peu importe, que ce soit Apollon ou bien moi, nous l'aiderions. Et j'étais certaine qu'Ellie ferait de même. J'essayais de rassembler le peu de foi qu'il me restait en l'avenir. J'avais aidé un ancien maire, alors un écrivain reconvertit en bibliothécaire divin je pense que ça devrait être dans mes cordes.

"Je n'en suis pas aussi certain que vous. L'avenir nous le dira"
. Il marqua une pause avant de reprendre "Vous allez avoir beaucoup de...ménage à faire ici." Il regarda autour de lui d'un air perdu la bibliothèque complètement dévasté. "Il me semble naturel de vous proposer mon aide. Pensez vous que nous pourrons récupérer quelques livres un jour ? Peut-être vont-ils...réapparaître ?"

- Je crois que ce temple est définitivement le plus en désordre qui soit
dis-je avec un petit rictus. C'est gentil à vous, je crois que quiconque sera d'accord pour remettre un peu d'ordre là dedans sera le bienvenue. Malheureusement, j'ignore ce qu'il adviendra des livres. S'ils réapparaîtrons ou bien s'ils sont perdus à jamais. Seule la personne qui les a mit là pourrait répondre et elle est...Difficile à contacter

C'était un euphémisme, même Hypérion semblait moins difficile à « capter » que Gaïa. Même si, je me demandais ce qu'il adviendrait de Iota s'il n'y avait plus de bibliothèque. Je secouais la tête, nul besoin de penser à cela. Elle avait l'air d'aller bien, pour le moment. C'était tout ce qui importait.

"Vous savez qui est cette fameuse personne ?"
Demanda Jules avant de baisser les yeux vers Socrate et de poursuivre à voix basse "j'aimerais qu'il ai un bel endroit pour qu'il repose en paix. Il commence à peser lourd dans mes bras, mais je ne parviens pas à le laisser" avoua-t-il anxieux

Un simple hochement de tête de ma part, accueillit ses paroles. Et je me décidais à l'éclairer un peu plus, tout comme le « soulager » en quelque sorte du corps qu'il gardait dans ses bras :

- La même qui a toujours veillé sur nous depuis toujours. La titanide Gaïa. C'est grâce à elle, que nous disposons de beaucoup de choses. Je déglutis difficilement, sentant à nouveau les mots se coincer dans ma gorge, tandis-que mon regard se portait une dernière fois sur Socrate. Il aura ce qu'il faut promis-je un bel endroit où reposer, une belle cérémonie...Il le mérite. Malgré son mauvais caractère il a toujours su nous aider quand nous en avions besoin. A sa manière. Si vous le souhaitez, je peux le porter. C'est une manière de lui rendre un dernier hommage et de le remercier.

Jules sembla réfléchir quelques instants, avant d'acquiescer. Doucement il me tendit le corps sans vie de notre Bibliothécaire :

"Faites attention à la tête"

J'acquiesçais silencieusement, tandis-que je prenais avec toute la douceur dont j'étais capable, le pauvre chat dans mes bras. Hésitante, je le caressait maladroitement, tandis-qu'une larme unique roula le long de ma joue. Fichue empathie, ça rends ultra émotif ce machin là. D'ailleurs, je sursautais vivement en le voyant se changer petit à petit en cendres, terrorisée à l'idée d'avoir fait quelque chose qu'il ne fallait pas. Néanmoins, relevant ma tête, je croisais le regard d'Heimdall qui était justement dirigé dans la direction où se trouvait auparavant Socrate. Rageusement, je me mordis l'intérieur de la joue pour ne pas hurler et me montrer irrespectueuse. Je jetais néanmoins un regard anxieux dans la direction de Jules. La dernière fois, il avait faillit se jeter sur le gardien et j'avais dût l'en empêcher. J'aimerais autant éviter d'avoir à répéter ce scénario.


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________________________________________ Dim 23 Avr 2017 - 23:23

Galan. Le destructeur des mondes. Jamais Athéna n'aurait pensé le rencontrer... Et jamais elle n'aurait imaginé qu'elle en serait venue à apprécier un peu une telle créature. La guerrière pouvait comprendre le combat qui était le sien : il avait pour fonction de détruire les mondes, pourtant la personne qu'il était ne voulait pas avoir ce seul dessein. Le conflit interne devait être énorme et c'était quelque chose que la déesse pouvait comprendre, plus peut-être que d'autre.

- Arrête Socrate. Dit-elle calmement. Nul ne peut être coupable d'exercer la fonction qui est la sienne... Personne n'a jamais blâmer un bourreau pour les décapitations qu'il a pu commettre... Rappela-t-elle. Galan a une fonction, il se doit de l'assumer... Blâme celui qui donne les ordres.

Les exécutants, surtout dans la situation de Galan, ne pouvait pas être tenu pour responsable. Athéna le savait, le comprenait...
Et si elle-même ne lui en voulait pas pour un acte qu'il n'avait pas encore commis, les autres n'avaient pas à donner d'opinion aussi tranchée que celle que Socrate exprimait. L'aurore boréale qui apparut par la suite semblait comme un signe que l'espoir était là malgré tout et qu'il ne fallait pas oublier d'espérer. La déesse sourit légèrement en observant le ciel et aux paroles de Jules. Elle partageait le point de vue de Jules.

