Le Destin des
PUISSANCES

de seb

Magic League 2
de Dyson Walters

Bientôt...
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Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
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٩(͡๏̯͡๏)۶ Le Destin des Puissances ☆ Evénement #94
Une mission de Cassandre Sandman - Ouverture : 27 avril 2018
« A Olympe, venez commez vous êtes... ! »

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 Evénement #59 : Le Berceau de la Vie [Fe]

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________________________________________ Dim 1 Mai 2016 - 15:28





Le Berceau de la Vie

Mission
"
Tout le monde avait petit à petit disparut. Elliot ou l'autre revenant était partit pour chercher le fameux Sebastian qui avait mystérieusement disparut. J'avais voulu leur dire que non, il nous avait bien suivis. Qu'il avait simplement disparut entre les arbres lorsqu'on avait entendue les chuchotement d'enfant. Franchement, qu'est-ce que ces gardiens de pacotille ne feraient pas dès qu'ils entendaient des voix d'enfant. Nous ne savions même pas s'ils étaient réellement vraie. Pour ce n'est que de simple, chuchotement, des échos tout simplement rien de plus. Juste de quoi nous mettre le doute. On ne savait rien, et il avait fallut quand même que le marchand de sable aillent vérifier cela. Et tout seul en plus ! Je n'avais pas forcément de superbe vision en ce moment. C'était un peu comme bloquer, les choses s'enchaînaient de façon aléatoire, complètement au hasard alors cela ne venait aucunement m'aider. Dans aucun cas. Il était vraie que j'étais plus dans le genre tout de même logique. C'était cela qui nous aidait avec mes sœurs avant d'avoir des genres de vision plus correcte, plus vraie qu'avant. Parce que les choses se passaient dans un certain ordre. Les choses passaient comme on pourrait le dire ''normalement''. Alors que là, non. Tous était complètement aléatoire, j'avais comme l'impression de ne pas réellement suivre. J'avais essayer de faire un point sur la situation lorsqu'on c'était arrêter plus haut. J'avais compris quelque petit truc par ci par là. Comme le fait que j'étais maintenant sur à cent pour cent que les gens qui m'entouraient été plutôt assez stupide. Ils avaient voulu qu'on aille faire un tour dans ce genre de château étrange entourer de terre. Je n'avais rien dit, j'avais fait que suivre bien trop fatigué pour le moment pour m'adresser à eux. Pourtant cela avait été claire qu'il était vide, complètement vide. Cela se voyait déjà à une bonne dizaine de kilomètre qu'il n'y avait absolument personne. Mais non il avait fallut que l'on face un immense détour pour aller tout de même voir. Heureusement que j'avais dans ma longue vie, marcher plus longtemps que ça. C'était sa de partir en mission pour Zeus. J'étais l'une des seules qui avait sans doute voyager le plus je pense et celle qui connaissait le plus de monde aussi … Je ne pourrais même pas dire le nombre de personne que je connaissais, et quel ironie quand on pense que très peu de personnes eux me connaissent. C'était assez drôle, de voir leur tête quand je pouvais leur déballer leur vie juste devant leur yeux alors qu'ils ne m'avaient jamais avant. Leur tête plus que choqué, et je passais pour une genre de psychopathe. J'aimais me faire passer pour une psychopathe. C'était tellement drôle … Hahaha …

Bref revenons au moment présent plutôt. Comme je disais je ne comprenais que très peu de chose tout de même à la situation. J'étais resté avec le premier groupe, toujours en nous dirigeant au bord de la forêt. Tout allait plutôt bien pour moi. Personnellement je n'étais pas attacher mais alors pas attacher du tout au personne qui était comme portée disparut. S'ils pouvaient rester là où ils étaient ça pourrait même m'arranger un peu. Sauf peut-être Elliot. Lui il avait des pouvoirs qui pouvaient sans doute venir nous aider. Sans doute … C'était même pas sûre ! Judah parlait parlait et parlait encore. Il parlait trop lui aussi alors pourquoi venait-il se plaindre que je parlais trop aussi ? Il faisait la même chose. C'est genre de truc ça me faisait que m'énerver, mais je restais calme, parce que si on commençait à s'énerver cela ferait le grand bonheur de Judah j'en étais persuadée. Je le vis se retourner vers moi alors qu'il venait de raconter une blague plus que pourrit au sujet d'Artémis. Je lui avais fait un petit sourire, genre je rigolais à sa blague. Juste pour lui faire plaisir et qu'il me laisse tranquille. Malheureusement c'était trop demander de sa part à apparemment puisqu'il ne tarda pas à venir marcher à côté de moi. Très bien … Sourire et restez calme. J'écoutais limite à moitié ce qu'il était entrain de me dire. Ah. Lui aussi ce demandez qu'est-ce que je faisais comme travaille pour Aphrodite. C'était drôle comment tout le monde se demandez cela. Dire qu'il ne me prenait pas pour une espionne. En réalité j'étais exactement cela. Une espionne pour le compte d'Aphrodite. J'espionnais un peu tout le monde et à chaque fois je venais lui rapporter les derniers petits potins de la ville de Storybrooke. J'avais presque envie de rigoler quand il m'avait demander pourquoi je ne travaillais pas avec Apollon. C'était comme me posait la question de pourquoi je travaillais pas avec lui ! Non en faite, non. Pas de tout même. Avec c'était genre, mort. Je ne travaillerais pas avec lui, parce qu'il ne pourrait m'offrir ce que Aphrodite nous offrais à moi et ma sœur. Apollon sans doute qu'il pourrait. Mais malheureusement, je ne lui servirais strictement à rien. Il pouvait avoir des genres de visions du futur. A quoi je servais à côté moi ? Rien absolument rien. Je n'allais pas tenter de passer un contrat avec le roi de l'Olympe. C'était déjà mort, puis il avait d'autre créature qui l'aider aussi, et qui pouvait aussi ''prédire'' l'avenir.

« Parce que comme je te dis mes ''visions'' ne sont pas exactement des visions. A quoi je servirais déjà à Apollon ? Hein, il peut voir dans l'avenir. Et puis il as aussi sa belle Niels qui vient du futur alors bon ... »

C'est vraie que pendant un moment j'avais oublié cette Niels. Cette fille qui était venue du futur. Elle était plutôt proche d'Apollon alors, s'il avait besoins de quelque chose concernant le futur, il n'allait pas s'embêter à venir me voir ! En tout cas, je continuais de l'écouter à moitiez ne faisant que hocher la tête comme pour faire genre que je l'écoutais.

« Une espionne ? Hein … C'est cool ! Ah ouais l'atout féminin alors qu'elle ressemble à u garçon. »

C'était pas du tout, cohérent ce qu'il était entrain de dire. Je continuais à marcher alors qu'il s'était à moitiez arrêter pour nous proposer un genre de show au Rabbit Hole. S'il cherchait à me mettre à l'aise, personnellement pour moi, c'était assez mal partit. J'avais vu ce qu'il cherchait à faire et avec moi cela ne marchait pas. Désolé mon vieux ! Je me retournais vers lui avant de dire :

« Cour toujours mon vieux ! J'ai bien autre chose à faire que venir squatter dans ton pauvre petit club de nuit. Et non, c'est pas que j'ai ''peur'' de me montrer toute nu. Je suis pas pudique, loin de là, je pourrais même me déshabiller maintenant pour vous le montrez si vous le voulez ? »

Non personne ? Très bien alors on continu de marchez je vous pris. J'avais repris ma route alors que Alexis demandez de faire une pause ? Quoi ? Encore sérieusement, ils étaient si fatiguée que ça ? Non parce qu'on avait déjà fait une pause plutôt alors on pouvait quand même continuez. Rien à faire qu'elle soit vulnérable ou pas. Elle allait sécher en marchand. Et magie, si elle marchait plus vite elle pourrait séchez encore plus vite ! N'est-ce pas formidable ? Hein ? Hein ? Et bien nous tout le monde décida de s'arrêter tout de même. Je vous jure que c'était pas vraiment une équipe de choque là. S'ils nous arrivaient quoi que se soit, on allait pas forcément s'en sortir. En tout cas pour certain. C'était l'avantage de pouvoir se faire tuer que par un dieu ou personne au dessus du dieux. Et pour l'instant il n'y avait que Hadès là tout de suite qui pouvait le faire. Il n'allait pas le faire, parce que je savais qu'il avait comme besoins de moi. Qu'il voulait que je sois de son côté. L'autre possibilité pour l'instant c'était aussi Elliot mais il était loin et bien trop gentil pour me tuer tout de même. Même si je savais que je l'agaçais plus que tout !

Me retrouvant un endroit pour m'asseoir, je restais la quelque instant en attendant que la déesse magique et le dieu des enfers règlent leur problème. C'était pas possible ! Pourquoi il fallait toujours qu'ils se prennent la tête ? Peace les gens, restez zen. Comme on dit faite l'amour pas la guerre. Et je pense que cette phrase plairait énormément à Hadès. Elle voulait que je l'applaudisse pour son exploit la jolie déesse ? Non parce qu j'avais les bras un petit peu engourdit à restez là à rien faire. On peut reprendre la route ? Très bien. On recommença à avancer avec Alexis en tête quand d'un seul coup elle disparaît. Comme ça, BOUM, plus d'Alexis. D'accord, bon là à vraie dire c'était assez étrange. Je pensais pas qu'il y avait quelque chose, comme un genre de portail. Mais il fallait toujours vérifier. Je m'avançais alors vers l'endroit où elle avait disparut passant d'abord mon bras mais rien. Je passais alors tout monde corps, essayant de trouver un genre d'indice. Mais absolument rien. Je reculais pour me ré avancer plusieurs fois pour être sûre. Je n'avais pas l'air bête du tout. Au bout d'un moment je me retournais vers les autres groupes avec un sourire sur le visage.

« Ah bah non ! Elle a bient disparut comme ça. Pas de portail ou autre truc magique en tout cas. »

« Tu as eu besoins de tout ce crique pour le voir ? Même sans vision, j'aurais pu te le dire qu'elle avait disparut. »

Ma tête ce tourna vers Judah alors que je le regardais simplement et purement d'un air complètement blaser. J'avais pas envie de me prendre le tête.

« A mon avis elle doit être là bas » dit-il en pointant du doigt le palais un peu plus loin.

Je me redressais un peu regardant le palais qui était bien loin. Très loin. Pui je me retournais vers avant de lui faire un petit sourire sur le visage et de lui parler au début un peu comme un gamin et de monter un peu le ton après.

« Oh écoute toi hein ! J'avais bien vu de bas qu'il n'y avait rien d'accord ? Cela t'arrive parfois de vérifier les choses non ? Non, bien sûre que non puisque monsieur a toujours raisons je présume n'est-ce pas ? Mais tu vois même moi parfois je peux me tromper et même moi parfois il faut que je vérifie mes dires pour être certaine ! Bon allez on vérifier si miss électrique n'est pas la bas. Et cette fois sans pause. »

Non parce que si on continuait de faire des pauses on allait jamais arriver là bas. Je pris un peu la tête du groupe me dirigeant vers le grand palais un peu plus loin. Lorsque je commençais à doucement la chaleur montait dans mon corps. Devenant du plus en plus chaud. Je m'arrêtais nette alors que mon visage se durcissait un peu. Mes points serrer, mes bras le long de mon corps, je me retournais vers lui pour le foudroyez du regard. Sérieusement il se croyait drôle ? Non parce que j'allais pas me laisser faire aussi facilement. Il avait en plus de ça les bras croiser sur son torse avec un immense sourire sur le visage. J'allais lui enlever son jolie sourire de poupée diabolique là. En tout cas en ce moment nette. Mais j'allais rien faire et j'allais simplement reprendre ma route comme si de rien n'était. D'ailleurs il décida lui aussi de nous suivre. On marchait depuis je ne sais pas combien de temps, avec aucune pause. J'étais plus devant comme avant. Mes mains accrocher au lanière de mon sac à dos tant dis que je marchas tout de même d'un pas rapide. Je ne savais aucunement si les autre étaient entrain de suivre. En tout cas il le fallait, parce que j'allais pas ralentir le pas. On commençait à s'approcher du palais alors que je vis un éclaire descendre du ciel qui était devenue plus d'une couleur oranger, rouge. Ce qui personnellement ne venait pas du tout me choquer mais passons. Je vis l'éclair descendre à une vitesse fulgurante pour venir toucher Alexis elle même. Je la vis débouler sur quelque mettre en arrière. Arrivant à sa hauteur, je ne pu que lâchais un petit rie pour me moquer un peu d'elle.

« Pas très douer dit donc » lui avais-je dit en passant à côté d'elle.

Je ne l'aidais même pas. Elle était grande, elle pouvait se relever tout seule tout de même. En tout cas, je partis un peu plus au niveau du château pour le regarder et regarder le ciel. Bon maintenant on allait faire quoi. Je sentis une personne venir à côté de moi, je ne eu même pas besoins de tourner la tête vers la personne que je savais qu'il s’agissait de Hadès. J'étais même sûre à cent pour cent lorsqu'il m'adressa la parole encore une fois.

« Tu vois un truc ? Et là c'est du sérieux. Alors tu utilises ton don ou je ne sais quoi pour prouver que ça vaut la peine qu'on te garde avec nous. »

C'était la première fois que j'avais vraiment l'impression qu'il était sérieux depuis le début de a mission. Je croisais mes bras en dessous ma poitrine avant de m'avancer un peu vers le château et de m'éloignant de lui. Je ne lui répondrais pas préféré un peu plus me concentrer. Bon, on va lui montrer. Je regardais en silence tout ce qui se trouvait autour de moi. Le ciel était simplement rouge, il y avait la porte du château. Et alors d'un seul coup je remarquais un petit détaille. J'allais me dire qu'il fallait sans doute une clef pour l'ouvrir. Mais même pas, puisque la porte n'avait aucun serrure. Dans ce cas, elle ne pouvait pas être ferme et dans tout les cas elle était ouverte. Vu la sorte de porte, je ne pensais pas que c'était un peu comme à l'époque ou tu place une bout de boire de l'autre côté. D'un seul coup je me mis à rire toute seul, tellement c'était plutôt simple pour le coup. Je me retournais vers le groupe toujours entrain de rigoler. Je voyais sur leur visage de l'incompréhension. De la pure incompréhension. En s'ils pouvait se voir dit donc. Je me retournais plus vers Alexis avant de rigoler un peu plus comme pour moquer d'elle. Par Poséidon, c'était merveilleux. Je me reprenais un petit peu avant de m'approcher de la porte en question, je posais juste ma main dessus avant me tourner vers la déesse magique et de lui dire :

« Tu as essayais de faire pleuvoir le ciel ou quoi ? Non parce que regarde ... »

Je pouvais d'un tout petit coup de main la porte et celle-ci s’ouvrit toute seule. Juste un petit coup de main et elle était déjà grande ouverte

« C'est ouveeeert ! »

Vraiment pas très douer cette Alexis. Sans rien de dire je rentrais dans la palais avant de tomber directement dans une cuisine … Une cuisine moderne. De notre époque et plutôt assez belle je devais bien l'avouer. Il y avait des choses qui étaient entrain de cuire dans le four. Il y avait un grand saladier de fruit poser un peu plus loin sur le plan de travaille, il y avait du fromage, du pain et de la charcuterie qui étaient poser sur la table. Il y avait des chaises, le nombre pile de chaise pour le groupe. Je m'avançais vers la table passant mes doigts au bord de celle-ci. Il n'y avais l'air d'avoir personne dans la pièce ni même personne du tout dans le château. Il était comme complètement vide. Ce qui était assez étrange en soit. Je fini simplement par prendre tout de même un morceau de pain avant de m'asseoir sur le plan de travaille. Les chaises, trop peu pour moi … J'étais un peu séparer du groupe alors que j'entamais mon morceau de pain.

« Et bien ! Si quelqu'un a faim il peut se servir mais faite gaffe c'est peut-être empoissonner donc pour certain cela peut être fatal ! »

Enfin non rien n'étais empoisonner, le pain était d’ailleurs plutôt pas mal. Mais c'était juste pour le faire un peu peu. Je croisais les jambes l'une sur l'autre alors que les autre commençait à peine à s'installer. Judah s'était assis sur une chaise non loin de moi et commença à croquer dans un cuisse. Je le regardais quelque instant avant de lui demander.

« Alors ? Il est bon le poulet ? »

Et sans demander plus, je lui pris des mains avant de croquer un bout dedans. Je gardais la cuisses quel seconde savourant la viande dans ma bouche avant de hocher simplement la tête et de lui redonner la cuisse. Je ne cherchais en aucun cas à l’écœurer. D'ailleurs il recommençais déjà à croquer dedans. Je pris ensuite une pomme qui se trouvait dans la panière juste à côté de moi quand Judah se releva. Je le regardais un peu venir vers moi. Je retournais mes mains comme pour lui demander qu'est-ce qu'il voulait quand je sentis une truc tout gras se mettre dans ma mains. Jetant un regard je pouvais voir qu'il s'agissait du gras et de l'os du poulet qui mangeait préalablement. Je eu eu un air dégoutté avant de jeter ce gras un peu plus loin. Peut importe sur qui il allait tomber. Je le regardais quelque instant avec mon air dégoutté alors que lui prenait un grappin de raisin dans la panière.

« Mais c'est tellement dégueulasse ! »

Je me penchais un peu pour prendre un serviette non loin et m'essuyer la main dessus. Je lui jetait un regard alors qu'il repartait s'asseoir je croqu. Vraiment dégueulasse.





Clara : 100%
Kit de mission : une trousse de soins (25%) + boîte d'allumettes + spray à la menthe + couteau suisses


Hippolyte Sherman


« Vous auriez pas
une dinde au four ? »


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╰☆╮ Avatar : Shelley Hennig

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Ѽ Dans le monde des contes, je suis : la fille d'Arès.

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________________________________________ Lun 2 Mai 2016 - 0:26


Le Berceau de la Vie (mission)

Pleins de monde
Le fantôme ? Sérieusement le fantôme ? Et le poing d’Hippolyte sur la face de Judah, ça allait le traverser ou toucher sa cible ? Non mais franchement, il tendait le bâton pour se faire battre. Hippolyte se contenta simplement de lui adresser un regard noir. Il fallait rester zen, sinon, ça allait partir en cacahuète. Et les esprits commençaient à être fatigués après tant de marche. En tout cas c’était très bien de séparer le groupe. Sur le coup, Hippolyte remerciait Sébastian de s’être perdue. Car ceci lui permettait de s’éloigner de l’infernale Judah. La demi-déesse s’approcha d’Elliot qui la téléporta devant les ruines du château. Quelle sensation bizarre. La téléportation ce n’était pas vraiment agréable. La tête tournant un peu, Hippolyte posa ses fesses au sol, pendant qu’Elliot criait le nom de Sebastian. Mais personne ne répondit, si ce n’est le vent glacial. D’ailleurs, le vent semblait porter le murmure d’un garçon. C’était effrayant. Cela avait même eu pour effet de faire bondir Hippolyte. Puis le moine décida de réapparaitre. Est-ce que c’était lui qui s’amusait à faire peur aux deux cousins ? Mais le moine prit plutôt le rôle du guide, encore. Ils allaient les amener vers Sébastian. Cool ! Mais ça semblait facile, trop facile. Ce moine était d’ailleurs trop bizarre. Alors pendant leur marche, Hip resta légèrement en retrait, restant silencieuse pendant qu’Elliot s’occupait de faire la conversation. Puis au bout d’un moment, le moine disparut. D’un seul coup. « Ce mec est juste trop bizarre. Disparaître comme ça, sans prévenir. Je sais pas moi, il pourrait faire un son de cornemuse pour annoncer son départ. Puis où est-ce qu’il va ? » Enfin ce n’était pas le moment. Elliot semblait être captivé par quelque chose. Hippolyte pivota puis aperçut au loin une silhouette. Ça ne pouvait être que Sebastian ! Hippolyte doubla la cadence, en prenant Elliot par le bras pour qu’il aille à la même vitesse. « Tu as raison. Donc dépêchons-nous ! » Ils arrivèrent plutôt rapidement à la hauteur de Sebastian. « Bah alors ! Qu’est-ce que tu fous ? Il faut avoir le QI d’un entonnoir pour se balader tout seul dans un monde inconnu ! T’es suicidaire, non ? Une chance que des personnes tiennent à toi et sont capables de se téléporter pour venir à ton secours. » Impossible de savoir pourquoi, mais Hippolyte s’était légèrement emportée face à Sébastian. Peut-être parce qu’il leur faisait perdre du temps ? Et Hip n’était pas du tout patiente. « On est pas là pour faire du tourisme hein ! » Roh puis en plus il ne répondait pas. Malpoli va ! « Bon. Maintenant qu’on t’a retrouvé, il faut rejoindre les autres. » Hippolyte se retourna vers Elliot. « C’est le moment de refaire ton truc…la téléportation, non ? » La jeune femme avait bien compris le principe. Il fallait se donner la main. Alors elle prit celle d’Elliot, puis celle de Sebastian. Son cousin ferma les yeux puis…absolument rien. « Bah alors ? Qu’est-ce que tu fais ? » La jeune femme garda tout de même sa main dans la sienne. Mais sa tête semblait se décomposer. « Ben mince, ça m'est jamais arrivé une panne auparavant. » Une panne ? C’était possible ça ? Mais Elliot ne semblait pas vouloir arrêter d’essayer. Il referma les yeux mais cette fois-ci, sa concentration était parfaitement observable. Il plissait le front. On aurait dit un homme qui apprêtait à chier. C’était pas beau à voir. Puis surtout, ça ne fonctionnait pas. Il ouvrit les yeux, tout essoufflé. « Ben non, ça ne marche pas. Pourquoi ça ne marche pas ? Je me sens bien pourtant, je suis au top. Ça marche toujours d'habitude. Qu'est ce qui m'arrive ? » Hippolyte lâcha la main d’Elliot. Ce dernier venait de passer une main dans ses cheveux en prenant un air paniqué. Ce qui eut pour conséquence de la faire paniquer à son tour. Ils étaient coincés là, tous les trois. « Comment on va réussir à rejoindre l’autre groupe ? Et où est passé ce fichu moine ? Je suis sûre qu’il est responsable de quelque chose. Lui, il peut apparaître et disparaître comme bon lui semble, mais pas toi ? Ce n’est pas normal ! » Hippolyte commençait à s’énerver et ce n’était pas bon pour la suite. Hip fit ses mains autour de sa bouche puis commença à crier « LE MOINE ! RAMENE TES FESSES ICI ! » Mais aucune réponse, aucune apparition. Il servait vraiment à rien ce type. Hippolyte regarda autour d’elle puis fit quelque pas sur le sentier. Elle pointa le long chemin avant de demander : « Me dites pas qu’on va à nouveau marcher ? Là, il va me falloir un bon hot-dog pour supporter le voyage. » Mais une nouvelle fois, aucune réponse. Là, par contre ce n’était pas normal. Hippolyte se retourna donc pour solliciter ne serait-ce qu’une réaction de leur part.

