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٩(͡๏̯͡๏)۶ Sur le Fil du Rasoir ☆ Evénement #88
Une mission de Balthazar Graves - Ouverture : 22 novembre 2017
« Serez vous prêt à venir flotter en bas avec notre Clown ? »

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  Evénement #88 : Sur le Fil du Rasoir [FE]

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"Ça"


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________________________________________ Mer 22 Nov - 12:18

Sur le Fil du Rasoir




Le 23 octobre 2000, à Storybrooke,
pendant la malédiction.


Recroquevillé sous un banc, il respirait par saccades en pleurant. De grosses larmes roulaient sur ses joues blanches et son maquillage coulait. Personne ne le voyait. Parfois, il entendait des gens passer près de lui mais nul ne s'arrêtait. Il s'était égaré. Il avait vu quelque chose, il s'était demandé ce que c'était, et à présent il regrettait amèrement sa décision. Il était trop tard pour lui.

Un sanglot de plus le souleva et il laissa échapper un couinement misérable.

"Pourquoi tu pleures ?"

Cette question le sortit de sa misère quelques secondes. Elle émanait de quelqu'un d'autre. La voix était fluette et anxieuse à la fois. Surpris, il tourna la tête et posa les yeux sur l'enfant qui se tenait debout devant lui. Elle l'observait d'un air interrogateur. Elle était brune avec de grands yeux noirs et portait un ciré jaune malgré le grand soleil qui l'aveuglait. Il n'aimait pas la trop grande luminosité, c'était pour cela qu'il s'était abrité. Son regard fut subitement attiré par la forme rouge qui se balançait au bout d'un fil et qu'elle tenait dans sa main.

Il hoqueta et se redressa si vite qu'il en oublia le banc et se cogna la tête dessus. La fillette eut un petit rire. Pas moqueur. Seulement amusé par sa pitrerie.

"C'est parce que tu es un clown que tu fais n'importe quoi ?"
demanda-t-elle en souriant toujours.

Il cligna des yeux, indécis, avant de les baisser pour s'observer. Oh, il était un clown, donc. C'était ainsi qu'elle le voyait. Au moins, elle le voyait. C'était inespéré. Il ne comprenait pas pourquoi il était invisible aux yeux des autres. Il renifla et sécha ses larmes.

Une sorte d'exaltation s'empara de lui.

"Oui c'est exactement ça." déclara-t-il d'une voix doucereuse.

La fillette se dandina un peu dans son ciré jaune, fière d'avoir établi le dialogue. Puis, elle s'avança un peu vers lui et s'agenouilla devant le banc.

"Faut pas pleurer."
dit-elle gravement. "Parce que quand les gens pleurent, ça me rend triste et je pleure aussi. Tu veux un ballon ?"

Sans attendre de réponse particulière, elle lui tendit la forme rouge gorgée d'air. Les longs doigts pâles du clown se déplièrent et se refermèrent sur le fil. Il observa le ballon qui flottait devant lui et qu'il retenait de s'envoler. Fasciné.

"C'est Granny qui me l'a offert pour mon anniversaire." précisa la fillette d'un ton important. "Mais tu peux le garder. Tu en as plus besoin que moi. Dis, il est où ton cirque ? Tu pourras me le montrer ? J'adore les cirques."

Elle se mordit les lèvres pour retenir une moue pleine d'envie. Le clown plongea son regard perçant dans le sien et un sourire fendit son visage. Il commençait à comprendre. Tout devenait limpide dans sa tête et il ne ressentait plus aucun chagrin. Il savait exactement quoi faire. C'était comme le vélo, ça ne s'oubliait pas.

"Qu'est-ce que tu préfères dans les cirques ?"
fit-il d'un ton caressant.

"Les éléphants !" dit-elle d'un ton enjoué. "Tu t'appelles comment ? Moi, c'est Lily !"

"Approche... je vais te dire mon nom à l'oreille. Et je t'emmènerai au cirque."

Sa voix n'était plus qu'un murmure, afin d'inciter la fillette à s'avancer encore. Elle ne se fit pas prier et se mit à quatre pattes en souriant.

Subitement, le sourire du clown se transforma en grimace alors que ses dents s'allongeaient, devenant de véritables lames coupantes comme des rasoirs.

L'instant d'après, un hurlement terrible retentit dans la rue calme, suivi par un éclair bref et aveuglant.


Balthazar Graves


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________________________________________ Mer 22 Nov - 21:33


Nothing's gonna harm you
Not while I'm around.


Ils marchaient côte à côte dans la nuit sainte de décembre, sa robe à elle faisant des remous gracieux dans son sillage, ses chaussures à lui laissant des empreintes nettes et obscures dans la neige qui commençait à tomber. Ils venaient d'assister à la messe de minuit à l'église et s'en retournaient chez eux d'un pas tranquille. Ils y avaient rencontré bon nombre de personnes aimables et influentes, comme le juge Turpin, pour ne citer que lui.

"Bonsoir monsieur Barker. Madame Barker." les salua un cocher qui remontait la rue à bord de son fiacre. "Souhaitez-vous que je vous emmène quelque part ? La nuit est plutôt fraîche et je crains pour la santé de votre épouse."

"Merci de votre sollicitude, mais je préfère marcher." rétorqua poliment la jeune femme avec un sourire.

"Nous aimons nous promener la nuit."
assura le barbier. "Il ne faut jamais manquer la première neige, surtout quand elle tombe le jour du seigneur. C'est un bon présage."

"Un présage que mes vieux os vont encore me faire souffrir cet hiver !"
grommela le cocher. "C'est que c'est pas facile de travailler dehors à longueur d'année !"

Benjamin Barker s'avança de quelques pas vers le fiacre à l'arrêt, son visage pâle trahissant un début d'espiéglerie.

"Que diriez-vous de venir vous réchauffer demain à mon salon ? Je vous garantis un rasage à moitié prix."

Ses talents de barbier étaient reconnus dans tout le quartier et il commençait même à se faire connaître dans certains endroits huppés de Londres, aussi le cocher le remercia chaleureusement et se remit en route. Benjamin, enjoué, se retourna vers sa femme qui le regardait d'un air réprobateur, les bras croisés sur sa plus belle toilette.

"Quoi ?" fit-il, innocent.

"Tu as recommencé." dit-elle en secouant la tête. "Tu proposes tes services sans réclamer le prix que tu mérites d'obtenir."

Benjamin resta silencieux, se contentant d'observer la jeune femme avec une moue à laquelle elle ne pouvait résister. Elle finit par sourire en roulant des yeux. Il en profita pour s'approcher d'elle et poser les mains sur sa taille affinée par un corset.

"Nous ne manquerons jamais de rien. Je veux faire de toi la femme la plus heureuse au monde, Lucy." promit-il alors que les flocons se neige tourbillonnaient autour d'eux, de plus en plus drus.

Elle pencha la tête, et il ne vit bientôt plus que le haut de son ravissant chapeau dont le ruban était noué sous son menton. Il posa d'ailleurs deux doigts sur ce dernier, l'incitant à relever les yeux vers lui. Elle ne le fit pas tout de suite, murmurant tout d'abord :

"Qui te dit que ce n'est pas déjà le cas ?"

Mystérieuse, elle déclara alors :

"Nous serons bientôt trois, Benjamin."

Cette nouvelle ébranla le jeune barbier qui resta perplexe en premier lieu, avant de laisser transparaitre un sourire rayonnant. Jamais encore il n'avait éprouvé pareille joie. Emu, il encadra le visage de Lucy de ses mains et l'embrassa tendrement, indifférent à la neige glaciale qui mouillait ses épaules et ses cheveux, dans la morsure de l'hiver.


***


La tête lourde, Balthazar souleva les paupières. Elles lui semblaient recouvertes de plomb. Par nuit, il dormait peu ; seulement lorsque l'épuisement le gagnait, quand ses fantômes le laissaient en paix. Hélas, parfois les revenants se manifestaient dans de merveilleux rêves, échos de douloureux souvenirs.

Son esprit pernicieux venait de lui rappeler avec une réalité saisissante la nuit de Noël où il avait appris que Lucy, sa femme, attendait leur enfant. Le barbier se redressa dans le canapé élimé sur lequel il avait passé la nuit et plaqua les mains sur son visage, exhalant un soupir accablé. Pour lui, les rêves étaient pires que les cauchemars. Bien plus douloureux.

Il resta prostré quelques minutes, avant de s'animer enfin. Il remarqua que la télévision était allumée sur une émission de Noël destinée au jeune public. A l'écran, une femme vêtue de rouge semblait faire chanter un groupe d'enfants. Désabusé, il se saisit de la télécommande sur la table basse poussiéreuse et voulut éteindre, mais inexplicablement, le son augmenta. Il fronça les sourcils. Prodigieusement agacé par les cantiques de Noël, il insista sur le bouton à plusieurs reprises et l'écran finit par devenir noir.

Balthazar détestait Noël, comme beaucoup d'autres choses en ce bas monde. Encore plongé dans son rêve beaucoup trop doux, il se versa un verre de whisky dont la bouteille était posée sur la table basse. Il le fallait l'occulter au plus vite, ou du moins le repousser. La veille, il était resté chez lui. Il avait fait l'effort d'apparaître à la fête chez Lily Olyphant à cause de ses insistances, mais n'avait bu qu'un verre et était rentré aussitôt.

La lumière lugubre de l'hiver filtrait à travers les vitres sales du salon. L'appartement du barbier était modeste, situé au-dessus de son salon de coiffure. Tout était en désordre et semblait comme pétrifié par la poussière omniprésente. Le papier-peint était terne, orné par endroits de vieilles formes géométriques tristes. Le mobilier n'était guère plus reluisant.

Balthazar allait porter le verre à ses lèvres quand il entendit un bruit sourd. Il tourna la tête vers le couloir. Cela venait de la chambre dans laquelle il n'entrait pratiquement jamais. Il vivait exclusivement dans le salon. Posant son verre en silence, il porta la main à sa poche de pantalon dans laquelle se trouvait son précieux rasoir qui ne le quittait jamais. Armé de son précieux "ami", il traversa le couloir étroit à pas de loup, puis poussa la porte de la chambre qui était entrebâillée. Elle émit un léger grincement afin de parfaire le cliché du film d'horreur.

Une femme dormait dans son lit.

Le barbier se souvint alors de la jeune personne qui avait insisté pour passer la nuit chez lui. Il l'avait croisée chez Lily Olyphant la veille et lui avait paru pour le moins instable. Elle était arrivée sur le pas de sa porte à une heure indue pour lui réclamer l'hospitalité, prétextant qu'elle avait perdu les clés du local qu'elle louait dans la même rue et qu'elle avait remarqué que depuis une fenêtre, chez lui, elle pourrait surveiller que personne n'y entre par effraction. Il l'avait trouvée très étrange. Il ne comprenait pas ce qui l'avait poussé à accepter de la laisser entrer. Sans doute que l'ambiance estivale ramollissait son coeur pétri de mauvaises intentions...

En tous cas, tout cela était fini. Il allait y mettre un terme immédiatement. Se munissant d'un balai, il s'approcha du lit et le retournant dans ses mains, dirigea le bout du manche vers la jeune femme endormie sur le ventre. Il tapota entre ses omoplates plusieurs fois, tout en gardant une distance.

"Debout." grommela-t-il, maussade.

La brune prénommée Alexis poussa un grognement et se retourna pour éviter les coups. Elle ouvrit les yeux, observa le barbier puis la chambre autour d'elle. Une lueur d'indécision passa dans son regard avant qu'elle se souvienne de la veille. Se frottant les yeux, elle se redressa et lança un coup d'oeil étonné au balai qu'il tenait toujours en mains.

"Vous savez... je suis pas une bête sauvage hein. J’allais pas vous mangez y’a avait pas besoin de sortir l’arme de destruction massive..."

Elle se leva tranquillement et se frotta les mains sur les cuisses, un peu gênée.

"En tout cas merci de m’avoir accueilli chez vous... c’était sympa !"

Balthazar resta de marbre, la fixant quelques secondes sans ciller, et finalement, laissa tomber le balai qui émit un bruit sec en tombant.

"Partez." articula-t-il, laconique.

Elle respirait un peu trop la joie de vivre et il n'était pas d'humeur à supporter cet excès de zèle. Il estimait avoir fait plus que sa part dans cette affaire. Elle parut un peu choquée par son comportement et s'empressa de mettre ses chaussures au pied du lit.

"J’ai fait un truc qui fallait pas ou vous êtes juste grognon à Noël ? Parce qu’on peut arranger ça si vous voulez..."

Balthazar haussa un sourcil méfiant. Il savait qu'elle connaissait Lily Olyphant et craignait subitement qu'elle soit aussi déterminée qu'elle à s'acharner sur sa personne, voire davantage.

"Je ne suis pas intéressé." répliqua-t-il finalement avant de pivoter sur ses pieds.

Indifférent à son expression médusée, il retourna dans le salon tandis que la jeune femme rassemblait ses affaires. Elle le suivit ensuite et s'approcha de la porte d'entrée qu'elle ouvrit, mais se tournant de nouveau vers lui, déclara :

"Pourquoi vous avez accepté si c’est pour être si froid ce matin ? Vous étiez alcoolisé hier ou vous êtes juste bipolaire ?"

Le barbier plissa des yeux, estimant qu'il avait été plus que patient. Sa main s'était de nouveau refermée sur le rasoir dans sa poche, qu'il caressait du bout du doigt. Il devait se calmer. Ignorer le sang qui battait à ses tempes, la rage sourde qui s'emparait de lui. Elle ne savait rien. Elle ignorait que le plus douloureux des fantômes était venu hanter ses rêves, la nuit dernière.

Soudain, une chanson de noël retentit dans le salon. Balthazar pivota vers la télévision qui venait de se rallumer toute seule, toujours sur la même émission pour la jeunesse.

"Répétez après moi les enfants !" disait la femme en rouge tout en jouant du piano, avec un grand sourire ridicule. "C'est un vieux cantique, tout le monde le connaît ! There was a barber and his wife, and she was beautiful, tralalalala lala lala ! A vous, maintenant !"

Et les enfants répétèrent en choeur, de leurs voix claires et angéliques, sur l'air de "Décorons l'arbre de noël" :

"There was a barber and his wife,
Tralalalala lala lala !
And she was beautiful
Tralalalala lala lala !
A foolish barber and his wife !
She was his reason and his life !
Tralala tralala lalala !"


Pétrifié, Balthazar fixa l'écran. Il entendit à peine les paroles d'Alexis, comme s'il les percevait depuis un espace restreint et assourdi :

"C’est bizarre de les faire chanter du Sweeney Todd à Noël non ?"

Il frémit en entendant le nom qu'elle employa. Elle tenta un sourire face auquel il se crispa davantage, ce qui la rendit nerveuse. Elle regarda autour d'elle et lança avec un entrain forcé :

“ Booon c’est pas tout ça mais c’est qu’il se fait tard hein! Il eeeest (elle regarda sa montre) 7h du mat... pour un 25 décembre c’est intolérable de se lever aussi tard ! Je vais y aller merci pour tout c’était bien sympa salut !”

Elle ouvrit davantage la porte pour s'en aller, mais se stoppa en remarquant que Balthazar se dirigeait vers la télévision d'un pas mécanique. Quelque chose venait d'attirer son attention : deux boites de différentes tailles emballées dans un papier cadeau rouge et surmontée chacune d'un ruban noir brillant, disposées au pied du meuble de télévision.

