Magic
League 3

de Dyson

MAGRATHEA :
28.10.18
de Natoune


14.11.18
Disney Rpg


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Ensuite, réveillez-vous calmement et allez jusqu'au bout de votre rêve
sans jamais vous laisser décourager. » (Walt Disney)
 


٩(͡๏̯͡๏)۶ Magic League, chapitre III ☆ Evénement #98
Une mission de Dyson Walters - Ouverture : septembre 2018
« La Chute des Héros ! »

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 Evénement #59 : Le Berceau de la Vie [Fe]

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Hadès Sandman


« Je n'ai rien d'un
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________________________________________ Jeu 12 Mai 2016 - 10:15



« Je m'appelle Hadès. »
« Je sais que tu m'observes tout le temps depuis que tu es arrivé. »




    Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine...

    « Le temps des tempêtes est achevé.
    Les boucliers sont fendus.
    Le temps des loups arrive.
    Personne n'épargnera personne.
    Une douleur nouvelle ébranlera la terre.
    Quand la flamme de Surt s'allumera.
    L'amour périra. »


    Je suis seul, désormais. Je ne les entends plus. Le bruit des enfants dans ma tête s'est éteins. Dans le ciel les étoiles disparaissent les unes après les autres. Des hommes en armures courrent un peu de partout, tandis que quelque chose gronde à l'intérieur de mon corps. Je fait passer nerveusement mes doigts les uns sur les autres, laissant apparaître de petites boules de feu dessus. L'un des hommes s'arrête et m'observe. Puis, il reprend sa route. Ils attendent tous que quelqu'un vienne, mais j'ai la sensation qu'on est désormais tout seul.

    « Est ce qu'il y aura une tempête ? » demandais-je à un des hommes en armure qui portait une tenue différente des autres.

    « Non, ce ne sera pas une tempête. » me répondit-il tout en observant le nuage qui s'étendait au loin.

    Le soleil avait laissé place aux ténèbres. Je devrais en avoir peur, mais je préfère la nuit au jour. Ce qui m'effraye, c'est l'eau qui continue de monter. Petit à petit, la terre a commencée à sombrer dans la mer. Un feu s'est déclaré au loin. Les gens sont apeurés et courent dans tous les sens afin de trouver refuge dans leurs maisons. L'homme qui m'a répondu leur a dit de rentrer chez eux, d'allumer une bougie et de prier. Puis il a appelés les siens. Tous ces hommes en armures qui sont là pour nous protéger. Des Sentinelles comme il les appelaient.

    Je voulais voir ce spectacle. Ils étaient tous alignés les uns à côté des autres, leurs boucliers fondant le sol, tandis qu'un amas de fumée s'avançait vers eux. Mon regard fut attiré par un petit murmure au loin. Ca y est, il y en avait à nouveau un. Une de ces lumières bleues qui apparaissait de temps en temps et qui parlait avec moi. Je pouvais les entendre. D'autres les voyaient, mais j'étais le seul à qui ils répondaient. Je savais comment leur parler. Il me demandait de le suivre. Je m'étais éloigné des autres afin de le rejoindre. Plus on s'éloignait, plus des cris retentaient derrière moi. Au bout d'un moment, la petite lumière bleue disparue.

    Je n'avais pas peur. Je sais que les gens parlent de mourir, de cesser d'exister. Ils en sont effrayés, mais la mort est quelque chose qui m'intrigue plus qu'autre chose. Je la vois comme une de ces lumières qui m'attend et qui m'appelle. J'ai toujours préféré la nuit au jour, les ténèbres au soleil. J'ai la sensation qu'elles ont plus à m'apporter, qu'elles me comprennent mieux. Et puis elles font moins mal aux yeux. Je passais une main devant mon visage, tandis qu'une vive lumière était apparue face à moi. Elle diminuait petit à petit et je pouvais enfin voir. D'abord ce ne fut qu'une main. Je clignais plusieurs fois des yeux et tout un corps apparu.

    « N'aie pas peur de la lumière, car il en faut pour discerner les ténèbres. »

    Il était très grand et mince. Je l'avais vue s'accroupir devant moi et son visage souriant quoi que soucieux m'observait.

    « Que fais tu ici, tout seul ? » demanda t'il d'un air intrigué.

    « Je les ai suivis. »

    Une nouvelle fois les petites lumières bleues étaient apparues tout autour de moi et l'homme s'était relevé d'un air surpris.

    « Ils aiment ta présence. » réalisa t'il. « Avec eux, tu ne seras jamais tout seul. Ils te guideront toujours vers la lumière. N'oublie jamais de les écouter. »

    Il tendit le bras vers moi et ouvrit sa main, comme pour m'inciter à la prendre. Tandis qu'un sourire confiant décrispait son visage.

    « Il est temps de partir. »

    Je fis un pas en arrière, l'observant d'un oeil inquiet. Est ce que je devais réellement entrer dans la lumière ? Derrière moi, je pouvais y voir un nuage grossissant. Les cris s'étaient arrêtés. Il n'y avait plus que moi et lui. L'air était devenu lourd et glacial.

    « Tu n'as pas envie de vivre une aventure ? » me demanda t'il en faisant une petite mimique malicieuse. Je plissai des yeux, avant d'observer une nouvelle fois les alentours.