Mais elle eut la désagréable surprise de découvrir qu’elle était seule. Malheur ! « Elliot ? Sébastian ? Vous êtes où ? » C’est une toute autre voix que celle des garçons qui répondit. En plus, cette voix ne répondait pas du tout à sa question. « Ca fait longtemps que je ne suis plus venu ici… » Hippolyte le reconnaissait. Il s’agissait de l’homme dans ses flashs. Elle se retourna vers l’origine de la voix puis aperçut un homme face à elle. Il s’agissait bien du même homme que dans la caverne. Mais cette fois-ci ce n’était plus sous forme de flash. Cette fois-ci ça semblait être la réalité. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’Hippolyte allait en profiter pour avoir des réponses. Elle se doutait bien qu’il en savait beaucoup plus qu’elle et qu’il pourrait lui apporter des réponses à ses questions. Elle n’avait pas pu lui en poser lors de ses flashs. Mais maintenant qu’ils étaient face à face, c’était possible ! « Vous ! … Qui êtes-vous ?! » Il avait intérêt à lui répondre. Car le fait que ça faisait longtemps qu’il n’était pas venu là, ça lui passait clairement au-dessus. Elle s’en fichait. « Tu sais que sans toi, je n'aurai pas pu revenir ici ? » Il s’avança vers elle puis lui passa devant. Il commença à faire quelques pas en restant bien sur le sentier. Hippolyte se mit donc à marcher elle aussi, essayant de rester à sa hauteur. Il ne lui échapperait pas. Pas avant d’avoir répondu à ses questions. « Hippolyte Sherman, la fille d'Arès. Il t'a cru morte pendant tout ce temps, sans même se poser la question de ce qui t'était réellement arrivé. Il en est encore à me chercher, alors qu'on devrait tous savoir que pour me trouver, il n'y a qu'un seul moyen. Et tu sais lequel ? » Abasourdie par ses quelques révélations, Hippolyte s’était stoppée. L’homme en avait fait de même. Il s’était tourné vers elle avant d’ajouter : « Que je me trouve moi-même. Comme je t'ai trouvé Hippolyte. Je suis venu dans la maison où tu étais, j'ai simplement utilisé un peu de ce poison que produit Hydranos, mais combiné avec mon propre sang. Tu sais qu'est ce qui est ironique dans tout ça ? C'est que j'ai utilisé une créature d'Arès pour l'atteindre. Un jeu d'enfant et c'était tellement amusant. Et tu sais quel effet ça a eu sur toi ce poison ? Ca a simplement arrêté ton coeur. La partie divine d'Arès a pris le relai et tu es restée en vie, mais endormie. Les humains appellent ça le coma. Quant aux dieux, ils ne peuvent pas concevoir ce genre de choses. Après, je ne pouvais pas imaginer que ça prendrait autant de temps ton réveil, mais j'avais de toute façon tout le temps devant moi. Et nous y voilà enfin. » Au fur et à mesure de ses paroles, Hippolyte avait ralenti la cadence. Alors elle était restée dans le coma ? Est-ce que cela voulait dire que sa partie humaine était morte ? Qu’était-elle devenue ? Et puis surtout pourquoi ? Pourquoi elle ? Il y devait y avoir tellement d’autres enfants venant des dieux ! Elle était choquée par tant de révélation. Et pourtant ce lot de révélation apportait son lot de question. Mais pour l’instant, l’homme qui avait tenté de tuer Hippolyte en avait une aussi. Il s’était mis à montrer le lieu qui les entourait. Toujours le même depuis qu’ils marchaient… « Tu n'as pas la moindre idée d'où nous sommes, n'est ce pas ? » Hip était prête à répliquer qu’il était sans doute dans le monde des contes vu le volcan de toute à l’heure. Mais l’homme ne lui laissa pas le temps de s‘exprimer puisqu’il reprit immédiatement la parole. « Nous sommes à la maison. Un lieu où jadis j'ai été bannis. J'ai tenté d'y revenir par le passé, mais je n'avais pas ce qui me fallait pour y arriver. Désormais je l'ai. » Il se mit alors à sourire, tandis qu’Hippolyte haussait un sourcil. C’était peut-être la maison de cet homme mais clairement pas celle d’Hippolyte. Quoi que…la demi-déesse n’en avait aucun souvenir. D’ailleurs, en parlant de ça, elle voulait avoir les réponses à ses propres questions ! Elle observa alors les alentours avant de bombarder son interlocuteur de question, toutes plus essentielle les unes que les autres. « Dans la mesure où ce que vous dites est vrai, pourquoi avez-vous fait tout ça ? Pourquoi m’avoir empoissonné ? Puis pourquoi moi ? Je crois pas vous avoir fait quelque chose. Enfin je m’en souviens pas. Mais je ne comprends pas pourquoi vous m’avez fait ça ! » Hippolyte reposa son regard sur son meurtrier. Elle avait tellement envie de le frapper, de le réduire en cendre comme Judah l’avait fait avec le cheval de Rosalie. Mais pour le moment elle se contenait. « Pourquoi vous avez été banni de ce monde ? Ils commençaient à en avoir marre de vous supporter ? C’est compréhensible non ? Puis qu’est-ce que vous voulez dire ? Qu’est-ce que vous avez obtenu vous permettant de revenir sur les terres de votre passé ? » Ils continuaient à marcher sur le sentier. Et ce n’est qu’après un bon bout de temps qu’elle se souvint de l’absence de ses camarades. « Et où sont passé Elliot et Sebastian ? » Encore un coup du moine ? Ah moins ce que soit lui ? Il avait le même comportement que ce moine. Il répondait qu’aux questions qu’il souhaitait, il restait évasif sur plein de sujet. C’était insupportable. « Tant de questions... Dès que tu reprends vie, tu redeviens un véritable moulin à parole. C'était ça qui faisait craquer Egéon ? » Hein ? De qui parlait-il ? Qui était cet Egéon ? Hippolyte s’arrêta quelque instant, cherchant au plus profond de sa tête, tandis que son interlocuteur du moment continuait à marcher. « Je ne pense pas être quelqu'un de bavard. Mais je n'ai aucun souvenir, mise à part de...vous...donc énormément de question. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que vous m'aidez pas beaucoup ! Qui est Egéon ? » Non. Absolument rien. Elle ne se souvenait pas d’un Egéon. Bah dis donc, c’est qu’il en avait un nom pourri. Comme elle d’ailleurs. Non mais quel père oserait appeler sa fille Hippolyte. C’était dingue quand même ! « Ne t'en fais pas trop pour tes amis. J'ai encore besoin d'eux, du moins de l'un d'entre eux. On les retrouvera un peu plus tard. J'ai envie de faire un petit bout de chemin avec toi. Tu sais que beaucoup payeraient chers pour être à ta place ? ». Hippolyte resta sur place, cherchant quel serait l’individu dont il aurait besoin. Elle ne mit pas longtemps à avoir une idée. « Vous avez besoin d'Elliot je suppose ? Pourquoi ? » Sa réponse fut complètement à côté de la plaque. « Ca c'est amusant... Tu ne te souviens pas d'Egéon, mais d'Elliot si. » On s’en fichait de ça, non ? N’ayant aucune réponse, du moins pas celle qu’elle attendait, Hippolyte se remit en marche, arrivant rapidement à la hauteur de l’homme puis ne put s’empêcher de rire légèrement à sa dernière remarque. Genre des personnes paieraient pour être à sa place ? Il en connaissait beaucoup des personnes qui aimeraient ne plus avoir aucun souvenir de la personne qu’ils étaient avant ? Hippolyte leva les yeux au ciel avant de rétorquer : « Va falloir m'expliquer pourquoi, pour que je vous crois. Puis aussi, que vous répondiez à mes questions. » Ses remarques, sa manière d’agir. C’était comme avec Judah. Elle n’arrivait pas à supporter ce comportement. Or Hip était quelqu’un avec le sang chaud. Là, elle sentait que ça montait en pression. Ne pas taper, ne pas taper. Ce sont ces trois petits mots que la jeune femme se répétait constamment. Elle le doubla pour se mettre devant lui afin de le stopper dans sa marche. Elle posa ses mains sur ses épaules pour bien montrer qu’elle voulait qu’il s’arrête. « J'ai le droit de savoir tout ça, surtout venant de vous. C'est à cause de vous si je suis dans cet état ! Je ne sais même pas pourquoi je me retiens de vous rendre la pareille ! » Un bon coup de poing dans la face, ça lui ferait le plus grand bien ! L’homme la regarda avec un léger sourire. Quelle autre connerie allait-il sortir ? « Ca va te revenir. Ca devrait déjà commencer. C'est sans doute un effet secondaire de ce que tu as eu. Mais ne me voit pas comme le grand méchant. Personnellement je te préfère aussi avec toute ta tête. Les cinglés ce n’est pas trop mon truc. Et puis quand je souhaite proposer un marché à quelqu'un, je préfère qu'il ait toute sa tête pour me répondre. Tiens d'ailleurs, tu serais prête à quoi pour retrouver l'intégralité de ta mémoire dans le cas où je pourrai accélérer le processus ? » Il s’était remis à marcher. Hippolyte était resté planté là. Sa proposition était clairement alléchante. Ayant marre de marcher, Hippolyte resta cloué sur place, décidant de répondre à son interlocuteur en haussant légèrement la voix. « Qu'est-ce qui me dit que tu peux accélérer le processus ? Puis qu'est-ce que je pourrai t'offrir en échange, de toute façon ? Une peluche pikatchu ? » Notez qu’elle ne le vouvoyait plus. Fini les bonnes manières. Il ne semblait pas en avoir, alors elle n’en n’aurait pas pour lui. L’homme s’arrêta de marcher. « Je pense que... » Il baissa soudainement la tête. « ...évidemment... j'aurai dû m'en douter. » Qu’est-ce qu’il voulait dire ? Son charabia était incompréhensible. Puis il releva la tête et posa son regard sur quelque chose qui se trouvait derrière Hippolyte. Elle pivota et aperçut Sébastian et Elliot. Ils étaient de nouveau là. La demi-déesse ne put s’empêcher de sourire, soulagée de ne plus se retrouver seule avec cet homme dont elle ne connaissait toujours pas l’identité. « J'aurai dû perdre moins de temps, ça risque de compliquer un peu la donne. » Hippolyte se retourna vers l’homme avec qui elle avait longtemps discuté. Etait-il visible pour ses deux camarades ? Il semblerait bien que oui, au vu de sa remarque. Attendant une quelconque réaction, venant de n’importe qui, Hippolyte mit ses mains dans les poches du blouson gentillement offert par son cousin. Lorsque le vent soufflait, il caillait ! En plongeant ses mains dans les poches, elle sentit quelque chose entrer en contact avec sa main gauche. Hippolyte le prit puis le sortit de la poche pour l’examiner de plus près. Lorsqu’elle ouvrit sa main, les joues de la jeune femme devinrent rouges. « Elliot ? Je pensais que c’était une blague ce que tu m’as dit sur le cheval ! » Elle leva le préservatif en l’air, afin qu’Elliot puisse bien le voir. « Mais c’est gentil, je le garde au cas où. Ça peut toujours servir. » Parce que bon, elle ne se voyait pas l’utiliser avec Elliot. C’était son cousin quand même. Beurk, l’inceste ! Hahaha, si seulement elle savait !

Code by Fremione.



Hippolyte : 100%
Objet : Un sac avec du crunch et des objets forts utiles, lui appartenant

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Come back from heaven ?

La vie humaine est semblable à un chemin dont l'issue est fatale. On nous en avertit dès le premier pas, mais la loi de la nature nous dicte d'avancer toujours.© belzébuth
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Sebastian Dust


« Cowabungaaaa ! »


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________________________________________ Lun 2 Mai 2016 - 23:37






Le berceau de la vie

« Chacun de nous a la capacité d’accomplir le bien et le mal mais ceux qui sont capables de brouiller la ligne de division morale détiennent le vrai pouvoir. »


Sebastian resta… particulièrement interdit face à la réaction d’Hippolyte à son encontre. Il ne se souvenait pas avoir fait quoi que ce soit pour la blesser depuis le début de cette aventure et pensait encore moins que son départ dans une autre direction allait engendrer pareille déluge de reproches. Les yeux grands ouverts face à ce petit bout de femme, il lança un regard complètement perdu à Elliot en espérant – sans doute – y trouver un soutien quelconque. La colère n’était pas son allié et il ne savait généralement pas très bien gérer les gens violents comme ça. Ou plutôt, il ne savait pas leur répondre ; à quoi cela servait-il de s’emporter ? Il était muet, pas sourd, pas la peine de crier de cette façon ! Il articula un « Désolé » du bout des lèvres en espérant tout de même que ça la calmerait un peu et elle se détourna enfin de lui. Ouf… il avait presque eut peur qu’elle ne le frappe comme elle avait voulu le faire avec la moire. Les coups, ce n’était vraiment pas quelque chose de très agréable.

« LE MOINE ! RAMENE TES FESSES ICI ! »

Pas sûr qu’il revienne avec un langage pareil… Sab leva ses deux paumes devant lui comme pour lui intimer de baisser un peu le volume, mais rien à faire, elle semblait littéralement emportée par son élan colérique.

« Me dites pas qu’on va à nouveau marcher ? Là, il va me falloir un bon hot-dog pour supporter le voyage. »

Un sourire désolé sur le visage lui servit de réponse, rentrant légèrement sa tête dans ses épaules en se demandant, très sérieusement, comment est-ce qu’Elliot faisait pour rester plutôt calme avec une furie pareille. Ca lui aurait presque donné envie de rire s’il ne craignait pas de finir avec un œil au beurre noir ! Rire ou survivre il faut choisir. Mais avant qu’ils ne puissent s’engager en sa compagnie sur le sentier, Hippolyte… Disparue. Purement en simplement de leur vue. Le marchand de sable haussa un sourcil, la cherchant autour d’eux au cas où elle aurait filé sans qu’ils ne s’en aperçoivent. Mais pas d’âme qui vive. Ni de signes. Ni rien pour leur prouver son passage. Elle ne s’était même pas évaporée, c’était vraiment semblable à une téléportation de sa part.

Sebastian resta silencieux à se masser la nuque devant l’air contrit d’Elliot, levant les mains en signe d’innocence alors qu’il n’avait aucune idée d’où elle avait pu passer. Non il ne lui semblait pas qu’elle ait quitté le sentier. Oui, il avait vu exactement la même chose que lui. Non il ne pensait pas être en train de dormir… Il s’écoula plusieurs minutes d’incompréhension avant que, soudain, à quelques mètres d’eux, la jeune femme ne réapparaisse en compagnie d’un HOMME que le gardien n’avait jamais vu. D’une taille moyenne malgré un air hautain et suffisant, ce dernier avait croisé les bras et passait son index et son pouce autour de son menton pourvu d’une barbe sombre en les regardant. Il avait quelque chose dans le regard qui mit mal à l’aise le marchand de sable quand il le croisa brièvement… Ca et la remarque d’Hippolyte à propos de ce qu’elle venait de trouver dans l’une des poches de sa veste. Sentant ses propres joues rougir sous la situation, il fit mine de ne pas avoir entendu ni vu le préservatif qu’elle agitait devant elle avec vigueur. Pourquoi est-ce qu’il y avait ça dans ses poches, sérieusement ? Quelle idée !

L’homme resta silencieux un instant, les observant tour à tour comme s’il les étudiait, avant de finalement prendre la parole :

« Elliot... Je me demande comment j'aurais fait si tu n'étais pas venu. »

Le dieu de la renaissance – c’était Louise qui lui avait dit – semblait particulièrement abasourdi par l’apparition qui leur faisait face. Son visage semblait perdu et partagé, autant que sa voix quand il balbutia un :

« Alors c’était vrai… Ellie avait raison… »

Sebastian fronça les sourcils en entendant prononcer le prénom de son amie, lançant un regard à son acolyte avant de se rendre compte que l’étranger le regardait désormais lui. Mieux, il lui souriait en occultant complètement les réactions d’Elliot.

« Le Marchand de Sable. On s'est déjà croisé, même si tu ne m'as pas réellement vu. Peut-être qu'un... simple tic tac, pourrait te remettre les pendules à l'heure ? »

Tic, tac… Sonne le glas pour les morts. Son esprit avait complété par défaut la petite mélodie entendue dans la maison d’Eleanore, puis dans la bouche de Phobos quand ils se trouvaient sur le temple de la Lune. Il avait… Un lien avec cette chanson ? Et comment savait-il qui il était ?

« Non mais putain fais gaffe, c’est le Dragon là. »

Le dragon ? Sab fixa, intrigué, un Elliot a l’air complètement paniqué. Il avait pu voir que, contrairement à la plupart des membres de la famille divine, ce dieu était quelqu’un de très expressif et d’extrêmement bavard ; ce n’était donc pas la chose la plus rassurante que de le voir dépassé par les évènements en train de se produire. Il donnait l’impression d’avoir… réellement peur de la personne qui se trouvait à proximité d’Hippolyte. Le Dragon… Louise lui avait parlé du Dragon, elle avait même cru reconnaître son alphabet un peu plus tôt dans le château abandonné ; alors pourquoi est-ce qu’il semblait si étonné de le voir débarquer ?

« Ellie ? Qu’est-ce qu’Ellie a à voir avec… le Dragon ? »

Il passa de l’un à l’autre, peu convaincu cependant. C’était donc lui le… Dragon ? Etrangement, il s’était attendu à une créature avec des ailes, une gueule béante et des écailles sur tout le corps en train de cracher des flammes. On ne pouvait pas se faire une seule idée d’un être mythologique mais tout de même, pour le coup, ça lui donna une envie de sourire. Ou presque. Pourquoi avait-il parlé d’Ellie ?

« Elle m'a raconté qu'elle a rencontré Elijah et qu'en fait c'était le dragon, mais j'ai rien compris, je ne l'ai pas crue. Mais en fait ça coule de source comme Cristalline, vue qu'Hipp est apparue avec lui et que le Dragon l'a tué et que le Dragon c'est lui. »

Limpide. Prodigieusement… Clair comme de l’eau de roche. Heureusement qu’il avait l’habitude de subir les explications d’enfants de tous âges car, pour le coup, il n’était pas sûr d’avoir tout compris à son explication. Néanmoins il avait saisi le principal : Elliot avait osé ne pas croire Ellie ; comment pouvait-on douter de ses paroles ? Inconcevable.

Elijah poussa un soupir audible en se massant le crâne.

- « J'adore quand j'use de mon invisibilité et qu'on oublie totalement que je suis juste là, en face de vous. »
- « Ben quoi ? J’ai le droit d’expliquer. De toute façon si vous voulez me tuer, vous n’avez qu’à essayer on verra bien. »

Sab écarquilla les yeux de surprise. Tuer ? Comment ça le tuer ? Non mais on n’allait tuer personne ! Déjà qu’il semblerait qu’une jeune fille soit revenu d’entre les morts, on n’allait peut-être pas chercher à provoquer un combat inutile… ? Un frisson parcouru toute son échine en voyant l’étranger lever les yeux au ciel. Visiblement, ils se connaissaient.

« Pendant que le gamin s'excite tout seul, on pourrait discuter entre adultes ? Tu en penses quoi, mon grand ? Que sais tu sur les rêves ? Sur les songes et toutes ces choses ? »

Sa mâchoire se crispa à une telle évocation. Le monde des rêves et des songes, l’imaginaire et tout ce qui allait avec. Depuis qu’il avait appris l’existence des dieux, Sebastian n’avait de cesse de se rendre compte que ce domaine échappait complètement à leur contrôle ou à leurs possibilités d’actions. Les rêves restaient un mystère pour bon nombre d’entre eux mais certains apprenaient doucement à s’en servir comme d’une arme… Phobos était une preuve évidente du manque de maîtrise totale dont ils avaient fait preuve. Les rêves. Les cauchemars. Un moyen direct de voyager entre les esprits et les consciences, un vagabondage illimité qui offrait à un esprit mal intentionné d’infinies possibilités de désastre.

Il secoua la tête. Il était le gardien de ce domaine. Le protecteur des songes et de l’innocence enfantine qui permettait à l’imaginaire de perdurer. Il n’avait pas peur d’en parler… Il craignait seulement que quelqu’un ne décide d’y mettre son grain de sel. Comme Pitch pouvait parfois le faire.

« Beaucoup et pas encore assez… Suffisamment pour savoir qu’ils ne doivent pas être pris à la légère. »

Jamais. Ô combien jamais. Sa propre vie, celle d’Ellie et mêmes d’autres personnes avaient été mises en jeu par un adolescent qui ignorait tout de l’existence. Il avait été capable de les réduire en cendres et de mettre un terme à leur existence pour son propre plaisir de domination. Un tel pouvoir entre des mains maléfiques risquait de réduire à néant tout ce qui existait depuis le début de la conscience humaine… A cette simple pensée, Sebastian sentit les volutes de sable passer le long de ses paumes et de ses poignets. Quand le marchand de sable devenait nerveux, cela se voyait malgré lui. La chaleur des grains. La douceur du contact. Une arme redoutable utilisée en bouclier plutôt qu’en offensive. Personne ne le blâmerait pour cela, quand même ?

Elijah émit un faible sourire devant sa réponse, faisant quelques pas sur le sentiers en observant tout autour de lui. Il donnait l’impression de découvrir pour la première fois le décor autour de lui… Une exploration sommaire plus tard, les mains dans le dos et il reprit la parole :

« Il y a des rêves bien plus captivants que d'autres. Tu dois t'en rendre compte à force de visiter l'esprit d'un peu tout le monde. On pourrait songer que c'est ici que les songes trouvent le repos, mais ce lieu est encore tout autre chose. »

Le gardien tourna la tête pour regarder dans la même direction que le Dragon : le palais, au loin. Inaccessible pour le moment, mais bien visible. Il sursauta légèrement quand ses yeux clairs croisèrent ceux de l’homme, qui ne cessa de le fixer directement.

« J'étais là le jour où l'un d'entre eux a créé la vie. Le même jour où la mort a pris tout son sens. Les deux sont indissociables. Les Titans créaient et détruisaient. Elle, elle a donnée la vie et la mort est arrivée pour rétablir l'équilibre. J'étais là.. »

Il fut songeur un instant.

« As-tu la moindre idée ce que ça fait d'avoir vécu des milliers, millions, milliards d'années ? D'avoir vu tant de choses et passé encore plus de temps à les comprendre ? Je ne vois pas l'avenir, je vis simplement à toutes les époques et par conséquent, certaines choses bercées par le cours du temps, je les comprend que quand l'événement a véritablement lieu et non pas uniquement ses conséquences. »

Il lui sembla qu’Elliot ouvrait la bouche pour dire quelque chose, mais Sab leva rapidement la paume vers lui pour lui intimer de se taire. Spontanéité, quand tu nous tiens… Il avait appris à ne jamais interrompre un récit. Quand quelqu’un racontait une histoire, il fallait le laisser finir ; sinon on se retrouvait sans une partie des informations et incapables de comprendre le vrai sens des propos. Le dieu paru surpris mais ne broncha pas d’avantage, laissant à leur étrange invité le loisir de continuer. Ce dernier jeta un coup d’œil à Hippolyte puis à Elliot avant de reporter toute son attention sur le marchand de sable.

« J'ai vu ce qui va vous arriver, ou du moins ce qui vous changera. Vous vous souciez trop du futur, au lieu de vous consacrer au présent. Surt, cavalier, déesse magique, titan roi... Toutes ces choses qui n'ont aucune importance aujourd'hui et auxquelles vous donnez tant d'importance dans votre vie. »

« On est toujours libre de changer d'idée et de choisir un futur différent, en fonction des éléments que nous avons. »

Sebastian ne détourna pas les yeux de son interlocuteur, lui adressant au contraire une expression intriguée. Il n’était pas quelqu’un qui pensait au futur comme unique obsession, ou qui se focalisait exclusivement dessus. Au contraire, le gardien était un habitué du présent, de l’actuel, de l’immédiat… De tout ce qui pouvait être fait sans se départir de l’idée que le futur était améliorable, quoi qu’il arrive. Quoi qu’il se passe. Tout pouvait toujours s’arranger si on décidait que cela devait avoir lieux.