Le barbier inclina la tête vers les paquets, les fixant, la mâchoire contractée.

"Ils n'étaient pas là avant."

Il en était persuadé. Il ne fêtait pas noël et personne ne lui faisait de cadeau. Personne hormis Lily qui lui avait offert un calendrier de l'avent intitulé "Balthazar fête Noël" le mois dernier. Ces présents étaient-ils une plaisanterie de mauvais goût de la part de la jeune femme, apparus de nulle part grâce à une téléportation, ou s'agissait-il d'autre chose ?

Le barbier promena un regard méfiant sur son salon, puis reposa les yeux sur les cadeaux. La télévision diffusait toujours la chanson qui lui rappelait un passé entouré de ténèbres. Non, il n'existait aucune coïncidence. Il appuya sur le bouton "off" de l'écran, plongeant la pièce dans un silence de mort.
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Eulalie


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________________________________________ Jeu 23 Nov - 13:04


it's the most wonderful time
of the year.

Je n'étais pas très au point sur les festivités de fin d'année. Je ne comprenais pas réellement leur intérêt ni pourquoi tout le monde se rassemblait. J'avais juste compris que c'était une célébration qui se faisait en compagnie de sa famille, c'est ce qu'Apollon m'avait dit. Le problème étant que je n'avais pas vraiment de famille. Je ne connaissais pas assez les dieux, bien qu'Athéna m'ait dit de m'intégrer. Je n'étais plus une inconnue pour eux mais j'aurai eu l'impression de m'imposer de manière trop brusque. Je n'étais pas vraiment comme eux.

J'avais fini par daigner me reposer, alors que la cité était quasiment déserte. Je m'étais allongée sur mon lit en soupirant, ressentant comme un vide soudainement. Je n'arrivais pas à l'identifier, à savoir exactement ce qui me dérangeait tant et c'était... perturbant. Alors j'avais décidé de m'évader, rien qu'un instant, voguant dans les songes pour simplement ne plus penser à rien. J'étais restée ainsi peut-être des heures, ou juste des minutes, il était toujours difficile de définir le temps que j'y passais. Puis j'avais ouvert les yeux.

J'étais à Storybrooke. Je reconnaissais les rues, quelques peu blanchies par la neige de décembre. Je n'étais pas habillée pour ce froid, vêtue seulement d'un jean et d'un pull que Cookie m'avait offert, mais n'étant pas vraiment sensible aux changements de températures, ce n'était qu'un détail. Ce qui était plus étrange était cette sensation d'élancement dans ma tête, plutôt inédite, qui me faisait froncer les sourcils. Elle ne dura que quelques secondes, assez pour me déranger, trop peu pour que j'y porte une réelle attention.

Je venais après tout de me téléporter sans y être préparer, je mettais cette douleur sur le compte de cette expérience. Et je savais très bien qui m'avait emmené à lui, je le distinguais un peu plus loin, entre les chalets du marché de Noël encore fermés à cette heure.

« Bonjour. »

Je m'étais rapprochée doucement d'Hyperion. Il était plus vieux, cette fois. Je me rendais compte maintenant qu'il était là que c'était sa présence qui me manquait, inexplicablement. Je me sentais mieux maintenant que j'étais ici. Il avait dû le sentir, même si son regard surpris montrait qu'il ne s'attendait pas à ce que je désire le voir si soudainement. Je ne l'avais regardé qu'un instant avant de baisser les yeux, les lèvres pincées.

« Je crois qu'à Noël, nous devons offrir des cadeaux aux gens que nous apprécions. Mais je ne savais pas quel cadeau choisir pour vous... alors je n'ai rien. »

J'étais quelque peu gênée, réalisant que j'aurai pu faire un peu plus d'effort. Apollon m'avait déjà reproché de ne pas avoir prévu de présents mais m'avait pardonné, de part mon inexpérience. Il m'avait juste fait comprendre qu'il était important de ne pas oublier son anniversaire, aussi.

« Mais ça ne veut pas dire que je ne vous apprécie pas. »

Il accueillit cette précision d'un simple sourire, ne semblant pas me tenir rigueur de l'absence de présent. D'un autre côté, il pouvait déjà obtenir tout ce qu'il désirait, je ne vois pas ce que j'aurai pu lui apporter de plus.

« Ta présence est un magnifique cadeau, Eulalie. »

C'était sans doute la personne qui me faisait le plus de compliments, ce depuis qu'il m'avait crée. J'avais toujours un sentiment de contentement, lorsqu'il m'adressait de telle parole.

« Tu as passé la soirée sur Olympe ? Ton premier Noël t'as plu ? »

Cette fois, j'affichais une moue perplexe, incertaine de ce que je devais répondre.

« C'était... calme. J'ai voulu aller voir Cookie mais il n'était pas là, alors j'ai discuté avec les gardes. J'ai trouvé ça... assez banal, finalement. Mais le sapin installé dans la salle du trône est magnifique. Bien qu'un peu encombrant. »

Le gardien d'Olympe aimait faire les choses en grand et le sapin était à la hauteur de ce que l'on pouvait attendre de lui. Littéralement. Il prenait une grande partie de la pièce et il était difficile d'y entrer, ces temps-ci, mais cela apportait un peu de gaité à la cité. Même si plusieurs s'étaient absentés pour célébrer les festivités ailleurs.

« Où étiez-vous ? »

J'avais légèrement regretté son absence, c'est vrai. On m'avait parlé de famille et il était le seul que je pouvais considérer comme telle, étant loin des autres amazones, qui elles ne devaient pas se soucier grandement de Noël. Certainement pour cela, que j'avais tant voulu le voir ce matin.

« J'avais besoin de prendre l'air un peu. De quitter la Cité et la ville. Je me suis balladé à Londres. C'est une magnifique ville dont on m'a souvent parlé mais que je n'ai jamais eu l'occasion de visiter avant hier soir. »

Il avait toujours ce petit sourire sur les lèvres, alors que je hochais simplement la tête.

« Vous m'emmènerez avec vous la prochaine fois ? »

Il n'y avait pas de raisons pour que je ne visite pas le monde non plus et, ayant raté Noël en sa compagnie, il était nécessaire de se rattraper, non ? Il se contenta de me regarder avant de me répondre :

« Bien sûr. Le moment venu, nous irons tous ensemble là bas. »

Cette certitude me suffisait. Nous nous étions arrêtés de marcher devant un chalet, étonnement ouvert.

« Que dirais-tu d'une gaufre à la framboise ? »

J'avais relevé mes yeux pétillants dans sa direction. J'avais réalisé, au fil du temps, que la nourriture était quelque chose qui me plaisait plus que de raison – mais principalement ce qui était sucré, à vrai dire. Cette offre me convenait donc parfaitement, mais je devais réfléchir juste un moment. Il ne fallait pas prendre les saveurs à la légère.

« Hum... Je préfèrerai à la myrtille. »

Nous nous étions rapprochés, passant commande auprès de ce monsieur qui devait être bien seul, pour travailler si tôt. L'avantage était qu'en tant que seuls clients, nous n'avions pas à attendre très longtemps.

« Pourriez-vous mettre un peu plus de framboises ? J'aime quand la gaufre en est entièrement recouverte. »

Je commençais à comprendre un peu mieux d'où me venait ma gourmandise, alors que le vendeur était en train d'accéder à la demande du Titan. J'avais déjà la mienne en main, qui réchauffait mes doigts, mais je n'avais pas perdu de temps pour commencer à la manger.

« Pour le nouvel an, nous le fêterons ensemble si tu veux bien. Ce n'est pas toujours bon de rester trop longtemps tout seul. »

Mon grand sourire trahissait certainement mon enthousiasme.

« On fera ça avec les autres aussi ? »

Ce n'était pas une idée déplaisante, sur la théorie. Si Hyperion était présent, je me sentirai certainement plus à ma place qu'en m'invitant en solitaire.

« Vous n'avez pas à vous inquiéter pour moi. Je ne suis peut-être pas très entourée, mais ça ne me dérange pas. Et je vous ai vous. »

Le concept de solitude était quelque chose que j'avais apprivoisé et je n'y portais pas une grande importance. J'avais mon créateur, cela me suffisait largement. Même si parfois, il était vrai qu'il était étrange d'être dans ce monde et de ne pas savoir qui aller voir, ou à qui parler. Mais je ne ressentais pas de manque particulier.

Hyperion approcha sa main, la levant, comme s'il voulait faire quelque chose, avant de se raviser très vite pour se contenter de manger sa gaufre.

« Tu as appris de nouvelles choses ? Tes pouvoirs doivent s'être développé. N'hésites pas à m'en parler, je suis là pour ça. »

Sa question me fit m'interroger. Inconsciemment, je penchais la tête sur le côté, me demandant où il voulait réellement en venir.

« Je m'entraîne avec Athéna, elle m'apprend des techniques que je ne connaissais pas. Et ça lui fait du bien à elle aussi, je suppose. »

Ma rencontre avec la déesse ne s'était pas produite au meilleur des moments, pour elle, mais je me plaisais à me dire que nos rencontres régulières pouvaient lui permettre de penser à autre chose. Tout comme cela me permettait, à moi, de ne pas perdre la main et de me perfectionner.

« Je suis supposée devenir encore plus forte ? Pourquoi ? »

Ce n'était pas que cela m'inquiétait, mais j'étais intriguée. Je n'avais plus vraiment de but, de mission à accomplir, du moins personne à abattre. Je m'étais faite à cette idée et j'occultais les pensées qui pouvaient parfois se frayer un chemin jusqu'à moi. De temps à autre, il m'arrivait de douter de l'utilité de ma présence ici, mais je me disais qu'au moins, je pourrai les aider face à Zeus, comme l'avait dit Eloïse. C'était suffisant pour le moment.

« C'est important de prendre des forces. Surtout pour une grande fille tel que toi. Mais ne t'en fais pas pour le moment. Si tes pouvoirs sont restés les même, ça sera suffisant. »

Son sourire suffit pour effacer le doute que je commençais à ressentir, mais il sembla hésiter un instant.

« Tu es vraiment très forte, Eulalie. »

Je pouvais ressentir de la fierté dans le ton de sa voix, qui me permettait de me sentir mieux. C'était une bonne chose. Surtout si il en était satisfait.

« Vous réfléchissez trop. » fut la seule remarque que je me permis, un sourire sur le bord des lèvres.

« Tu as envie de faire quelque chose de particulier aujourd'hui ? » ajouta-t-il en me désignant le chemin de sa main libre.

« Parce que vous allez rester avec moi toute la journée ? »

J'en étais étonnée, mais je n'allais pas m'en plaindre.

« C'est Noël mais je n'ai jamais mangé de bûche. Est-ce que Robyn en fait ? Peut-être qu'elle ne travaille pas aujourd'hui... Autrement, j'ai vu dans les films qui se passent pendant les fêtes de fin d'année que les gens allaient toujours à la patinoire. Il y a une patinoire ici ? »

J'avais soudainement la tête pleine d'idées et pleine d'envies de découvertes, à l'idée d'avoir tant de temps devant nous. Mais c'était sans compter sur l'intervention d'un étrange homme qui était arrivé devant nous, sorti de nulle part. Il mâchait bruyamment un chewing-gum, me tirant une grimace, alors qu'il portait un énorme carton dans ses bras où était écrit « FLOAT XMAS EXPRESS ». Le même nom était inscrit sur son manteau. Il avait une expression sur le visage qui trahissait un manque d'enthousiasme complet et, pourtant, il était là, face à nous.

« Z'êtes Hyperion et Eulalie ? »

Qu'il connaisse nos noms me fit me tendre totalement, sur la défensive. C'était la première fois, je crois, qu'une personne que je ne connaissais pas m'abordait en ayant connaissance de mon identité. Cela ne pouvait être une bonne chose. Je le dévisageais complètement, comptant sur Hyperion pour réagir, puisque je n'avais aucune idée du comportement à adopter.

Mais il resta silencieux un moment, étonné lui aussi, me regardant en cherchant à voir ce que je faisais.

« Serait-ce des patins ? » Parce qu'il se dit que c'est peut être une coincidence, ou pas. 

Comment ? Il avait déjà prévu que je veuille aller à la patinoire ? Mais à sa surprise, je supposais qu'il pensait que j'étais seule qui avait tout anticipé. Ce n'était définitivement pas le cas.

« C'est une invitation pour me rouler une galoche ? »

Le livreur avait adopté un air blasé en sortant cette réplique, dont je doutais grandement de la signification. Que voulait-il dire par là ? Allait-il vraiment bien ?

« Je ne connais pas cette expression. »

Si seulement il s'agissait bien d'une expression...

« Il veut qu'on roule dans un bateau ? » questionnais-je Hyperion dans un murmure.

Je ne comprenais rien à ce qui se passait maintenant. Il me semblait qu'une galoche était ces petits moyens de transport utilisés en Italie. Mais je ne voyais pas en quoi cela pouvait être en lien avec des patins ou un carton... Mes yeux étaient grand ouverts, passant de l'un à l'autre, dans l'espoir que tout cela s'éclaircisse rapidement.

L'inconnu continuait de mâcher son chewing-gum, maintenant énervé.

« J'ai pas que ça à fiche. Alors vous le signez mon papier ? »

Parce qu'il fallait signer quelque chose ? Mais si nous ne voulions pas de ce qu'il avait à nous donner ? Pourtant, Hyperion attrapa le stylo et le calepin tendus par le monsieur. Il n'aurait qu'à en assumer les conséquences derrière, je ne voulais pas être mêlée à cette étrange histoire. Je ne pu m'empêcher cependant de pincer mes lèvres alors que l'étranger faisait preuve d'un manque de respect des plus total en faisant éclater une bulle au dessus de la tête du Titan, tandis qu'il était penché pour signer le papier. Il eut le droit à un regard noir d'Hyperion et évita de peu de se prendre une gifle de ma part. Je ne voulais pas faire preuve d'aussi peu de contrôle devant mon créateur.

J'avais récupéré l'énorme carton dans mes bras, sans savoir quoi en faire. Il s'agissait d'un cadeau, certainement, mais je n'en voulais pas vraiment. Ce fut Hyperion qui m'encouragea à l'ouvrir d'un geste de la main. Et ce fut en soupirant que je le fis, sans grande conviction. Deux paquets cadeaux, emballés proprement et minutieusement, s'y trouvaient. L'un était plutôt grand, rectangulaire, attrayant. L'autre plus petit, vraiment plus petit. Mais les deux étaient décorés à l'identique, dans du papier rouge orné d'un nœud noir brillant. Quiconque avait décidé de faire ce colis l'avait fait avec soin.

« J'ai envie de prendre le grand. » avais-je entendu dire Hyperion. « Ou le petit. » 

Il s'empara néanmoins du plus grand paquet, alors que je souriais en le regardant faire. Je me fichais pas mal de ce qui pouvait se trouver là-dedans, il pouvait prendre les deux si il le souhaitait. Cependant, alors qu'il était en train de le tourner dans ses mains, comme pour tenter de deviner ce qui s'y cachait, une moue déçue s'afficha sur son visage alors qu'il me tendait la boîte.