    « Où sont ils allés ? » interrogeai-je. Pourquoi je ne les entendais plus. Autant les bruits d'enfants que ceux des adultes étaient diffus jusqu'à disparaître.

    « Ils sont allés ailleurs et si tu le souhaites, nous pouvons les rejoindre. »

    J'hésitai une dernière fois avant de prendre sa main. Le soleil m'avait ébloui pour la seconde fois, tandis qu'en ouvrant les yeux petit à petit, je pouvais y voir des enfants courir et s'amuser. On ne m'avait pas mentis. Ca allait être vraiment une belle et grande aventure.


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« Je m'appelle Hadès. »
« Je sais que tu m'observes tout le temps depuis que tu es arrivé. »



Hadès


« A la recherche,
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________________________________________ Jeu 12 Mai 2016 - 10:15



« Je m'appelle Hadès. »
« Je sais que tu m'observes tout le temps depuis que tu es arrivé. »




    Aujourd'hui...

    « Je dois vivre cette aventure. » murmurais-je tandis que des souvenirs remontaient à la surface. Je tournai la tête en direction de ma version miniature. Lui seul pouvait changer le futur et décider de ne plus suivre la lumière. La lumière. Il y a bien longtemps, un homme était venu me voir et m'avait proposé de suivre la lumière avec lui. J'étais encore un tout petit garçon, comme celui qui se tenait devant mes yeux. Comment avais-je pu oublier cette partie là de mon existence ?

    « Tu es sûre que c'est une bonne idée de s'éloigner autant du campement ? »
    « Mais soit pas si trouillard, on chasse et quand on chasse il faut s'éloigner. »

    Mon regard s'était posé sur la petite Artémis. Je savais pourquoi on était là. Je l'avais suivie pour aller à la chasse. Elle traquait une grosse créature et on s'était retrouvé au dehors des frontières de la Grande Vallée. On avait marché un petit moment, suivant les traces laissées. Artémis était une bonne chasseuse, mais elle débutait. Elle ne calculait pas les risques que ça pouvait entraîner de s'aventurer au delà de nos frontières. Il nous avait pris en chasse et le chasseur était devenu la proie. Ce n'était plus la petite créature qu'on coursait, mais le serpent qui nous avait tendu un piège. On avait trouvé cet endroit et j'avais fuis, la laissant seule face à lui...

    Un autre souvenir plus ancien encore fit surface. Il y avait face à moi un petit garçon musclé et torse nue, avec de l'eau qui tournait autour de lui. J'avais mes petites boules de feu qui dansaient sur mes doigts crispés. Il allait une nouvelle fois m'attaquer. Pour lui c'était qu'un jeu. Il voulait me mouiller, je voulais juste être tranquille. Quand il avait envoyé une nouvelle fois une vague d'eau sur moi, quelque chose de rond, taillé dans le bois, s'était interposé entre le jet d'eau et moi. Un autre petit garçon, tout autant musclé, avait son bras brandit devant moi avec ce fameux bouclier, empêchant l'eau de nous atteindre. Une fois l'eau tombée, il avait baissé son arme de défense et il avait fusillé du regard Poséidon avant de tourner la tête dans ma direction.

    « Tu dois apprendre à te défendre, sinon ils vont te mettre la misère. »

    C'était une version plus petite d'Arès qui s'était opposée à Poséidon, tandis que d'autres enfants autour étaient venus regarder le spectacle. Parlait-il d'eux ? Parlait-il d'elle ? Mon regard avait croisé celui d'une petite jeune fille blonde. Tout se bousculait dans ma tête. Je me trouvais ici, face à Elliot et au Dragon et en même temps j'étais là bas. Mon regard avait croisé celui de l'autre groupe, composé de mini Artémis, mini moi, Sebastian et Louise qui venait de revenir. Où était elle allée ? Avait-elle fait quelque chose ? Ma version miniature venait de lui prendre la main. Ce n'était pas la première fois qu'une main se trouvait dans la mienne.

    Dans mes souvenirs j'étais assis dans l'herbe, à l'écart des autres. Je ne pouvais plus me fier à eux. Ils allaient me mettre... la misère, comme le disait Arès. Ils se moquaient souvent de moi, parce que j'étais plus petit, moins musclé et différent. Je n'étais pas arrivé en même temps qu'eux. Il n'y avait que celui qui volait, Hermès, qui venait me parler de temps en temps. Les autres étaient bien trop occupés entre eux. Même si parfois, il arrivait qu'elle vienne me voir. Ce jour là elle était venue. Elle s'était assise dans l'herbe à côté de moi et elle m'avait observée un petit moment, sans parler. Une fleur était piqué dans ses cheveux. Depuis que j'étais arrivé ici, j'avais toujours trouvé qu'elle était la plus jolie et j'adorais quand elle mettait une fleur dans ses mèches rebelles. Au bout d'un certain temps j'avais osé tourner la tête vers elle, toujours aussi gêné par sa présence.

    « Je t'ai trouvé très brave. Face à... Poséidon. Il est méchant avec moi aussi. Quand on ne fait pas ce qu'il veut, il est très méchant. Mais tu as raison de ne pas te laisser faire. »

    « Je n'aime pas me battre. » avouais-je avec une petite voix. Elle avait observée le ciel avec une mimique songeuse avant de poser une nouvelle fois son regard sur moi.