« Il y a beaucoup mieux à faire que de s’inquiéter de l’avenir, il y a à le préparer. »

L’insouciance de l’enfance en était un parfait exemple… Un apprentissage spontané, presque insouciant, des pensées magiques et un imaginaire débordant afin de croire que le destin sera aussi clément et apaisant que ces moments d’évasions. C’était ça aussi qui était beau dans leurs gestes et leurs pensées : rien n’était fait par pure projection. Ils agissaient de la manière qu’il pensait le mieux au moment donné, et non pas en se posant des centaines de questions sur l’avenir ou ce qu’il leur réservait.

Elijah haussa un sourcil dubitatif quand les lettres dorées s'évanouirent dans l'air.

« Un rêveur… » Encore un ? Avant d’ajouter : « D’un côté c’est logique. Mais un rêveur un peu trop naïf. »

L’étranger délia les mains de son dos et, contournant Hippolyte, s’approcha de Sebastian.

« Tu n'as pas encore conscience de ce qui peut être changé et de ce qui ne peut pas l'être : les points fixes dans le temps. Le temps tout entier est construit autour d'un d'entre eux. Pour que l'équilibre soit maintenu, ces événements ne peuvent pas changer. Et même si je te l'accorde, le futur n'est pas écrit, certaines choses doivent se produire. »

Son regard sombre glissa en direction d’Elliot à la fin de sa tirade. Celui-ci paru indigné devant une telle fatalité.

« Je ne suis pas d’accord, je suis sûr que vous avez tort. »

Le visage du Dragon se mua dans un large sourire, visiblement ravi d’entendre cela de la bouche du dieu. Se penchant un peu plus vers le marchand de sable, il reprit sur le ton de la confidence :

« On se trouve dans le palais des songes. C'est ici que sont conduites les âmes avant leur passage vers l'au-delà. Cette petite minute où on peut encore les ramener à la vie. » A nouveau, un coup d’œil vers Elliot. « Archéron veille à qui peut entrer ou non dans le palais du sommeil. Certaines âmes restent ici à errer pour l'éternité. »

Sab déglutit en l’entendant. Des âmes damnées, perdues, errantes pour une éternité sans possibilité de repos ou d’apaisement… N’y avait-il pas plus tortueux comme fin que de ne jamais pouvoir réaliser sa dernière danse ? L’accès au sommeil éternel ainsi refusé. Et pour quoi ? Parce qu’il y avait, quelque part, des êtres capables de juger si oui ou non les âmes méritaient une telle récompense. C’était d’une cruauté inimaginable. Si même la mort se mettait à faire des concessions… Il fixa le château qui se dessinait dans l’horizon rougeoyant.

Elijah croisa les bras, reprenant un air sérieux et non dénué d’intérêt envers lui.

« J'ai un deal à te proposer marchand de sable. Je vous indique la sortie si tu m'aides à faire sortir l'une d'entre elles d'ici. »

Il y eut un silence. Un long silence… Pendant lequel Sebastian se mordit l’intérieur de la joue pour essayer de ne pas divaguer dans ses pensées. La proposition était fourbe. Un pari. Un défi. En tant que gardien, il adorait les jeux et les propositions de ce genre ; mais celui-ci était non seulement risqué mais aussi totalement insensé. Il y avait des dizaines d’inconnues dans l’équation et aucune raison d’accepter un marché pareil ! Et puis, si les âmes étaient retenues dans ce palais, c’était peut-être pour une raison bien précise ? Lui-même ne comprenait pas l’intérêt de retenir cette dernière parcelle, essence même d’un être autrefois de chair et de sang, mais il n’était pas en mesure de vouloir renverser un équilibre établit depuis très longtemps.

Louise lui avait dit de se méfier du Dragon. Qu’il était le vil tentateur et le serpent capable de pousser aux pires délits... IL fallaitf aire attention. Peser chaque mot et chaque proposition. Interpréter pour ne pas se tromper. Dieu que Sab détestait les paroles, elles étaient bien souvent traduites en synonymes et chacun s’amusait à en faire la version qu’il souhaitait. C’était tellement plus simple de s’exprimer par des gestes ou des images. Beaucoup plus parlant. Beaucoup plus vrai… Aucun mensonge possible. Ou presque.

Il baissa les yeux, avisant le sentier sur lequel ils se trouvaient toujours. D’ailleurs, il le désigna de l’index.

« Nous connaissons la sortie, elle est sur ce sentier. »

Elijah lui-même n’avait pas mis un seul pied en dehors depuis le départ. Le moine l’avait visiblement tracé pour les mettre en sécurité, loin des songes et des voix qu’ils pouvaient entendre, loin des fantômes et du reste… Et ce n’était pas une si mauvaise chose si même le Dragon respectait le périmètre qu’il définissait.

Refermant la main, il porta son attention vers Hippolyte.

« Pourquoi une âme mériterait-elle plus qu’une autre de revenir parmi les vivants ? »

Elle, elle était revenue pour le moment. Elle avait surgi d’un geyser alors que tout le monde la pensait morte. Elle était réapparue, sans ses souvenirs, reprenant le cours d’une existence brutalement arrêtée… Par l’homme devant lui. Son âme avait bénéficié d’une possibilité que des millions d’autres n’avaient même pas pu imaginer. Et cela sembla faire sourire son assassin.

« Ai-je dit que c'était simple de faire revenir une âme ? Vu le sacrifice que ça demande, je doute que vous accepteriez d'en faire revenir plus. Et à dire vrai je n'ai besoin que d'une seule d'entre elles. Oh et pendant que j'y pense... Vraiment adorable ces dessins. »

Il désigna les lettres qui allaient et venaient dans l’air, flottant dans une pâle lueur dorée propre à leur composition.

« Ca ne répond pas à ma question. »

Sebastian se força à ignorer l’allusion infantilisante qu’il venait d’utiliser contre lui, partagé entre l’envie de sourire d’amusement ou de se vexer. Se mordant l’intérieur de la joue, il délaissa ses deux acolytes pour se concentrer sur Elijah. En tendant le bras il aurait presque pu le toucher… Il détestait être prit pour un enfant, même s’il adorait ceux ci. Les gens pensaient, à tord, que parce qu’il ne parlait pas, son esprit était resté au stade du mutisme des plus jeunes. C’était fou comme le handicap visible pouvait se faire influencer par la société et même appuyer chez des personnes qu’on aurait cru très loin des mœurs modernes… Il décida de ne pas s’attarder sur cet aspect.

« En quoi consisterait mon… Aide ? »

« C'est très simple. Ils ne me laisseront pas rejoindre les songes. Ni aucun autre d'entre nous. Je pense qu'il n'y a qu'une seule personne ici capable de détourner l'attention pendant que toi, tu entres dans leur monde afin de me ramener l'âme que je t'ai demandée. »

Il marqua une petite pause.

« C'est aussi simple que ça. »

Simple. Il appelait ça « simple » ? Même le marchand de sable en fronça les sourcils. Puisque c’était aussi simple, pourquoi n’y allait-il pas lui-même pour récupérer cette âme ? Ou ne demandait-il à Judah, qui était le dieu des enfers ? Il ne comprenait pas cet intérêt soudain qu’il avait de lui proposer une chose pareille. Il y avait tellement de gens mieux placés que lui pour répondre à sa requête. Certes, la plupart semblaient le tenir en grippe, mais tout de même… Sab garda les sourcils froncés, se permettant un regard en direction d’Elliot comme si ce dernier pouvait lui apporter une réponse qu’il lui manquait.

« Comment se fait-il que je puisse m’y rendre, et pas vous ? »

Ni d’autres, puisque la proposition n’avait pas été faite à ceux qui leur tenait compagnie. Une autre réalité le frappa : le Dragon lui avait demandé de l’aider à faire sortir une âme du palais des songes, mais à aucun moment il n’avait évoqué la possibilité… que celui qui faisait ça en revienne vivant. Il ne savait pas ce qu’était le Dragon, mais vu ses paroles il avait un certain degré d’immortalité que ne possédait absolument pas le gardien des rêves. C’était un piège à double tranchant, une décision qui pouvait le conduire à sa perte et qui ne semblait absolument pas déranger Elijah.

Sab marqua un long, très long, silence. La tournure de la proposition ne lui plaisait pas vraiment… C’était accepter quelque chose pour espérer obtenir une autre en retour. Qu’est-ce qui était sûre, à part la possibilité de foncer droit dans le mur et la perspective de donner des armes à un ennemi que même les dieux semblaient craindre ? Il était généralement un modèle de neutralité et de pacifisme, refusant de s’inclure dans un conflit ou de faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Il fallait trouver quelque chose pour redresser un peu l’aiguille en leur faveur. Donner du poids à leurs propres valeurs.

« Si j’accepte de vous aider… Vous ne ferez pas que nous indiquer la sortie, vous nous ferez partir de cet endroit. En vie. Tous. »

Eux, mais aussi Louise, Rosalie, Alexis, Clara et… même Judah. Même s’il ne savait pas comment l’aborder, ce dieu ne méritait pas une perdition dans un endroit comme celui-là. Imposer des conditions n’était pas dans sa nature, pourtant il sentait que s’il ne le faisait pas, cela se retournerait contre eux. La confiance était sa plus grande faiblesse, utopiste comme il était Sab avait tendance à très vite faire confiance. Un défaut majeur dans des situations pareilles, il en convenait bien. Et que son adversaire semblait avoir particulièrement repéré.

Elijah avait laissé son esprit vagabonder ça et là dans les divers lieux qu’ils pouvaient voir, s’attardant parfois sur les mots dorés du marchand de sable. A sa requête, il ne put s’empêcher d’appuyer son regard avant de jeter un petit coup d’œil vers Hippolyte. A nouveau, ce sourire satisfait et presque moqueur.

« Je ne fais jamais de promesses que je ne peux pas tenir. Mais… Je peux te garantir que… Certains d’entre vous arriveront à repartir. »

Ca n’était pas vraiment suffisant, mais c’était mieux que rien. Ou presque.

« J’avais dit qu’il y avait un prix à payer ? C’est une âme pour une âme. Mais de toute façon, vous la pensiez morte, ça ne changera pas grand chose pour vous. »

Ces paroles étaient les plus horribles qu’il ait prononcées depuis le début de leur rencontre. Sab en devint presque livide devant tant de dénigrement pour l’espère humaine… Un sacrifice. Il considérait Hippolyte comme un sacrifice à sa propre demande ? Etait-il… Ses yeux clairs se posèrent sur la jeune fille. Il ne la connaissait pas du tout, à part quelques propos tenus par louise, mais il savait qu’elle comptait pour des gens. Elle avait un père, des amis, Elliot, Louise, Diane. Elle avait des gens qui pleuraient sa mort. Des gens qui étaient prêts à tout pour elle. Elliot ne l’avait pas quitté d’une semelle depuis qu’elle était réapparue et il prenait le plus grand soin de s’assurer qu’elle était en sécurité. Comment pouvait-on la considérer comme une simple pièce de rechange et d’échange ?

Sa colère se traduisit par des grains de sables se rejoignant et s’épaississant dans des petites colonnes dansantes autour de lui. Il tentait de garder un visage de marbre mais ce n’était pas vraiment sa spécialité… Une âme pour une âme. L’éternel équilibre. L’alchimie première du positif et du négatif. Toute chose était remplaçable par une autre de même valeur. Mais qui décidait du poids d’une âme alors même qu’on se complaisait à les malmener et les torturer ?

« Pourquoi est-ce que je vous aiderais ? »

Les lettres avaient été vives, brèves et légèrement en majuscule. Il détourna le regard en même temps qu’elles disparurent, son souffle court trahissant son état. Ca n’était pas possible. Pourquoi lui proposer un deal pareil ? Sacrifier quelqu’un pour une autre cause qui n’était même pas la sienne ? Ses poings se serrèrent et se desserrèrent machinalement. La mâchoire crispée, fermée, il resta les yeux rivés sur le sol pendant quelques instants de plus. Et c’est sans le regarder que les lettres reprirent leur mouvement :

« J’ai une dernière question… Qui est l’âme que je devrais récupérer ? »

Il voulait savoir. Pour tout. Pour sa conscience. Pour cette idée, il voulait savoir. Pourquoi est-ce qu’il faudrait faire une chose pareille ? Le Dragon observa tour à tour Hippolyte et Elliot avant de fixer Sebastian. Il avait un de ces petits sourires en coin qui n’annonçaient jamais rien de bon.

« Qu'importe l'âme, n'est ce pas ? Mais si ça peut t'aider à prendre ta décision... Disons que sauver cette âme pourrait sauver bien plus d'autres âmes, que cette jeune femme pourrait sauver durant le peu d'années qui lui resterait à vivre. »

Il s’approcha de la jeune femme en parlant, se plantant devant elle avec un magnifique sourire aussi hautain que méprisable. Elijah semblait être un homme qui aimait montrer quand une personne était insignifiante pour tous les autres… L’argument était de taille, tout comme le choc. Une vie pour une vie. Une existence pour des centaines d’autres. Le bien du nombre pour le malheur d’un seul. L’éternel insatisfaction injuste qui régnait sur toutes espèces, qu’elles viennent de la terre ou de cet espace d’où était issu Sebastian. Le poids dans la balance venait de changer. Et, pour sa plus grande colère et son plus grand remoard, il se surprit à penser – un très court instant – que l’idée n’était pas si mauvaise d’un point de vue extérieur.

Elle allait répondre, indéniablement. Il lui coupa l’herbe sous le pied.

« Ca ne... sera pas... Hippolyte ! »

Le ton rauque, difficile, douloureux. Un ton emprunt d’une colère sourde et nimbé d’un désespoir aussi palpable que le sable doré qui parcourait ses avant-bras. Sa gorge lui faisait mal dès qu’il forçait dessus. Le faire sortir de sa raison au point de le faire parler était un exploit. Comme Phobos était parvenu à le faire avant de le tuer… Ca ne pouvait pas être Hippolyte. Ca ne devait pas être Hippolyte. Elle comptait pour bien trop de gens. Elle était revenue. Leur arracher était pire que de décoller un pansement sur une jambe : c’était redonner de l’espoir pour ensuite lui couper la tête. On ne pouvait pas perdre espoir comme ça. Le prendre et le jeter. Ca ne se faisait pas.

« Je vous donnerais ma réponse quand nous serons au château des songe. Mais… Si quelqu’un doit rester ici… Ca ne sera pas Hippolyte. »

Une vie pour pleins d’autres. Une âme pour en sauver des centaines. L’affaire était juste dans un sens, redoutable dans l’autre. Mais ils ne pouvaient pas être les seuls décisionnaires d’un sacrifice comme celui-ci. Quand il croisa une dernière fois le regard d’Elijah, Sab se permit un léger sourire en coin malgré son amertume.

« "Qu’importe l’âme", n’est-ce pas ? »

Lui-même l’avait dit. Alors il n’aurait pas celle de la jeune femme.

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Mαybe it's the stαrdust in my heαd
The cosmos is within us. We αre mαde of stαr-stuff. We αre α wαy for the universe to know itself. We αre limited... ▬ not by our αbilities, but by our vision.

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Louise Hollen


« Murmure leur
qu'ils floodent trop ! »


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________________________________________ Mar 3 Mai 2016 - 1:08


Le berceau de la Vie

Séance chez le Psy

"Où est passé Sebastian ?"


Louise se pétrifia instantanément avant de se retourner pour chercher le gardien des yeux. Non, il était réellement absent. Les yeux grands ouverts, Louise sentit son cœur rater un battement. Ou était il. Ou était il ? Voila, elle l'avait embarqué dans cette histoire et elle l'avait perdu. La princesse se força a inspirer profondément. Du calme. DU CALME. Ce n'était pas le moment de paniquer. Si ca se trouvait, il avait fait comme a Paris ou ils c'étaient perdus de vue lorsque le marchand de sable, intrigué, avait voulu interroger un vendeur de muguet et était partit a la découverte des traditions françaises (qui il fallait le dire, était un pays magnifique), sans penser un instant a la prévenir.

Heureusement qu'ils avaient finit par se retrouver et il c'était excusé de l'avoir inquiété, et elle avait finit par comprendre qu'ils se ressemblaient énormément sur ce point la. Deux explorateurs, deux découvreurs. Sebastian voyageait dans les rêves. Elle dans les mondes ou elle risquait sa vie, mais au final, ils étaient pareil. Dés qu'une chose captivait leur attention, ils devaient aller voir. C'était comme un besoin viscérale.

Tout a coup, Eliott apparut devant elle comme un champignon qui aurait poussé d'un coup.

"C'est ton copain, non ? Tu l'as oublié !"


« Je ... »


"Je sais que mes fesses t'ont impressionnées mais elles sont réservées à Lily, alors faut pas oublier celles de Sebastian. Bon, je vais le chercher. Continuez votre balade. On vous rattrapera."

Elle n'eut même pas la force de répliquer, laissant Eliott et Judah faire une scène digne des opéras de Paris. Louise déglutit, levant son regard vers le ciel en se demandant ou diable il était passé. La princesse serra et désséra les poings avant de passer une main dans ses cheveux pour effleurer les barrettes qui les maintenaient.

Elle devait … lui faire confiance. Sebastian était bien plus coriace que ce qu'il laissait croire et contrairement a ce que pensait Clara, il avait du répondant. Il fallait juste qu'elle ne se mette pas a paniquer. A quoi cela servirait il ?
Elle devait juste croire en lui.

Louise se tourna vers Eliott et Hippolyte qui partaient, en leur faisant un petit signe d'encouragement. Elle aurait aimé les accompagner, partir avec eux pour pouvoir tirer les oreilles du gardien en bonne et due forme. Mais non. Elle devait rester ici. Si elle partait, le groupe n'aurait plus de soigneur, et puis elle ne voulait pas se trouver face a Sab dans un état de stress comme celui la. Après tout il n'avait pas a lui dire quand il partait ou non, il prenait ses propres décisions sans l'impliquer, et elle ne voulait pas lui en faire le reproche. Le groupe se remit en marche, chacun plongé dans ses pensées lorsqu'elle sentit un contact non autorisé.

« Raconte moi une histoire. L'histoire de ta vie. Qu'est ce qui te passe par la tête pour te retrouver constamment dans des situations entourés de dieux et de personnes bien plus puissantes que toi. Tu es quoi ? Une personne insignifiante, sans réel intérêt ? Et boom, tu finis par habiter avec la déesse de la chasse. Entre nous, la déesse de la chasse d'eau serait mieux pour elle. Elle a tellement un air constipé sur le visage, que ça lui ferait le plus grand bien. »


Son visage resta inexpressif pendant qu'il déblatérait. Que croyait il ? Qu'elle allait gentiment lui raconter sa vie ? Jamais. Et la manière qu'il avait de parler de Diane était particulièrement agaçante. Heureusement il se désintéressa d'elle aussi rapidement que la neige fond au soleil pour aller faire mumuse avec Clara, laissant la princesse reprendre sa route, jusqu'à ce qu'Alexis ne leur demande de faire une pause, ce qui en soit était assez intelligent. Après tout, si ils se faisaient attaquer par une grosse bestiole, autant l'avoir a leur cotés.
Et puis il fallait le dire, elle était douée pour remettre les gens d'aplomb. Bon, ce n'était peut être pas la meilleur manière de faire mais …
elle disparut.

« ALEXIS ! »

Bon sang c'était quoi encore ce truc ? Ils c'étaient donné le mot avec Sab pour disparaître ? A moins … a moins que ce soit le but de cet endroit. Les séparer. Les diviser. Les éloigner. Contrairement a ce qu'elle avait dit a Judah, la « personne » ou choses ou … peu importait ce que c'était. Ils n'étaient peut être pas les bienvenus ici.

« Bon allez on vérifier si miss électrique n'est pas la bas. Et cette fois sans pause. »


La princesse hocha la tête, un peu paumée et suivit le groupe en jetant des regard méfiants autour d'elle, jusqu'à vooir l'éclaire qui partit du château, la détendant instantanément. Bon, visiblement son amie allait bien. Arrivée a son niveau, Louise lui tendit la main et l'aida a se relever.

« Je suis contente de te voir ... »
lacha elle d'une vois soulagée. « Tu vas bien? Comment tu t'es retrouvée ici ? »

Apres tout ce n'était peut être pas son point d'arrivée … Enfin, Clara ouvrit la porte et les fit pénétrer dans une cuisine aux allures modernes.Louise observa la pièce un instant, laissant sans peine sa méfiance marquer son visage. Un instant elle eut envie de leur dire de ne pas manger, de ne rien goûter mais il était trop tard, déjà Clara et Hadès avaient entamer un poulet ou divers aliments. Quand a elle, elle les observa un instant avant de soupirer en secouant la tête pour finir par se tourner vers Alexis et Rosalie.

« Je vous conseils de ne rien manger, on ne sait jamais. Eux sont divins, ils sont plus solides que nous. Et puis … Vous connaissez le mythe de Perséphone ? Elle a mangé un grain de grenade et c'est retrouvé coincé aux enfers a cause de ça, donc je n'ai pas réellement envie de subir le même sort. »


Elle était peut être un peu paranoïaque mais … quand on était dans un monde dont on ignorait tout, il valait mieux ne pas prendre de risques inutiles. Elle ne savait même pas si cette histoire était réellement liée a Judah mais si au contact des dieux elle avait bien appris une chose, c'était que les mythes avaient tous une part de réalité plus ou moins grande. La princesse fit demis tour sur elle même pour en suite observer la porte de la cuisine et se diriger vers elle.

« Tu n'as vue personne Alexis ? »


Elle posa la main sur la poignée, et pendant une seconde eut peur qu'elle ne soit fermée mais elle se rendit compte avec soulagement que la poignée tournait.

« Je vais jeter un coup d'oeil, je reviens.. »
lâcha elle avant de pousser le battant pour se trouver dans une grands chambre au parquet lisse et ciré.

Les tapis étaient confortables sous ses pieds nus et sa main caressa doucement le dossier d'une chaise de style Louis XVI, comme le reste du mobilier qui, elle devait le dire, lui plaisait énormément. A sa droite, un grand lit a baldaquin trônait, entouré de deux petites tables de nuit. Sur le mur ou se trouvait la porte par laquelle elle était passée, Louise se rendit compte que le mur était recouvert de livres aux couvertures artistiquement décoré. Quand au mur de gauche, elle y vit accroché La Pie de Claude Monet, l'une de ses peintures favorites. Qui que ce soit qui habite ce château, il avait bon goût. Tranquillement, elle se retourna pour faire face a la bibliothèque en espérant y trouver un indice, peut être un Jules Vernes qui serait un signe d'Hypérion Mais non, elle ne trouva que … Orgueil et Préjugés, le père Goriot, le Guide du voyageur Galactique, Sept jours pour une éternité, Stéphanie Plum, Terry Pratchet... Enfin seulement des auteurs et des livres qu'elle aimait. Un instant, elle resta en contemplation, l'air béat a frôler le dos des couvertures avant de retirer sa main avec un soupire. Cet endroit semblait presque trop beau pour être vrai.