« Je crois qu'il t'a choisi. »

Un carton blanc était accroché, avec écrit en lettres rouges ''ce n'est pas pour toi.'', comme si la personne avait deviné que le Titan chercherait à s'emparer du plus gros paquet. Les sourcils froncés, j'avais posé le grand carton pour prendre le cadeau dans mes mains.

« C'est de la part de qui ? »

Peut-être avait-il eu un indice en signant le papier, à moins qu'il n'y ait pas prêté attention... Ou il s'agissait tout simplement du'n mystère qu'on ne pourrait pas résoudre.

« Aucune idée. »

Il n'avait pas l'air de s'inquiéter, tandis que je trouvais ça plus qu'étrange. Même si, je devais l'avouer, que le plus petit cadeau soit pour Hyperion me laissait amusée.
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________________________________________ Jeu 23 Nov - 17:19


Mission : Sur le fil du rasoir

"Rien n'est plus précieux au monde que la vie d'un enfant"

Courant sous une pluie battante, le vent fouettant son visage, elle filait seule au milieu d’une rue déserte. Les lumières vacillantes des lampadaires éclairant avec difficulté son chemin, elle avançait tant bien que mal à travers les flaques d’eau. Ni ses bottines remplies d’eau, ni ses vêtements trempés la mouillant jusqu’au os ne pouvaient l’arrêter dans sa course. Où se dirigeait-elle exactement ? Elle n’en avait pas la moindre idée ! Son seul désir était d’échapper à cette chose terrifiante qui la poursuivait sans relâche à travers la ville lugubre de Storybrooke. Ce qu’elle cherchait à fuir ? Nul ne le savait précisément. Ce poursuivant n’était encore qu’une ombre qui refusait de se dessiner clairement notre esprit ! Toutefois, en observant la petite fille, on ne pouvait que deviner la peur et la confusion qui régnait dans son cœur d’enfant. Les battements de son cœur et sa respiration accélérée étaient audibles pour toutes personnes qui y prêtaient ne serait-ce qu’un semblant d’attention ! Epuisée par son pas trop preste, elle finit par se fouler la cheville. Etant incapable de se relever, elle retira son capuchon et regarda au loin. Sous sa chevelure brune trempée, elle porta son magnifique regard bleu cristallin vers l’horizon. La petite ne pouvait distinguer quoique ce soit dans cette brume surréaliste qui s’élevait autour d’elle. Cependant elle pouvait entendre les bruits de pattes assourdissant taper sur le sol, ses grognements de prédateur… Elle parvenait à sentir son souffle brûlant sur sa nuque ainsi que l’odeur âcre et si déplaisante du sang. Mais ce qu’il y avait de plus terrifiant, c’était de voir ses yeux, se reflétant comme deux grands phares de voiture, en train de la scruter et de la juger de loin. Soudain, le monde autour d’elle arrêta son cours ! Elle retint sa respiration, comprenant que sa dernière minute était arrivée. Soudain, la bête géante se jeta sur la brunette dans un miaulement terrible. La fillette n’eut alors le temps que de prononcer ses dernières paroles. « Maman !!! ».

---------------------------------------------------------------------

Je me réveillais dans un sursaut, demeurant totalement tétanisée sur la chaise où j’avais trouvé refuge la veille au soir. Dégoulinante de sueur, les yeux totalement écarquillés, je tentais de ralentir du mieux possible les battements horriblement douloureux de mon cœur. Jetant mon regard partout autour de moi, j’essayais de distinguer dans la pâle lumière de l’aube l’environnement qui m’entourait. « Ce n’était qu’un cauchemar ! ». Cette seule certitude aurait dû suffire à me rassurer. Pourtant, mon corps refusait d’admettre aussi facilement cette Vérité. Il était toujours aux aguets, prêt à capter la moindre source de menace extérieure. Mes oreilles ne s’y trompèrent pas ! Le miaulement que j’avais entendu dans mon cauchemar se poursuivait. Je jetais un œil dédaigneux à l’adresse de Rufus, le vieux chat roux de l’orphelinat. Me relevant, je saisis un balai qui se trouvait au fond de la pièce et chassa ce vilain animal malodorant hors de la chambre. Fermant la porte derrière ce vilain matou, je me rendis à nouveau au chevet de mon petit malade. Fort heureusement, il n’avait pas entendu le cri horrible que j’avais poussé en ouvrant les yeux. Tentant toujours de retrouver mon calme, j’en viens presque à regretter de ne pas être dans mon appartement de Baker Street ce matin-là. Plutôt que ces horribles miaulements, j’aurais voulu me détendre en écoutant le son mélodieux et si envoûtant émanent du violon de mon sociopathe de voisin. Il est vrai que j’aimais beaucoup cette musique qui apaisait mon esprit mieux que n’importe quel baume. Bien sûr, je ne l’avais jamais dit à Sherlock. La chose dont il avait le moins besoin, c’était encore que j’en vienne à flatter son égo !

D’une main presque maternelle, j’exerçais une pression sur le front de Billy pour en estimer sa température. Je souris alors, satisfaite de m’apercevoir que sa fièvre avait baissée. Les infirmières de l’orphelinat terriblement inquiètes avaient sollicité mon aide la veille et bien évidemment, j’avais répondu présente malgré le réveillon de Noël ! Au fond de moi, je craignais plus que tout que ma petite Katelyn m’en veuille. Cependant, je n’aurais pas pu passer une bonne soirée sachant qu’un adorable petit garçon avait besoin de mon aide. J’avais donc confié ma fillette à une personne de confiance que Kathelyn adorait, notre logeuse Madame Hudson. Dans le fond, j’avais si peur qu’il puisse lui arriver quoique ce soit ! Je craignais plus que tout que mon cauchemar de la veille vienne à se réaliser.

Soudain, j’entendis la porte de ma chambre s’ouvrir. Une adorable petite frimousse apparut alors ! « Maman ! ». Ma Kathelyn se précipita vers moi tout sourire et s’empressa de venir me faire un gros câlin. Très vite, je vis mon grand ami Ali Nacer surgir dans la pièce, accompagné de son bébé Kenza et de sa petite capucine. Un sourire aux lèvres, je vins les saluer, ma logeuse en tête, de deux baisers sur ses joues. Je me tournais alors vers notre homme du jour. « Ali, je suis si contente de te voir ! Je te remercie infiniment pour avoir emmener Katie avec toi. Elle aurait été tellement déçue de ne pas venir pour la fête ! ». Un sourire se dessinait sur les lèvres de mon ami, avant de me répondre ''C'est tout fait normal pour Katie et je me disais que tu aurais envie de voir ta filleule par la même occasion''. Il jetait un œil sur son nourrisson enveloppé dans sa couverture et endormie dans ses bras. A ces mots, je m’approchais de ce bébé. « Coucou, Kenza ! Je suis contente de te voir ici, petite princesse ! ». Je déposais un baiser sur son front et lui caressais doucement la joue. « Elle est tellement adorable ! ». Katie s'approcha alors de moi avec une jolie boîte rouge en fer. « Tiens Maman, comme je savais que tu travaillais très dur ce soir, je t’ai fait des biscuits ! ». Je ne pouvais pas croire que ma fille avait prit la peine de me concocter ces délicieuses friandises. « Merci ma chérie, c’est vraiment toi qui les a faits toute seule ? ». Elle rougit alors un peu. « Disons que Madame Hudson m’a un peu aidée… mais c’est moi qui ai presque tout fait ! ». A la bonne heure ! Même si j’appréciais beaucoup la vieille dame, je savais à quel point la qualité de la cuisine de ma logeuse pouvait être discutable !

Katie se dirigea alors vers mon ami. « Est-ce que tu en veux un, Ali ? ». « Oui Merci Katie » celui-ci prenait un biscuit, avant de le séparer en deux et de donner un morceau à son singe perché sur son l'épaule. La petite boule de poil, prit sans hésiter la gâterie, avant de dévorer ce biscuit en même temps que son maître. Sans perdre une minute, Katie se rendit au chevet de Billy qui venait tout juste d’ouvrir les yeux. Pétillante, elle lui proposa un biscuit après s’être tourné vers moi. « Maman, est-ce que je peux lui en donner un ? ». J’approuvais d’un mouvement de tête « Bien évidemment, mon trésor !». Avec beaucoup de tendresse dans le regard, je regardais Billy déguster avec plaisir le petit gâteau de ma fille. Comme il était bientôt l’heure de rejoindre les autres, je me dirigeais vers le petit garçon maladif et demandant l’aide d’Ali, nous l’installions alors sur sa chaise roulante. Nous étions fin prêts pour célébrer Noël !

Lorsque nous arrivions au salon, nous constations à quel point la pièce était magnifique. De superbes guirlandes multicolores étaient suspendues sur les murs d’un blanc éclatant. Une table avait été dressée sur laquelle reposait de nombreux plats de gâteaux de magnifique pâtisserie. Un petit déjeuner d’ordinaire peu convenable pour des enfants mais après tout c’était Noël ! Au centre de la pièce, un magnifique sapin s’élevait jusqu’au plafond. De magnifiques décorations fabriquées par les enfants accrochées aux branches le rendait encore plus beau ! Un Noël de rêve que j’avais désiré rendre magique cette année. C’était après tout le moins que l’on pouvait faire pour ses enfants qui avaient traversés des temps tragiques lorsqu’une vague de meurtres avaient touchée l’orphelinat. Fort heureusement, mon inestimable associé Sherlock Holmes et moi-même avions résolu cette horrible affaire et tout danger était à présent écarté. Notre première enquête… à cette pensée, je sentis mon cœur se serrer dans ma poitrine. Cette fête était également là pour célébrer notre succès et je regrettais de ne pas le voir présent ici aujourd’hui. Je le lui avais pourtant proposé à maintes reprises, persuadée de l’importance de sa présence en ces lieux. Lorsqu’il avait refusé prétextant une affaire à laquelle il ne souhaitait pas me voir participer, je m’étais emportée et je lui avais adressé des paroles cruelles que j’avait vite fait de regretter. Se quitter fâchés avait été mon plus grand regret en cette veille de Noël !

Chassant ses idées moroses de ma tête, j’adressais quelques mots avec Ali tandis que Katie rejoignait les enfants. « Ce qu’ils ont fait ici est vraiment splendide. Nous allons avoir un Noël magnifique cette année ! ». Mon ami m'écoutait attentivement et semblant joyeux. Il haussait les sourcils à mon enthousiasme pour cette célébration. Je savais pourquoi ! Il ne connaissait rien à cette fête chrétienne. Et il n'avait jamais vraiment fêter Noel, vu qu'il n'avait pas eu la chance d'avoir une famille tout le long de sa vie. Pour lui cette fête était plus un événement commercial que familial. Bientôt, les gardiennes de l’orphelinat entèrent avec la foule d’enfants qui n’avaient qu’une hâte ; découvrir les paquets que le Père Noël leur avait apporté ! J’avais moi-même contribués à l’achat de ses présents en récolant des fonds pour eux dans l’hôpital où je travaillais. J’avais hâte de lire dans les yeux des enfants leur joie en ouvrant leurs paquets. Prenant Ali par le bras « Tu viens, allons voir à quel point le Père Noël a été généreux avec eux cette année ! ». Ali me rejoignit sans dire un mot.

La scène qui suivit fut incroyablement joyeuse. Tous les enfants étaient ravis de voir leurs belles surprises. De partout on pouvait découvrir de belles poupées ou de magnifiques camions de pompier. De mon regard attendri de mère, je regardais avec amour ma Katelyn les aider à déballer leurs jouets. Tandis que le petit singe de mon camarade s'amusait parmi le papier d'emballage rependus partout sur le plancher. Tout semblait se dérouler pour le mieux lorsque soudain, une scène étonnante se produisit !

Arrivé en retard, le jeune Colin se précipita dans le salon et se dirigea vers Ali et moi. Il tenait entre ses mains deux cadeaux et déclara. "Y a le père Noël qui a frappé à la porte et qui a donné ça !" il ajouter alors fièrement. "Il s'excuse d'avoir mis autant de temps pour vous trouver. Normalement, il fait ça la nuit." Déjà, des enfants couraient vers les fenêtres pour trouver le Père Noël mais Colin les en dissuada. "Les gars, il est déjà parti ! Il a dit qu'il était en retard sur son timing cette année et que le Japon n'avait pas encore tous ses cadeaux ! Tout ça parce que ses lutins demandent à être payés plus chers. Du coup y a pleins de grèves et il se retrouve tout seul." Croyant dur comme fer à cette histoire, la petite Maggie rajouta "Pauvre père Noël ! »

Toute l’attention des enfants étaient alors portée vers les cadeaux apportés par le Père Noël. De premier abord, je ne m’en formalisais pas. Après tout, il était assez commun pour le personnel de recevoir des cadeaux. Peut-être que Colin avait simplement reçu l’ordre de nous les donner en nous contant cette incroyable histoire. Je lui souris alors gentiment tout en prenant le paquet rouge au ruban noir. « Je te remercie beaucoup, Colin ! ». Je jetais alors un regard vers Ali. Mon ami reculait de quelques pas en regardant le cadeau avec méfiance. Il ne semblait pas rassuré du tout ! Mais je le comprenais, il m'avait racontée deux mésaventures à propos de paquets cadeaux. Une boite à surprise avait tenté de le faire exploser. Et un autre cadeau qu'on lui avait offert dans des circonstances mystérieuses l'avait téléporté dans un royaume de méchantes princesses, où il avait revu son ex fiancé. Je comprenais donc sa réticence face à la situation.

C'est à ce moment-là, Madame Hudson approchait tendant les bras vers mon ami. Il la foudroyait du regard. Avec une grosse hésitation, collant contre lui son bébé comme si la gardienne avait l'intention de lui dérober son rêve bleu. Je le comprenais, j'avais les mêmes sentiments pour ma fille. Nos enfants étaient ce que nous avions de plus précieux dans nos vies. Après de longues minutes de réflexion, il tendait sa petite fille en lui offrant un baiser et la donnait à la dame. Il lui dit : '' Ne la quittez jamais des yeux, et traitez-la comme une princesse''. "Vous me prenez pour qui, Ali ? Je n'ai pas pour habitude de manger les enfants !" Déclara-t-elle légèrement outrée ! Mon ami est un papa poule ! Il saisissait son cadeau, le dévisageant à bout de bras, comme si celui-ci avait la peste. Surtout que ce cadeau portait son nom de conte. Certes tout le monde connaissait son identité. Parce que mon ami était le célèbre Aladdin. Mais parce que pour lui, voir une étiquette de ce genre, était un mauvais présage.

C’est en saisissant le paquet que je compris qu’il n’avait rien de commun avec les autres. Tout d’abord, je me sentis tressaillir en lisant l’étiquette posée sur le paquet. Il était adressé à Bianca… Bianca ? Personne ne m’avait plus appelé ainsi depuis le Monde des Contes. Je protégeais mon identité comme le plus précieux de mes trésors. Personne ne la connaissait, pas même Katelyn ! Qui avait bien pu percer à jour mon secret ? De plus, le cadeau semblait bouger comme si une créature ou une chose vivant si trouvait. Non décidemment, mon intuition ne m’indiquait rien de bon.