    « Tu sais... c'est pas forcément en se battant qu'on obtient ce qu'on veut ou qu'on se fait accepter des autres. Moi j'y arrive très bien, même si je me bats jamais. »

    Elle m'observait avec un petit sourire supérieur et complice. Elle était en train de me partager l'un de ses secrets ? Je n'avais pas pu m'empêcher de laisser échapper un petit sourire, qui l'avait faite sourire encore plus.

    « Je pourrais me battre pour toi. »

    « Tous les garçons disent ça. » avait-elle dit en laissant échapper un rire. « Mais ils ne le font jamais. »

    Je l'avais fait. Bien des années après, mais je l'avais fait. Pour l'instant, je m'étais contenté de prendre la fleur qu'elle avait retirée de ses cheveux et qu'elle m'avait tendue. Dans un autre souvenir j'étais avec Heimdall. Il se tenait debout face à moi et je faisais les cent pas en tentant de me calmer. Poséidon avait recommencé et je savais que j'allais me faire gronder, car cette fois ci j'avais agis. Mais il avait maintenu la tête d'Aphrodite trop longtemps sous l'eau et ça m'avait mis hors de moi. Au lieu de faire danser les boules de feu sur mes doigts, je les avais envoyés sur son visage. Il s'était protégé avec son eau, mais quand il avait voulu riposter face à moi, une petite lumière bleue s'était interposée. Elle flottait dans les airs. Je savais qu'elles m'avaient suivies jusqu'ici, vue que je les entendais toujours, et ce chaque nuit.

    « Laisse la tranquille ! »
    avais-je hurlé tandis qu'une vague d'eau me venait par derrière et que pour l'éviter j'avais créé un mur de feu. Sans doute le plus grand mur que je n'avais jamais créé. Mais je n'avais pas réussi à le contrôler et il avait continué à brûler bien après le passage de la vague, mettant le feu à ce qui l'entourait. Poséidon m'avait poussé, me traitant d'incapable, puis il avait fait apparaître plusieurs vagues d'eau qui avaient anéantis mon feu. C'est à ce moment là qu'Heimdall était arrivé et qu'il avait vue l'étendu des dégâts. On s'était retrouvé ici, face à face, quelques minutes après et il n'était pas content de mes agissements.

    « Tu ne dois pas agir ainsi. »
    « Il s'en est pris à elle ! » avais-je répondu un peu trop violemment. « Je voulais juste la protéger. »

    « Quand on prend une décision pour aider les autres, cela implique des conséquences parfois désastreuses. Il faut être sûr des risques et ne pas voir qui on va affronter, mais ce qu'on risque de perdre en agissant ainsi. »

    J'avais levé les yeux vers Elliot, laissant de côté mes souvenirs. Il avait peut-être raison. Il se pourrait bien qu'une infime partie de moi veuille le protéger plutôt que de le tuer. Et que tout le reste ne souhaite qu'une chose : sa mort. Il allait conduire les dieux à leur perte. Je me moquais pas mal d'eux, car ils n'avaient aucune importance à mes yeux. Mais je lui avais promis de la protéger et d'être toujours là pour elle. C'était plus fort que moi. Les mots d'Heimdall raisonnaient dans ma tête. Si je venais à tuer Elliot, dans le but d'aider les autres, cela impliquerait une conséquence désastreuse : je la perdrai elle.

    Je n'ai pas croqué dans cette pomme ce jour là. Je m'en souviens maintenant. Les souvenirs se mettaient tout doucement en place. 5 millions d'années à vivre ma vie et tellement avant. Je ne me souvenais pas de ce qu'il y avait au delà de mes souvenirs d'enfants. Est ce que je pouvais remonter encore plus loin et voir mes parents ? Est ce que c'était ça qu'on était venu chercher ici ? Je n'en avais pas envie. La seule chose qui m'importait, c'était de rentrer.

    « Ils sont à toi. » avais-je dit à l'encontre d'Elijah qui avait souri face à la nouvelle. « Je sais que tu ne leur feras pas de mal vue qu'on est là aujourd'hui. »

    Puis, je m'étais tourné vers Elliot.

    « On a un petit deal avec Poséidon, ce qui fait que j'ai son Trident, pour un petit moment. J'aurai tout le loisir de te tuer par la suite. Maintenant demi tour et direction Dun Broch. »

    On allait rentrer et toute cette histoire restera derrière nous.