Louise retint un soupire et s’avança tranquillement vers la seconde porte qui selon toutes logiques, donnait sur un couloir aux grandes fenêtres … Bingo. Louise pencha la tête dans l'encadrement de la porte pour voir si il y avait quelqu'un, mais n'avisant personne, elle sortit totalement de la chambre pour s'avancer dans le couloir. Encore une fois, elle était éblouie. Tout avait un léger aspect « Versailles » en étant beaucoup moins chargé, avec une décoration bien plus épurée qui lui rappelait celle de son enfance. Elle avait adoré visiter le château de Louis XIV et avait été totalement éblouie par les peintures qu'elle y avait vue, tout comme celles du Louvre qu'elle retrouvait ici. Ce château était le « château parfait ». C'était simple a comprendre, il manquait cruellement de logique. Qui mettrait une cuisine a coté d'une chambre ? Et puis le décor lui semblait paradisiaque dans ce couloir ou les immenses fenêtres a sa gauche faisaient tomber un torrent de lumière sur les peintures, mêlant classique et impressionnisme, qui étaient accroché au mur.

Tout en sachant que ce n'était pas possible.

Louise s’arrêta devant l'une des portes, au hasard, et posa sa main sur le battant, l'air de réfléchir un instant. Si c'était comme elle le pensait, elle pouvait le contrôler. Mentalement, elle s'imagina un bureau en ébène, au bois sculpté dont les tiroirs étaient remplis d'explications sur ce lieu. Elle imagina des cartes sur le mur qui représentaient cette endroit, avec la petite maison et les bâtiments important. La fenêtre aux lourds rideaux de velours rouges qui pendaient vers le sol en plis élégants. Avec de la chance, ses déductions étaient justes. Et au pire, elle passerait simplement pour une idiote mais personne ne pouvait le voir. Sa main appuya sur la poignée et elle ouvrit la porte pour trouver face a elle la copie exacte du bureau qu'elle venait de s'imaginer. Avec un sourire victorieux, elle pénétra dans la pièce en se dirigeant rapidement vers le bureau.

"Y'a un truc qui cloche."


Louise se tourna rapidement pour faire face a Hadès qui l'avait visiblement suivit, les mains dans les poches. Elle l'observa un instant en le détaillant du regard comme si elle pouvait trouver inscrit sur son visage les raisons qui l'avaient poussé a la suivre.

« Le château s'adapte a nos goûts. »
Lacha elle finalement, étonnée qu'il n'ai pas compris. Bon en même temps, il s'agissait de ses goûts a elle donc ce n'était pas étonnant qu'il ne s'en soit pas rendu compte. « Si tu voulais une boite de Strip Tease dans ce placard je suis quasiment certaine qu'elle apparaîtrait. »

En face d'elle, Hadès hésita un instant avant de se diriger vers le placard pour l'ouvrir d'un coup sec comme si il voulait surprendre quelqu'un, mais au final, ne se trouva que face au vide du meuble. D'un geste il claqua la porte avant de soupirer.

"Pas sûr que ça marche vraiment ton truc. On devrait rejoindre les autres."

Elle en avait profité pour ouvrir les tiroirs du bureau et en sortit rapidement les papiers qui étaient dedans pour les étaler sur la table.

« C'est ce qu'on appelle une prison dorée. Je ne sais pas qui y vivait avant mais ... soit il est parti soit il est toujours la. Et je ne sais pas si on va pouvoir s'en échapper nous même. »


Et elle ne parlait pas seulement du château mais aussi de ce monde. Après tout, ils n'avaient pas vu le moindre insectes, et les seules créatures qu'ils avaient pu voir pendant leur voyage avaient été quelques oiseaux. D'ailleurs, elle se demandait ou se trouvait la foret ou les arbres parce qu'elle n'en avait aperçut aucuns.

« En gros un lieu inutile. Tous les dieux peuvent faire apparaître ce genre d'endroits n'importe où et le remplir avec ce qu'ils veulent. Mais c'est sûr que pour quelqu'un d'aussi banal et mortelle que toi, ça semble spectaculaire. Si tu veux du grand spectacle, viens plutôt faire un tour dans mon placard à moi où il y a vraiment des striptease dedans. Le Rabbit Hole c'est l'avenir pour les mortels de ton genre. »
Fit il avec un sourire en croisant les bras devant lui.

"Les mortels dans mon genre ?"
répliqua sèchement la jeune femme en lui jetant un regard agacé.

Rapidement cependant elle soupira. Ce n'était pas la peine de faire attention, après tout si il voulait la considéré comme ca, qu'il se fasse plaisir. Elle n'avait pas envie d'entrer dans son petit jeu. Lorsqu'elle était énervée, elle ne parvenait plus a réfléchir correctement et pour le moment, elle avait besoin de toutes ses facultés. Sebastian avait disparu, Eliott et Hippo étaient a sa recherche, et les autres étaient dans la cuisine, a certainement se demander ce qu'ils faisaient. Louise haussa les épaules et passa a coté du dieu sans rien ajouter de plus. Qu'y avait il a dire de toute façons ? Louise se dirigea vers la porte pour rejoindre les autres quand celle ci se referma brutalement devant elle dans un claquement qui la fit grimacer.

Aie. Les portes qui claquaient ce n'était jamais bon signe, clairement. Il ne manquerait plus que les murs se rapproche soudainement pour les réduire en charpie et ils étaient fichus.

"Faut qu'on cause tous les deux."


La princesse se retourna. Alors c'était lui ? Tranquillement, elle s'adossa au battant en croisant les bras sous sa poitrine, intriguée malgré elle par son attitude. Son visage n'émettait rien de spéciale si ce n'était une certaine attention qu'elle accordait a son interlocuteur. Allait il encore faire un de ses caprices ? Louise fit lentement tourner autour de son doigt la bague qu'Arès lui avait offert, prête a l'utiliser en cas de besoin.

"Vas y je t'écoute."


Aprés tout c'était lui qui voulait lui parler.

"Quel plaisir t’éprouve à traîner avec nous ? Tu sais qu'on a réussi à survivre 5 millions d'années sans avoir besoin du moindre larbin ? Ils te payent au moins ? Tu en tires un quelconque avantage ?"

Pardon ? C'était de ca dont il voulait parler ? Instantanément son visage se radoucit. C'était beaucoup moins sérieux que ce a quoi elle c'était attendu, clairement. Mais elle ne dit rien, le laissant s'échauffer tout seul et continuer sur sa lancée.

"Depuis que votre stupide ville est apparue, on a perdu deux dieux, on a été confronté à un Titan, on a découvert des cavaliers et déesses magiques et Artémis s'est même envoyée en l'air. Vous avez déréglé Artémis !"


La elle ne pu s'en empêcher, elle se mit a rire, ramenant sa main devant sa bouche pour ne pas paraître impolie alors que ses épaules tressautaient doucement et que ses yeux c'étaient mis a pétiller d'amusement. Sa façon de le dire était tellement … enfantine ! Comment pouvait on dérégler une personne ?

« Si Storybrooke n'était jamais apparu, ça serait bien plus simple. »


Bizarrement, elle se sentait soudain bien plus détendu, bien plus calme qu'au début de l'entrevue. Elle baissa sa garde, redevenant sérieuse tout en étant totalement décontractée. Sa voix, calme et posée, s'éleva tranquillement. Après tout, elle comprenait son point de vue. Elle était passé par la elle aussi. A se demander pourquoi la ville était apparue là, comment les choses se seraient déroulées si la malédiction n'avait pas été lancée Est ce qu'il y aurait eut moins de victimes ? Plus ? Personne ne pouvait le savoir. Quand a Hadès …

"Je ne "profite" pas de ta famille ne t'en fais pas. Je les apprécie, c'est tout. Comme toi je suppose parce que c'est bien pour ca que tu m'interroge non ? Parce que tu veux les protéger."


C'était ca au fond non ? Tenir au siens, se sentir menacé par tous, tout le temps, a vouloir les éloigner pour se préserver.

"Les protéger ? Tu plaisantes, j'espère ? Je les emmerde."


Non. Elle ne plaisantait pas. Il avait sa façon a lui de faire, certainement, mais dans le fond, elle ne le trouvait pas méchant. Maladroit, oui, mais … Il n'y avait qu'a voir comment il se sentait concerné par les changements qui avaient touchés sa sœur. Elle avait changée, et le changement … il n'aimait visiblement pas. Quand a ses derniers mots, ils pouvaient être interprété de deux façons. Soit : Oui je fais tout pour leur pourrir la vie, soit une version plus triste. Une version qui disait : ils ne m'apprécient pas. Ils me détestes. La princesse réfléchit une seconde préférant ne pas appuyer sur ce point pour le moment. Elle voulait simplement le rassurer, qu'il cesse de s’inquiéter.

"Peut être que ca aurait été plus simple oui, certainement. Est ce que ca aurait été mieux pour autant ? Qui dit que si nous n'avions pas été là, le résultat aujourd'hui n'aurait pas été pire ? Regarde Eliott, ton fils qui est censé tous vous tuer. Et si il n'avait pas rencontré Lily ? Comment Neil serait elle venue au monde ? Comment aurait elle pu remonter le temps pour venir vous aider ? Est ce qu'il serait passé du "coté obscure" plus tot ?"


Elle s’arrêta une seconde, pour lui laisser le temps d’emmagasiner ce qu'elle lui avait dit et ce qu'elle allait lui dire.

"Honnêtement, je n'en sais rien. On a tous beaucoup gagner et beaucoup perdu en subissant cette malédiction, vous comme nous. Mais je pense que c'est pour le mieux. On est pas la pour vous faire du mal mais plus pour vous aider... Tu sais pourquoi la Reine nous a envoyé dans ce monde ? Parce qu'elle disait que c'était un monde ou les "fin heureuses" n'existent pas. Alors peut être que nous ... on est la pour vous aider a l'obtenir votre fin heureuse. "


Après tout c'était une idée comme une autre. Les « fins heureuses » ne s'obtenaient qu'après beaucoup de sacrifices, et parfois oui il leur fallait de l'aide. Elle avait connu pas mal de dieux et malgré tout, se disait que la venue du peuple des contes n'était pas si mauvaise que ca. Oui il y avait Lily et Eliott mais elle ne les avait pris en exemple que pour leur aspect pratique. Elle avait aussi pensé a Diane qui était bien plus heureuse depuis qu'elle était avec Pitch, a Dionysos qui c'était marié a Elsa, a Aaron qui avait retrouvé son père en parti grace a eux, aux moments de joie qu'elle avait vécu avec chacun d'entre eux. Danser avec Arès, jouer a la wii avec Apollon, faire une soirée TV-Glace avec Peggy, discuter et se lancer des paris avec Hippolyte.... Non, leurs présence n'avait pas fait que du mal, au contraire elle se plaisait a penser que les dieux n'auraient pas été aussi ''vivants'' sans leurs venues.

Pourtant, cela fit presque rire Judah.

"Les fins heureuses... c'est pathétique à souhait. Tu crois vraiment que vous êtes là pour ça ? Tu veux savoir ce que je pense de votre venue ?"


Elle ne dit rien, le laissant approcher d'elle alors que le bois de la porte dans son dos lui coupait toutes retraites.

"Je pense que vous êtes une erreur. Quelque chose qui n'aurait jamais dû exister. Apparemment les Titans auraient créés toute chose, si on en croit mon imbécile de famille. Alors pose toi la question de pourquoi votre monde est privé de dieux et de ses créateurs. A mon avis c'est simplement parce que vous êtes une simple erreur et que même eux n'ont pas voulu perdre leur temps à supprimer leur création râtée. Ils vous ont laissés dans votre coin, fermant la porte, dans le but de vous oublier. Si tu veux tout savoir, il n'y a aucun but à votre existence."


Il s'approcha encore, comme si rien n'allait l'arreter.

"J'ai conquis le monde des contes en quelques semaines seulement. J'y ai déjà construit mon nouvel Enfer et tu sais quoi ? Je m'y ennuie déjà. Il n'y a rien d'intéressant ici."


La main du dieu se posa sur la porte, au niveau de la tête de la princesse qui ne le quittait pas des yeux, suivant attentivement son avancée sans bouger.

"D'accord, ça ouvre à de nouveaux horizons, ou plutôt visages, mais une fois qu'on a goûté à tout ça, quel intérêt de le conserver ?"
reprit il en s'approchant d'elle encore une fois, avant de remettre une mèche rebelle derrière l'oreille de la jeune femme.

"Si tu devais justifier ton existence, tu dirais quoi ?"


Louise déglutit difficilement, avant de détacher ses bras de son corps pour poser ses mains sur le torse du dieu, lui arrachant un sourire alors qu'elle sentait son cœur battre sous ses doigts. Doucement mais fermement, elle le poussa en arrière, le forçant a reculer pour récupérer un peu d'espace vital. Elle n'aimait pas les contacts rapprochés, c'était difficile a comprendre ? Et pourtant, elle avait l'impression de ne pas être réellement en danger. Le tout était de garder son calme, surtout quand la question de son interlocuteur lui avait arraché un sourire ironique.

"Justifier mon existence ? Pour quoi faire ? Navrée de te décevoir mais ma crise existentielle est terminée. Je n'ai aucune raison d'exister. Aucune, c'est comme ca. Je ne suis qu'un grain de poussière dans l'univers, quelqu'un d’anonyme. Personne. Je ne suis pas capable de protéger les miens, je n'ai aucun pouvoir. La seule chose que je puisse faire c'est savoir quoi faire du temps qui m'est imparti."
lâcha elle avec un sourire.

Elle avait l'impression que cet interrogatoire, que ces mots, ce n'était pas pour elle mais qu'il exposait ses doutes, ses propres craintes en les lui mettant sur le dos. Elle aurait pu le lui faire remarquer, pointer du doigt ce qui n'allait pas, cette fuite qu'il faisait, ces questions qu'il n'osait pas affronter mais … ç’aurait été contre productif, ca l'aurait braqué. Il se serait a nouveau réfugié derrière l'humour, se serait moqué d'elle alors elle préférait accompagner le mouvement en douceur, pour lui en faire prendre conscience avec plus de tact. D'une certaine façon, il le savait lui même.

Libérée, elle s'éloigna de la porte, juste assez pour pouvoir l'ouvrir avant de lacher, le visage a demis tourné vers lui alors qu'elle lui tournait le dos :

"Quand a toi tu es Hadès, Dieu des Enfers. Les morts, tu connais. Est ce que tu penses réellement que les gens ont besoin d'une raison pour exister ? Est ce que tu penses vraiment que tu as besoin d'une raison d'exister ?"


Elle passa la porte et s'arreta les yeux agrandis d'horreurs face a une piscine de lave. Louise se pétrifia un instant avant de fermer les yeux et d'expirer un bon coup, ignorant les murs sombres qui l'entouraient, avant d'ouvrir a nouveau les yeux. Ok, elle n'était pas a l'aise mais ce n'était pas grave, elle avait vécu pire comme situation non ? Le magma en fusion était quand même a distance raisonnable. Dans son dos, Hdès observa l'endroit un instant avant de poursuivre la jeune femme.

"Je n'ai pas besoin de justifier mon existence ! Je suis là, un point c'est tout. Mais toi tu es juste une plaie. Quelqu'un qui bouffe mon oxygène et qui se permet bien trop de choses. Tu déranges !"

Aie, ca faisait mal. Le dieu lui attrapa soudainement la main et la força a se retourner pour se plaquer contre elle en l'attrapant par la taille. Instantanément la princesse se crispa dans ses bras en ayant qu'une envie : partir. Mais pour autant, elle ne résista pas, se laissa faire et leva son regard vers lui, le laissant .. parler, exprimer des sentiments qu'il refoulait depuis trop longtemps.

"Il fut une époque où j'aurai tenté de t'avoir, mais aujourd'hui ça n'a aucune importance à mes yeux. De toute façon tu n'es pas mon genre. Quoi qu'il en soit, j'en ai assez des gens comme toi. Ces Princesses de pacotilles, qui vous séduisent et ensuite qui vous utilisent comme on utiliserait un bête mortel ! Je ne suis pas du genre à me faire avoir. Et tu as raison, tu es incapable de protéger les tiens, comme tu n'es pas capable de te protéger toi même."


Judah serra un peu plus sa taille et la rapprocha encore de lui, la serrant comme si il refusait qu'elle lui échappe. Quand a Louise, elle avait mal pour lui. Son regard c'était teinté d'une tristesse sans fond qui aurait presque pu lui faire monter les larmes aux yeux. Il était tellement triste, tellement désemparé. Un animal qu'on avait blessé et qui cherchait a ne plus souffrir.

"Tu vas implorer qui de venir t'aider ? Artémis ? Apollon ? Tu es du genre à pleurer dans les bras de qui ? Et pourquoi pas Hadès ? Et si tu me suppliais de t'épargner ? Même si tu n'as aucune raison de vivre. D'ailleurs si je me débarrassais de toutes les personnes qui me gonflent en ce moment, il se passerait quoi ? Ca vous rendrait simplement service, n'est ce pas ?"


Elle aurait pu en pleurer tant elle avait de peine pour lui.

"C'est réellement ca ce que tu veux ? Passer tes nerfs sur tout le monde et au final te retrouver tout seul ? Personne n'a envie d'être seul, et surtout pas toi, n'est ce pas ? Tu as vraiment envie que je te supplie ? Ou alors juste que je refuse pour te donner une raison de me détester ?"


Louise ne bougeait pas. Immobile, se laissant faire sans chercher a s'échapper de cette étreinte, avec l'impression de ressentir sa peine. Elle avait toujours été empathique mais aujourd'hui, elle se rappelait combien cela pouvait être douloureux.

"Je suis désolée que ca se soit mal passé avec Merida. Réellement. Mais tu t'en remettra. Ce n'est pas en fuyant comme ca que tu y arrivera. Tu as le droit d'être triste tu sais ? Ce n'est pas de la faiblesse, c'est normal."

Elle avait touché en plein cœur, dit a haute voix ce qu'il pensait réellement, ce qu'il essayait de cacher, ce a quoi il voulait échapper. C'était inscrit sur ce visage qui n'était qu'a quelques centimètres du sien. Louise grimaça légèrement en sentant la prise du dieu se resserrer encore autour de sa taille et son visage s'approcher comme si il allait la mordre, et pendant un instant, elle cru que ca allait être le cas. Mais non. Il se recula en secouant la tête de gauche a droite, un air de dégoût inscrit sur son visage lorsqu'il posa les yeux sur Louise. Judah pouvait permettre à Aphrodite de le juger, mais pas à elle. Pas à une simple mortelle. Pas à quelqu'un d'insignifiant à ses yeux.

"Merida..."
murmura il avant de secouer la tête. "C'est vraiment ce que tu crois ? Que je suis triste ? Que je me sens seul ?" Il s'approcha à nouveau de Louise en laissant échapper un petit sourire qui cachait bien ce qu'il ressentait. "Tu n'as aucune idée de ce que je ressens. Et encore moins de..."

Il tomba en poussière.

Pour de vrai.

Louise resta comme choquée, a fixer le petit tas de cendres devant elle, la respiration bloquée, incapable de dire quoi que ce soit. Elle n'avait rien fait ! Il n'avait pas été attaqué au point de mourir alors … Lentement, elle ramena ses main tremblantes devant elle, en essayant de comprendre, de saisir … Elle tremblait. Et pas seulement des mains mais de tout son corps qui s'agitait nerveusement, comme si elle avait été glacée. Louise passa ses bras autour d'elle et serra un instant, comme pour se rassurer et surtout se calmer.

« Allez c'est rien il va revenir ... »


Puis, fixant a main devant elle, elle l'ouvrit et la ferma plusieurs fois avant de ...

"Je n'y arriverai pas."


Louise leva les yeux pour apercevoir un petit garçon totalement apeuré, assis, recroquevillé sur lui même avec la tête posée sur ses mains. Son dos était appuyé sur la porte, et il fixait le sol en faisant sa mélopée.

"Hadès ?"


"Je n'y arriverai pas. Je n'y arriverai pas. Je n'y arriverai pas."


Ca lui semblait logique, après tout il venait de disparaître et elle savait qu'ils se régénéraient sur la même ligne temporelle. Quand a ses paroles .. Est ce qu'il parlait de Mérida ? Normalement ils gardaient le même mentale non ? Lentement la princesse s'approcha du garçon et s'accroupit a sa hauteur,mais il ne sembla pas l'avoir remarqué. Hésitant une seconde elle finit par passer doucement sa main dans les cheveux de l'enfant.

"Tu vas y arriver, ne t'en fais pas. Allez calme toi."


Mini Hadès sursauta et recula brusquement contre le mur pour s'échapper … avant de se rendre compte que ce n'était pas possible. Il se releva pour fuir et appuya sur la poignée de la porte mais celle ci resta fermée.

"Qui es tu ? Je croyais être seul. Tu... Tu es avec lui ?"


La princesse se recula, levant les mains devant elle pour lui montrer qu'elle n'était pas armée. Ses pensées allèrent directement vers le gardien des rêves. Pourquoi n'était il pas la lui a sa place ? Il saurait certainement bien mieux gérer la situation. Il savait y faire avec les enfants.

"Je m'appelle Louise. Je suis ... une amie d'Hypérion. Et plus tard, je serai celle d'Apollon et d'Artémis. Et la tienne aussi si tu veux bien."


Lentement, elle baissa la main et la it dans son sac pour en sortir son paquet d'arlequins qu'elle lui tendit. La mention d'Hypérion semblait avoir calmé le jeune garçon comme elle le pensait. Hadès lui hetta un regard, avant de lancer de petits coups d'oeils de droite et de gauche. Sa respiration, saccadée, se faisait entendre dans le vide de la piece. Pourtant, il semblait se détendre un peu.

"Tu veux un bonbon ? Ils sont un peu étrange mais j'aime bien moi. Rassure toi je ne te veux aucun mal, je ne te ferai rien. Tu es en sécurité avec moi, d'accord ?"


Elle rangea le paquet en voyant qu'il n'avait pas voulu en prendre. La jeune femme laissa passer quelques secondes, le temps de laisser le garçon se calmer.

"Dis moi qui te poursuit ?"


"Per... personne. Je l'ai laissée là bas. Je n'ai pas pu..."


Il baissa la tête, cachant son visage aux yeux de la princesse. Louise se mordit l'intérieur des joues avant de se redresser. Tranquillement, elle épousseta sa jupe avant de se retourner tranquillement vers son nouveau compagnon. Elle devait avoir l'air sur d'elle, rassurante. Après tout, c'était a ca que les adultes servaient non ? A rassurer les plus jeunes, a les protéger.

"J'ai des amis qui attendent à coté, et d'autres sont quelque part ailleurs. Si tu veux, on peut aller les retrouver et on t'accompagnera chercher ce que tu as perdu."
fit elle en lui tendant la main.

Hadès hésita une seconde avant de hocher la tête.

"Je te suis."


Vue sa réaction, il ne fallait pas le traiter comme un gamin ordinaire clairement. Il essayait de se montrer courageux, fort, et pourtant elle voyait qu'il n'était pas rassuré. Louise posa sa main sur la poignée de la porte par laquelle elle était entrée avec Judah et la baissa, laissant la porte basculer sur …. une piece semblable a celle qu'elle venait de quitter. Sombres, et vides si ce n'était quelques flammes un peu de partout. Certaines en forme de torches, d'autres sous forme de piscine …
Comme si ils étaient chez... Hadès ?


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Diane Moon


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________________________________________ Mar 3 Mai 2016 - 19:21

Le Berceau de la Vie
We're alaways be friends right ?