Ne lui dépondant pas toute de suite, je egardant Ali légèrement interloquée. Je murmurais alors à son oreille. « Ali qu’en penses-tu ? Tu ne les trouves pas étrange ces paquets ? ». « Tu veux vraiment mon opinion sur ces paquets ? » Puis il me regardait avec un regard inquiet, puis il murmurait à cause des enfants « Je ne fais pas confiance au Père Noël, surtout que les gens déguisés ne sont pas réellement ce qui prétendre être. Ces cadeaux ne m'inspirent pas confiance. » Mon ami avait de l'expérience avec ce sujet des déguisements, et des cadeaux un peu étranges. La curiosité prenant le dessus, je décidais d’en parler avec Ali, mais pas devant les enfants. Jetant un œil vers l’une des gardiennes, je lui fis signe de détourner l’attention des enfants ce qu’elle parvint à faire avec la promesse de délicieuse friandise.

Me levant, je tendis la main à Ali. « Allez viens, allons les inspecter dans un endroit plus tranquille. » « On peut les inspecter mais je te jure que si je me retrouve dans un royaume avec des vilaines lutines prétentieuses, qui vont me faire vivre l'enfer, je t’en voudrais toute ma vie.". Je me tournais alors vers l'une des gardiennes. "Est-ce que cela vous gênerais de garder un oeil sur Kathelyn ?" "Bien évidemment que non, Angelika ! Je m'occuperais également de Kenza, si vous n'avez pas peur que la dévore durant votre absence, Ali!" Nous nous dirigions alors dans un des bureaux désertés de l’orphelinant où nous étions sûrs de ne mettre personne en danger. Il me prenait la main, jetant un dernier coup d'œil à sa fille et sa capucine. Avant de détourner son regard vers ce cadeau en grimaçant.

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________________________________________ Ven 24 Nov - 11:58





« Y'a un clown qui m'a proposé d'aller flotter... »
« ...en bas avec lui ! Il a l'air sympa. »



    Lorsque je sortis de la douche, une serviette enroulée autour de moi, je trouvais Robyn allongée sur le lit avec pour seul vêtement visible d'ici, un pull que portait Elliot la veille. Elle était réellement magnifique ! Belles jambes qui dépassaient du drap, cheveux légèrement en pagaille et éparpillés sur son oreiller. Ca lui donnait un petit côté sauvage. Ma sucrerie avait absolument tout pour plaire.

    Quelques minutes auparavant je m'étais réveillée moi aussi, juste à côté d'elle, avec une chemise étrangère sur mes épaules. Je n'avais aucune idée d'à qui cela pouvait appartenir, même si vue la texture et la couleur, ça devait sans doute être à Jules. La véritable question était pourquoi on portait les hauts de nos hommes. J'aurai pu également me demander la raison pour laquelle on s'était réveillé l'une à côté de l'autre en ce matin de Noël, mais ça avait aucune d'importance. Je n'avais rien contre ouvrir les yeux et voir le visage radieux de Robyn au réveil.

    « J'ai trouvé ça dans la salle de bain ! » m'exclamai-je en montrant un gateau à la cacahuète. « Tu voulais me faire une surprise au réveil ? »

    Je la voyais émerger tandis que moi, je me tenais face à elle, un gâteau dans les mains et un grand sourire au coin des lèvres. J'avais en plus de ma serviette enroulée autour de moi, une autre qui englobait mes cheveux. La douche m'avait fait un grand bien ! Quant à Robyn, elle avait les yeux plissés, les sourcils froncés et elle observait longuement autour d'elle avant de se redresser sur le lit.

    « Lily ? C'est quoi ce merdier ? Pourquoi t'es... en serviette de bain ? »

    J'avais à mon tour plissé les yeux. C'était une vraie question ?

    « Parce que je sors de la douche. » dis-je d'une petite voix.

    La réponse me paraissait tellement évidente. Est-ce qu'elle allait bien ? Sans doute que c'était encore les effets du chocolat chaud. On en avait bu toute la soirée, et je n'avais pas compté le nombre de mugs qui étaient passés devant nous. Robyn fit un bond hors du lit. Elle se plaqua contre le mur au fond de la chambre en me fixant d'un air horrifié et en me pointant du doigt. Mais moi j'avais rien fait.

    « Mais va t'habiller putain ! Avant de perdre cette foutue serviette ! »

    Perdre ma serviette ? Comment j'aurai pu le faire, alors qu'elle était autour de ma taille. A moins qu'elle parlait de celle de mes cheveux. Elle savait quelque chose que j'ignorais ? Il y avait quelqu'un d'autre que nous dans la pièce et c'était un voleur de serviettes ? J'avais observé la chambre sous tous les angles, avant de fixer une nouvelle fois Robyn qui avait repris la parole.

    « Non mais c'est à qui cette horreur ? Qu'est ce que je fous avec un pull pas à moi sur moi ? »

    « Ah ça je sais ! C'est un pull à Elliot et il te va trop bien ! »

    Par contre j'ignorais pourquoi elle l'avait sur elle. Je me souvenais pas vraiment de la soirée de la veille en dehors du fait qu'il y avait eu beaucoup de chocolat chauds, des ballons, une grande fiesta et qu'Elliot avait retiré son pull pour le donner à Robyn afin qu'elle puisse hauter son soutif sans qu'on la voit. Mais je ne me rappelais plus de pourquoi elle était en soutif lors de cette soirée. Il devait y avoir une raison.

    « Tu as l'air pas mal stressé. Tu sais que si tu prenais une douche ça irait mieux ? Ca remet les idées en place. Souvent quand je me réveille je suis pas mal dans le jus et le contact avec l'eau chaude ça me met de suite sur pied. C'est prouvé éléphantement. »

    Car oui, ce n'était pas des scientifiques qui avaient testés, mais un éléphant.

    « A... Elliot ? » dit-elle en devenant toute pâle.

    Elle avait sans doute manger un truc pas bon le jour d'avant. On s'était tellement goinfré et on avait même sans doute continuer dans la chambre, vue qu'il y avait un gâteau dans la salle de bain.

    « J'ai plus de soutif ! Je suis sûre que c'est ton pervers de mari qui me l'a volé ! »

    Elle s'était recroquevillée, toujours dans son coin et en secouant la tête. Elliot n'était pas un pervers ! Ou du moins jamais en public.

    « Je prends plus de douche. Enfin j'en prends plus si y'a le risque qu'on me surprenne à poil ou en serviette. »

    C'était ça l'odeur ? Ah non... ça sentait la cacahuète, donc ça venait du gâteau, c'était évident. Robyn sentait bon d'ordinaire. Je n'avais pas remarqué de changements. Elle était peut-être auto nettoyante.

    « Par contre... je veux bien un bout de ton gâteau à la cacahuète. Me faut du sucre, ça va me réveiller. » dit-elle d'une petite voix en jetant des coups d'oeils vers le gâteau.

    « Ah ça va déjà mieux ! Je suis contente ! »

    Je m'étais approché d'elle et je m'étais assise à ses côtés sur le sol, avant de poser le gâteau entre nous. Les parts étaient déjà découpés, ça allait être plus simple pour manger. Prenant une part, j'en avais tendu une autre à mon amie.

    « Tu chais, c'est vraiment très chbon ! Il doit venir de chez choi ! » prononçais la bouche pleine.

    Robyn en prit une bouchée elle aussi, mâchant longuement avant d'avaler. Elle renouvela l'expérience une seconde fois, tandis que je l'imitais. C'était trop bon ce genre de petit déjeuner ! Soudain, elle lança un regard suspect au gâteau si bien que je m'étais stoppé net, une bouchée encore en bouche.

    « Il est bon, mais pas aussi bon que le miens. Il n'est pas parfait. » annonça t'elle.

    Elle plissa les yeux à mon attention, en ramassant le reste du gâteau qui se trouvait par terre pour pas que je puisse prendre une autre part. J'étais resté la bouche à moitié ouverte tel un poisson, me demandant ce que j'avais bien pu faire de mal pour être privé de gâteau.

    « Vue que ça faisait longtemps qu'on s'était pas vue, tout ça... tu me tromperais pas avec une autre pâtissière ? Ou même... un pâtissier ? »
    dit-elle en ne me lâchant pas du regard.

    « J'espère pas... »
    murmurai-je tout en avalant la dernière bouchée que j'avais.

    J'ignorais totalement la réponse à sa question. Mais ça serait horrible si c'était le cas ! Plissant les yeux à mon tour, je vis quelque chose dépasser d'une part du gâteau.

    « Dis... y'a une fève ? » demandais-je surprise en m'approchant de Robyn et en essayant d'attraper la part.

    Mais c'était pas chose facile, car j'étais privé de gâteau. Cela dit, y'avait cette chose qui dépassait et ça ressemblait à un morceau de papier plié.

    « Mouais... » dit-elle avant de poser sa part à moitié manger. « Faudrait être con pour foutre une fève dans un pathétique gâteau aux cacahuètes même pas super bon, alors que c'est pas la fête des rois. »

    « Je ne le trouve pas mauvais. » répondis-je d'une toute petite voix, en rentrant la tête dans les épaules.

    Robyn observa le bout de papier. Elle le prit et tenta de le déplier un tout petit peu, avant de finalement me le tendre sans l'avoir assez déplié pour qu'on puisse voir ce qui était écrit dessus.

    « Tiens. A toi l'honneur, si ton amant le pâtissier veut te faire passer des mots doux, je préférerai éviter d'être impliquée et de jouer le rôle de la messagère. »

    Elle acheva sa phrase par une grimace et me tira même la langue ! J’eus un mouvement de recul avant de prendre le bout de papier et de le déplier. Dessus est écrit en lettres rouges : « sous le lit », et un smiley souriant dessiné. J'ouvris grand les yeux, avant de tourner la tête en direction du fameux lit et de pivoter vers Robyn. Elle savait de quoi il était question ? Cela dit, elle ignorait encore ce qui était écrit sur le bout de papier. Donc comment aurait-elle pu savoir ce que je voulais dire par ce regard ?

    « Sous le lit. » lui annonçais-je.

    « Hein ? » laissa t'elle échapper avant de me prendre le bout de papier des mains.

    J'en profitais pour récupérer le gâteau, mais Robyn ne me laissa pas faire.

    « C'est quoi ces conneries ? Ton amant t'attend sous le lit ? Ou c'est un jeu de piste animé par ton Girafon ? Il a un peu trop tendance à abuser des smiley, ça lui irait bien. Si c'est ça, rien à battre, je me tire de là. »

    Ca ne pouvait pas être Elliot. Pourquoi il aurait organisé un jeu de piste au réveil ? Il savait que le matin j'aimais prendre mon temps pour me réveiller. Robyn lu une nouvelle fois le message.

    « Donc faut qu'on regarde sous le lit ? Qu'on aille sous le lit ? Enfin je veux dire "tu". C'est toi qui ira voir. Je rappelle que je veux pas être mêlée à cette affaire carrément chelou. »

    « Mais... mais... je ne peux pas y aller seule. Et si c'était pas Elliot et que sous le lit y'avait... un monstre ? » dis-je d'une voix inquiète. « Tu sais, ce n'est pas que dans les placards qu'ils se cachent. On raconte beaucoup d'histoires autour d'eux. Et certaines sont vraies. » lui dis-je d'une petite voix dans la confidence.

    Je me demandais ce qui pouvait bien se trouver sous le lit. Est ce que c'était une bonne idée de se pencher pour regarder ? N'étais-ce pas trop dangereux ? J'ignorais la réponse. Je ne savais qu'une seule chose, une unique chose...

    « On dirait des paquets cadeaux. »

    Car au delà du risque, il y avait la curiosité. Et sous le lit, quand je m'étais mise à quatre pattes pour voir, j'avais aperçu des paquets cadeaux. Deux pour être précis.

    « Wouah ! Ils ont l'air trop beaux ! »
    m'exclamai-je avec un grand sourire enfantin au coin des lèvres.

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« T'es pas obligé de le tuer... »
« ... mais bon. Cette chaise a été vraiment méchante avec moi ! »

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________________________________________ Ven 24 Nov - 14:34

“Ce que vous faites n'a pas d'importance aux yeux du public. Ce qui compte, c'est ce que vous lui faites croire.”




Sur le
Fil du Rasoir.
Sur le fil du rasoir.

L’archet de son violon battait la mesure à un rythme doux. Observant la rue à travers la fenêtre, Sherlock Holmes faisait toujours la même chose quand il était triste, et qu’il avait besoin de réfléchir. Il jouait, purement et simplement du violon tout en réfléchissant. Il regarda un long moment les fenêtres et portes des maisons et appartements voisins décorés. Au travers, il pouvait voir des scènes qui lui pinçait légèrement le coeur. La famille… C’était une notion qu’il n’avait jamais réellement compris. Quand on est intellectuellement avancé, vivre avec les autres, se faire comprendre devient un fardeau. Certains y voient une bénédiction, un don des cieux. Sherlock Holmes, lui, n’y voyait qu’un sinistre courroux des dieux. Il aurait donné cher à cet instant, pour pouvoir redescendre d’un cran, s’abaisser, et profiter de Noël comme un simplet. Mais c’était au dessus de lui. C’était toujours au dessus de ses forces. Qu’aurait-il fait, si il avait suivi Angelika ? Il aurait certainement passé son Noël à rassurer, réconforter des enfants en manque d’amour qui le considérait comme un héros depuis l’affaire résolue de l’orphelinat. Mais il avait refusé. Une dispute avait suivi avec sa voisine du 221 C. Prétexte, basique : une affaire à régler avec Emily Lame-Duck, qui lui tenait à coeur depuis qu’il avait pu récupérer le magnifique Stradivarius avec lequel il jouait. Réalité : Sherlock Holmes n’aimait pas les enfants. Il détestait leur façon de vous jeter la vérité en face. Il haïssait la manière que les adultes avaient de les protéger, comme des nouveaux nés jusqu’à l’exagération. Il préférait resté seul. La solitude était le seul havre de paix qu’il avait. Se rendant compte qu’il jouait de plus en plus vite, il se stoppa instantanément. C’était l’heure. Brisant la mélodie, il resta un court instant dans le silence, puis écrivit sur son smartphone à la pomme :

« Je pars, on se retrouve au point de rendez-vous. SH »


Posant le Stradivarius avec délicatesse, il se saisit de son grand manteau et s’emmitoufla à l’intérieur d’un geste circulaire et propre. Descendant l’escalier, il était arrivé à la porte lorsqu’il entendit hurler :

« Vous sortez ?! »

Roulant des yeux, la main sur la poignée il répondit sur la même intonation.

« Oui Madame Hudson ! »


Tournant la poignée, elle poursuivit d’un ton aussi acéré que les griffes d’un guépard.

« Vous vous êtes enfin décidé à rejoindre Angelika ! Je dois y aller dans quelques minutes ! Je me couvre et j’arrive Sherlock ! »


L’exaspération arrivant à son zénith, il se mit à hurler, cette fois-ci méchamment.

« Je pars seul, et je ne vais pas l’orphelinat. Je ne désire pas tomber malade un soir de réveillon, j’ai une amie à voir ! »


Madame Hudson passa alors la tête par dessus la rambarde de l’escalier, des bigoudis dans les cheveux et déclara d’un ton cassant :

« Evidemment, Sherlock Holmes prend toujours la fuite quand il s’agit du conflit ! Je vous ai entendu crier avec Angelika, vous devriez vous excusez Sherlock… Elle n’est pas dans une bonne passe, plutôt que d’aller batifoler un soir de réveillon, vous feriez mieux de venir avec nous ! »


La main toujours sur la poignée, il releva la tête pour déclarer, cette fois-ci plus calmement.