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« A l'Autumn des saisons,
ce sont les fleurs qui meurent... »
« A l'Autumn de la vie, ce sont nos souvenirs. »

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Sebastian Dust


« La Vérité sans Compromis »


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________________________________________ Ven 13 Mai 2016 - 10:16







Le berceau de la vie


« Tout comme il y a deux versions à chaque histoire, il y a deux versions à chaque personne : une que nous révélons au monde et l’autre que nous gardons cachée. »

Elle avait disparue. Là, juste devant eux, juste comme ça, Louise avait disparue sans laisser la moindre trace. La pomme était tombée, roulant dans l’herbe sur un mètre au plus, puis elle s’était immobilisée en laissant voir son petit bout croqué. Seule. Abandonnée. Le serpent à proximité et pourtant… Pourtant la jeune femme était partie. Où ? Sebastian n’aurait su le dire. Tout comme il n’aurait su dire à quel point la douche froide qui l’envahit manqua de le faire chanceler. On lui avait dit qu’elle était revenue, Archéron avait assuré que quelqu’un était en train de l’aider, mais tout ce qu’il voyait à présent, c’était un énorme mensonge auquel il avait voulu se raccrocher. Espérer. L’esprit ne voyait parfois que ce qu’il souhaitait voir mais il n’aurait jamais songé à se faire avoir par un tour de passe-passe comme celui-ci. On lui disait l’imagination ouverte, une façon de penser très légèrement différente, décalée, étrange. Alors pourquoi ? Pourquoi est-ce que c’était comme ça ? Pourquoi…

Il baissa les yeux vers sa paume. Louise lui avait sourit quand il était arrivé à sa hauteur et lui avait bêtement attrapé sa main dans la sienne. C’était tout ce qu’il pouvait faire, la serrer, la presser, parce qu’il était heureux de la revoir. Alors pourquoi avait-il senti que quelque chose n’allait pas ? Pourquoi est-ce que sa paume était si froide alors qu’elle semblait si pleine de vie ? C’était comme caresser du marbre : infiniment doux mais fatalement froid. Il était resté là, à ne pas comprendre ce qu’il se passait ou, plutôt, à ne pas l’accepter. Mais désormais il fallait se rendre à l’évidence : la chapelière était bel et bien morte. Il n’avait pas réussi à la rattraper ni à la sauver. Et ce fut cette fatalité tranchante qui s’abattit sur ses épaules, les faisant s’affaisser alors même que son corps cessait de respirer. Un instant. Un sanglot étouffé au fond de sa gorge. Une douleur irradiante à même le torse. Et ce grand vide alors que son esprit devrait fourmiller de milliers d’idées : depuis quand est-ce que ça faisait aussi mal ? Pourquoi, est-ce que ça faisait aussi mal ? Pourquoi…

Il sentit Artémis se crisper à sa droite, s’extrayant difficilement de ses pensées pour papillonner du regard. Sebastian s’était perdu, il sentit même ses yeux le piquer alors qu’il les baissait en direction de la petite fille. Il l’avait reconnu et il savait qu’elle aussi, son regard méfiant avait prit des tons plus doux quand elle l’avait croisé… Mais elle serrait avec force l’arc qu’elle tenait dans ses mains. Presque ses doigts en trembleraient sous l’hésitation. Allait-elle bander son arc ? Allait-elle viser le serpent qui était encore étalé sur le sol non loin d’eux ? Non. Non ce n’était pas une bonne idée. Le marchand de sable tendit la main vers elle, la posant simplement sur son poignet. Un effleurement, qui eut pour effet de la faire regarder dans sa direction. Interrogative. Incompréhensive. Elle avait peur et cela se voyait.

« Il y eut bien assez de morts pour aujourd’hui. »

Bien trop… Sa gorge se serra mais il garda l’air le plus calme possible. Il lui était compliqué de cacher ses émotions pourtant il fallait faire un effort. Tenir. Résister. Parce qu’il n’était pas seul. Parce qu’il n’avait pas fini sa « mission » ici. Parce que Louise n’aurait pas voulu, sans doute, qu’il se laisse aller. Elle n’avait même pas eu l’air d’avoir conscience qu’elle était… Il secoua la tête. La petite Artémis ne pouvait pas entamer son existence en tuant une autre créature comme ce serpent. Ce n’était pas le moment, ni le lieu. Et ce n’était pas à elle de le faire. Jamais un enfant ne devrait avoir à prendre des décisions d’adultes ; la notion de bien et de mal leur était parfois cruellement abstraites malgré leurs apparences. Il n’y avait qu’à travers les adultes qu’ils apprenaient l’existence d’une différence fondamentale entre une décision ou une autre, c’était une question d’éducation et de vécu. La petite fille ne ferait pas parti de ceux qui grandissent trop vites, il se l’interdisait. Elle n’était qu’une enfant, peut-être une déesse, mais tout de même bien trop jeune pour s’adonner à ce genre de choses. Préserver l’innocence encore un peu. Juste ce qu’il fallait pour qu’elle reste bercée d’imaginaire et d’illusions agréables. Juste assez pour la rassurer dans un monde qui pouvait se montrer hostile envers les adultes.

Elle sembla surprise mais n’insista pas, cherchant sans doute en le dévisageant un moyen de se rassurer elle-même. A côté, le petit Hadès triturait ses doigts sans parvenir à dire quoi que ce soit. Il avait l’air intimidé, bien plus que son homologue adulte un peu plus loin. S’il savait… S’il savait à quel point sa vie allait le changer et le rendre bien moins attendrissant. Certains devenaient des adultes responsables, d’autres prenaient des chemins très différents des précédents. Mais c’était le leur et s’ils s’en satisfaisaient, c’était tout ce qui comptait.

« Est-ce que… Qu’Apollon va bien ? »

Demanda Sab pour attirer l’attention des deux enfants.