Je, n'étais pas rassuré, mais si on continuait, peut-être trouverions nous un moyen pour partir. Je, ne voulais pas croire le vieux monsieur quand il disait que nous ne pouvions pas repartir, il y avait sûrement un moyen. Il y a toujours une entrée et une sortie, le tout était de trouver la sortie. Ça semblait compliqué, tandis-que nous marchions dans des grands couloirs qui n'en finissaient pas. A chaque fois, que nous ouvrions une porte c'était ce qu'il se trouvait. Dedans, il y avait des tableaux, de chasse et de verdure. Je, ne savais pas si c'était destiné à me rassurer, en me faisant voir quelque chose de familier, mais ça ne marchait pas, encore plus lorsque j'en aperçus un avec des enfants dans une vallée, je ne comprenais pas ce que ça voulait dire ni même pourquoi c'était là

"On doit retourner auprès des autres. Heimdall nous protégera."

Je hochais la tête, j'étais d'accord avec lui, Heimdall faisait toujours fuir la chose rampante avec son bâton, mais encore fallait-il sortir d'ici, et plus le temps avançait, plus ça me semblait compliqué. Est-ce que c'était l'homme de tout à l'heure qui nous en empêchait ? Pourquoi voulait-il nous retenir ? Nous n'avions rien fait de mal. Je déglutis discrètement, entendant quelque chose ramper, derrière nous. Hadès, se mit à accélérer, et je le suivit, mon cœur se remettant à tambouriner dans ma poitrine. J'étais terrorisée, toute la situation nous échappait, et je ne voulais pas que nous finissions dévoré par la chose qui rampe. Mais dès que nous ouvrions une porte, c'était toujours pareil : un long couloir avec des tableaux uniquement. On avait beau courir, il n'y avait aucun changement. Au détour d'un couloir, on tomba sur une nouvelle personne, un homme en tauge. Je sentis mon ventre se tordre sous l'effet de l'angoisse. Je, n'aimais pas l'homme, il me faisait peur, et à Hadès aussi.

Il se passa quelques instants avant qu'il ne lève son regard sur nous, et ne me sourit. Un long frisson désagréable, parcourut mon échine, comme un avertissement. Surtout qu'en le tournant pour voir, je pu constater que la porte derrière nous venait de disparaître. A nouveau, je déglutis avant de me montrer courageuse :

- Qui êtes vous ? Demandais-je d'une voix que je voulais ferme

Il s'approcha de nous, l'air rassurant, mais je sentais que mon ami à côté de moi, n'était pas tranquille, et j'avais plus confiance en lui qu'en l'homme bizarre :

"Je suis un ami. Vous n'avez rien à craindre."

Hadès, décida d'avancer pour se mettre devant moi, j'étais plus tranquille quand il était là, même si je savais qu'il avait peur, on avait tous les deux peurs, et on essayait tous les deux de se montrer courageux. Nous, n'avions pas le choix, nous n'avions pas le droit de laisser les autres voir qu'ils nous effrayaient.

"Allons, inutile d'être effrayé. Après tout, c'est vous qui vous êtes aventuré sur mes terres... C'est moi qui devrait me sentir en danger."


- On voulait pas, on chassait juste, on voulait juste jouer bredouillais-je

"Je ne parlais pas uniquement de vous deux."


Il avait dit ça en souriant à nouveau, et devant moi, Hadès me jeta un coup d'oeil, comme pour me poser la question. Je hochais juste timidement la tête. Pourquoi, est-ce qu'il parlait de nous tous ? Nous, n'avions rien fait de mal. Et les autres, n'étaient pas responsable du fait que nous, nous soyons éloigné avec Hadès :

"On ne fait rien de mal."

"Tout ce qui est sur Eden m'appartient. Mais maintenant que vous avez élu domicile chez moi, autant que cela me soit bénéfique, n'est ce pas ?"


Je, ne comprenais plus. Pourquoi, nous aurait-on amené ici, si ça appartenait déjà à quelqu'un ? L'homme nous regarda à tour de rôle, avant que son regard ne se pose définitivement sur moi, et qu'il ne se remette à sourire. Je, n'aimais pas son sourire. Quand, quelqu'un sourie, c'est parce qu'il est heureux, ou qu'il veut vous rassurer. Lui, il me faisait peur. Il, me faisait penser à ces grandes bêtes dangereuses, qui ont de grandes dents. Quand, je le voyais, c'était ce qu'il m'inspirait. Je, ne l'aimait pas.

"Je crois que tu me seras d'une grande aide. Artémis, c'est bien ça ? Je crois qu'ils t'appellent ainsi. Veux tu m'aider ?"


Pourquoi voulait-il que je l'aide ? Je, ne voyais pas en quoi, je pouvais être d'une quelconque utilité, et puis je me méfiais de lui, il était bizarre. Je, ne me sentais pas rassuré en sa présence. Quelque chose, me disait de fuir à toute jambe, comme un sixième sens. Je pouvais sentir les battement désordonné de mon cœur, qui semblaient être d'accord avec cette idée de fuir. Mais, ça me semblait bien compliqué. Même, si je réussissais à attraper la main d'Hadès et à détaler. Qu'est qui me disait qu'il ne nous retrouverait pas ? Et puis...Si ça pouvait sauver tous les autres, si eux avaient une chance de continuer à vivre tranquillement. Il fallait que j'en sache plus :

- Qu'est que je dois faire ?

"Rien de bien méchant... C'est dans le jardin. Je t'y accompagne."


Le décors sembla changer en une fraction de seconde et nous, nous retrouvâmes dans un grand jardin très beau, avec de la verdure partout, ainsi que des fontaines. En son centre se trouvait un très grand arbre. J'aurais été ravis si ça avait été dans d'autres circonstances. Parce que j'adorais la nature, j'adorais la parcourir, et la découvrir. Personne ne pouvait l’apprivoiser, peu importe ce que l'on faisait, elle n'obéissait qu'à ses propres règles. Et, elle me fascinait, m’attirait en toute circonstances. Mais là, je ne pouvais oublier, la présence de l'homme qui ne m'inspirait pas confiance, à mes côtés :

"Grimpe à l'arbre. Cueilles y la pomme la plus haute perchée et apporte la moi. C'est tout. Tu vois ? Ce n'est pas bien compliqué."

"Ne fais pas ça. On ne doit pas l'écouter."


Je savais, qu'il avait raison. Mais, est-ce qu'on avait vraiment le choix ? Je me méfiais de l'homme qui nous accompagnait, je ne lui faisait pas confiance. Mais que faire ? Et, s'il décidait de faire du mal à Hadès parce que je refusais de le faire ? Je, ne pourrais jamais me le pardonner s'il lui arrivait quelque chose. On était amis, c'était pas juste des paroles en l'air pour moi. Il, était vraiment mon ami, et je ne voulais pas qu'on lui fasse mal :

- Pourquoi vous le faites pas vous ? Demandais-je néanmoins

Il ne répondit pas de suite, il sembla porter son attention sur quelque chose au loin. Pourtant j'eus beau regarder il n'y avait rien. Il avait toujours son sourire que je n'aimais pas, encore moins quand il décida de reporter son attention sur moi :

"Parce que je te le demande à toi."

- Si je le fais, vous laisserez tous les autres tranquille ? Vous ferez pas de mal à nos amis ?

"Disons que ça sera un début..."


Je jetais un regard anxieux à Hadès, comme pour m'assurer qu'il ne lui arriverait rien, le temps que je monte, et m'approchait de l'arbre me mordillant les lèvres. C'était haut, très haut. J'étais déjà monté aux arbres quand on jouait avec Apollon, il m'accusait toujours de tricher alors que c'était pas vrai. Il, n'avait qu'à le faire lui aussi au lieu de me demander de redescendre. Mais, là l'arbre était bien plus grand. J'étais un peu nerveuse, et j'avançais une première main, tremblante pour attraper, le tronc, et m'y hisser, avant d’agripper les branches. Je, ne regardais pas en bas, je me concentrais uniquement, sur ce qu'il y avait devant moi, mais je ne comprenais pas. Il y avait plein de pommes partout, pourquoi est-ce qu'il voulait la plus haute ?

Je me décidais à jeter un regard en bas, pour voir comment Hadès allait. Il, ne semblait pas rassuré, contrairement à l'homme à côté de lui, qui semblait confiant. Moi, je préférais me fié à mon ami. Parce que j'avais confiance en lui :

"Redescends Artémis. Ça ne sert à rien. On ne doit pas lui obéir."

"Laisse la donc faire. Et puis ce n'est pas comme si vous aviez le choix."

Je détournais mon regard, toujours aussi craintive après avoir vu Hadès mettre ses mains derrière son dos, je n'avais pas le choix, et je ne voulais pas qu'on lui fasse du mal. J'étais plus en sécurité dans l'arbre que lui à terre. Du moins, jusqu'à ce que je ne sente la branche en dessous de mon pied craquer et mon cœur se remettre à battre très fort. À nouveau, je jetais un regard en bas. Je devais évaluer la distance. Si je continuais et que la branche cédait, à quel point ma chute serait-elle haute ? Et à quel point me ferais-je mal en tombant ?

Pendant que j'évaluais la situation, je pu voir mon camarade sortir les mains de son dos, et dessus dansaient des petites flammes. Il regarda vers moi, puis vers l'homme et les lança sur l'homme. Je restais surprise pendant quelques instants. Il était tombé en poussière, est-ce que cela voulait dire qu'il ne reviendrait plus ? Que l'on pouvait partir ? Hadès me regarda totalement paniqué :

"descend vite ! Vite ! Faut partir !"

J'entrepris de descendre le plus vite possible, me rattrapant, comme je pouvais aux branches, je sentis d'ailleurs une pomme me tomber sur la tête avant de rouler au sol, tandis-que je sautais pour atteindre le pied de l'arbre. Immédiatement nous, nous mîmes à nouveau à courir et la chose qui rampe sous le sol, semblait avoir réapparut pour nous poursuivre, augmentant encore mon angoisse :

"Il faut se réfugier dans le palais !"

Je hochais simplement la tête, alors qu'Hadès avait reprit ma main. Je le suivais, pas question de laisser cette chose nous manger. Je poussais sur mes jambes, afin d'aller plus vite, mais quelque chose sortie de terre, et agrippa la cheville alors que lâchais la main d'Hadès, heurtant le sol, avec un couinement de douleur, il courut encore quelques instants, avant de se tourner et d'hésiter. Je le vit tendre sa main vers moi. J'essayais de l’attraper mais je n'arrivais pas à me dégager. Finalement, il se tourna vers la porte et se remit à courir. Moi, je restais là toute seule. Je sentis les larmes me piquer les yeux mais je les ravalais. Non, les grandes fille ça ne pleure pas. Mais ça a le droit d'être terrorisée. Qu'est qui allait se passer pour moi maintenant qu'Hadès m'avait laissée ?



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Violette Parr


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________________________________________ Mar 3 Mai 2016 - 22:33


Le Berceau de la Vie (mission)

Pleins de monde
Après avoir perdu Hippolyte & Elliot, à cause de Sébastian qui avait disparu. C’était maintenant Alexis qui disparaissait. « Ils se sont tous donné le mot pour disparaître ? » Qui serait le prochain ? Personne apparemment car Judah avait demandé aux 3 filles restantes de continuer le chemin sans aucune pause…jusqu’au château un peu plus loin. De ce lieu venait de sortir un éclair. Intéressant. C’était sans doute Alexis. Le plus bizarre, c’était le ciel rouge. C’était plus prudent de se mettre à l’abri. Ainsi, Rosalie pressa le pas. Ils arrivèrent vite au château, où se trouvait déjà Alexis. Ouf ! Mais comment avait-elle fait pour arriver aussi vite ? La brunette se passa de lui demander. Ils entrèrent rapidement dans les lieux. Le château était légèrement plus moderne que celui du moine. En meilleur état aussi. Cependant, il semblait complètement vide. Peut-être que ce n’était qu’une apparence. Rosalie suivit le petit groupe dans la cuisine. Louise mit en garde tout le monde sur la bouffe. En fait, elle mettait plutôt en garde Alexis et Rosie. Ok. Dommage. Rosalie lâcha la pomme qu’elle venait de prendre puis la reposa sur la table. Elle se dirigea vers Clara en faisant attention de ne pas se prendre dans la figure ce qu’elle venait d’envoyer. « Dites, pourquoi vous pouvez manger tout et n’importe quoi vous ? C’est tellement injuste ! » Sous prétexte qu’ils étaient divins, ils pouvaient tout faire ? C’était nul. Rosalie en était presque jalouse. Quoi que…Elle n’aurait jamais supporté avoir un égo comme le leur. Aussi, elle leur laissait leur condition de divin. Louise partit visiter. « Oh excellente idée ! Visiter les lieux ! » Mais elle était déjà partie et Judah avec. Il ne restait plus qu’Alexis et Clara avec elle. « On va pas rester là quand même ?! Il y a plus grand-chose d’intéressant ici. » Rosalie se leva de la chaise sur laquelle elle s’était assise en arrivant dans la cuisine puis se dirigea vers là où était sorti Louise. Cela donnait sur un grand couloir. Il y avait plusieurs portes donnant sur d’autres pièces. Où étaient passé Louise et Judah ? La brunette tourna la poignée de la première porte. Elle pénétra dans la pièce, avec des étoiles plein les yeux. Une magnifique bibliothèque. Il y avait des livres partout. La caverne d’Ali Baba ! La jeune femme s’avança vers l’étagère la plus proche d’elle, regardant d’un coup d’œil furtif les différents livres qu’il y avait. « Ouawh ! Mais c’est excellent ! Le type qui vit ici a exactement les mêmes goûts que moi en lecture. J’adore ! » Rosalie entendit des pas derrière elle. Elle tourna les talons et aperçut ses compagnons de route, Alexis et Clara. « Ah vous êtes venus ! Vous avez retrouvé Louise et l’autre taré ? » En attendant une quelconque réponse, Rosalie regarda plus en détail les livres dans l’espoir d’en trouver un en précis. « Ca serait tellement bien de trouver la première édition d’un des livres que j’adore. Tu te souviens Alexis. C’était pour ça que j’étais venu, qu’on s’est rencontré. » Longue histoire. Un gros malentendu à cause de Régina. Mais qu’importe. Maintenant elles s’appréciaient, c’était le plus important. « Ah ! C’est ce livre ! » Rosalie le prit. Et grosse erreur, il était tout collant. Rosie prit un air dégoûté. « C’est carrément dégueulasse ! Non mais c’est un crime de faire ça à un aussi beau livre. J’espère que ce n’est pas la première édition ! » Oui. Quand il s’agissait de livre, Rosalie était un peu étrange. Mais elle avait le goût des livres et de la lecture. La jeune femme commença à tourner les pages, pour constater les dégâts dans les livres…lorsque soudain, elle sentit un liquide couler sur elle. L’indestructible ferma violemment le livre pour le protéger d’une nouvelle attaque puis elle leva les yeux en l’air. Au-dessus de l’étagère se trouvait un bocal avec des …. « AAAH ! Punaise ! Ce sont des yeux !! » Des yeux dans des bocaux ! Pourtant ils n’étaient pas dans une salle de laboratoire, si ? Le liquide venait d’un œil qui se trouvait à côté du bocal…qui était à l’air libre. Tout le liquide autour de l’œil avait coulé sur l’épaule de Rosalie…et donc du manteau que Louise lui avait gentiment prêté. En voyant cette image d’horreur, la jeune femme recula de plusieurs pas, entrant sans doute en collision avec une de ses deux compagnons du jour. Elle eut même un haut le cœur. Crotte. Elle avait devoir payer 2 pressings. En plus, comme le proverbe le dit…jamais deux sans trois !

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Elliot Sandman


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________________________________________ Mer 4 Mai 2016 - 14:46


« Life isn't always what you think it'd be
Turn your head for one second and the tables turn
And I know, I know that I did you wrong
But will you trust me when I say that I'll
Make it up to you somehow, somehow... »

Hippolyte + Elijah = gros ennuis.

Lorsque ma cousine était revenue accompagnée par mon "père" version plus âgée, mon cerveau avait complètement bugué. Toutes les paroles d'Ellie m'étaient revenues en plein figure, comme un boomerang démentiel qui me vrilla le crâne. Ca m'énervait qu'une fois encore, elle ait raison. Quelques mois plus tôt, elle m'avait raconté qu'elle avait été confrontée à Elijah et qu'elle avait compris qu'il était le Dragon, cette entité ancestrale qui s'amusait à nos dépens. Menace tapie dans l'ombre et le temps. Je n'y avais pas cru. Ca me semblait trop dingue, même pour une intrigue divine telle que la nôtre. Comment mon père aurait-il pu être, en plus d'un dieu, un Dragon bizarre et mystificateur ? Ca ne tenait pas debout. Ca faisait personnage "gros bill", le genre de trucs juste assez bon pour un jeu vidéo bas de gamme. Et pourtant, c'était la réalité. Elle m'avait sauté aux yeux et je ne pouvais plus faire comme si c'était faux.

En plus, le Dragon avait précisé qu'il avait besoin de moi. Un frisson me parcourait depuis lors, car il était hors de question que je lui donne ce qu'il réclame. Je me battrai jusqu'au bout. Il ne me connaissait pas. J'étais tenace et buté. Et à la différence d'Ellie, je ne perdais pas mon temps à discuter pendant des heures, à peser le pour et le contre d'une décision. Je la prenais et ensuite, je me heurtais aux conséquences.

Je me sentais pris dans un brasier ardent. Mon corps était en feu à l'intérieur, que je contenais difficilement. J'étais fermement décidé à faire fermer sa bouche à ce Dragon. En plus, comme il avait l'apparence de mon père, ça me rendait la chose encore plus facile. Je ne supportais pas qu'on me dise que certaines choses étaient immuables, qu'elles devaient se produire. J'avais plongé mon regard féroce dans celui d'Elijah.

Je ne deviendrai pas Surt. avais-je songé si fort que j'étais persuadé qu'il l'avait entendu.

J'écoutais patiemment les explications de mon "père" au sujet des différents palais, intrigué par celui des Songes dans lequel nous nous trouvions. Alors, c'était ici que j'étais venu chercher l'âme de Hope et celle que j'avais donné à Cerbère ? Ca me semblait aberrant mais avec le temps, j'avais appris à ne plus être trop étonné de toutes les découvertes que je pouvais faire. Le monde était vaste et les mystères divins encore plus grands.

Puis, Elijah dévoila la raison de notre présence ici : il voulait que Sebastian récupère une âme pour lui, en l'échange de celle d'Hippolyte. Un rire sans joie s'échappa de ma gorge à cet instant mais nul n'en tint compte, tout le monde était trop absorbé par l'affrontement "verbal". Le marchand de sable prononça même quelques paroles pleines de rage contenue. Je sursautai devant tant de témérité. Ce type était cool, en fait, sous ses airs de demeuré.

Pendant qu'il affrontait Elijah, je me rapprochai d'Hippolyte et lui assurait à voix basse :

"Ne t'inquiète pas, il n'aura pas ce qu'il veut. Je ne le laisserai pas t'arracher à ce monde. Tu es revenue, alors tu restes. Je sais que ça risque d'être difficile pour toi, tu te sens sûrement déphasée, mais j'ai vu la saison 6 de Buffy plusieurs fois donc je sais comment t'aider... Ressusciter n'est pas facile, mais du moment que tu as des amis pour te soutenir, ça ira. Tu m'as déjà. Et..."

Je baissai les yeux sur la poche de sa veste qui renfermait le préservatif.

"Je suis désolé pour ça. De base, je t'ai mis ce truc dans ta poche parce que je me suis dit que ça détendrait l'atmosphère quand tu le trouverais... Sauf que l'on est plus dans une comédie, mais dans un drame, maintenant. En tous cas, je ne te laisserai pas tomber."

Je plongeai un regard déterminé dans le sien avant de m'avancer un peu et de me placer devant elle, de sorte à faire bouclier si jamais il prenait la fantaisie à Elijah de la kidnapper ou de la transformer en fajitas. Il ne devait pas être enchanté que Sebastian et moi soyons d'accord sur le fait de ne pas l'abandonner à ses crocs, même s'il arborait une expression tranquille.

"Je suppose que l'on est votre équipe de choc ?" suggérai-je en m'approchant un peu de lui, les mains dans les poches. "Je dois détourner l'attention pendant que Sebastian ira chercher l'âme. C'est bien beau tout ça, mais... je n'en ai pas très envie. Si vous nous en disiez plus sur cette fameuse âme. D'après vous, elle est capable de sauver des vies. C'est Xena la guerrière ?"

J'avais posé cette question avec un peu trop d'avidité. Je n'y pouvais rien si, quand j'avais dix ans, cette demoiselle tout en jupette et armure avait autant de place dans mon coeur que Lara Croft. Si elle avait vraiment existé, c'était drôlement cool.

"C'est votre amour perdu ?" demandai-je.

Je haussai un sourcil peu convaincu. Ca m'étonnait qu'un type comme lui aime qui que ce soit, mais ça ne coûtait rien de poser la question.

"L'amour n'est que destruction." répondit-il en m'observant. "Il n'y a que les faibles qui goûtent à ce genre de choses."

"Vous avez une de ces façons de nous inspirer à vous aider !" fis-je d'un ton sarcastique.

"Du temps d'où je viens, l'amour n'existait pas. Il n'y avait que l'existence elle-même. Et on s'en portait bien mieux."

Je me massai les tempes rapidement tout en marmonnant :

"Pourquoi Ellie n'est jamais là quand on a besoin d'elle ?"

C'était elle, le cerveau. Elle aurait compris son charabia. Je me sentais carrément démuni car je ne savais pas déblatérer de grandes phrases philosophiques pour contrecarrer les siennes. Je restai ainsi quelques secondes, abîmé dans mes pensées, avant de relever la tête et de dire :

"Je ne ferai pas ce que vous demandez. Chaque personne a de la valeur. On ne va pas sacrifier une âme inconnue pour garder Hippolyte auprès de nous."

Je jetai un bref coup d'oeil vers Sebastian qui avait eu tort. Comment pouvait-il penser que sacrifier une âme au hasard à la place de celle de ma cousine pouvait être envisageable ? N'avait-il pas vu The Box avec Cameron Diaz ? Quand on fait ce genre de choses, ça nous retombe toujours sur le coin du nez. Je ne voulais plus de coup de poker. C'était bien trop dangereux de jouer avec les esprits.

"En plus, je ne pense pas que l'âme que vous souhaitez ramener soit bonne. Ca m'étonnerait venant de quelqu'un comme vous. Je sais ce que vous avez fait à Eadun City, avec cette gamine et toute la ville... Vous n'êtes pas quelqu'un de bien. Pour ne pas devenir Surt, il faut que je commence dès maintenant à prendre les bonnes décisions."

Je plantai un regard féroce dans le sien et conclus d'un ton sans réplique :

"Je ne travaille pas pour les méchants."

Elijah marcha le long du sentier jusqu'à moi d'un pas las, avec un léger sourire et un air pensif. Il s'arrêta à moins d'un mètre, me provoquant juste assez pour voir si j'allais reculer, ce que je ne fis pas. Je n'avais pas peur de lui.

"Quelle est ta définition d'un méchant ?"
demanda-t-il d'un ton sirupeux.

"Vous êtes sérieux ?" fis-je en m'esclaffant presque. "Vous allez me faire le coup du type qui n'est pas si mauvais en fin de compte ? Je ne suis pas un gamin dérouté qui ne sait pas ce qu'est la vie. Même si je n'en ai pas l'air, je sais reconnaître les gens bien et les gens moins bien. Je ne vais pas vous donner une définition. On n'est pas à l'école."

Mon regard buté croisa le sien.