« C’est un affaire de la plus haute importance, Madame Hudson, pas un batifolage. Je ne me mêle pas de votre trafic de stupéfiant, vous ne vous mêlez pas de ma vie privée, c’était l’accord quand j’ai emménagé... »

Le sourire de Madame Hudston s’effaça, puis elle déclara tout de même d’une voix pleine de sagesse.

« Joyeux Noël à vous aussi Sherlock... »


Ouvrant la porte d’un geste sec, le froid hivernal lui frappa le visage de plein fouet et lui engourdit le visage un instant. Soudain, un pré-sentiment se fit entendre au fond de son esprit. C’était une sensation semblable à celle qu’il avait quand l’illumination d’un mystère résolu le saisissait. Mais cette fois-ci, c’était une sorte… D’amertume ?
Se ravisant, il tourna la tête vers sa bailleuse.

« Si je ne suis pas rentré le 27 décembre à 6h57, prévenez Mycroft, et dites lui de ramener de la dinde pour le déjeuner. Il comprendra... Joyeux Noël à vous.»


C’était un code, bien évidemment. Que déclenchait-il ? Une autre fois. Et il s’engouffra à l’extérieur, relevant le col de son manteau.

Comme à son habitude, Sherlock marchait rapidement en regardant ses chaussures. De temps en temps, il levait un coup d’oeil pour savoir où il allait, mais sans plus. Pourquoi ? La réponse était extrêmement simple, basique même. Quand on lève les yeux, le regard est toujours attiré par ce qui vous environne. C’était mathématique, d’abord l’oeil observe les objets dans les rouges, puis dans les verts et enfin dans les bleus. Et dés que le regard de Sherlock se posait sur un objet ou une personne, il voyait tellement de chose. Il était capable de raconter l’histoire et le vécu d’un simple caillou, en fonction de sa forme et de ses cassures. C’était sa bénédiction, mais aujourd’hui, c’était une malédiction. C’est pourquoi il fixait le sol. Son cerveau avait besoin de rester concentré sur son affaire du moment.
Ca avait été banal au départ, un simple trafic d’oeuvre d’art. Un vieil homme riche s’était fait volé son Stradivarius, et il avait été chargé de le retrouver. Tout semblait fade et sinistrement cousu de fil blanc. Ce qui avait intrigué Sherlock, c’était que son commanditaire se moquait totalement de récupérer l’objet. Il voulait seulement le coupable. On avait beau être riche, il ne fallait pas être stupide. Outre les 2 000 000 de dollars que valait l’objet, il y avait toute une symbolique artistique dans ce chef d’oeuvre. Merveille des merveilles d’Antonio Stradivari, le son qui en sortait était une complainte digne du Ciel. Et le propriétaire, curieusement, l’avait engagé juste pour retrouver le coupable, sans se soucier de l’objet ni même l’avoir mentionner une seule fois hormis au début de leur conversation. C’était étrange, et Sherlock avait pris l’enquête. Par pure curiosité et instinct, comme d’habitude.
Il y avait plusieurs possibilités pour qu’un riche homme d’affaire agisse comme ça. Mais celle que Sherlock gardait été certainement la plus invraisemblable. Mais mis bout à bout, toutes les pistes remontaient jusque là : Le Stradivarius était un appât. Il était convaincu qu’il s’agissait de quelque chose de bien plus grand encore : quelqu’un testait Strorybrooke. Il voulait tout connaître de la ville, ses trafiquants, ses enquêteurs, ses chasseurs de prime. Et il avait appâté avec un gros poisson, unique et rare. Sherlock s’en était alors rendu compte dès qu’Emily était arrivé sur les lieux. La police était là, une des plus grandes connaisseuses des réseaux était là, lui même était là. Le Stradivarius avait appâté tout le monde comme des mouches autour d’un repas faisandé. Et ça avait fonctionné… Il s’était senti observé durant toute l’opération. Il avait été observé, il en était convaincu… Et aujourd’hui, il allait vérifier ses soupçons... Lorsqu’il leva la tête, il était arrivé au point de rendez-vous.
Elle était là, à l’attendre pour la filature, dans son Impala, sur le siège conducteur. Dans une Impala, sérieusement ?
Sherlock marcha rapidement, ouvrit la porte passagère et s’engouffra à une vitesse ahurissante pour un être humain tout à faire normal.

« Une Impala, pour la filature, vous êtes sérieuse ? »


L’observant d’un air d’abord surpris, elle reprit confiance et répliqua d’un ton égal :

« Une filature le jour du réveillon ? Vous êtes sérieux ? J’espère que ça vaut le coup. »
répliqua-t-elle tout aussi sèchement.

Elle le foudroya du regard, et l’observa d’un air inquisiteur. Visiblement, dans cette voiture, la Reine, c’était elle et personne d’autres…

« L'avantage avec les réveillons, c'est que la plupart des gens en profite pour commettre des erreurs ce jour là, en pensant que c'est un jour... Spécial, alors que c'est un jour comme un autre. »
reprit-il d’un ton cassant.

La tension baissa d’un cran, et un léger silence se fit. Sherlock adorait le silence. Il pouvait rester en paix avec lui même. Pendant ce temps là, tous deux observèrent la maison de leur indique, chacun dans ses pensées. Ce fut elle qui brisa le silence, d’un ton légèrement plus doux que quelques minutes auparavant.

« Tu n'as pas de la famille a voir ? Ce genre de choses ? Non parce que même toi tu dois avoir des parents ! Même si il s'agit de martiens, je te jugerai pas. »

On y arrivait. Soupirant d’un air exaspéré, il répondit cyniquement.

« On se tutoie donc ? Très bien, après tout c'est bientôt Noël. Cela te surprendra sûrement mais mes parents sont tout à fait normaux, et ennuyeux au possible. Non, je déteste ça, on se dispute toujours avec mon frère aîné. Tiens au fait, vu que je ne sais pas si tu fêtes noël, j'ai apporté du champagne et du foie gras. Typiquement français. »


D’un geste sec, il posa le sac qu’il avait amené sur le tableau de bord, comme si il s’agissait d’un vulgaire objet standard. Le détective détestait les codes sociaux.
Il sortit les jumelles de sa poche et commença à observer la maison de la personne qu’ils suivaient. Il ne vit pas la réaction d’Emily, mais dans sa voix, un profond dégoût et une colère naissante se laissa entendre.

« Du fois gras ? Sérieusement ? Tu sais ce qu'on fait subir a ces pauvres canards pour obtenir ce genre de produits ! C'est trop inhumain ! Et en plus je suis végétarienne. Moi qui pensait que tu le saurais... Visiblement Môssieur est beaucoup moins efficace que ce que je pensais. Il y a des chips sur le siège arrière, sert toi. »


Emily avait dit ça d’un ton particulier. Comme si cela lui tenait particulièrement à coeur, le sort des canards. Qui s’intéresse au sort des canards ? Haussant les sourcils de stupéfaction, il fit la même moue qu’il faisait à chaque fois qu’il ne comprenait un code social.

« Ah, oui, effectivement, c'est une maladresse. Tant pis, j'en aurai plus pour moi... J'espère seulement que ses pauvres pommes de terre n'auront pas trop souffert... [ POP ] Pas de de haine morale envers la traite des raisins français? »


Un sourire exagéré se dessina sur son visage et il prit un accent français pour se moquer d’elle. La suite fut sans intérêt. Sherlock réfléchissait en même temps qu’il observait la maison à travers ses jumelles. Au bout d’un certain temps, ses paupières commencèrent alors à s’alourdir. Fait rare chez lui. Le détective consulta sa montre. C’était normal en réalité, il dormait en moyenne 4h23min, et hier soir, il avait passé la soirée à fumer et à réfléchir seul dans son salon. Il était en manque de sommeil. Même si parfois certains lui vouait un culte, c’était un homme avant tout, c’est pourquoi il s’endormit rapidement, comme une pierre, les jumelles glissèrent entre ses jambes et sa tête se posa sur le tableau de bord, calée par le si bon foie gras qu’ils n’avaient même pas entamé…

« Sherlock ? Hey la marmotte reveille toi ! »


La voix d’Emily le tira de son sommeil paradoxal. Grognant légèrement, ses sens reprirent rapidement leurs places et il frappa contre le tableau de bord de rage.

« T'étais sensé resté réveiller ! »

Sans déconner. Pendant ce temps là, Emily était occupé à scruter la maison avec ses jumelles. Elle aussi devait avoir dormi, étant donné les pupilles légèrement dilatées qu’elle avait ainsi que la marque de la ceinture sur le visage. Elle devait être réveillé depuis environ quelques minutes, sept, selon ses observations.

« Maudit corps qui a besoin de dormir ! J'aurai du dormir 4 heures et 23minutes de plus la nuit dernière. »

« .... je veux même pas savoir ce que tu faisais »


Sherlock tourna brusquement la tête vers elle, le regard offusqué, un petit sourire en coin était visible sur le visage de la blonde.

« Je travaillais, mais visiblement c'est quelque chose qui t'échappes. De la filature, dans une Impala. C'est comme si on avait marqué sur la voiture à la bombe de peinture JE SUIS EMILY »


C’était la phrase de trop visiblement, déjà que leur histoire était mal partie, visiblement un code social avait encore échappé au célèbre Sherlock Holmes !

« Elle est TRES BIEN mon Impala fais attention a ce que tu dis ! J'ai encore de la place dans le coffre pour un corps. Ah bah bravo ! J'espère que t'es fier de toi, ils sont partis ! »

De rage, elle jeta ses jumelles à ses pieds. S’en était trop. Il avait perdu du temps, et un temps précieux qui plus est. Et puis elle l’exaspérait au plus haut point. Pour qui elle se prenait à lui parler comme un enfant ! Elle avait des airs de Mycroft. Et il détestait ça.
Sans plus attendre, Sherlock sortit en trombe et déclara à Emily d’un ton ironique et cyniquement exagéré.

« Félicitations ! La super équipe Lame-Duck-Holmes qui fonctionne à merveille. Tu finiras en block de Foie Gras premier prix avant que je finisse dans ton coffre, Lame-Duck, maintenant excuse moi, j'ai un vrai travail »


C’était rapide, cinglant, et réellement méchant. Est-ce qu’il regretta ? Lui même ne savait pas quoi en penser à cet instant.
Elle aussi sorti en claquant la porte comme une furie. Pour la filature, c’était bel et bien raté. Ses cheveux blonds semblèrent s’embraser lorsqu’elle tourna la tête vers lui pour déclarer :

« PARDON ? Depuis quand c'est MA faute si tu es incapable de garder les yeux ouverts plus de cinq minutes ? Oh et puis tu sais quoi ? Vas y je me débrouillerai toute seule comme d'hab ! Espèce de débile ! Joyeux Noël ! »


Elle lui jeta un paquet emballé grossièrement dans du journal, monta dans la voiture et partit en trombe. Sherlock observa le paquet d’un air intrigué. Il n’aimait pas Noël et pensait que ça avait été réciproque. Pourtant elle avait pensé à lui. Déchirant le papier d’énervement sans même regarder la voiture partir, il l’ouvrit et observa l’objet. Une casquette de chasseur écossais, que portait le « Sherlock Holmes » des livres dans son monde. Un ricanement triste s’échappa de sa bouche. Puis, dans un geste lent, et presque instinctif, il plaça le couvre-chef sur sa tête.

« Élémentaire. Et bien on dirait que tu t’es fait une nouvelle amie Sherly... »


Sa voix était cassé par la mélancolie. Dans ce genre de moment, la solitude l’énervait. C’était contradictoire. Et il détestait la contradiction. Observant l’Impala tourner au coin de la rue, il la regarda partir avec amertume. Et bien, encore un Noël de raté…

Tout à coup, son téléphone se mit à vibrer. Le sortant de sa poche, il décrocha. Qui appelait encore en masqué ? Moriarty ?
Les soufflements qu’il entendit lui glaça le sang instantanément. La respiration de la personne au bout du fil était lente, mais il pouvait détecter une profonde satisfaction, mêlée d’un extase rarissime.

« Le père Noël est passé, Sherly... »

Puis il raccrocha. Mais Sherlock Holmes n’eut pas l’occasion d’être interloqué de cet étrange appel. Au même moment, un poids qui n’existait pas la seconde d’avant apparu alors dans la poche de son manteau. Le visage blême, il sortit alors de ce dernier l’objet. C’était un petit paquet cadeau, dans un papier rouge qu’il ne connaissait pas du tout, enveloppé dans un ruban noir brillant inconnu à ses yeux. Surpris qu’il soit apparu là comme par enchantement, il se dit intérieurement que pour faire un paquet cadeau avec deux matériaux qu’il ne connaissait absolument pas, son émetteur lui, le connaissait parfaitement. Son prénom était écrit dessus en lettre brillantes également. D’une écriture imperceptible, tout comme le cadeau. Sherlock Holmes devait-il avoir peur à cet instant, alors que ces deux phénomènes étranges venaient d’apparaître. Non. L’excitation lui fit battre le coeur, et il pouvait sentir son rythme dans ses tympans. C’était une sacrée affaire qui commençait. L’adrénaline augmenta petit à petit. Ca y est. On y était. C’était certainement le plus merveilleux de tous les cadeaux de Noël qu’il avait reçu. Tatonnant ce dernier, il le leva à la lumière naissante du jour pour mieux l’observer. Impénétrable. Mou, dur, puis encore mou. Sept hypothèses sur ce qu’il contenait jailli alors instantanément dans l’esprit du détective. Trois étaient irréelles, deux morbides, et les deux dernières étaient extravagantes. Mais il était sûr et certains que sur les sept hypothèses, une serait exacte.
Avec le regard avide d’un véritable enfant le jour de Noël, il tira d’un coup sec sur le ruban noir.

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“Lorsque nous sommes dans les moment les plus sombres de notre existence, il nous suffit simplement, de penser à rallumer la lumière.”

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Maara Blackhunter


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________________________________________ Sam 25 Nov - 14:33


Sur le Fil du Rasoir...
Feat des gens & Maara



Certaines choses ne changeraient jamais. Oh, j'étais moins méchante qu'avant, j'avais défendu des gens, travaillé en équipe... Mais vraiment, mon avis sur Noël ne risquait pas de changer. Certainement pas. J'avais North en horreur et c'était sans doute le gardien que je détestais le plus après Frost. Même Sable, qui aurait dû être le plus détesté de tous, je n'avais pas autant de rancœur pour lui que pour North. Lui... Déjà, il y avait un gros souci de situation géographique : lui qui était soit-disant de Laponie parlait avec l'accent russe. Déjà, il perdait pas mal en crédibilité. Mais de toute façon, c'était la personne que je n'appréciais pas. Il était toujours si enjoué... Beurk ! Vraiment une horreur à supporter !