« Oui, il va bien. J’étais sûre que vous reviendriez mais il voulait pas me croire, maintenant je vais lui prouver que j’avais raison ! C’est comme la dernière fois où je suis montée à l’arbre, il a dit que j’avais triché alors que c’était même pas vrai. C’est pas ma faute s’il sait pas grimper et moi si. »

Elle se montrait soudain beaucoup plus loquace, ce qui insuffla un léger vent rassurant à la situation. Visiblement elle ne les avait pas oublié et elle en gardait même un très bon souvenir ; ce qui pouvait relever de l’exploit vu les aventures qu’ils avaient vécus ensemble. Sebastian ignorait depuis combien de temps ils s’étaient séparés pour elle, mais quelque chose lui disait que ça ne faisait pas si longtemps que ça. Hadès pencha la tête sur le côté en voyant son amie répondre avec spontanéité, hésitant l’espace d’un instant avant de prendre la parole :

- « Ils sont avec Lui ? »
- « Ils sont avec nous. » Lui répondit Artémis d’un ton sincère. « Ils m’ont sauvé d’un T-rex la dernière fois, ceux sont nos amis. Même Apollon l’a dit ! »

Sans doute faisait-elle référence à la vision qu’il avait eu en leur présence… Le garçon étudia soigneusement le visage de la fillette puis il hocha la tête, sans doute satisfait de la réponse qu’il venait d’obtenir. Adressant un coup d’œil au gardien, il reporta son attention vers le groupe au loin en train de discuter bruyamment. Elijah. Judah. Elliot. Deux entités semblables et le fils du dieu des Enfers. Il y avait une légère ride inquiète qui barrait le front de Hadès, comme s’il cherchait à comprendre ce qu’il se passait sans y parvenir ; il ignora de ce fait le serpent en train de remonter lentement dans son arbre sans leur adresser une seule parole. Lui avait visiblement obtenu ce qu’il voulait, leur octroyant un peu de paix méritée mais pas encore complètement arrivée.

Sab attendit quelques instants avant de s’accroupir pour être un peu plus à la hauteur des deux enfants. Quand on s’adressait à eux, rien ne servait de rester droit et debout dans notre orgueil. Ils n’avaient rien à faire d’une fierté mal placée et ne méritaient pas d’être déconsidérés simplement parce qu’ils étaient plus petits ou plus jeunes. Un enfant pouvait comprendre bien plus de choses que ce que l’on pensait, et le Marchand de Sable était bien placé pour le savoir. Ils voyaient. Ils entendaient. Ils écoutaient. Ils n’étaient ni sourds ni muets, pourtant les images et les mots pouvaient les marquer bien plus violemment qu’un adulte. C’était important de toujours faire attention à ce qui pouvait les atteindre, mettre des mots sur des maux avant qu’ils ne dégénèrent en autre chose de bien plus dangereux. Et leur faire confiance, à eux et à leur jugement, quoi qu’il en coûte.

« Vous êtes loin de chez vous, non ? » Ecrivit le sable devant lui, à leur attention. « Ca arrive. Il faut juste… Retrouver le chemin. »

Il n’avait pas quitté son sourire, affrontant l’un et l’autre sans les craindre. Au même instant où disparaissaient les lettres dorées, celles-ci semblèrent se changer en de petites créatures qui bondirent et s’approchèrent des deux enfants avec une impatience teintée de douceur. Des petites biches allèrent à la rencontre d’Artémis, agitant leurs queues touffues et leur museau devant les yeux curieux de la déesse ; alors que des sortes de flammèches se mirent à tournoyer à proximité de Hadès. Le garçon ouvrit la bouche sans un mot, ses yeux dévorant les flammes de sable avec un émerveillement qu’il ne lui avait encore pas vu. Comme quoi, un rien pouvait faire bouger les choses ; un grain de sable était capable de déplacer des montagnes.

Comme le retour, soudain, de Louise à leurs côtés.

Sab en sursauta avec tant de violence qu’il s’en releva, clignant plusieurs fois des yeux pour être sûr de ce qu’il était en train de voir. Est-ce qu’elle était… Est-ce qu’elle était revenue ? Est-ce que… ? Il en resta interdit. Abasourdi. La toisant des pieds à la tête comme si elle n’était qu’une apparition éphémère dont il craindrait d’en effacer les traces. Quel était ce tour ? Qui se jouait d’eux de la sorte ? Etait-elle vraiment là ou bien… ? Ses yeux clairs rencontrèrent les siens et il les détourna, incapable de l’affronter sans sentir tout un flot d’émotions le traverser. Le submerger. A nouveau, il eut envie de pleurer.

Le petit garçon sembla se poser bien moins de questions que lui, vu qu’il glissa sa main dans celle de Louise et s’y cramponna. Il la regarda, puis regarda le gardien en tournant la tête dans sa direction.