"Tu penses que tu seras mauvais seulement en devenant Surt ?"
reprit-t-il d'un air troublé. "Combien de gens as-tu déjà tué, Elliot ? Combien d'âmes sont ici par ta faute ?"

Lentement, il leva le bras et des dizaines, puis des centaines de lumières bleutées apparurent autour de nous, hors du sentier. Des feux follets, des âmes errantes. Je déglutis avec peine, pas tranquille.

"Te souviens-tu d'eux ?"
susurra Elijah.

Des murmures parvinrent à mes oreilles. Les esprits me parlaient chacun leur tour, aussi distinctement que s'ils étaient juste à côté de moi. Je reconnus la première : il s'agissait du concierge du lasergame, que j'avais créé pour m'assister dans mon travail.

"Je serai toujours là, même si tu ne peux pas me voir. Je t’aime…" chuchota une autre voix, si douce et si aimante. La maman d'Astrid.

Au murmure de Flore s'ajoutèrent des dizaines d'autres voix : tous les figurants du monde Marchand de Sable que j'avais créé, près d'un an plus tôt. Ils parlaient tous en même temps, si bien que je ne comprenais plus rien. Tous ces gens qui étaient morts...

"Crois-tu vraiment que créer la vie est sans conséquence ?" déclara Elijah d'un ton sirupeux.

Je titubai, agressé par tous les murmures qui semblaient vouloir me happer. Ils n'étaient pas réels. Je les avais créés, ils n'avaient aucune substance. Ils n'étaient que des figurants dans un jeu... Juste un jeu...

"Sais-tu le nom de celui qui les as tués ? Ce n'était pas Surt, mais Elliot Sandman."
acheva-t-il d'un air triomphant.

Soudain, les mille voix résonnèrent dans ma tête, toujours aussi agressives, alors que les feux follets disparaissaient :

"Prophanateur !"
"Fraticide !"
"Infanticide !"


"Les comprends-tu enfin, ces mots ?" chuchota Elijah.

"Ils... ne sont pas réels. Ils ne l'ont jamais été !"
balbutiai-je, de plus en plus incertain.

Je me demandai si Elijah me manipulait en faisant apparaître ces feux follets ou si toute cette scène était vraiment en train de se dérouler, indépendante de sa volonté. Il regarda vers le sol et leva les yeux vers moi, avec un air plein de dégoût :

"Tu parles déjà comme eux."

"Comme qui ?"

"Ils sont venus chez moi. Ils se sont appropriés mon royaume, celui où j'avais trouvé refuge. Ils ont fait de mon paradis un enfer. Le leur."

"Je capte rien..."

"Les titans." articula-t-il d'un ton pincé. "Ils créent et s'approprient ce qu'ils veulent, sans se soucier des autres. Tu leur ressembles tellement. Et si je le pouvais, je te détruirais là maintenant pour ce que tu es. Pour ce que tu as été. Et pour ce que tu seras."

"Je ne suis pas comme eux !"
m'écriai-je d'un ton enragé, si fort que des flammes crépitèrent au bout de mes doigts. "Et si vous me détestez tellement, pourquoi vous voulez que je vous aide ? C'est pas logique ! Je vous aime pas et vous non plus, alors fichez-moi la paix ! Je ne vous dois rien après tout ! Venez, on se casse."

Après tout, il suffisait de marcher sur le sentier pour partir et retrouver les autres. Je n'avais pas de compte à rendre à Elijah. Sans réfléchir, j'attrapai la main d'Hippolyte mais la relâchai brusquement en l'entendant pousser un cri de douleur. Perplexe, je baissai les yeux sur ma main enflammée. J'avais totalement oublié tellement je brûlais de colère...

"Je... je suis désolé Hip..." balbutiai-je, totalement perdu.

Le Dragon avait raison : j'étais un monstre. Je blessais ceux que j'aimais sans le vouloir. Je ne maîtrisais rien... Peut-être que le mieux à faire était de me perdre dans le palais des songes, de ne jamais revenir chez les vivants. De laisser la réalité pour les rêveurs qui ne risquaient pas de tout détruire. Je lançai un regard navré à ma cousine qui m'observait d'un air anxieux.

"Et si j'y allais à la place de Sebastian ? Ca marcherait ou pas ? Pas besoin d'âme de remplacement, vous n'avez qu'à prendre la mienne. De toutes façons, d'après vous, je n'ai pas l'air de m'en servir beaucoup."

Tout en parlant, je m'étais légèrement écarté du sentier sans m'en apercevoir. Brusquement, les mille voix retentirent dans ma tête, tellement fortes que je le supportais à peine. Leurs voix étaient telles des lames de rasoir s'enfonçant dans mon crâne. Je laissai échapper un gémissement et sentis mes jambes se dérober sous moi. Je tombai à genoux, la tête entre les mains. C'était si douloureux... Toute cette colère et cette souffrance... Je parvins à retourner sur le sentier, bien difficilement, et les voix se turent.

"C'est ça le souci, c'est que toi aussi, les âmes ne te tolèrent pas dans leur domaine." déclara Elijah. "Tu n'as pas idée à quel point les morts te haïssent."

Alors, derrière lui, le moine réapparut. Le Dragon eut un petit rictus et lui dit, sans se donner la peine de se retourner :

"Dis-lui. Peut-être que toi, il te croira."

Le moine posa ses yeux impassibles sur moi tandis que je me relevai péniblement.

"Suivez le chemin. Buvez l'eau. Oubliez, et partez."

Elijah leva les yeux au ciel en ajoutant : "Et blablabla.". Puis il me regarda en riant et pivota vers le moine.

"Quand tu lui dis de boire, tu inclus bien tout le monde ? Ou certains sont déjà allés trop loin pour partir d'ici ?"

"Y en a un qui nous dit de boire, un autre qui veut qu'on récupère une âme... au final on tente quoi ? Une préférence ?" maugréai-je à l'adresse de Sebastian et Hippolyte.

Nos deux "ennemis" commençaient à me courir sur le haricot. J'avais toujours l'impression d'avoir le crâne ouvert en deux, depuis l'attaque des mille voix. Je voulais juste que tout cesse...

Elijah m'observa avant de poser les yeux sur Sebastian.

"Nul n'entre dans le palais et n'en ressort indemne. Vos amis sont déjà entrés."

Puis il se tourna de nouveau vers le moine :

"Dis-leur qu'ils ne sortiront jamais. Qu'il est déjà trop tard pour eux."

"Une seule est allée trop loin." précisa le moine après une hésitation.

Avec un air supérieur, Elijah porta les mains vers sa tête et dit d'un ton alangui :

"Oh je m'en souviens... Elle est venue lui parler. Elle a voulu l'aider. Elle... s'est sacrifiée. Est-ce que le nom de Louise Hollen vous dit quelque chose ? Ou plutôt devrais-je dire, "de feu" Louise Hollen ?"

Avec un sourire perfide, il ajouta à Sebastian :

"Oh, mais attendez voir... Si je me souviens de ça, c'est que je l'ai vécu. Ou plutôt que... Hadès l'a vécu. Comment pourrions-nous nous trouver tous les deux au même endroit ? A moins que lui aussi ne soit déjà plus ici..."

J'en restai interdit. Louise... qu'avait-elle fait pour aider mon père ? Pourquoi avait-elle tenté de faire quelque chose d'aussi inutile ? Elle était si altruiste qu'elle avait voulu porter assistance à quelqu'un qui ne le méritait pas. C'était tellement elle...

"Est-ce qu'il y a un moyen de récupérer l'âme de Louise ?"
demandai-je abruptement à Elijah d'un ton nerveux. "Si on va chercher celle que vous voulez, on peut choper Louise en même temps ou pas ? Et faites gaffe : si vous me mentez, je le saurai."

"Je t'ai déjà répondu : une âme contre une âme. Ni plus, ni moins."

Je sentis alors une force grandir autour de moi. Ni bonne, ni mauvaise. Le Dragon augmentait sa puissance, afin de m'intimider ou m'impressionner. Quoi qu'il fasse, rien ne fonctionnerait. Lorsqu'il était question de mes amis, plus rien d'autre ne comptait.

Je le fixai sans ciller.

"Je ne suis pas ton ennemi." dit-il d'un ton égal.

La force continuait de grandir, s'auto-alimentant. Elle bouillonnait autour de moi.

"Alors, arrêtez de faire ça. Vous ne m'impressionnez pas."
articulai-je sans aucune menace dans la voix.

"Qui te dit que ça venait de moi ?"
fit Elijah en haussant un sourcil.

Subitement, je m'aperçus que la puissance émanait du moine, juste derrière lui. Je ne parvenais pas encore à faire la différence entre les différentes forces. C'était difficile. En tous cas, inutile de se voiler la face : le moine était sur le point de nous attaquer.

"Ils ne te laisseront pas la sauver." précisa Elijah.

Je me moquais de ce "qu'ils" pouvaient penser ou faire. Je n'allais pas laisser Louise derrière moi.

"Plus personne ne doit mourir." fis-je, baissant le front avec détermination.

Le Dragon esquissa un sourire satisfait. Je sus que c'était le début des emmerdes.

"Alors, change les règles."

Je penchai la tête de côté afin de mieux voir le moine et demandai d'un ton prudent, car je ne souhaitais pas un affrontement :

"Est-ce qu'il existe un moyen de repartir tous ensemble, sans laisser personne derrière nous ?"

Je priai mentalement pour qu'il accepte une autre solution, car honnêtement, ça n'était pas un problème d'emplafonner un type mauvais -comme mon père- mais un prêtre qui faisait son boulot, ça m'embêtait un peu. Surtout qu'il n'avait pas l'air méchant. Ni gentil. Il était juste là.

Le moine me regarda d'un air impassible et secoua la tête très légèrement de gauche à droite, amenant sa chute inéluctable. Pas de discussion. Aucune autre solution. Je devais lui passer sur le corps pour récupérer l'âme de mon amie.

"Alors, vous aussi, vous me haïrez."
conclus-je d'un ton à la fois éteint et navré.

J'esquissai un pas vers lui alors qu'Elijah se reculait, tout en restant sur le sentier. Je sentais ma propre puissance augmenter et prendre toute la place. J'étais envahi par un élan de plénitude. Plus je laissais mon pouvoir s'exprimer, et plus tout ce qui était autour me semblait confus et insignifiant. C'était dingue à quel point ma force était... forte ! Je ne m'en étais jamais rendu compte auparavant, pas de cette façon, en tous cas. Elle était infinie. J'étais infini.

Attentif à la moindre fluctuation dans la Force qui me composait, je ne m'aperçus pas que tout devenait flou autour de moi.


***


J'ouvris les yeux d'un seul coup.
Allongé sur un nuage cotonneux. Confortable.
Le ciel était bleu, parsemé de formes duveteuses et clairsemées.

Je me redressai alors qu'une chanson explosait dans ma tête, parfaitement adaptée.

"Je suis mort."
réalisai-je, hébété. "Je me suis fait battre en trois secondes par un moine. Je suis mort, quoi !"

Passé la seconde de perplexité, je criai un grand "Youhouuuuh", les mains en l'air, avant de chantonner tout en ondulant des épaules :

"Because I'm happyyy
Clap along if you feel like a room without a roof
Because I'm happy
Clap along if you feel like happiness is the truth
Because I'm happyyyy !"


J'étais vraiment content. Et soulagé. Je n'avais eu à tuer personne en fin de compte et en plus, j'avais eu ce que je souhaitais : j'étais dans les nuages pour toujours. J'avais sauvé le monde de moi-même.

Je tapotai le nuage duveteux de chaque côté de mes jambes étendues, en rythme avec la chanson que je fredonnais toujours, mais avec de moins en moins d'entrain.

Puis, mon sourire se ternit en songeant à tous ceux que je ne reverrais plus jamais. Une boule se forma dans ma gorge mais je décidai d'attendre encore un peu avant d'être triste. J'avais l'éternité pour pleurer. Il fallait que je me console en me disant que j'avais fait ça pour protéger Lily, Cassandre, Apple, Ellie, Maman, Alexis... tout le monde. J'avais enfin trouvé le moyen.

J'entendis soudain une voix dans mon dos :

"Morphée."

"Euh... non... Elliot."
répondis-je en croyant que Saint-Pierre, ou qui que ce soit qui dirigeait les lieux, s'était trompé sur son formulaire d'inscription.

Je me tournai sur le nuage, sans me relever et reconnus le moine qui se tenait sur le bord du même nuage, dans sa robe de bure.

"Mon nom est Morphée. Je suis le gardien des songes."
expliqua-t-il.

Ah... d'accord. Je sentais que mon admission au palais des songes allait être difficile, car le videur ne me kiffait pas spécialement.


Elliot : 100%
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Sebastian Dust


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________________________________________ Jeu 5 Mai 2016 - 0:18






Le berceau de la vie

« Il vient un moment dans chacune de nos vies, où le contrôle des évènements qui nous permet de rester raisonnable nous glisse entre les doigts. »


Il se passait des dizaines d’évènements devant son regard. Des centaines de possibilités qui s’offraient et s’affrontaient, des milliers de particules temporelles allant et venant au rythme des décisions et des paroles de chacun. Pourtant Sebastian avait l’impression que les secondes avaient cessées de défiler depuis qu’il avait croisé le regard du Dragon.

« … Est-ce que le nom de Louise Hollen vous dit quelque chose ? Ou plutôt devrais-je dire, "de feu" Louise Hollen ? »

Louise. La seule et unique Louise qu’il connaissait. D’instinct son visage s’était tourné en direction du chemin qu’ils avaient prit, de l’endroit où leurs routes s’étaient séparées et où le groupe en avait formé deux. C’était de là-bas qu’elle était partie et… C’était au palais qu’ils avaient réussis à se rendre. Rien n’était sécuritaire aussi. Tout valait son quota de danger, de curiosité et d’exploration. Alors pourquoi s’était-il bêtement laissé dire qu’elle ne craignait rien ? Peut-être le prétexte qu’elle ne soit pas seule mais accompagnée du Dieu des Enfers parmi tant d’autres ?... Il l’a pensait en sécurité. Songeait qu’elle savait très bien se débrouiller seule ; elle lui l’avait déjà prouvé et montré plusieurs fois, elle savait parfaitement se débrouiller seule.

Pourtant elle était son amie. Une amie chère à son cœur. Et entendre l’atroce vérité qu’elle puisse avoir franchi la barrière invisible entre vie et trépas… le laissa abasourdi. Tremblait-t-il de colère ou de désespoir ? Ses poings eux-mêmes ne savaient pas vers quel sentiment se tourner. Il était rare de le voir agité, de parvenir à le chambouler au point qu’il en perde toute patience, mais c’était la deuxième fois en quelques mois. D’abord Phobos lorsqu’il s’était emparé de la petite Lily, et aujourd’hui cet homme qui prétendait que la princesse Arlequin était morte. Que n’avait-on de cesse de remettre en cause sa patience et son calme. Ses yeux aux pupilles dilatées n’étaient plus qu’un maelstrom de sentiments contraires, partagé entre le refus de l’effroyable vérité et l’espoir fou que tout ceci… Pouvait encore être amélioré. Changé. Evité. Ca n’était pas possible. Ca n’était pas définitif. Rien n’était aussi absolu et sûrement pas ça ; au contact des dieux, il avait fini par apprendre que même la Mort n’était pas inéluctable. Alors il ne lui laisserait pas le plaisir de s’emparer de son amie pour son bon plaisir.

« Si on va chercher celle que vous voulez, on peut choper Louise en même temps ou pas ? Et faites gaffe : si vous me mentez, je le saurai. »

Il papillonna du regard, son attention passant de l’un à l’autre sans que plus aucun mot ne soit formulé par son pouvoir.

« Je t'ai déjà répondu : une âme contre une âme. Ni plus, ni moins. »

Un échange équitable. Une vie pour une vie, une âme pour une âme. Le prix à payer pour tenter de tromper la mort et de déjouer les plans du destin. Ce serait quelque chose qui aurait plu à la moire, ça, si elle n’était pas elle-même empêtré dans ce piège qui se refermait doucement. Sebastian avait du mal à suivre toute cette histoire. Ils parlaient de songes, ces rêves d’endormis que lui pourtant côtoyait au quotidien sans jamais leur donner le moindre aspect négatif. Alors pourquoi est-ce qu’ils sonnaient si douloureux dans les discours de ces personnes ? Depuis quand est-ce que le monde du sommeil et de l’inconscient se connotait dans l’obscurité et les ténèbres ? Non. Ca ne devait pas être ça. Ca ne serait jamais ça. Il veillait depuis trop longtemps au maintien de l’équilibre qu’il ne pouvait se résoudre à abandonner les armes.

Pourtant la balance avait penché. Les poids égaux ne l’étaient plus. Une donnée supplémentaire venait de s’ajouter dans l’équation et elle balayait bien des théories et des hypothèses. Elijah venait de sortir l’un de ses atouts et il l’aplatissait sur la table avec une nonchalance rarement aussi cruelle qu’aujourd’hui. Le moine avait secoué la tête. Les dés étaient jetés. Le marchand de sable eut envie de porter une main devant son visage pour se protéger, sentant comme un poids impressionnant s’abattre dans l’air et balayer tout sur son passage. Le ton montait. La pression aussi. Et en moins de temps qu’il n’en fallut pour détourner le regard… Elliot avait disparu, emportant avec lui les deux hommes qui les avaient empêchés d’avancer d’avantage.

Sab cligna plusieurs fois des yeux lorsque le silence revint, abaissant progressivement sa paume en découvrant le vide entre lui et Hippolyte. La jeune femme tenait son poignet douloureux à quelques pas, semblant tout aussi désappointée par ce qu’il venait de se passer. Le souffle court, les gestes en suspend, il la fixa avant de balayer du regard les alentours dans l’espoir fou de les apercevoir d’un côté ou de l’autre. Rien. Personne. Il n’y avait plus qu’eux et le paysage. Un blanc. Un instant en suspens.

Quoi faire ?

S’ils restaient ici, les autres couraient tous un danger en entrant dans le palais des songes et en y restant. Le moine avait évoqué l’idée qu’il n’était pas trop tard pour eux, sauf pour… Il sentit sa gorge se serrer en pensant à Louise. S’ils partaient les rejoindre et qu’Elliot réapparaissait, il serait seul à l’extérieur alors qu’eux couraient le risque de se faire emprisonner dans le bâtiment. Il ne pouvait décemment pas laisser Hippolyte seule ici, elle était extrêmement précieuse aux yeux du jeune homme et l’abandonner n’aurait même pas été envisageable. De plus, si c’était le Dragon qui réapparaissait, vu son inclination à la sacrifier il ne donnait pas très cher de sa survie. Il était hors de question de perdre qui que ce soit, pas quand quelque chose pouvait être être. Quelque chose pouvait toujours être fait, et il refuserait de croire le contraire tant qu’il n’aurait pas tout tenté pour sortir de cet univers.

Il lui fallut plus d’une minute, plusieurs même, avant de parvenir à esquisser le moindre geste un peu plus censé. Reprendre ses esprits. Reprendre le contrôle. Chasser le sang qui battait en rythme à ses tempes et s’approcher de la jeune femme sans le moindre signe d’hostilité. Il ne voulait pas la contraindre à quoi que ce soit. Ni lui imposer… mais ils devaient reprendre la route. Trouver le bout du sentir, se diriger vers le palais et espérer se mettre à l’abri. La meilleure solution était de ne surtout pas rester sans rien faire, sinon il n’y avait pas que des précieuses secondes qu’ils perdraient. Tendant ses paumes en avant, Sab désigna sa brûlure comme pour lui demander si ça allait ; elle hocha la tête d’un air vif et il attendit qu’elle ne se décide à le suivre pour s’engager sur le sentier. Le bâtiment était à une heure de route environ s’ils gardaient un rythme soutenu au milieu du sentier, de quoi essayer de se préparer un plan pour ne pas tomber eux-aussi dans le piège tendu aux autres.

Il lui fallut un moment pour se rende compte qu’un détail clochait. Plus ils marchaient et plus le palais semblait reculer, s’éloigner d’eux, se maintenir hors de leur portée et de leur atteinte. C’était comme si un filtre avait été apposé à l’horizon, leur faisait miroiter une destination qui n’était peut-être qu’un mirage… Pourtant le moine avait parlé de cet endroit. Il existait bien. Ils le voyaient. Marquant une pause, le gardien posa ses mains sur ses genoux pour respirer, essayant de chasser le bourdonnement qui vibrait dans ses oreilles depuis qu’ils avaient repris la route. Plus ils avançaient et plus le marchand de sable eut l’impression que quelqu’un était en train de lui susurrer à l’oreille. Un frisson glacé fit trembler son échine alors qu’il secouait la tête, essayant de ne pas s’attarder sur le murmure pour se concentrer sur leur objectif : le bâtiment. Pourtant, tandis qu’il se redressait, la voix se fit plus présente. Plus claire.

Tic tac... L'heure tourne pour ton amie...

Oui, il le savait. Il était au courant. Louise. Louise était peut-être passée de l’autre côté et il n’avait absolument aucune idée de comment la faire revenir. Il ne savait pas si c’était vrai mais, dans le doute, il préférait partir du principe qu’il ne fallait pas attendre. Elliot était en train de leur offrir une précieuse avance et il ne la gâcherait pas. Ou presque. Pourquoi entendait-il la voix du Dragon alors que ce dernier avait lui aussi disparu ? Tournant la tête autour de lui, à nouveau il ne vit rien du tout. Echangeant un regard avec Hippolyte, le marchand de sable baissa les yeux sur le sentier où ils étaient… Que se passerait-il s’il ressortait de son périmètre ? Elliot semblait en proie à des douleurs atroces dès qu’il mettait un pied en dehors alors que lui-même avait put parcourir les bois sans rien d’autre que d’entendre des voix d’enfants. Peut-être parviendraient-ils plus rapidement à rejoindre le reste du groupe s’ils coupaient à travers la vallée ?

Toute idée pouvait être tentée. Se ressaisissant, il franchit le chemin et fit quelques pas dans l’herbe, espérant que cela chasserait le bourdonnement cinglant… Sans résultat probant. Au contraire, le Dragon continua de s’exprimer dans sa tête et confirma même son identité après seulement quelques mètres :

Qu'en est-il de notre marché ? Fit la voix. Il y a désormais deux âmes à récupérer.

Sebastian porta une main à sa tempe comme si ces mots lui provoquaient un horrible mal de tête. Se concentrer. Il ne parvenait plus très bien à se concentrer. Il tenta encore de l’ignorer, longeant le chemin où Hippolyte se trouvait encore en se focalisant sur le palais des Songes à l’horizon. Louise.

Une âme, contre une âme. Qui laissera tu derrière ? Seule celle que je t'ai demandé compte.

« Toutes les âmes comptent… »

Les mots étaient apparus dans l’air mais il ne s’était pas arrêté, les laissant lentement glisser jusqu’au sol comme s’ils subissaient le poids du vent et disparaître dans des petits éclats dorés. Toutes les âmes valaient la peine d’aller les récupérer. Toutes les âmes méritaient d’être sauvée, si on en choisissait une, on ne pouvait pas se permettre d’abandonner les autres. Donner une valeur à quelque chose résultait de l’humain, et lui ne se sentait pas capable de choisir ainsi la vie et la mort des gens.

Quelqu’un s’en était pourtant chargé à sa place. Le Dragon s’était amusé à rajouter du poids à son argumentaire. A le pousser à vouloir sauver quelqu’un qui lui tenait à cœur…. Sab ne pouvait pas répondre favorablement à sa demande. C’était impensable : perturber le cycle de l’existence sans savoir ce que cela allait provoquer ? Mais maintenant il se sentait concerné, malgré lui. Malgré tout.