Heureusement pour moi, je fréquentais le Gardien de l'Espoir, pas celui de l'innocence ou une autre de ces conneries. L'espoir et la peur, ça s'accordait très bien. Nous étions les deux faces d'une même pièce et même si Aster et moi nous ne cessions de nous chamailler, on s'entendait très bien. On avait pas mal de choses en commun au final... Dont notamment notre aversion pour Noël. Cela pourrait choquer certains, mais ni lui ni moi n'apprécions spécialement cette période de l'année. Donc nous avions décidé de le passer ensemble. Je n'avais accepté que pour une raison : j'habitais en immeuble et j'en avais soupé des voisins qui chantaient et faisaient la fête pour fêter cette fichue fête. Et non pas parce que j'aimais être en compagnie d'Aster. Le premier qui en vient à le penser, je lui monterais mon pouvoir. Vous êtes prévenus.

Nous avions donc passé la soirée à regarder des films d'action et d'horreur, les enchaînant les uns après les autres, sans faire de pause ou se décider à aller se coucher. Je n'avais pas pu m'en empêcher, j'avais souvent critiqué les films d'horreur et Aster n'avait pas été forcément tendre avec ceux d'action. Quoi qu'il en soit, nous nous étions bien amusés. Et au cours de la nuit, j'avais sombré dans le sommeil. Sans chercher à regagner mon chez-moi ou une chambre d'amis, rien, j'étais simplement tombée de fatigue devant le film en cours, une daube dont je ne me souvenais même plus le nom.

Ce ne fut que le lendemain que je me rendis compte que je m'étais endormie sur le canapé. Mais s'il n'y avait que ça... Lorsque j'étais sortie du sommeil, j'étais restée un moment sans bouger, savourant cette sensation de chaleur, de cocon qui m'entourait. Jusqu'à ce que je me rende compte que le cocon bougeait et qu'il avait un cœur qui battait à un rythme paisible. La douche froide. Je m'étais endormie dans les bras d'Aster ! Luttant pour ne pas rougir, je me dégageais vivement de son étreinte que j'avais un peu trop apprécié et je mis de l'espace entre nous.

"Effrayée Blacky ? Les lapins ne sont pas carnivores quoi que... Rien que pour t'embêter, je pourrais faire une exception." Me dit-il avec un grand sourire l'abruti.

Bien évidemment, en me dégageant aussi vite, je l'avais réveillé. À moins qu'il n'ait été réveillé avant mais que comme moi, il avait profité du moment... NON ! Je ne voulais pas songer à ça. Je m'étais éveillée aux autres sentiments que la haine ou la jalousie, mais il ne fallait pas trop pousser non plus. Si je commençais à ressentir quelque chose de plus profond, j'avais la crainte de perdre mon identité... Déjà que je ne m'insurgeais plus à chaque fois qu'il m'appelait Blacky...

- Ce sont tes puces que je crains, pas les tendances que tu n'as pas. Répondis-je avec une voix que j'espérais ferme et claire.

Je n'étais pas très certaine du résultat ceci dit, parce qu'Aster me connaissait bien, plus que la plupart des gens... Sans doute même mieux que mon créateur. Quoi qu'il en soit, conservant un air digne, je me levai puis partis pour la salle de bains. Il ne me fallut pas très longtemps pour prendre une douche et enfiler des vêtements propres. Jean, haut vert émeraude et bottines. J'avais un gilet noir dans le salon qui compléterait tout ça, mais je n'en avais pas vraiment besoin dans la maison, pas alors qu'il faisait aussi bon...

- T'as du café ? Demandai-je à mon hôte une fois que j'eus rejoins celui-ci dans la cuisine.

Et pour toute réponse, je reçus un paquet de café moulu dans les bras. Aster avait ouvert un placard et me l'avait lancé, avec ce petit air narquois que j'avais souvent envie de lui arracher du visage alors même que j'adorais le voir ainsi...

"Madame est servie."

- Tu pourrais faire un effort, je suis ton invitée ! M'insurgeai-je très vite tout en allant malgré tout vers la machine pour préparer ma boisson.

"Je croyais que tu avais peur de mes puces ?"

- Je rêve ou tu me donnes raison ? Rétorquai-je du tac au tac. T'en as donc vraiment... Je n'y aurais jamais cru... Ajoutai-je avec un petit sourire taquin.

Je n'aurais jamais cru non plus en venir un jour à apprécier le Gardien de l'Espoir - et non je ne serais pas honnête avec moi-même en admettant que c'était plus qu'apprécier - et je n'aurais jamais cru devenir une héroïne... Parce que c'était ce que j'étais pour certains. La Magic League avait changé pas mal de choses... Ou du moins, m'avait aidé à mettre ces changements que j'avais souhaité en pratique...

"C'est pour faire fuir les esprits de l'hiver casse-pieds, effet garanti !" M'expliqua-t-il avec un air satisfait.

Amusée je souris tout en surveillant le café. C'était fou ce que ça pouvait prendre ces trucs à couler. Faudrait que Pinpin investisse dans une machine à dosettes parce que là sérieux, c'était trop long. Ou une machine avec des grains de café, c'était encore meilleur.

- Je suis sûre que Frost en a des puces de toute façon. A toujours être dehors, ça serait pas étonnant... Répondis-je tandis qu'Aster ricanait.

Puis la cafetière signala que c'était prêt. Ça n'était pas trop tôt ! Sans perdre un instant, je pris une tasse et me servis. La chaleur de la boisson se répandit dans mes doigts au travers de la tasse alors que je postais devant la fenêtre de la cuisine, observant l'extérieur et me demandant s'il allait neiger. Je n'aimais pas la neige. Ça me rappelait toujours Frost. Et en plus, à chaque fois que j'en voyais tomber, j'étais toujours hypnotisée et je n'aimais pas me sentir ainsi...

Le bruit d'un sms me tira de mes pensées. J'avais laissé mon téléphone dans le salon aussi y allai-je sans laisser ma tasse. Sauf qu'une fois l'objet en main, nulle trace de sms. Par contre... Il y avait des paquets cadeaux sur la table du salon. Un qui était difforme et l'autre ovale.

- Aster...

Pinpin m'entendit et vint me voir, interrogateur. Je lui montrais les deux paquets. S'ils étaient identiques avec les couleurs, papier rouge et ruban noir, ils étaient différents par la forme. On voyait clairement que celui qui était difforme avait été emballé avec difficulté. En m'approchant, je me rendis compte que sur celui difforme, une étiquette désignait le cadeau comme le mien. « Nightmare ». Peu de gens connaissaient mon véritable nom... Celui d'Aster portait le nom « Bunny ». Curieuse, je pris le mien et entrepris de défaire le papier...


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Balthazar Graves


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________________________________________ Dim 26 Nov - 12:12


Je n'ai rien d'autre à
offrir que du sang
De la peine, des larmes et de la sueur.


"Et ça recommence..." chantonna Alexis dans sa barbe sans aucune joie.

Indécis, Balthazar tourna la tête vers elle. Savait-elle quelque chose qu'il ignorait ? Il l'observa avec une expression nouvelle. Désormais, elle possédait un petit intérêt à ses yeux. Intrigué, il la détailla d'un oeil accru alors qu'elle poursuivit tout en analysant les cadeaux de loin :

"Si j’étais vous j’y toucherai pas ! Bon courage et bonne journée !"

Elle fit mine de s'en aller mais se stoppa en réfléchissant. De toute évidence, elle se battait intérieurement contre plusieurs principes. C'est ainsi que réagit la majorité des gens qui écoutent trop leur coeur : ils se mettent dans des situations dangereuses uniquement pour venir en aide aux autres. Balthazar n'attendait rien de sa part. Sans surprise, il la vit soupirer en fermant les yeux : il comprit alors qu'elle avait décidé de rester. Il accueillit ce fait avec lassitude. Décidément, le genre humain est d'une prévisibilité consternante.

"Non mais j'y crois pas..." murmura-t-elle pour elle-même.

Elle referma la porte d'un air dépité et s'approcha lentement des cadeaux à son tour. Le barbier n'avait pas bougé jusqu'à cet instant ; il se pencha pour en ramasser un au hasard.

"Alexis." lut-il sur le long paquet rectangulaire avant de le tendre à la jeune femme. "C'est pas de ma part. Je fais pas de cadeau."

Il avait jugé utile de préciser ce point, le visage crispé. Bien qu'il détestât Noël, une part de lui appréciait le choix de la couleur pour les paquets. Il avait toujours beaucoup aimé l'écarlate sous toutes ses formes. Alexis jeta un coup d'oeil peu rassuré au cadeau qui portait son prénom. Comme Balthazar s'impatientait, il finit par lui fourrer brusquement dans les bras.

"Je me doute que ça vient pas de vous, on ne se connaît que depuis hier." dit-elle en se penchant vers l'autre cadeau. "Celui-ci est pour vous et il est pas de moi non plus."

Aucune surprise là-dedans. Le barbier s'attendait à ce que l'autre paquet lui soit destiné. Il le prit et le trouva étonnamment léger par rapport à son volume. Il avait le gabarit d'une boîte à chaussures et lorsqu'il en déchira le papier d'un geste maîtrisé mais rageur, il découvrit qu'il s'agissait bel et bien d'un carton. Cependant, le poids laissait présager qu'il n'y avait pas de souliers à l'intérieur.

Balthazar avait frémi imperceptiblement en lisant le prénom "Benjamin" sur le paquet. Nul ne l'appelait ainsi depuis longtemps. Personne ne savait. Nul n'aurait été assez fou pour l'afficher aussi crûment sur un paquet.

Suspicieux, il souleva précautionneusement le couvercle, l'entrebâillant quelques secondes afin de s'assurer que rien n'allait lui sauter au visage. Puis, il ouvrit tout à fait la boîte. Elle ne contenait rien hormis un mot écrit à même le fond, en lettres capitales rouges :
LA CAVE

Balthazar referma le carton posément, pile à l'instant où Alexis cherchait à voir par-dessus son épaule. Il la fusilla du regard avant de s'éloigner de quelques pas.

Le mois dernier, il avait reçu un message très particulier de la part d'un émetteur inconnu : une carte vierge suspendue au bout d'un ballon rouge. Lorsqu'il s'était saisi du papier cartonné, des lettres s'étaient dessinées à l'intérieur de sa paume, à l'envers, formant le mot "BIENTOT". Il avait l'intuition que tout était lié. Depuis, sa blessure avait cicatrisé, mais il n'avait pas oublié. Il savait que tôt ou tard, l'inconnu se manifesterait de nouveau. Qui était-il ? Que lui voulait-il ?

Toutes ces questions semblaient vouloir obtenir un dénouement dans la cave de son habitation. Il sentait venir le piège, mais son absence de peur le rendait capable d'affronter les pires machinations. Il n'espérait rien de particulier. Depuis longtemps, il avait renoncé à l'envie de vivre. Il reproduisait indéfiniment les mêmes journées, s'emprisonnant dans le rituel d'une routine terne et sans relief afin de tuer le monstre qui l'habitait.

Cependant, ces mystères attisaient une braise de curiosité en lui. Qui cherchait à se moquer de lui en ensorcelant sa télévision et en lui offrant une énigme ?

"Restez-là." ordonna-t-il à Alexis d'un ton cassant, tout en gardant sa boîte sous le bras pour qu'elle ne voit pas où il comptait se rendre.

Il ne cherchait pas à maintenir la jeune femme en sécurité ; il considérait simplement que cette histoire ne la concernait pas. Le message lui était réservé. Il pivota donc sur ses pieds mais un froissement de papier lui rappela qu'il n'avait pas vu le cadeau d'Alexis. Peut-être contenait-il un autre indice ?

Il remarqua qu'elle avait reçu une belle rose rouge de l'étui qu'elle avait ouvert. Il haussa un sourcil. Un admirateur, sans doute. Mais pour quelle raison aurait-il fait porter le présent chez lui ? Nul ne pouvait savoir qu'elle avait passé la nuit ici. C'était beaucoup trop improbable.

"Une rose." dit-il, presque déçu.

La jeune femme sursauta, comme si elle avait déjà oublié qu'il était là, trop accaparée par la fleur.

"Ah ouais donc c’est comme ça ? Moi j’ai pas le droit de savoir ce que c’est mais vous vous lorgnez allègrement sur ma boîte ?"

Elle eut une moue désaprobatrice et ajouta en secouant la tête de gauche un droite d'un air connaisseur :

"Mouaiiis... dites moi juste que dans votre boîte c’était pas une poupée ! C’est jamais bon signe quand c’est une poupée."

Ignorant ses paroles, le barbier ramassa l'étui de la rose pour l'observer sous tous les angles mais il ne contenait aucun mot. Rien. Dépité, il laissa choir l'emballage.

"Il n'y a rien dans ma boîte."
grommela-t-il, et il ne mentait pas vraiment. "Restez là."

Il se répétait mais il préférait insister. Il tenait à aller voir seul ce qui l'attendait dans sa cave. Il se détourna donc d'elle pour se diriger vers la cuisine en désordre. Sa mâchoire se contracta en entendant des pas dans son dos.

"Mais qu’est ce que vous faites ? Vous visitez votre maison ou quoi ?"

Il ferma les yeux en soupirant. Il devait trouver un moyen de se débarrasser d'elle. L'idée de lui présenter son rasoir était tentante mais il ne se sentait pas d'humeur à faire disparaître un corps, ce jour-là. De toutes façons, c'était une activité qu'il se retenait de faire depuis longtemps, bien que l'envie le démangeait fréquemment.

"Je vais dans un endroit où je ne peux aller que seul, vous saisissez ?" fit-il en se retournant et braquant un regard implacable dans le sien.

Aussitôt, l'expression de la jeune femme changea et elle leva les mains en l'air.

"Ok ok on se calme je vais attendre dans le salon ! Mais c'était plus simple de passer par là !" précisa-t-elle en désignant le couloir, signifiant qu'elle avait utilisé les toilettes pendant la nuit.

Balthazar plissa des yeux sans répondre, de plus en plus agacé par sa présence. Il attendit qu'elle fasse demi tour pour se diriger vers la porte de la cave qu'il ouvrit. Il descendit l'escalier sans prendre la peine d'allumer la lumière, car l'ampoule était cassée depuis des années et il ne voyait pas l'utilité de la remplacer.

La pièce baignait dans une pénombre angoissante, et une forte odeur de renfermé ainsi que de moisi imprégnait les lieux. Le barbier posa brièvement les yeux sur l'égout à quelques mètres de lui. Le mois dernier, une flaque de sang surnaturelle était apparue à cet endroit. Le sol en gardait une tache sombre. Puis, il regarda la chaudière en fonte qui semblait lui sourire depuis la grille de laquelle s'agitaient des flammes. Il inspecta ensuite le reste des lieux. Personne. Pas une ombre ne s'agitait dans les ténèbres.

Il manqua de lâcher le carton qu'il avait toujours sous le bras en sentant subitement un poids à l'intérieur. Ce n'était pas lourd mais pour le moins surprenant. Il n'attendit pas pour soulever le couvercle, cette fois. Il déglutit avec peine en reconnaissant les contours d'une tourte dans la lumière tremblotante de la chaudière.

"Amusant." maugréa-t-il même si un frisson désagréable parcourut son échine.

Il fronça le nez en constatant qu'elle dispensait une odeur de viande avariée. Dans la pénombre, il distingua un ver se tortiller sur le dessus de la pâte. Il lui lança un regard mauvais avant de refermer le carton.

Quelqu'un savait la vérité et s'amusait à ses dépens. Le barbier se mordit les lèvres, tentant de rester indifférent aux battements précipités de son coeur. La nervosité commençait à se frayer un chemin dans les synapses de son cerveau engourdi.