« On doit rentrer chez nous. »

Il ne put qu’acquiescer. Il était temps, pour eux, de rentrer et de se mettre à l’abri sous la protection d’Hyperion. Ce titan… Ce gardien des enfants dieux, et non de la vallée comme il leur avait précisé. Ce titan qui leur était venu en aide en Novembre puis qui avait tiré Lily du pouvoir de Phobos quand ils étaient sur la Lune ; avant de les faire « revenir » à la vie, Ellie, Pitch et lui pour qu’ils puissent affronter la créature de Sable Noir. Sab ne savait pas pourquoi il faisait ça, mais il lui en était infiniment reconnaissant. Malgré le visage plus sévère qu’il semblait avoir prit un peu plus tôt. Malgré qu’ils ne sachent rien de lui, il ne pouvait s’empêcher de l’apprécier. Et d’espérer, secrètement, que le retour de Louise lui soit dû. C’était la première idée qui lui avait traversée l’esprit et il n’avait absolument aucune idée d’à quel point il avait raison.

« Ils sont à toi. » Résonna la voix de Judah, alors qu’ils s’avançaient à la rencontre du trio. « Je sais que tu ne leur feras pas de mal vu qu’on est là aujourd’hui. »

Le gardien haussa un sourcil intrigué devant une telle déclaration. Faisait-il autant confiance à ce Dragon pour se permettre de lui confier deux enfants ? De lui confier, visiblement, son lui-même plus jeune sans craindre quoi que ce soit ? L’idée semblait tout autant saugrenue qu’elle était particulièrement incapable à la situation. Il devait bien exister un moyen de les ramener chez eux, dans la Grande Vallée, sans avoir la nécessité de les laisser seuls en mauvaise compagnie ; c’était comme permettre à un inconnu de les faire monter dans une voiture en se disant que, de toute façon, comme il n’était pas connu de la police il ne leur ferait rien. Rien qu’à cette pensée, il secoua doucement la tête en sentant Artémis juste à côté de lui.

« Comment est-ce qu’on les ramène chez eux ? »

La question pouvait paraître innocente et anodine, mais Sab tenait à ce que la réponse soit claire. Il ne fut pas déçu lorsque ce fut Judah qui prit la parole d’un ton nonchalant mais catégorique :

« Ils sont assez grands pour rentrer tout seul. »

Etait-il retourné du ciboulot ou bien faisait-il exprès ? Le Marchand de Sable resta interdit face à un tel manque d’empathie. Qui était-il pour décider du sort de deux enfants dieux ? Qui était-il pour se persuader que c’était ainsi qu’il fallait faire ? Presque aurait-il lancé un regard compatissant à Elliot s’il n’avait pas regardé Louise pour être sûr de ce qu’il avait entendu. Cette dernière portait le même regard outré que lui. Au moins, ils étaient sur la même longueur d’onde, il n’était pas si fou que ça… Même le petit garçon n’avait pas lâché la main de la jeune femme.

« On ne laisse pas des enfants rentrer seuls chez eux... »

Fit-il remarquer. Règle de base pour tout parent ou toute personne un peu censée d’esprit qui sentirait un danger naturel à des kilomètres. Elijah avait beau garder un petit sourire, il n’en restait pas moins quelqu’un d’inquiétant. Une méfiance naturelle. Un instinct ou un sixième sens qui hurlait de s’en éloigner le plus vite possible.

Judah le toisa des pieds à la tête d’un œil sombre. Sans doute se demandait-il ce qu’il allait lui faire subir ? Et vu son visage, il devait hésiter entre plusieurs séances de tortures sans parvenir à trouver laquelle conviendrait le mieux… Toutes ? Il bougea pour se mettre juste devant Sebastian, bien en face, ses yeux dans les siens.

« T’as un problème avec l’autorité ? Tu veux qu’on règle ça ici, toi et moi ? Apparemment c’est l’endroit idéal si tu venais à te faire brûler vif. Alors tu gardes ton sable et tes idées pour toi et tu rebrousses chemin. Et fissa ! »

Il suivi du regard la direction qu’indiquait le dieu des Enfers : le chemin vers le château, à l’opposé du palais où ils se trouvaient. Est-ce que c’était une nouvelle épreuve ? Une plaisanterie de mauvais goût ? Quelque chose dans ce genre-là pour justifier un tel comportement ? Il n’avait nullement remit en cause son autorité, s’il souhaitait partir il n’avait qu’à le faire, mais Sab ne suivait pas exactement les mêmes principes que lui. S’en prendre à deux enfants pour sauver sa petite personne était inconcevable dans son esprit et dans son univers. Il y avait des priorités et Judah n’en était sûrement pas une.

« Personne ne t’a demandé de venir avec nous pour les raccompagner. »

Son visage restait calme, partagé entre l’incompréhension et la colère sourde qui commençait à remplacer sa tristesse ; l’homme balaya le sable d’un geste désinvolte de la main comme s’il s’en moquait littéralement.

« Alors raccompagne-les, mais on ne t’attendra pas. » Rétorqua le dieu, ses yeux dans les siens. « Ni toi, ni ceux qui irons avec toi. »

Cette fois il dévia en direction de Louise qui n’avait pas lâché Hadès. Etait-ce une menace ? Etait-il en train de menacer non seulement Artémis et son camarade de jeu, mais aussi la jeune femme ? Pour la première fois, Sebastian se sentait glisser dans un conflit. Quelque chose qu’il ne maîtrisait ni ne comprenait. Quelque chose qui le dépassait et que son inconscient ne parvenait pas à assimiler. Pourquoi faire tant d’histoires ? Pourquoi ne pas les laisser faire, qu’est-ce que cela pouvait bien faire à Judah qu’ils raccompagnent ces enfants ?