« Comment est-ce qu’on entre là-dedans ? »

Ne cherche pas à y entrer de cette manière.

Avancer. Chercher à ne plus l’entendre. Marcher. Aller de l’avant.

« Je n’ai aucune raison de vous faire confiance. »

Et ce n’était pas faute d’avoir écouté ce qu’il lui avait dit auparavant. Pourtant Sab se mordit l’intérieur de la joue en réalisant qu’il n’avait aucune idée de comment sortir Louise de là, une fois qu’ils seraient arrivés sur place. Si elle était passée de « l’autre côté », si elle était vraiment devenue une âme prisonnière… Il ne savait pas comment la faire revenir. Ni comment rejoindre le Palais des Songes.

Son cœur accéléra sa course dans son torse à mesure qu’il comprenait qu’il était coincé. Le marchand de sable n’avait aucune idée de comment sortir une âme de cet endroit, bafouant les valeurs qu’il disait pourtant ne pas être capable d’outrepasser. Pour n’importe qui, il n’aurait peut-être pas fait le sacrifice... Ou peut-être que si. Mais pour Louise et pour Elliot, il hésitait beaucoup moins. Il s’arrêta, prenant une grande inspiration. Ce fourmillement dans tout son être. Celui d’être perdu et, à la fois, de savoir quoi faire : gagner du temps. Trouver des moyens. Affronter l’adversité et le danger sans faire de dégâts collatéraux.

Et il n’y avait visiblement qu’une seule personne qui savait quoi faire pour ça.
Se tournant face à Hippolyte, il lui adressa un dernier regard en serrant la mâchoire avec force.

« … Comment faire pour ramener une âme ? »




Il y eut un immense silence pou réponse.

Un suspens. Une attente. Et puis, brusquement, une rafale de vent s’engouffra droit sur eux : le sable se souleva du sol dans des bourraques de plus en plus violentes et épaisses, se mettant à tournoyer en se rapprochant dangereusement. Sab recula pour se retrouver à proximité d’Hippolyte, retenant son souffle alors que la tempête balayait leurs vêtements et manqua de les faire s’envoler ! Plissant le regard pour espérer apercevoir quelque chose dans l’ambiance dangereusement chaotique, il se rendit compte qu’ils ne voyaient absolument plus rien à plus d’un mètre de distance.

Les bruits et les sons se mélangeaient à ses oreilles, un tumulte cacophonique d’où, peu à peu, des voix de plus en plus audibles se firent entendre. D’abord lointaines elles semblèrent se rapprocher à toute allure, couvrant les grésillements pour résonner alors très distinctement à proximité.

« Est-ce qu’ils vont revenir ? » Demanda ce qui semblait être une petite fille, inquiète.

« J’ai vu le sol bouger et j’ai pris peur ! »

Cette fois c’était un petit garçon, accompagné de ce qui ressemblait à un battement d’ailes. Il fut complété par un bruit de bâton qui se cognait contre le sol et le vent changea brutalement de direction. Au lieu de tournoyer autour d’Hippolyte et du marchand de sable, il se mit à venir dans leur dos et les poussa à avancer malgré la très faible visibilité.

« L’eau pourrait les ramener. » Affirma un troisième enfant, laissant entendre cette dernière en fond sonore.

Petit à petit la tempête devant leurs yeux sembla se faire disperser par le vent puissant qui frappait leurs dos, leur permettant de discerner de mieux en mieux. Des ombres. Celle d’un enfant qui court. Un peu plus loin, une autre avec la tête levée à regarder le ciel. Ils rencontrèrent la silhouette d’un enfant en train de s’avancer dans leur direction, une épée à la main et les traits déterminés. Lorsque ce dernier fut assez proche et qu’ils purent discerner ses traits, Sebastian sentit la jeune femme s’écarter de lui. Il posa ses yeux sur Hippolyte en train de s’éloigner pour rejoindre le petit garçon au regard sérieux ; Voulu la rattraper mais le vent violent les sépara rapidement et elle devint de plus en plus floue. Jusqu’à disparaître complètement de sa vue.

Quand il tourna la tête à nouveau, le marchand de sable repéra un enfant un peu à l’écart des autres : celui-ci semblait regarder là où le reste de la troupe se dirigeait. Au-dessus de lui, le ciel s’était assombri et il y eut un grondement de tonnerre quand il esquissa un mouvement. Encore un peu plus loin derrière se tenait une petite fille blonde en train de s’approcher. Mince, les cheveux longs et raides, elle arriva à hauteur du garçon pour le regarder avant de lever les yeux vers le ciel. Avait-elle eu peur de l’orage ?

Sab déglutit quand ils focalisèrent leur attention dans sa direction, se demandant s’ils le voyaient. Les enfants devinaient toujours bien au-delà des adultes… Et même de lui alors que sa vision s’obscurcissait soudain. Le paysage changea et tout devint noir, totalement noir. Une obscurité indicible. Plus une image. Plus un son.

Plus rien.

Les ténèbres étaient le maître lieu des cauchemars, pas le sien. Après quelques instants il finit par faire apparaître une petite créature en sable : un poisson doré qui illumina un peu mieux l’endroit sans pour autant lui révéler quoi que ce soit. D’autres forment s’esquissèrent sous sa volonté, flottant dans l’air en laissant derrière elles une trainée de sable brillant à mesure de leurs mouvements. Il esquissa un léger sourire face au bonhomme un peu rebondit qui roulait à la suite d’un avion, se mettant à avancer au milieu des petits oiseaux pressés, des livres battants de leurs pages ou du petit éléphant qu’il prit la peine de recueillir dans sa paume. Décidément, elle apparaissait toujours quand on s’y attendait le moins…

Un haut de forme partit en avant, lui rappelant pourquoi il était là : Louise. Suivant les formes qui émettaient parfois des petits tintements de clochette, Sebastian fit quelques pas dans ce noir infini qui ne possédait ni gravité ni même sens. Un monde à part. Un univers différent. A l’écart de celui occupé par les enfants qu’il venait de voir, à part de la dimension précédente. Pourtant, quelque chose lui soufflait qu’il n’était pas perdu : il avait demandé au Dragon comment faire pour ramener une âme, il se doutait que ce dernier l’avait envoyé exactement là où il devait aller.

Des chuchotements, encore. Il se figea avant de chercher autour de lui, curieux, distinguant plusieurs voix sans parvenir à comprendre ce qu’ils disaient… Rêvait-il ? Dormait-il ? Ou au contraire était-il dans sa réalité ? Les sons semblaient communiquer entre eux, des petits comme des plus aigus, faisant parfois s’arrêter les formes de sable dorées comme si elles attendaient leur gardien. Sab passa une main dans ses cheveux, geste machinal quand il était mal à l’aise, avant d’entendre une voix bien plus imposante et robuste que les autres sortir de l’ombre.

« Qu’attend-tu de moi ? »

Les murmures se turent immédiatement face à ce ton impérieux, guttural, puissant. Le marchand de sable déduisit qu’il devait s’agir de l’entité pensante de cet endroit. Qui ? Il n’en avait strictement aucune idée. Cherchant éventuellement la source de la voix, il prit soin de bien choisir les mots qui apparurent autour de lui pour répondre :

« … Un droit d’aller et de retour. J’ai… Une amie s’est perdue au palais des songes. Je souhaiterais aller la chercher. »

La lecture sembla provoquer un petit émoi parmi les chuchoteurs, profitant du silence de l’interlocuteur principal pour se permettre de glisser quelques paroles inconnues. La voix mit du temps à lui répondre. Un temps précieux. Choisi. Elle semblait provenir de très loin mais dès qu’elle résonna, le silence autour se réinstalla pour la laisser résonner.

« Quiconque entre, ne peut plus en sortir. Ton amie rejoindra le palais du Sommeil où je l'y attendrai. »

Sab tressailli face à une telle réponse. Forcément, les choses ne pouvaient pas être si faciles… Il avait toujours appris que l’honnêteté valait toutes les promesses du monde, mais il se trouvait en face de quelque chose de bien plus gros et ancien que lui. Il allait devoir faire preuve de réflexion pour parvenir à quelque chose et ce n’était sûrement pas gagné d’avance. Attendant un peu sous le bruissement des voix, il caressa du bout du doigt le petit chapeau qui flottait à côté de lui. Il fallait commencer autrement. Recommencer.

« Puis-je savoir qui vous êtes ? »

A nouveau plusieurs secondes s’écoulèrent, longues et presque rallongées, si bien qu’il crut qu’il ne daignerait pas lui répondre.

« Je suis Archéron, l'accusateur. »

Et bien… C’était un début. Le procès pouvait commencer.

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________________________________________ Jeu 5 Mai 2016 - 19:29




So Wake me up when it's all over...


Louise m’avait annoncé qu’elle partait faire un tour et j’avais suivi Judah des yeux qui sortait à sa suite. Quant à moi, je m’avançais vers une chaise pour m’y poser quelques instants en grimaçant. Ce coup de jus me faisait un mal de chien… J’avais l’impression d’être survoltée, comme si mon cœur battait à 200 à l’heure. Il fallait que je laisse le calme s’emparer de nouveau de moi, que je laisse les muscles se remettre de ce coup dur. J’avais un pouvoir puissant, je commençais à m’en rendre compte… et si je n’agissais pas avec prudence, j’allais finir comme une vache contre une clôture électrifiée. Je regardais la table avec un air de dégoût, franchement pas tentée d’y prendre quoi que ce soit et entièrement d’accord avec Louise : on ne savait pas ce que ces trucs nous réservaient…

Rosalie était partie en balade aussi et je regardais Clara d’un air neutre, tandis que le silence s’installait. J’avais pas vraiment des choses à lui dire… elle voulait pas d’amis, elle voulait pas être sympathique, j’avais bien compris. Moi j’essayais une fois, deux fois et après quoi, je laissais tomber. Je voyais pas pourquoi je devais être la seule à faire des efforts, n’est-ce pas ? Mais ce n’était pas pour autant que je voulais lui déclarer la guerre… Judah lui avait demandé si elle voyait un truc, elle avait pas l’air à l’aise avec ça, je savais pas vraiment si elle nous serait d’une aide certaine mais une chose au moins était sûre : si elle gérait pas son pouvoir à fond, c’est qu’on était dans un endroit qui la dépassait largement… C’était quoi comme truc en fait ? Une créature ? Une créature comment ? Et même Judah semblait dépassé… Un truc plus fort qu’un dieu, c’était un titan, non ? On était dans un endroit en rapport avec ça ?

Des voix s’élevèrent de manière étouffée un peu plus loin. Visiblement, Judah et Louise se prenaient le chou. J’hésitais à intervenir avant de me raviser : Louise était une grande fille et Judah était con mais débrouillard… ils s’arrangeraient entre… BAM une porte qui claque… Ben voyons… Ils avaient envie de démolir la baraque ou quoi ? Mais soudain… Plus rien.

- LOUISE ?

Je l’avais appelé, de l’incertitude dans la voix. Pas de réponse.

- JUDAH ?

Pas beaucoup plus de réponse… Fronçant les sourcils, je me relevais en faisant signe à Clara de me rejoindre. J’avais beau entrer de pièce en pièce… ils ne semblaient plus être là… Ils étaient où bon sang ? Je regardais Clara d’un air perplexe avant d’ouvrir une nouvelle porte qui menait… à un grand escalier. Déglutissant, je décidais de le monter pour me retrouver face à une nouvelle porte. L’ouvrant d’un geste vif je me retrouvais… Sur le toit. Le pourtour pour être exact. De là, on dominait tout l’endroit : les jardins, la plaine d’où l’on venait. C’était absolument magnifique. Mais pas grande trace du dieu des enfers et de Louise… C’était quoi ce bordel ?

- Dis… Tu vois toujours rien ?


J’avais demandé à Clara d’un air pas très rassurée. Voyant qu’il lui faudrait sans doute un peu de temps, j’hochais la tête d’un air entendu :

- Prends le temps qu’il te faut, mais dis-nous si tu vois quelque chose surtout parce que j’ai pas l’impression qu’on est dans de beaux draps si tu vois ce que je veux dire… Faut aller chercher Rosalie.

Bon. Du calme. Règle numéro 1 : se rassembler ! Se retrouver tous ensemble pour être sûrs de n’oublier personne et qu’à plusieurs on pouvait être plus forts aussi. Enfin… fortEs dans notre cas… C’était pas grave. On allait s’en sortir. C’était pas non plus comme si Elliot m’avait dit de surtout bien rester avec Judah car il nous protégerait en cas de problème. Euuuh… Attendez… Si… C’était PRECISEMENT ce qu’il avait dit. Allez savoir si c’était le début de la maturité ou de l’inconscience mais je me rendais compte en redescendant les marches que je n’avais pas peur. Ou plutôt, que pour la première fois, je n’avais pas peur pour moi. Les autres m’importaient largement plus. J’avais Clara, une moire plutôt casse bonbon mais qui ne méritait pas non plus de mourir pour ça, j’avais Rosalie, une fille que j’adorais et que j’avais foutu dans la mouise… Et puis j’avais Louise…. Je m’étais pourtant juré qu’il ne lui arriverait plus rien en ma présence. Et puis… il y avait Judah. Là pour le coup, c’était une grande première. J’étais tellement abasourdi que j’avais failli loupé la dernière marche. Maintenant qu’il n’était plus là… il me manquait. Peut-être qu’il avait simplement décidé de nus laisser en plan parce qu’il nous trouvait inutiles et qu’il était parti avec Louise. Peut-être qu’ils allaient tous les deux bien et dans ces cas j’aurais tout le temps de les tuer quand je les reverrai… mais en attendant, j’en savais rien et dans le doute… J’avais même peur pour lui… C’était con hein ? Quelque chose au fond de moi me disait que ce n’était pas normal : il m’avait fait venir parce qu’il avait besoin de moi. Il m’aurait jamais laissé en plan comme ça. « je ne sais pas comment il te considère, mais il ne laissera rien t'arriver ». C’étaient les mots exact d’Elliot qui me revenaient en mémoire. Il n’aurait rien laissé m’arriver… C’était pas normal….

- Ah vous êtes venus ! Vous avez retrouvé Louise et l’autre taré ?

Je venais d’ouvrir une porte et de retrouver Rosalie, un livre à la main. Visiblement elle avait l’air sereine. C’était bien. Pas la peine d’être 50 à paniquer. Je me tournais pour voir si Clara étai toujours là, c’était le cas. Je me forçais à sourire à mon tour en m’approchant d’elle et en écoutant ce qu’elle avait à me dire. C’était à moi d’encaisser, c’est ce que Diane aurait fait si elle avait été là. Fallait au moins que j’essaye de pas paniquer. Ne pas paniquer et suivre le vent. Je fermais les yeux et j’entendais presque de nouveau la voix de Sophia. J’avais 4 ans, j’étais perdue dans une immense forêt. Il fallait que je suive le vent. J’ouvrais les yeux. J’avais 22 ans, j’étais perdue dans une immense plaine. Il fallait que je suive… que je suive quoi ? Mon instinct ? Mon intuition ? Les feux-follets ? Il me fallait un peu plus de visibilité et ça… sans mauvais jeu de mot, je risquais d’en avoir, avec la nouvelle trouvaille de Rosalie. J’eu une petite grimace de dégoût en observant les yeux dans le bocal. Mais mon regard se posa sur le seul qui était au dehors. Pourquoi il était tout seul celui-là ? J’hésitais quelques instants avant de diriger ma main vers la chose visqueuse avec lenteur et de m’en emparer. Mais en fait non, rien, c’était juste dégueu, sans indice supplémentaire… Je relâchais le truc vivement en me ressuyant les mains sur mon pantalon. Berk berk berk. Mieux valait passer à autre chose.

- Les filles ? On va sortir d’ici, d’accord ?


Je précédais la question que Rosalie allait me poser :

- Judah et Louise sont plus là. Je sais pas où ils sont. Mais non il faut qu’on continue. Je suis sûre qu’ils ne doivent pas être loin, un peu comme lorsque j’ai disparue… Allez venez, il faut qu’on retrouve les autres au plus vite, c’est mieux si on est tous ensemble et on aura plus de chance de retrouver les deux autres, ok ? Et j’ai déjà un moyen de transport… ou presque…

Je leur avais souri avant de les inviter à me suivre d’un signe de la main. Quelques minutes après, on était dehors… et sans aucune encombre… Ouf… j’aimais quand un plan se déroulait sans accro, c’était tellement rare… Je contemplais le jardin en essayant de ne jamais me départir de mon calme avant de me tourner vers les filles pour expliquer :

- Lorsque j’ai disparut… j’ai rencontré des feu-follets sur ma route. Vous savez ce que c’est ? Ce sont des petites boules de feu bleu qui chuchotent un truc. Dans Rebelle elle représentaient des âmes, je suis pas sûre que ce soit le cas aussi ici mais en tout cas, ils sont réputé pour nous guider sur notre chemin, nous amener là où on doit être. Quand je les ai suivis… ils m’ont amené ici… avec un peu de chance, ils nous montreront maintenant le chemin vers les autres…

Je déglutissais et m’avançait de quelque pas vers la sortie avant de crier :

- HOHE les feu-follets ? Vous êtes là ? J’ai besoin de votre aide !!! J’ai besoin qu’on me montre le chemin…

Ouais sauf que c’était pas des GPS et qu’en gros… personne ne se pointa. Mon visage se décomposa à mesure que le silence et que le « rien » s’imposait à moi. Ils viendraient pas. Ils m’aideraient pas. Parce qu’ils m’avaient déjà guidé. J’étais exactement là où je devais être… Fronçant les sourcils, je me tournais pour regarder le château. Y’avait rien dans ce truc, qu’est-ce que je pouvais bien avoir à faire avec ça ? Je me retournais dépitée vers Clara… Elle était notre dernier espoir.

- T’es sûre que tu vois VRAIMENT rien ? Tu veux pas forcer un peu pour voir ?

Je m’étais rapproché d’elle en espérant qu’elle forcerait. Et elle avait forcé… Un peu trop peu-être… D’un geste brusque, elle posa la main sur mon épaule. Je regardais sa main, puis son visage un peu perplexe. Ben quoi ?

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

Je susautais en l’entendant hurler, en fermant les yeux et en me protégeant le visage avec les mains. Puis d’un coup… plus rien. Puis… elle se remit à hurler. Avant de s’arrêter encore une fois de manière sèche.

- QUOI ?! MAIS QUOI ?! QU’EST-CE QUI SE PASSE ?

- EST-CE QUE J’AI ETEINS MA GAZINIERE AVANT DE VENIR ?!
- HEIIIIIN ?!
On hurlait tellement qu’on aurait pu rameuter tous les trucs des environs.

- PARCE QUE SI ELLE EST ETEINTE, C’EST QUE C’EST MA TÊTE QUI FLAMBE !!!


Je la regardais bouche bée, les yeux ronds. Elle était sérieuse ? Elle brûlait de la tête ? Ouais… à bien regarder, ça n’allait pas non… Sursautant de panique je regardais Rosalie :

- Elle surchauffe ! Viens m’aider, faut la calmer !

Je savais pas trop quoi faire d’une moire qui surchauffait. Fallait l’éventer ? Je regardais un peu partout autour de nous avant de…

- De l’EAU ! Vient !! VIENS M’AIDER ROSIE !! FAUT LA FOUTRE A L’EAU !!

On s’était mises à la pousser, mais c’est qu’elle résistait la gredine ! Et en utilisant un langage fleuri en plus ! J’étais tellement concentrée à la foutre à l’eau que je n’entendais même pas les vacheries qu’elle balançait.

- POUSSE-LA !


On venait d’arriver au bord de la rivière et on la poussait violemment dedans. Fallait pas que je tomber… fallait pas que je tombe… si je tombais, je ne pourrais de nouveau plus utiliser mon pouvoir. Je retrouvais alors l’équilibre et aider l’indestructible à faire de même. Puis soudain réagissant que Clara était là-dedans depuis quelques secondes maintenant, je me mettais à genoux au bord de la rive et plongeait la main dans l’eau pour la récupérer. La bouche bien fermée (déjà que le ciel était pas normal, manquait plus que l’eau soit empoisonnée ou je sais pas quoi !), je la tirais vers l’extérieur et à l’aide de mon amie, nous la hissions au dehors. Complétement essoufflée, je m’effondrais à côté de la moire. Je me relevais en position assise pour la regarder et Clara fit de même.

- Ça va ?! Punaise tu m’as fait peur !

Pour toute réponse, elle se contenta de sourire et de tomber dans les pommes.

- Merde merde meeeeerdeuuuuuh…. C’est pas vrai, j’y crois pas.

Allez, un petit coup de tazer ! Euuuh… Non… C’était peut-être un peu trop excessif… en plus elle était trempée… elle pouvait claquer ? On allait pas tester dans le doute.

- Rosie, lève-lui les jambes en l’air ! Je suis une habituée des malaises vagaux, lève lui les jambes, je l’évente.

Je commençais ensuite à lui tapoter la joue, de plus en plus fort jusqu’à ce qu’elle ouvre enfin les yeux. Des yeux bizarres… Ils étaient incrustés d’étoiles…

- Euuuuuh… Clara ?
- Je vois… je vois…

Elle semblait hésitait et moi je perdais patience :

- Tu vois QUOI ?
- Je vois... Oneiroi. Parmi ses mille enfants, la Nature choisie Morphée pour être le Sommeil. Habile à revêtir la forme et les traits des mortels. Nul ne sait mieux que lui prendre leur figure, leur démarche, leur langage, leurs habits, leurs discours familiers. Il règne sur le palais des Songes, aidant Archéron, son frère à faire entrer les âmes dans le Palais du Sommeil... Va t'en sale chat !

Elle s’était mise à parler très vite, comme si elle récitait ou plutôt, comme si elle lisait un livre. C’était plutôt déroutant. Elle termina en disant :

- Sa tâche prendra fin quand l'âme la plus pure disparaîtra.

Puis plus rien. Le silence. Le retour au calme. Pour elle. Pas pour moi. Je restais à la regarder, la bouche grande ouverte, les yeux ahuris.

- T’as entendu ce que tu viens de dire ? Tu as vu ça où ? Tu étais où ? Tu as parlé d’un chat…

Elle avait vraiment eu l’air de lire un livre… elle était allée dans une bibliothèque. De ce qu’Elliot m’avait dit un chat du nom de Socrate la gardait… il me semblait qu’il était au mariage de Lily et Elliot mais je n’en étais plus certaine. C’était de lui qu’elle parlait ? Elle était partie à Olympe ? Et Oneiroi… c’était quoi ? Morphée, je voyais, Archéron aussi… Palais des songes et du sommeil…. Si je me rappelais de mes bouquins de mythologie que je lisais quand j’étais gamine ces deux endroits étaient dans une partie particulière des Enfers appelé l’Erèbe… On était en Enfers ?! On était chez Judah ?! Mais pourquoi il avait l’air si peu rassuré alors ? On était chez lui pourtant…

- Je crois qu’on est en Enfers les filles… Erèbe, ça vous dit quelque chose ? C’était une espèce de divinité… qui a été transformée en fleuve… et c’est aussi une partie des enfers où les âmes sont un peu en purgatoire… C’est le passage entre la vie et la m…

J’avais blêmis d’un coup. On était pas morts… si ? Mais quand ? Comment ? Dans ce puits ? On s’était noyés ? Il fallait que je mange… Je sortais de mon sac le fameux Crunch qui était censé mon sauver la vie. Si j’étais en train de mourir, il servait plus à rien lui, autant manger au moins le carré que j’avais recraché un peu plus tôt. En le rangeant dans mon sac ma main cogna contre la couronne qu’Hadès m’avait donné. Je souriais faiblement. J’aurais tout donné pour qu’il se foute de ma tronche plutôt que d’être seule pour affronter ça. Et Elliot… Elliot me manquait terriblement. Ils étaient où ? Est-ce qu’ils étaient aussi en train de mourir ? Le reflet du soleil sur les strass du diadème me donnèrent une autre vision.