Sur le dessus de la boîte, il vit des lettres ensanglantées et baveuses former les mots :
TROP TARD

ainsi que le visage rieur d'un bonhomme dessiné à la hâte.

Balthazar resta immobile, intrigué et anxieux. A cet instant, plusieurs pas précipités se firent entendre à l'étage, résonnant jusqu'à lui. Puis des bruits de lutte, de verre brisé, comme si quelque chose venait de tomber...

"Alexis."

Laissant tomber la tourte au sol -qui s'écrasa dans un bruit mou écoeurant- il remonta l'escalier en vitesse, l'esprit en alerte. Le but n'était pas de lui venir en aide mais de découvrir enfin ce qui se tramait dans les parages. Il se saisit de son rasoir qu'il leva devant lui tandis qu'il se précipitait jusqu'au salon.

La porte était grande ouverte, laissant entrer le vent glacial de l'hiver dans la pièce et faisant voleter les papiers cadeaux froissés. Le contenu de la table basse était renversé sur le sol. La jeune femme n'était plus là. Etait-elle partie ?

Balthazar garda son rasoir en main mais le cacha le long de sa jambe, afin de bénéficier de l'effet de surprise au cas où... Il se rendit d'un pas calculé jusqu'à la porte, ses chaussures crissant sous le verre brisé. Il observa au-dehors, mais nulle trace d'Alexis ni de qui que ce soit d'autre.

Retournant à l'intérieur, il manqua de marcher dans une flaque vermeille qu'il n'avait pas remarquée tout d'abord, trop focalisé sur la porte et le reste du bazar. Il s'agenouilla et la toucha de son index, avant de lever le doigt vers son visage. C'était bien du sang. Et il appartenait sans doute à la jeune femme, car l'agresseur -il y en avait forcément un- avait poussé la mise en scène jusqu'à laisser la rose rouge juste à côté, de façon artistique.

De façon à laisser un message. Encore un.

Le barbier essuya le sang sur son pantalon, réfléchit quelques secondes puis se releva en rangeant son rasoir dans sa poche. Il attrapa son vieux manteau qu'il enfila ainsi qu'une écharpe élimée, puis la passa autour de son cou.

La porte ouverte était une invitation à poursuivre. Rien ne semblait laissé au hasard, dans cette histoire. Il la franchit donc sans un regard en arrière, bien résolu à trouver le plaisantin qui cherchait à le tourmenter, et à le neutraliser. Il voulait s'amuser ? Très bien, il allait suivre les miettes de pain qu'il lui laisserait et trancher dans le vif du sujet.

Cet individu, quel qu'il soit, était bien imprudent de se mesurer à celui qui avait été Sweeney Todd.
acidbrain

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Eulalie


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________________________________________ Dim 26 Nov - 15:55


sur le fil du rasoir
Autour de moi, j'entends rire les poupées.

Rester à l'observer ne servait à rien. Le principe d'un cadeau, c'était aussi qu'il fallait l'ouvrir. J'avais délicatement retiré le papier qui l'entourait, dévoilant une boîte rectangulaire que je retournais, une face transparente permettant d'y voir une poupée à l'intérieur. Elle ne faisait un peu plus d'une quinzaine de centimètres, avait une chevelure rousse ondulée et, sur le plastique qui la protégeait, une phrase était écrite.

« Eulalie flotte en bas, collection Noël »

J'essayais de ne pas paraître trop étonnée, mais il était difficile de ne pas être perturbée par ce présent. Mon nom y figurait et la ressemblance entre moi et ce jouet était plutôt frappante. Sans compter que la tenue de la figurine était exactement la même que celle que je portais. Au détail près du motif de mon pull.

« C'est peut-être un cadeau d'Elliot, puisqu'il collectionne les poupées. Mais je ne pensais pas qu'il irait jusqu'à m'en faire une... ça veut dire qu'il m'aime bien, non ? »

J'avais affiché un grand sourire en relevant les yeux vers Hyperion. Je ne voyais pas d'autres explications, même si, en y réfléchissant un peu, ça me paraissait absurde. Parce que je ne voyais aucune raison pour que le dieu ait envie de m'offrir quoi que ce soit, pour le si peu que nous nous étions vu. Il avait l'air d'avoir peur face à moi plus qu'autre chose. Peut-être alors était-ce au contraire une tentative de s'attirer mes faveurs ?

« Je ne pense pas que ce soit ce genre de poupées là. Bien que. Ca pourrait lui correspondre. »

Je haussais distraitement les épaules, alors qu'avant que je ne pose la moindre question, le Titan ouvrait à son tour son cadeau. Il avait eu un porte clef représentant un petit soleil dont il s'amusa à presser le centre, cela le faisait s'illuminer. On ne pouvait pas dire que ce soit très utile, comme objet.

« C'est amusant. »

« Vous aimez quand ça fait de la lumière ? » le questionnais-je en penchant la tête sur le côté.

Je n'attendais pas vraiment de réponse, constatant en le regardant faire qu'il avait l'air de lui convenir. C'était toujours moins étrange que la poupée que j'avais reçu et que je me remettais à regarder, intriguée.

« Pourquoi je voudrai garder une poupée qui me ressemble ? C'est plutôt un cadeau qui ferait plaisir à Apollon. »

Je n'avais pas de notion de narcissisme, du moins je ne m'en rendais pas compte si tel était le cas.

« C'est bizarre. Elle est trop... réaliste. Et qu'est-ce que ça veut dire, flotter en bas ? »

Cette phrase n'avait strictement aucun sens. Et je n'arrivais pas à savoir pourquoi elle était écrite sur ce paquet, comme si elle avait de l'importance. J'avais laissé de côté l'hypothèse comme quoi Elliot était derrière tout ça. Il ne se serait pas donné autant de mal.

« C'est parce qu'elle te ressemble. Tu as envie de jouer avec ? Il n'y a pas de mal à jouer avec. »

J'avais secoué la tête, un léger sourire aux lèvres. Je voulais bien admettre n'être qu'une « enfant », si on considérait que je n'existais que depuis quelques mois, mais ce type de distraction ne m'attirait pas particulièrement.

D'un geste de la tête et d'un regard appuyé, le Titan désigna un endroit sur la boîte auquel je n'avais pas encore prêté attention. Une légère ouverture était crée au niveau de la main de la poupée, où un bouton était visible. Je n'avais pas la moindre idée de ce à quoi il pouvait servir.

« Vas-y ! Appuie ! »

Mon créateur pouvait se montrer enthousiaste pour des choses qui me dépassaient. Il semblait plus excité que moi à l'idée de découvrir ce que cela ferait. Si il la voulait, je la lui offrais. Je n'avais pas prit de cadeau pour lui mais ce dernier semblait lui plaire et j'ignorais ce que j'en ferai. Il semblait tellement impatient que je finis par aller presser le bouton, mais ce n'était que pour lui faire plaisir. Je ne comprenais réellement pas l'intérêt de tout cela.

Et rien ne se produisit. Pendant un moment du moins, avant qu'une voix ne s'élève, manquant presque de me faire sursauter.

« Je t'aime Anatole ! »

Mes yeux s'ouvrirent en grand lorsque je réalisais que ce son sortait de la poupée. Sa voix était mécanique, dérangeante, mais exaltée. Ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais.

« Effectivement, c'était ton cadeau. »

Il avait pouffé avant de me regarder, alors que je sentais comme une gêne commencer à s'installer. Pour être certaine de ne pas avoir mal interpréter quoi que ce soit, je préférais appuyer de nouveau.

« Viens flotter avec moi ! »

Comment ? Cette fois, je fronçais les sourcils, ré-appuyant.

« Je t'aime Anatole ! »

Je secouais la tête alors qu'à mes côtés, le Titan souriait de plus belle.

« Moi aussi je t'aime Eulalie. »

Il s'était approché pour poser un baiser sur ma joue, ne faisant que s'accroître ma surprise et je sentais une certaine chaleur dans mes joues. C'était ça, être mal à l'aise ? Je me pinçais les lèvres, détournant les yeux. Il n'était pas du genre à se montrer si démonstratif avec moi. C'était la première fois. J'admettais que j'aimais passer du temps en sa compagnie, il était celui qui m'avait donné la vie, il ne pouvait en être autrement. Mais je ne m'étais pas préparée à ce qu'il agisse ainsi.

« Elle est assez limitée en dialogue... et il doit y avoir quelque chose, avec cette histoire de flottement... »

J'avais finalement réussi à parler, d'une voix plus basse, cherchant à passer à autre chose.

« Peut-être qu'elle a d'autres boutons. »

Je ne perdis pas la moindre seconde de plus, ouvrant le dessus de la boite pour commencer à la déballer entièrement. C'était une tâche plus ardue que je ne le pensais. Elle était accrochée à divers endroits au carton, ne permettant pas de simplement la prendre dans mes mains. Je devais retirer plusieurs cordons et, alors que je tentais de le faire le plus précisément possible, j'avais senti Hyperion se rapprocher encore davantage. Je n'en était pas certaine, mais je cru l'entendre renifler l'air discrètement alors que je sentais son regard sur moi.

Et ce ne fut qu'à ce moment-là que je le ressentis, certainement parce que j'y portais finalement de l'attention, face à son étrange comportement. Si son aura n'était pas différente de d'habitude, elle était... diminuée. Il ne dégageait pas autant de puissance. J'osais jeter un coup d'oeil dans sa direction, commençant à me poser quelques questions. Il se contenta de me regarder, un grand sourire éclairant son visage, m'enveloppant d'un regard affectueux. Peut-être trop affectueux.

« Vous allez bien ? Vous semblez... étrange. »

J'aurai aimé que le ton de ma voix soit moins fébrile en lui posant cette question. Je me demandais si tout cela n'était pas le fruit de mon imagination, mais c'était impossible. Je m'étais demandée si il était bien là, si ce n'était pas une vaste blague, si ce n'était pas un piège. Mais c'était son aura. Il n'y avait pas de doutes là-dessus. C'était le caractère étrange de cette dernière qui m'intriguait et... et m'inquiétais. Je n'avais jamais été inquiète, avant maintenant.

« Je vais parfaitement bien ! Pourquoi irais-je mal ? C'est Noël ! Et tu es là, auprès de moi. »

Il cherchait à me rassurer, mais je me sentais tendue. C'était instinctif. J'avais fini par sortir la poupée de sa boîte, tandis qu'Hyperion se mettait à soupirer.

« Pourquoi tu ne joues pas le jeu ? C'était amusant ! Allez, s'il te plaît. Appuie à nouveau sur sa main. Appuie ! »

Je le détaillais, peu convaincue. Que lui arrivait-il ? Je ressentais au fond de moi une légère appréhension que je ne pouvais pas définir. En même temps... il s'agissait d'Hyperion. Je ne pouvais pas dire le connaître parfaitement. Peut-être était-il toujours ainsi ? Non.

« Oui... Oui, bien sûr. »

Je ne savais plus si je devais l'écouter. Mais il s'agissait de mon créateur. Si je ne l'écoutais pas lui, je n'avais alors plus aucun repère. C'est pour ça que j'avais daigné appuyer une nouvelle fois sur le bouton, sans plus aucun enthousiasme malgré tout.

« Je t'aimerai toujours. »

Hyperion m'adressa un regard, avec ce sourire qui lui était propre.

« Tu as confiance en moi ? »

Mes sourcils se froncèrent. J'étais prise de court par une telle question.

« Vous connaissez déjà la réponse. »

Pourtant, je ne savais plus. Je ne savais plus quoi dire, je ne savais plus quoi faire. Je le trouvais trop étrange pour être rassurée. Je ne pouvais aller contre ma fidélité à son égard, mais je commençais à m'interroger plus que de raison. Ce n'était pas une bonne chose.

« Evidemment ! Tu es une brave petite ! »

Il avait hoché la tête en prononçant ses mots, se mettant à regarder tout autour de nous. Il avait l'air de réfléchir à quelque chose qui m'échappait, humant l'air. J'avais serré un peu plus ma main contre la poupée que je tenais, sans m'en rendre compte. Lorsqu'il se remit à me regarder, je ne pouvais me retenir de le dévisager. Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond.

« Ne t'inquiète pas. Les démons rôdent partout, de nos jours. Je les repousserai, j'ai les moyens pour ça. Rien ne te fera de mal, pas tant que je serai là. C'est joli, n'est-ce pas ? Et c'est vrai, en plus ! Tu es précieuse, si précieuse à mes yeux, Eulalie. »

Il s'était mis à fredonner un air que je ne connaissais pas. J'étais de plus en plus interrogée, tandis qu'il effleurait mon nez de son index.

« Personne ne te blessera,
Personne n'osera.
Les autres peuvent t'abandonner,
Ne t'en fais pas, siffle, je serai là. »


Sa voix n'était plus qu'un murmure, alors qu'il commençait à s'écarter, se reculant. Il fit même un signe de la main, bien trop énergique, dénotant avec le ton calme de sa voix lorsqu'il avait chanté.

« Je reviendrai pour toi. »

Il avait sourit avant de disparaître, me laissant seule au milieu des chalets.

J'étais figée, le souffle court, ne réalisant pas réellement cette scène qui venait de se dérouler. Qu'avait-il voulu dire ? Qu'est-ce que tout cela signifiait ? Je baissais les yeux sur la poupée. Elle était différente. Elle avait quelque chose dans sa main de plastique. Un ballon minuscule accroché à un fil. Plusieurs choses me vinrent en tête à ce moment-là mais un éclat de rire résonnant en écho autour de moi me fit lever la tête brusquement.

Il n'y avait personne, pourtant. Que moi et cette poupée, qui me ressemblait vraiment bien trop. Même le ballon me rappelait celui que j'avais eu, après une soirée passée dans les égouts. Et ce rire que j'avais entendu... Je secouais la tête. Je devais me poser la bonne question. Etait-on en train de me faire une farce ou devenais-je folle ? Je préférais pencher pour la première option.
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________________________________________ Lun 27 Nov - 10:12


Mission : Sur le fil du rasoir

"Rien n'est plus précieux au monde que la vie d'un enfant"

Ne sachant réellement à quoi m’attendre avec ces paquets cadeaux, j’avais préféré m’éloigner du salon où tout le monde était rassemblé. Mon but était bien évidemment de les protéger, je devais penser aux histoires qu’Ali m’avait racontées sur les mésaventures qui lui était arrivée à cause de paquets cadeaux. Il était évident que je ne tenais pas à ce que ce schéma se reproduise avec les personnes présentes à l’orphelinat qui m’étaient si chères. Leur sécurité n’était cependant pas l’unique raison de ma volonté de demeurer discrète. Il y avait également ce petit détail qui m’avait interpellée dès le moment où j’avais reçu ce cadeau. Ce nom inscrit sur l’étiquette qui révélait ma véritable identité du monde des contes. Afin de veiller à ma propre sécurité et celle de mes proches, j’avais fait en sorte d’effacer toutes les traces qui aurait pu relier cette adorable petite souris à ma propre personne. Il était évident que malgré ma prudence, une personne était au courant et que le Père Noël n’avait rien à voir avec ce grand-père joufflu et jovial dont les enfants raffolaient !

D’ailleurs, je ne manquais pas d’en faire part à Ali lorsque nous entrions dans le bureau désertique.