« Il ne leur arrivera rien avec moi. » Intervint Elijah, sans se départir du petit sourire tranquille qu’il portait depuis le début de cette altercation. Il s’approcha d’ailleurs aux côtés de son acolyte plus jeune. « J’ai déjà eu ce que je voulais. Et puis ce n’est pas comme si tu avais le choix, Marchand de Sable. Reste à ta place, c’est bien mieux ainsi. Les forts et les faibles ne sont pas censés s’affronter. Ca serait inégal, un combat entre toi et moi. »

Il n’y en avait décidément pas un pour rattraper l’autre dans leur méchanceté. Sab déglutit devant leurs comportements, sentant un étrange fourmillement émaner de ses mains et se répandre dans tout son être : de la colère. A nouveau, une colère sourde et profonde. La même qui le prenait quand il se retrouvait dans des situations mêlant des dieux depuis… Quelques mois. Leur inimitié envers le genre humain et les principes moraux n’était plus à prouver, mais il restait éternellement choqué de les entendre et de les voir dire ce genre de choses. Bien évidemment qu’il ne ferait pas le poids face à Elijah : ce dernier l’avait envoyé à l’entrée du Palais du Sommeil par sa simple volonté, ce n’était même pas envisageable qu’il puisse répondre à ce genre de choses. Déjà parce que ce n’était pas dans ses objectifs, ensuite parce qu’il restait humain malgré tout. Un mortel.

Un silence pesant s’installa tandis qu’il fixait tour à tour les deux personnes juste devant lui. Leur tenir tête semblait particulièrement suicidaire et, surtout, inédit. Il prit donc soin de choisir ses mots pour qu’ils soient compris dans les deux camps.

« Je n’ai pas l’intention de me battre avec vous... »

L’ego ne faisait pas parti de son vocabulaire personnel. Rendre les armes n’était nullement une honte si cela permettait de protéger ceux qu’on avait décidé de protéger ; il n’y avait que les vaniteux et les fous pour s’offusquer de reconnaître qu’ils pouvaient être moins puissant que quelqu’un d’autre. Parfois, il fallait savoir courber l’échine pour pouvoir ensuite la redresser fièrement en faisant ce qui est juste. Ce qui était juste, c’était de tenir à ses idées quand cela se montrait nécessaire. La pression sur la main de la petite Artémis était nécessaire pour lui. Les enfants représentaient un domaine qu’il connaissait, pour lequel il existait et œuvrait chaque jour. Ce n’était ni un dieu ni une créature semblable à un dieu qui allaient lui dicter comment agir de manière propre et intègre.

« ... Mais je ne vous laisserait pas ces deux enfants. »

Hors de question. Et qu’importaient les conséquences…

Au dessus de leurs têtes, le ciel était en train de prendre une teinte rougeâtre peu avenante. Il en était ainsi depuis qu’ils étaient arrivés, mais le grondement sourd qui résonna soudain était une nouveauté. Au loin, un immense nuage noir se formait peu à peu au dessus du volcan qui semblait être à l’origine du bruit ; le temps leur était compté. Alors, plutôt que de rester ici à bavarder, n’avaient-ils pas d’autres choses à faire ? Les paroles pouvaient décidément se montrer d’une futilité débordante… Il sentit Louise à côté de lui mais il ne décrocha pas ses yeux verts de Judah et d’Elijah.

« Molo les gars. » La voix d’Elliot brisa le silence alors que ce dernier ce glissait entre Sebastian et les deux hommes, les mains levés vers eux. « Je n’ai aucune confiance en lui... » Il désigna Elijah. « ... Mais il dit vrai, il a déjà eu ce qu’il voulait. Et je suis sûr que les enfants ne risquent rien. Parce qu’il veut qu’Hadès vive. »

Le Dragon eut un petit sourire en coin alors que Judah… Restait Judah :

« Et blablabla. Merci miss météo, maintenant on rentre, parce que je n’ai pas envie d’être ici quand ce truc là-haut sera sur nous. Quoi qu’il soit. »

Sebastian décida de l’ignorer pour l’instant, sentant brutalement un poids s’ôter de ses épaules, ou au contraire s’y installer confortablement ? Soutenant le regard décidé d’Elliot, il marqua une hésitation. Il le connaissait, à sa manière. A la manière de Lily au travers de ses rêves et de ses souvenirs. A la manière de sa femme qui savait qu’il pouvait être terriblement imprévisible mais qu’il agissait selon son bon sens à lui, pas celui des autres. Il faisait parfois des choses incontrôlées qui dégringolaient en catastrophes notoires, il était encore jeune, mais il avait lui aussi des gens à protéger. A conserver. La vie des dieux semblait décidément bien triste quand on y pensait…

Se rendant compte à quel point il était crispé, le gardien relâcha ses épaules en même temps que les volutes de sables disparurent de sa proximité. Il porta son attention à la mini Artémis à sa droite, puis sur Hadès qui serrait bien fort la main de Louise. Ce dernier paru réfléchir, attendre une confirmation silencieuse de la petite fille, puis il lâcha la main de la chapelière.