- C’est aussi un endroit où on va quand on est endormi… on dort peut-être… On est peut-être pas vraiment là… Il faudrait qu’on se réveille alors… mais… comment ?

Les strass brillaient tellement qu’une brèche entière s’ouvrait dans mon cerveau. Je connaissais pas toute la géographie des enfers mais je savais aussi qu’il y avait en plus du palais des songes et du sommeil, il y avait celui de la nuit.

- A mon avis on dort. Non, calmons-nous, on est pas mort, on dort. Genre Inception, vous voyez ! On est dans l’Erèbe, Clara a parlé de Morphée, le dieu du sommeil, on a aussi le palais du sommeil, des songes et de la nuit. Et ça… ça là ça doit être la personnification pleine et entière du palais des songes et les feu-follets m’y ont amené parce que… c’est mon destin de dormir ? Et que je dors plus que vous ? Non ça n’a pas de sens. C’est le palais de la nuit alors ? Ou celui du sommeil… Punaise je comprends rien. Si je me souviens bien le dernier palais est celui d’Hadès et de Perséphone. Mais je sais plus trop où il est celui-là… Et alors si c’est ça, mon destin c’était… de… de…

Je regardais la couronne. Je divaguais complet. Je la rangeais d’un coup sec.

- Bon j’ai pas de destin. Ça c’est du toc et on sait pas quel palais c’est. On avance pas des masses en sommes… Sauf qu’on est peut-être endormis… Si c’est ça… vous feriez comment pour vous réveiller dans un cas pareil vous ?

J’aurais pu vraiment trouver ça méga cool si j’avais pas autant peur.




Alexis : 90%
Kit de survie : trousse de soin 25% + phare de voiture + gel hydroalcoolique 750 mL + Manette PS 2 avec fil + Une couronne de princesse


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________________________________________ Jeu 5 Mai 2016 - 21:33





Le Berceau de la Vie

Mission
"
Vraiment … Dégueulasse. Je n’avais pas d’autre mot en tête à ce moment précis. Je venais de m’essayer les mains lorsque que la fille Indestructible arriva à ma hauteur pour me demander comment cela se fait que l’on pouvait manger tout est n’importe quoi. Je me reculais un peu avant de la regarder avec les gros yeux et de la dévisager un peu de la tête en bas. Comment ça c’est injuste ? Sérieusement ? Elle trouvait cela juste injuste. Sauf que bah désolé ma petite, mais c’est la vie. C’est comme cela, c’est des choses qui arrivent. C’est le destin. Il y a parfois dans le destin des choses qui sont comme obligées de se produire. C’est écrit, noir sur blanc, c’est prédit et c’est comme cela. On ne pouvait rien y faire.

« Je ne sais pas ma grande ! Il est vrai que c’est injuste, mais c’est comme ça. Et puis on peu parce que si quelque chose nous tue on se régénère. On meurt pas aussi facilement »

Et parfois il y avait vraiment des avantages à être une personne divine. Très peu d’inconvénient en même temps … Je pouvais me téléporter comme je le voulais, même si c’était un point que je devais retravailler un petit peu. Cela faisait assez longtemps que je ne m’étais pas téléporté. La preuve étant que la dernière fois, je n’étais même arrivé pile au niveau du cratère comme les autres. J’utilisais tellement peu la téléportassions puisque je restais la plus par du temps chez moi, à bouger seulement entre le canapé, le réfrigérateur et ma chambre. Contrairement à Liam sortir n’était pas franchement mon truc. J’étais une associable de première, je le savais parfaitement et je ne faisais absolument rien pour changer cela. Je n’avais pas envie après tout. J’étais bien mieux tout seul que entouré de je ne sais combien de personne dont la moitié que je ne connaîtrais sans tout pas. Non. Au moins j’étais tranquille à la maison à regarder la télévision. Pas de pression. Rien. L’avantage aussi justement c’est que je ne pouvais mourir que si un dieu voulait me tuer. Ce qui était à la fois une bonne chose comme une mauvaise. La bonne c’était que j’évitais la plus part du temps même on va dire TOUT le temps d’être en compagnie d’un dieu. C’était assez agaçant parce que je ne les aimais pas vraiment. Mais comme déjà dit, voir miss déesse de l’amour toutes les semaines était déjà assez suffisant pour moi. Du coup être aussi éloigné qu’ils ne pensent pas forcément à venir un matin pour mettre fin à ma vie. La mauvais chose c’était que justement, il pouvait venir comme ça et mettre fin à ma vie. Sans que je ne me rende compte de quelque chose ou autre. C’était comme ça … Bam je meurs.

J’avais un certain avantage aussi c’est que justement je pouvais manger un peu tout et n’importe quoi. Surtout que je n’avais pas besoins de manger. Je n’avais pas forcément faim là maintenant alors que je croquais dans ma pomme. A vrai dire je n’avais jamais faim, comme je n’avais jamais soif. Manger et boire étaient deux choses capitales pour les humains lambda mais pas pour moi. Tout ce que je mangeais ou buvait était du à de la simple gourmandise. De la gourmandise et rien de plus. C’était juste pour un simple plaisir personnelle que de manger ou de boire. Juste parce que c’était bon. Ca c’était un sacré avantage. Je pourrais passer des jours sans rien manger ou boire que cela ne me fera absolument rien. Alors que la miss Rosalie pourrait, elle, en mourir. Ouais, c’était injuste. Injuste pour elle parce que je n’allais réellement pas ma plaindre de tout ces petits avantages quand même. Surtout lorsque c’était en ma faveur et pas celle des autres. J’étais très égoïste je le sais ! Et j’étais fière de l’être. Je le suis toujours par ailleurs. Je n’en avais pratiquement rien à faire des personnes qui pouvaient m’entourer. Personne sauf Liam. Sauf ma sœur. Mais juste elle est c’était tout. Personne d’autre ! Et puis bon, parfois il faut savoir aussi ce montré très égoïste envers les autres. Les gens qui partagent trop me gave. J’ai envie de les secouer un peu. De leur dire qu’il arrête de se montrer aussi gentil. Qu’il fallait qu’ils se secouent un peu.

J’étais toujours assise sur le plan de travail lorsque je vois Louis commencer à s’aventurer dans la demeure. Il allait lui arriver quelque chose. Quoi ? Je ne savais pas. Rectification : Je ne le savais pas ENCORE. Mais il allait se passer quelque chose. Cette demeure était bien trop étrange pour que l’on puisse aller visiter facilement la demeure sans que rien ne s’y produise. C’était bien trop louche, tout commencer à devenir bien trop louche à mon goût. C’était bien trop étrange et cela m’énerver de plus en plus que je n’arrivais pas à savoir pourquoi. J’essayais de comprendre, de savoir, de deviner. Malheureusement toutes les solutions que j’en déduisais me paressait trop simple, trop facile et quelque chose me disait que derrière, c’était un truc bien plus complexe, bien plus réfléchis que ce que à quoi je pouvais bien penser. Après, j’étais peut-être sur quelque chose. Peut-être que ma tête avait trouvé le début mais qu’il manquait simplement le fin. Je ne savais pas, je ne savais rien. Tout ce que je savais c’est qu’il allait arriver quelque chose à Louise et même à Judah lorsque je les avais vus quitter la pièce. Mais je n’avais rien dit, préférant attendre de voir si j’avais plutôt raison.

Quelques minutes étaient passées et on ne les avait toujours pas vus revenir. Rosalie décidait d’elle aussi de partir de là disant qu’on n’allait pas rester dans cette pièce indéfiniment. J’étais penchée un peu en avant, les mains sur le bord du comptoir alors que je tournais la tête vers elle. Mon visage était neutre. Je ne disais rien me contentant de la regarder d’un simple regard. Pas d’expression rien. Qu’elle aille s’aventurer elle aussi. Je préférais quand à moi rester un peu ici pour l’instant. Et puis s’ils partaient devant moi, dans la logique il y avait moins de chance qu’il puisse m’arriver quelque chose. Ils allaient tout prendre à ma place et je serais plus tranquille. S’il y avait vraiment quelque chose là bas qui pouvait nous mettre presque tous en danger. Il n’y avait plus aucun bruit. Un simple silence c’était installer. On entendait même plus les cries de Judah et de Louise. On entendait même plus les bruits de pas de Rosalie. Rien. Plus de porte qui pouvait s’ouvrir ou qui pouvait se refermer. Le silence complet. Même pas une petite mouche ou tout autre insecte qui faisait du bruit en volant. Je tournais la tête vers Alexis avec le même regard perplexe qu’elle. Bon d’accord ce n’était pas bizarre du tout. Sans rien de dire de plus je finissais par sauter par terre avant de reprendre mon sac de mettre une lanière sur l’une de mes épaules et de commencer à avancer vers la porte que tout le monde avait empreinte. J’étais derrière Alexis alors que celle-ci commençait à ouvrir toutes les portes. Mais personnes ne se trouvait dans l’une des salles.

Personne.

Aucune trace de Judah et de Louise. Ils s’étaient comme envoler, comme téléporter. Mais où ? Je suivais Alexis sans aucun mot. Je m’en foutais un peu s’ils avaient disparut. Enfin surtout de miss parfaite parce qu’au final, je ne les appréciais pas forcément et surtout elle. Elle m’était insupportable. Non, je voulais savoir comment ? De plus en plus de question me venait en tête, je cherchais un truc logique dans ma tête. Je cherchais encore et encore mais rien. Je ne fis que simplement hocher la tête de gauche à droite lorsque mis électrique me demanda si je ne voyais pas quelque chose. Je ne voyais rien absolument rien et cela m’agaçait plus que tout.

Je continuais de ne rien dire, alors qu’elle me demanda de prendre mon temps et qu’on était dans de beaux draps. Elle n’avait pas forcément tord. Nous étions effectivement dans de beaux draps. Je la suivais pour aller rejoindre Rosalie et au fond de moi j’espérais qu’elle n’avait pas disparût elle aussi. On fini par arriver dans une salle, une grande salle ou la jeune femme se trouvait là en pleins milieu de la pièce avec un livre dans les mains. Depuis plusieurs minutes maintenant, je n’avais sortie aucun mot. Et je n’en sortis même pas un lorsque je vis en haut de l’armoire le pot remplis d’œil qui avait son liquide qui commençait à dégouliner. Aucun pour prévenir miss indestructible qui venait de se le recevoir en pleine tête. Aucun mot même pour me moquer d’elle. Pas un ‘’bien fait’’ ou alors une ‘’il fallait faire attention’’ ou juste même un gloussement. Rien, nada, que dalle. Mon cerveau était entrain de réfléchir à cent à l’heure. J’essayais en même temps de comprendre ce qui était entrain de se passer sous nos yeux. Je savais que c’était là, que ce n’était pas loin, là sous nos pieds. Mais je n’arrivais pas à le prendre, je n’arrivais pas à comprendre. J’étais entrain limite de surchauffer. Je m’étais adossée à l’encadrement de la porte en regardant les filles devant moi. Je restais fixé sur l’œil en dehors du pot, sur l’œil que Alexis venait de prendre et de relâcher en pensent très fortement que c’était dégueulasse. Cela se voyait sur son visage. Je m’approchais avant de me pencher pour prendre l’œil dans mes mains. C’était exactement comme nos yeux à nous. A ce moment là. Je réussissais à décrocher un petit sourire. J’allais le garder avec moi tient. Je faisais sauter l’œil dans ma main tout en écoutant Alexis d’une oreille.

A vrai dire, je n’étais pas vraiment sûre avec son hypothèse. Pour moi, pour le coup c’était trop facile qu’ils aient disparut aussi facilement que cela. Mais par contre elle avait raison sur le fait que nous devions nous regrouper. C’était sans doute plus prudent comme ça puisque dès que nous nous séparons un peu on disparaît comme cela. Toujours avec l’œil dans mes mains et mon sac bien accrocher à mon dos, je suivais les filles avant de sorti à leur suite dans la grande plaine. Les nuages étaient toujours rouges au dessus de nous. Rouge ? Mais pourquoi rouge ? Pourquoi tout ce cirque ? Pourquoi ? Je n’arrêtais pas de réfléchir encore et encore. Toujours, toujours plus.

« Raah on c’est ce que se sont les feu-follets ! Pas la peine d’expliquer autant ! »

Désolé si j’étais un peu ‘’brusque’’ une nouvelle fois ! Mais cette fois je ne voulais pas vraiment être brusque. Si, si je vous le jure. C’était juste que toute cette histoire commence à me courir sur le haricot et je voulais en finir le plus vite possible. Alors on arrête de parler et on se bouge un peu. Alexis commença à crier pour demander au feu-follet de venir. Je la regardais un peu avec les gros yeux. Ce n’était pas elle qui venait de nous expliquer qu’est-ce que c’était le feu-follet ? Elle ne savait pas comment cela fonctionnaient aussi ?

« Heuu … Tu sais ça sert à rien de crier de la sorte. Comme tu dis, tu n’as pas vu le film toi ? Les feu-follets ils ne viennent pas eux parce que tu vas les siffler ok ? Alors arrête de crier je vais avoir mal à la tête maintenant. »

Je me prenais la tête entre mes mains. Je commençais à avoir mal à la tête maintenant ! C’était bien joué dit donc ! Merci beaucoup ! J’avais la tête qui commençait à me brûler. J’avais mal très mal. J’avais toutes les informations depuis le début qui circulait dans ma tête. Je cherchais à les relier les uns aux autres dans un ordre logique. Mais je n’arrivais pas, je n’y arrivais pas. J’avais mal très mal. Extrêmement mal. Je brûlais de l’intérieur. C’était une sensation tellement désagréable, tellement horrible. En plus il y avait l’autre qui venait de ma dire que j’étais leur dernière chance. Quoi ? Moi leur dernière chance ? Par Hadès j’allais mourir …

Je déposais ma main sur l’épaule d’Alexis.

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! »

Je venais de hurler de toutes mes forces alors que mes yeux indiquaient clairement la peur. Je me tournais pendant quelques secondes pour calmer. Allez Clara, c’est rien tout vas bien ce passer. Je reprenais une nouvelle grande respiration alors que mon cœur battait rapidement dans ma poitrine. Je me retournais une nouvelle vers Alexis alors que …

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !! »

Je venais de crier une nouvelle fois. J’avais mal … TRES MAL ! Alexis se mettait elle aussi à crier me demandant qu’est-ce qui se passait. Qu’elle ne crie pas, j’avais déjà mal à la tête comme cela.

« EST-CE QUE J’AI ETEINS MA GAZINIERE AVANT DE VENIR ?! »

Ma gazinière … Non je l’avais éteinte …

« PARCE QUE SI ELLE EST ETEINTE, C’EST QUE C’EST MA TÊTE QUI FAMBE !!! »

Ma tête … Elle était entrain surchauffé. Comme un ordinateur lorsqu’on lui demande de faire trop de chose en même temps. J’avais chaud … Très chaud. Et l’autre elle n’avait pas l’aire de me croire en plus ???! Je prenais ma tête dans mes mains alors que j’avais mal.

« MAIS PUNAISE ! MERDE J’AI MAAAAAL »

C’est maintenant qu’elles décident de ce bougé elles ? Les filles étaient venues à côté de moi, je n’entendais pas ce qu’elles racontaient, me jeter à l’eau ou autre truc. Je n’entendais pas trop occupé à crier tout et n’importe quoi.

« JUDAAAH ?? ESPECE DE DIEU DE … JE SAIS QUE C’EST TOIIII !!! ARRÊTE SA TOUT DE SUITE ! JE VAIS DE FAIRE BOUFFER … »


Qu’il arrête ça tout de suite. J’étais entrain de cramer de l’intérieur. J’avais mal, c’était en surchauffe, j’avais chaud, beaucoup trop chaud et je savais que c’était de sa faute. Il était là lui ! Il était la je le sais, je le sais très bien !!! Je me débattais dans tout les sens, je n’arrivais pas à ma calmer.

« MONTRE-TOI HADES ! CE N’EST PAS MA GAZINIERE ! JE LE SAIS SINON LIAM QUI EST A LA MAISON L’AURAIT ETAINTE !!!! »

Oui … Liam l’aurait éteinte, je ne sais. Elle l’aurait fait. Ah moins que ??? Non pourquoi je me ferais du souci. Dans tous les cas, si l’immeuble avait sauté, elle aurait survécu tout de même je le sais. Elle aurait ressuscité. Pas de panique … Elle assure ! Je le sais. Liam est forte et intelligente il n’y avait aucun de doute. Mais putain ma tête !!

« J’AI CHAUD !!! NON DE ZEUS IL ME FAUT DE L’E … »

D’un seul coup me sentis submerger. D’un seul coup, je me sentais … mieux. Je lâchais un looooong soupire alors que je me trouvais de la tête aux pieds dans l’eau. Qu’est-ce que cela faisait du bien. Je fermais les yeux alors que je restais là sans boucher. Juste de l’eau … Qu’est-ce que ça faisait du bien. J’avais beaucoup moins mal à la tête. Je pourrais rester des heures et des heures la dedans. J’étais tellement bien moi, là .... Mais non ! Il avait fallut quand même que miss électrique décide de ma ramener à la surface. J’avalais de l’eau de travers pendant ma remonter alors que je sentis d’un seul coup le sol contre mondes. J’étais entrain de tousser et de tousser encore et encore. J’essayais de me relever un peu sur mes bras avant de regarder les filles et de leur faire un petit sourire avant de retomber aussi sec. Trop d’émotion, trop d’énergie. Ce fut le noir complet. J’étais bien quand même, tranquille. Sauf que je sentais comme des coups. Des coups contre moi qui devenaient de plus en plus forts.

Je me relevais d’un seul coup.

« Je vois … Je vois … »

Je m’arrêtais pendant un instant ne sachant pas quoi dire de plus. Avant de reprendre en parlant très rapidement et un peu plus fort.

« Je vois … Oneiroi. Parmi ses milles enfants, la Nature choisie Morphée pour être le Sommeil. Habile à revêtir la forme et les traits des mortels. Nul ne sait mieux que lui prendre leur figure, leur démarche, leur langages, leurs habits, leurs discours familiers. Il règne sur le palais des Songes, aidant Archéron, son frère à faire entrer les âmes dans le Palais du Sommeil … Va t’en sale chat ! »

Je faisais de grande geste. Saleté de chat ! Je balançais ma main manquant de frapper Rosalie par la même occasion. Qu’il s’en va, je n’avais pas envie de se chat. Va-t’en ! VA-T’EN !!

« Sa tâche prendra fin quand l’âme la plus pure disparaîtra. »

D’un seul coup je redevenais normal. J’essayais de reprendre ma respiration La je venais de parler vraiment trop vite, même pas le temps de respirer. J’essayais de me rasseoir correctement sur le sol.

« Bien sur que je me souviens de ce que j’ai dit ! Mais non je sais plus où j’étais … »

Non je ne me souvenais plus. Plus du tout de ou ce que j’étais. Je me souvenais juste de ce chat qui était venu sauter sur le livre et qui m’avait déranger. Je me souvenais juste du livre. Enfin je n’étais pas forcément sur que se soit un livre en faite. Je ne savais plus. J’essayais un peu de me re concentrer un peu alors que Alexis était encore entrain de blablater. Je comprenais ce qu’elle était entrain de dire. Et j’étais …à moitié d’accord avec elle. On était dans une partie des enfers. Très certainement. Le fleuve … Très certainement aussi. Le fleuve avait un truc avoir. Il avait un genre de truc dedans. Il était un peu comme magique, en tout cas j’en avais l’impression. On dormait … J’en étais moins sur. Très certainement aussi. On ne pouvait pas forcément être mort en tout cas. Je ne pouvais pas me noyer et si Alexis était morte alors comment j’étais, moi, arrivée ici ? On ne pouvait pas dormir, je ne pouvais pas dormir. Je n’en avais pas besoins. J’étais une créature. Je n’avais pas besoins de dormir, je ne dormais pas. Ce n’était pas comme cela qu’on était arrivé ici. Mais j’avais envie de faire un truc …

Je me penchais légèrement pour atteindre le bras d’Alexis lorsqu’elle avait fini de parler. Sans une seconde de plus je me permis de la pincer. Elle rouspéta, se plaignant que je lui avais fait mal.

« Désolée … Mais tu voulais me demander comment je ferais pour me réveiller non ? Voilà comment je ferais pour me réveiller si je pouvais dormir. Tu l’as ta réponse non ? Je ne pense pas que l’on est entrain de dormir très personnellement. Comment ça se fait que je suis là alors ? Je suis une créature, je ne ressens pas forcément la grande chaleur réelle, je ne sens pas le froid. Je n’ai pas besoins des choses primaires comme les humains. Comme manger, boire ou même dormir !! Alors je ne sais pas comment je serais venue ici. Je ne dors pas. Je suis une créature, je n’ai pas d’âme contrairement à Cerbère. ! »


Je fini tout de même par me relever regardant tout autour de moi. Bon, réfléchis encore un petit peu Clara, tu peux la faire. Une fois toutes mes petites idées en place, je me retournais vers mes deux compagnons avant de leur dire.

« Bon … Alors voilà en tout cas, ce que je sais. Du moins ce que je pense avoir deviné. Comme le dit Alexis, je pense que nous sommes dans une partie des enfers. Puisque Judah a décidé de faire son enfer dans le monde des contes. En passant par le truc avec ce puits on est à pas réellement quitter les lieux. Juste changer d’endroit. Le palais où on était ça doit sûrement être le palais des songe et vous vous rappelez du moine n’est-ce pas ? Et bien je pense que c’est … Morphée ! Je suis entrain de réfléchir encore sur qui pourrait être Achéron. Il me manque encore des détailles. Comme ce … chat ! Ou j’ai bien pu être pour avoir un chat ? Dans la bibliothèque de l’Olympe ? Ça voudrait dire que c’était Socrate alors ! Mais je ne suis pas forcément sûre sur ce point ci. Comme il faut savoir qui est cette âme SI pure. Mais la déesse magique a raison, faut essayer de trouver les autres. »


Je commençais à avancer un peu. Tout commençait un peu à se placer dans l’ordre dans ma tête. Je me sentais un peu mieux d’ailleurs même si j’étais de nouveau toutes mouillé encore une fois. Je crois que j’avais pris assez de douche comme cela. Je m’arrêtais alors brusquement en repensant à Judah et Louise. Je me retournais vers les deux filles derrière moi avant de regarder un peu plus Alexis. C’était elle la plus proche de la jeune femme non ?

« Désolé de t’apprendre cette nouvelle mais … Je ne crois pas que l’on risque de revoir Louise. Elle n’est plus des notre. Quand à Judah … Pour le coup je ne sais pas réellement pour lui. En tout cas nous sommes plus que trois. »


Puis je repris ma route comme si de rien n’était. Je n’avais que faire de miss parfaite. Tant pis si elle n’était plus des notre maintenant. Je ne l’appréciais pas, cela ne me faisait absolument rien du tout.






Clara : 100%
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