« Tu sais, je suis entièrement de ton avis ! Ce Père Noël ne m’inspire aucune confiance non plus ! Ils ont sans doute été déposés là par une personne malveillante ! ».

Ali déposait son cadeau sur le meuble. Au mot malveillant, il regardait la porte, comme s’il avait envie de partir d'ici. L’inquiétude le gagnait.

« Si ce cadeau est de quelqu'un de malveillant, moi j'y toucherais pas à ta place. »

Je ne l’écoutais cependant pas. Il fallait que j’en apprenne plus sur cette personne qui connaissais mon identité. Je posais le petit colis sur la table. J’allumais alors la lumière pour nous permettre d’observer avec soin les paquets. Quant au projecteur trônant sur la table ; je n’y prêtais guère attention ! Après tout, il était assez traditionnel d’utiliser cette salle pour des réunions privées ou pour projeter des films chaque soir aux enfants.

La seule chose véritablement digne d’intérêt dans cette pièce était ces fameux paquets. D’ailleurs, je ne les lâchais pas de regard. Les prenant dans ma main, analysant chaque détail, espérant pouvoir découvrir des indices sur ce qu’il contenait. Mon ami soupirait sans doute à cause de mon attitude de vouloir en découvrir plus. Il passait sa main dans ses cheveux en signe d'impatience. L'inspection des cadeaux semblaient un supplice pour lui. Les petits bruits de grattement continuaient de plus belle. S’agissait-il d’un jouet mécanique ? Si tel était le cas, les bruits que j’entendais auraient été réguliers. Or, là ce n’était pas le cas ! La « chose » qui se trouvait à l’intérieur semblait trottiner. Un petit animal alors ? Cela me semblait beaucoup plus crédible. Mais quelle sorte d’animal pourrait rentrer facilement dans cette petite boîte ? Un hamster, un écureuil ou alors…

D’un geste tremblant, je reposais la boîte sur la table et observais mon ami ! « Je sais que tu ne vas pas apprécier, Ali ! Je crois cependant que nous n’avons pas le choix.

« J'ai pas envie de jouer les Sherlock Holmes Angel, mais si ça peut me permettre d'aller récupérer ma fille, mon singe et quitter cet endroit inquiétant. Allons-y ouvrons tes cadeaux de malheurs ! Mais je te jure que si il m'arrive un truc pas net ou qui arrive un truc a ma fille, même ma boule de poil. à cause de tes paquets cadeaux. Tu pourras dire adieu à notre amitié et je partirais loin de cette ville de dingues… Et je trouvais un moyen de retourner à Agrabah. »

Il insistait sur certains mots en me pointant du doigt, avant de reprendre sa crise de frustration.


« Et si je dois sombrer dans les ténèbres pour avoir un maudit haricot magique je le ferais pour trouver mon vrai chez moi. »


me disait-il d'un ton sec . Il semblait vraiment contrarié parce qu'il me foudroyait du regard en fronçant les sourcils et prenant son air sérieux. Il devenait exaspérant sous ses grands airs. Poussant un grand soupir, je ne pouvais m’empêcher de lever les yeux au ciel.

« Dixit le grand héro d’Agrabah… Dois-je te rappeler que ce n’est pas qui est déposé ces paquets ? Je pense qu’il s’agit d’un message et qu’il n’en restera pas là. Ouvrir ces paquets reste encore la meilleure chance d’en apprendre plus sur lui et d’être prêt à l’accueillir à son retour. Allez un peu de courage, il faut découvrir ce qui se cache dans ces paquets. Allez à trois on déballe notre cadeau ! Un, deux, trois ! ».

Comme je le pressentais, le paquet ne contenais rien de dangereux… tout du moins, cela ne semblait pas l’être au premier abord ! Avant d’ouvrir le couvercle cependant, je jetais un œil à l’adresse de mon ami.

« Ali, avant que nous ouvrions ces paquets, il faut que tu me fasses une promesse ! Quoique tu puisses y voir, ne me pose pas de questions ! C’est clair ? ».

Je ne tenais absolument pas à lui donner des précisions sur mon passé, pas maintenant ! Jamais ! Il haussait un sourcil intrigué par ce que je lui demandais avant de rajouter:

« Je te le promet je te poserais aucune question! Mais permet moi de te dire une chose : Les secrets du passé finisse toujours par revenir à la surface. Et porter un déguisement ne t'aidera pas à te sentir mieux ! »

Il me laissait méditer quelques instants sur ses propos avant de rajouter.

« A ton tour de me faire une promesse que si il m'arrive quelque chose, tu devras veiller sur Kenza comme si c'était la tienne, confier Amira a Harold, retrouver la mère de ma fille… »

« Ali je te le promet. Quoiqu’il puisse arriver, je ferais mon possible pour veiller sur eux ! ».

Lorsque j’ouvris le couvercle de la boîte, un rictus éclaira quelque peu mon visage ! J’étais satisfaite de savoir que je n’avais rien perdu de mon talent de détective. C’est que lorsqu’on travaille avec un génie de la déduction qui vous donne l’impression d’être une véritable empotée on perd rapidement confiance en ses propres capacités ! Mon rictus perdit de sa superbe lorsque je finis par confirmer mes soupçons sur ce Père Noël factice. Tout n’était que ruse dans ses agissements qui n’avait pour but que de m’intimider et de me narguer ! Que contenait réellement cette boîte ? Une adorable petite souris femelle blanche, effrayée par ce transport.

« Eh bonjour ma mignonne ! Ma pauvre, tu dois être morte de peur. Allez viens, je ne te veux pas de mal ! ».

Comme par instinct, la petite boule de poil grimpa sur ma main. Je la plaçais alors sur mon épaule ou elle avait trouvé un perchoir de rêve. Mon ami regardait la petite souris d'un regard surpris mais il ne parlait pas. Après tout il m'avait promis de ne poser aucune question. Et c'était un homme de paroles !

C’est alors que je découvris au fond de la boîte un étrange message qui m’était destiné !

"Mourir si délicatement
Qu'on ne sent aucun mouvement
Passer de la vie à trépas
Sans qu'on entende un bruit de pas."

Désormais, il ne s’agissait pas seulement d’une moquerie d’une personne malveillante mais d’une menace de mort ! Cette souris était une sorte de tête de cheval du film le Parrain. L’homme qui avait remis ce cadeau était donc mon potentiel futur meurtrier ? Je sentis un frisson d’effroi me parcourir l’échine et refermais aussitôt le couvercle de la boîte. Je ne tenais pas à ce qu’Ali puisse y découvrir l’inscription. Sans ajouter un mot, je lui jetais un sourire de façade.

« Un cadeau un peu étrange, non ? Que crois-tu qu’il faudrait que j’en fasse ? »

« Oui c'est un peu étrange… ce que tu dois en faire , tu dois le savoir non ? Tu dois connaître la raison pourquoi ton cadeau c'est une petite souris... Il a autre chose dans la boite ? »

disait-il ironiquement. Il n'était pas naïf. Il le savait que je lui cachais quelque chose.

« Tu sais, je t'ai choisie comme Marraine parce que j'ai une confiance aveugle en toi pour te confier mon bébé, sachant que tu assumeras mon rôle en cas de tragédie, par contre je vois que toi ce n'est pas ton cas. Je ne suis peut -être pas si intelligent que ton voisin, je t'ai vu refermé comment tu as refermé la boite . »

Me disait-il fâché et pensif. Il déballait à son tour son présent. puis il éclatait de rire le premier instant. Puis il me disait :

« Tu vois moi je connais la raison pourquoi j'ai eu ce cadeau."


En déposant brusquement le jouet sur la table, insulté. Je prêtais alors plus attention au petit singe mécanique sortant tout droit d’une fête foraine de cauchemar. A voir la tête de mon ami, il n’était pas plus rassuré que moi sur le cadeau en question.

« Ta personne malfaisante, se croit drôle je crois, ou soit qu'elle essaie de m’envoyer un signe que Jafar fera son grand retour ! Parce que sais-tu ce que ce petit singe représente ? Une personne qui veut prendre le pouvoir. Une personne qui s'amuse à jouer avec mes nerfs mais qui connait tous les moindres détails de mon existence. Parce que ce '' Monkey'' représente un mauvais présage ! Quelqu'un va nous jeter encore un mauvais sort, je le sens!"

Il semblait à bout de nerfs, exaspéré par la situation ou tout simplement fatigué de la vie.

« Crois-moi, ton Père Noel je vais lui faire avaler son petit singe… »

Mon ami parlait extrêmement fort et il s'apprêtait à donner une claque au jouet mais il préférait s'éloigner vers la porte. Puis se retournait vers moi :

« Tu es détective, trouve-moi ce petit comique pour que je puisse jouer des cymbales avec sa tête. »

Soudain, je sursautais lorsque je vis le petit singe commencer à frapper gaiement de ses petites cymbales. Ce qui était de plus inquiétant c’est que ce mouvement ne résultait nullement d’une action de mon ami. Un coup de cymbale et les lumières s’éteignirent subitement, un autre coup de cymbale et le projecteur super 8 se mit en marche ! Tremblant de tout mon long, je ne pouvais plus faire un seul mouvement. Mes yeux restaient fixés sur l’écran sans pouvoir s’y détacher. Un message apparut, qui m’étais alors adressé :

"SALUT BIANCA !"

La nouvelle invocation de mon prénom me donnait des sueurs froides ! Mon cœur s’emballait alors que ma respiration se faisait de plus en plus rapide. Je m’énervais alors, persuadée que l’individu était encore dans la pièce !

« Cela suffit maintenant, je n’ai plus envie de rire ! Cessez de jouer avec nos nerfs et montrez-vous ! ».

Mon regard balayait la pièce de fond en comble mais aucune réponse ne parvint à mes oreilles. Il n’y avait aucun signe de présence en dehors des nôtres ici ! Soudainement, je me retournais vers l’écran pour y découvrir un nouveau message

"DE QUOI AS-TU PEUR ?"

Je retournais en colère vers la machine et tentais de l’arrêter, mais rien y faisait ! La bobine continuait de tourner sans discontinuer. Lorsqu’enfin elle se termina, je me dirigeais vers l’interrupteur.

« Ne t’inquiète pas, Ali ! Il doit simplement s’agir d’une blague de mauvais goût ! Je te jure que si j’attrape ce rigolo, je lui fais la tête au carré ! ».

La lumière s’alluma alors et la pièce n’était plus aussi effrayante !

« Je suis navré de t’avoir entraîné là-dedans. De toutes évidences, c’est à moi qu’il veut s’en prendre. Tu n’as rien à voir avec cette histoire. Pardonne-moi ! ».

Rien à voir avec cette histoire ? Était-ce réellement certain ? Après tout n’était-ce pas à lui que ce deuxième cadeau avait été adressé ? Je me tournais vers Ali avec le désir de le rassuré. C’est alors que je constatais l’horrible vérité. J’étais seule dans la pièce. Mon ami avait disparu ? Était-il sorti de la pièce ? Connaissant son courage vacillant, cela ne m’aurait pas surprise outre mesure. Cependant, j’aurais très certainement entendu du bruit s’il avait quitté la pièce, non ? Il n’était d’ailleurs pas le seul à s’être soudainement volatilisé. C’était également le cas pour le jouet mécanique qu’il avait reçu. Etrange cette histoire, très étrange !

Désireuse de tirer cette histoire au clair, je sortis de la pièce emportant avec moi la fameuse bobine. Il fallait à tout prix que je mette la main sur ce « Père Noël » qui se plaisait à nous faire vivre l’Enfer en ce jour sacré ! Ma nouvelle compagne était toujours assise sur mon épaule. Je levais les yeux au ciel et poussais un grand soupir lorsque je constatais l’absence d’Ali. Je retournais alors vers le salon, pensant finir par l’y trouver ! Mais il n’y était définitivement plus…

« Ne me dites quand même pas qu’il a fui parce qu’il avait trop peur ! ».

Tout en poursuivant mes recherches, je finis par entendre une petite voix raisonner derrière moi.

« Oh, elle est tellement chou cette souris, Maman ! Est-ce que je peux l’avoir ? ».

Adressant un sourire à Katelyn, je lui remis tout en douceur le petit rongeur.

« Fais bien attention de ne pas la faire tomber surtout ! Dis-moi ma chérie, tu ne saurais pas où se trouve tonton Ali ? ».

Elle fronça alors les sourcils, interloquée

« C’est qui tonton Ali, Maman ? ».

Très étonnée par sa réponse, je tentais une nouvelle approche.

« Tu sais très bien, Kate. Le père de ta petite copine Kenza qui se promène toujours avec son drôle de singe ! »

« Mais non, je t’assure Maman, je ne le connais pas, ce monsieur ! »

Était-il seulement possible qu’en plus de disparaître physiquement de l’établissement, il avait disparu de la mémoire de toutes les personnes qui l’avait connue ? Non, c’était impossible. Ils devaient très certainement me faire une blague !

« En fait Maman, Madame Hudson est arrivée ! Elle voulait te dire bonjour. »


« Je vais aller la voir, où se trouve-elle ? »


« Elle est en train d’aider, madame Debenham à servir le chocolat chaud pour les enfants ! »

« Et si on allait la rejoindre toutes les deux, hein ? Qu’en dis-tu ? ».

Je lui tendis la main et me dirigea vers la table avec elle. La dernière chose que je désirais dans cette histoire de fou, c’était encore de perdre ma fille ! Comme le disait Kate, je trouvais Madame Hudson affairée à servir les boissons chaudes.

« Bonjour, Angelika ! Est-ce que tout va bien ? Katelyn m’a expliqué pour cette histoire de mystérieux paquet cadeau. Que s’est-il passé ? »

« Euh… c’est un peu long à expliquer, mais rassurez-vous, il n’y a rien de grave… Dites, Madame Hudson. J’ai une question à vous poser. Vous ne sauriez pas où se trouve mon ami Ali Nacer ? »

« Qui dites-vous ? Ali Nacer, je ne crois pas le connaître ! »

Je m’emportais alors un peu, commençant à perdre patience.

« Mais bien évidemment que vous le connaissez. Un grand homme bien bâti ! Le teint basané, les cheveux noirs… Il est venu de nombreuses fois à Baker Street »

« Oh ma chère, croyez-moi si je rencontrais un tel homme, il me serait difficile de l’oublier.»


Je m’éloignais alors de la table non sans le regard inquiet de ma logeuse posé sur moi.

Je n’y comprenais plus rien à cette histoire. Pourtant, j’avais beau scruter les environs, je ne trouvais pas non plus les présences de ma petite filleule et de son singe ! Tentant de jouer ma dernière carte, je sortis mon portable de ma poche. Je fis alors défiler les noms dans mon répertoire mais Ali n’y était plus ! Il s’était définitivement volatilisé !

« Maman, Maman est-ce que tu vas bien ? »

Mon teint avait alors viré au blanc. Je me tenais vacillante sur mes jambes. Fort heureusement pour moi, deux de mes collègues infirmiers m’aidèrent à rester debout et me firent asseoir à une table. Je vis alors ma Katelyn toute inquiète prendre l’une de mains tandis que Madame Hudson revint vers moi pour me servir une tasse de thé.

« Tenez Angelika, je crois que cela vous fera le plus grand bien ».

Je ne lui répondis pas, trop perchée dans mes pensées pour répondre à qui que ce soit. Etais-je en train devenir folle ?

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