Puis Galan leur apprit que les autres - Athéna ne savait toujours pas qui constituait la fine équipe d'ailleurs - étaient en route pour rentrer à la maison. Les yeux pétillants, la déesse regarda l'écrivain avec un petit sourire, peu certaine qu'ils allaient venir ici alors même qu'ils n'avaient pas mis un pied dans cet espace temps. Eux étaient au début alors qu'Athéna, Jules,
Iota et Socrate étaient au début. Ceci dit, avant qu'elle n'ait pu le faire remarquer à l'écrivain, Galan reprit la parole et insinua que quelqu'un les protégeait. Elle le regarda, intriguée, même si elle se doutait bien qu'elle n'aurait pas de réponse. C'était souvent comme ça dans chacune de ses escapades de toute façon...

Un feux follet apparut et Iota le leur fit remarquer. Se demandant si Hypérion était derrière cette apparition - la déesse n'ayant pas oublié qu'ils avaient voyagé dans le monde des contes grâce à ces créatures - même si cela n'avait pas vraiment de sens qu'il n'apparaisse pas à leurs côtés s'il s'agissait de lui. La suite la laissa perplexe. Du moins ce fut le comportement de Socrate... Il voulait rester. Et cela la perturba grandement. Le chat n'était pas généreux... Mais ce qu'il leur expliqua tenant. Jules ou lui. L'un d'eux devait rester. Athéna allait se proposer à la place, certaine que les autres auraient besoin
du bibliothécaire et de l'écrivain plutôt qu'elle. Elle n'avait aucun véritable rôle au sein de l'Olympe et n'était pas irremplaçable, pas alors qu'Arès était là. Mais la brune ne put rien dire, car Socrate avait déjà donné sa clef à Jules et avait par là-même renoncer à son rôle de Gardien d'après ce qu'expliquait Iota.

Athéna ne dit rien, laissant Galan et Iota expliquer les choses à Jules. Elle-même était franchement perturbée... Elle n'avait jamais apprécié Socrate et le chat avait fait régulièrement de sa vie un enfer... Mais il avait toujours été là. Depuis qu'elle avait ouvert les yeux, la déesse le connaissait. Avec ce sacrifice, la guerrière s'apercevait que le Gardien avait malgré tout une place dans sa vie. Elle ne parvenait pas à croire qu'elle ne pourrait plus le voir, mais il fallait se faire une raison...
Cette fois, même l'espoir de Jules ne réussissait pas à la réconforter. Aussi quand il fut temps de partir, Athéna leva-t-elle les yeux vers Galan.

- À notre prochaine rencontre...

Puis elle passa le portail. Athéna avait compris et accepté sa mort. Cela devait arriver de toute façon, elle n'avait jamais vraiment cru qu'elle pourrait survivre au conflit qui s'annonçait. Et que cela vienne de quelqu'un qui regrettait déjà un acte qu'il n'avait pas commis, qui avait de la culpabilité et qui donc ressentait des émotions, ça l'apaisait un peu malgré tout...
Une fois dans la bibliothèque, la déesse examina la pièce mais ne vit pas de menace imminente. Aussi se retourna-t-elle pour attendre Iota, Jules et le chaton. Malheureusement, quand l'écrivain et son fardeau arrivèrent, les choses s'étaient passées comme prévu : le bibliothécaire était mort. Il ne réouvrit pas les yeux et ne reprit pas sa forme. Ressentant une boule dans la gorge, la déesse s'aperçut avec surprise qu'elle pleurait le départ de Socrate. D'un geste, elle fit apparaître un panier d'osier avec un coussin moelleux, ce que le chat avait toujours apprécié. Elle le déposa près de Jules et caressa le pelage de Socrate en un dernier adieu.

- Il m'a souvent fait serrer les dents... Mais je n'ai jamais cru qu'il partirait un jour... Dit-elle doucement en hommage au Gardien.

Puis les autres arrivèrent. D'abord Jamie blessé, puis Louise. Athéna remarqua rapidement alors qu'Heimdall retenait toujours la créature, mais Phobos la libéra d'un geste de la main et disparut rapidement. Puis Héra arriva et la déesse eut soudain le coeur qui battait plus vite. Elle avait été en danger et s'il y en avait une qui était certes puissante mais démunie par le monde,
c'était Héra. Athéna avait pris comme mission de la guider et de lui apprendre ce qu'elle pouvait sur le monde, essayant aussi de rattraper le temps passé... La guerrière laissa Jules et Iota avec Socrate après avoir serré doucement l'épaule de Jules en guise de soutien.

- Il est mort... Dit-elle doucement en rejoignant sa sœur.

Athéna avait repris son bouclier. Celui qui protégeait son cœur et qui faisait d'elle une garce. Mais elle savait que Victoire saurait voir au-delà de cela, elles avaient passé assez de temps pour cela. Quant au reste, les dieux auraient bien assez de temps d'en reparler. Parce qu'ils allaient avoir beaucoup de choses à se dire, tous. La suite la mit en rage. Alors qu'Artémis venait d'arriver et qu'elle rendait hommage à son bibliothécaire, le chat finit en cendres. Merde !

- HEIMDALL ! C'était quoi ça ? S'exclama-t-elle avec rage. Il méritait un départ correct, pas ça !

Ce n'était pas des mots qu'Athéna prenait à la légère et ce n'était pas un comportement qu'elle avait en général avec Heimdall, mais elle prenait des cours avec lui et elle pouvait gueuler, elle le savait. De toute façon, ça n'était pas la première fois qu'elle le faisait et ce ne serait pas la dernière. Mais même pour elle, c'était un acte normal. Socrate avait été un chieur,
mais il avait été avec eux pendant 5 millions d'années et tout le monde méritait de lui dire au revoir. Ça, c'était juste un comportement dégueulasse...

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Nous ne pouvons choisir l’heure de notre mort, mais nous pouvons décider comment aller à sa rencontre.

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