- « On va rentrer maintenant. »

Il avait peur, cela se voyait à des kilomètres. Pourtant en cet instant, Sab n’aurait put le trouver plus courageux : accepter d’affronter l’inconnu et l’imprévisible pour éviter que la situation ne s’envenime, c’était extrêmement brave pour un petit garçon. Les enfants avaient bien des choses à leur apprendre, un exemple de plus à rajouter dans la liste. Louise paru attristée de le voir faire cependant, marquant une pause avant de se mettre à fouiller dans son sac et de tendre aux deux enfants un arlequin.

« Faites attention à vous. » Conseilla-t-elle en observant tour à tour Artémis et Hadès. « Et si vous avez besoin d’aide, même toi Hadès, vous pourrez toujours compter sur moi. »

Un sourire triste sur le visage, elle se redressa et se rapprocha imperceptiblement du marchand de sable. Lui n’osa pas bouger, de peur de sentir à nouveau à quel point son corps pouvait être froid, trahissant son état de mort ou… pire. Elle était revenue. Elle était là parmi eux. Encore restait à savoir si elle était bel et bien en vie ou si c’était à nouveau cet endroit qui décidait de se jouer d’eux.

- « Elliot ? Bouge-toi ! » Railla Judah d’un ton impatient.
- « Tu peux pas le faire toi-même ? » Rétorqua son fils en se tournant vers lui.
- « Ce n’est pas la question. Je ne suis pas taxi. On peut aussi marcher. »

Le garçon poussa un lourd soupir face à une répartie aussi puérile que stupide de la part de son géniteur. En temps normal, Sebastian en aurait rit doucement, il n’esquissa qu’un demi sourire. Elliot se tourna vers lui et tendit la main pour prendre la sienne, le faisant sursauter. C’était rare, ça, dites donc ! Louise ne se fit pas prier pour faire de même et, en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, ils se téléportèrent juste à côté d’Alexis au sein de la grotte où elles avaient trouvé refuge.

Sab ne su pas ce qui était le plus choquant : que la paume de son amie soit de nouveau chaude et pleine de vie contre la sienne, ou que Clara vienne littéralement de jeter Rosalie dans un puit et qu’Hippolyte ne tarde pas à la rejoindre ? Les yeux écarquillés, Elliot le lâcha rapidement et tout ce qu’il trouva à faire fut d’agiter la main en direction d’Alexis pour la saluer. Pourvu que les deux jeunes femmes ne soient pas mortes tout de même… ? En tout cas, ça ne devait pas être l’idée d’Alexis vu comment elle se mit à houspiller la moire !

Judah apparu non loin d’eux, son attention passant de la jeune fille au trou béant au bord du quel ils se trouvaient. Le gardien échangea un regard avec Louise, lâchant doucement sa paume sans oser la garder plus longtemps pour pouvoir lui aussi s’avancer au bord. Si cela se trouvait, elles n’étaient qu’à quelques mètres en dessous et elles allaient bien ? Mais alors qu’il s’arrêtait, il sentit une main lui appuyer violemment entre les deux omoplates pour le pousser en avant ! Perdant l’équilibre, son pied glissa sur la pierre noire et il bascula littéralement en avant sans pouvoir faire quoi que ce soit, disparaissant alors à son tour dans ce gouffre obscur et sans fond. C’était reparti ?

Il ne vit pas Louise s’offusquer à l’encontre de Judah, ni celui-ci lui rétorquer :

« Les filles auront moins peur s’il est avec elles. Lui Tarzan, elles Jane. » Il bomba le torse en imitant la voix de l’homme de la jungle. « Et de toute façon, au pire des cas, il aura eu une belle vie et elles aussi. »

Ca, ça dépendait du point de vue.

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________________________________________ Dim 15 Mai 2016 - 0:50




Let the storm rage on


J’avais regardé Clara, estomaquée. La bouche grande ouverte, les yeux exorbités, je murmurais, incapable de produire un son plus fort en provenance de ma bouche :

- Mais t’es une malade…une grande malade…

Elle venait de pousser Rosalie et Hyppolite dans un trou géant et me regardais avec un sourire grandiose en m’annonçant qu’on était plus que deux… J’avais passé outre le coup de « je me jette sur toi et je t’écrase une œil » sur la tête parce que… Parce que bon voilà, c’était Clara et qu’en l’électrocutant je l’avais peut-être mérité (même si bon, je l’avais déjà payé quand elle m’avait mordu les fesses.) Mais là… J’avais juste fait un signe à Rosalie pour Sophia qu’on en parleit plus tard si elle le désirait mais là… ça serait QUAND plus tard, hein ?! Elles étaient où ? Elles étaient mortes ?! J’avais entendu leur cri mais pas de « boom » qui signifiaient qu’elles avaient fini de chuter pour dire ça gentiment, pour dire qu’elles s’étaient écrabouillées comme des insectes pour dire ça plus violemment. Je bugais complet, regardant le trou puis Clara, Clara puis le trou, à plusieurs reprises, toujours horrifiée avant qu’une lumière s’allume à l’étage. Il me fallait du feu, de quoi éclaire ce truc… Le feu, je savais pas faire mais ça se fabriquait.

Je ressortais de la grotte en courant pour aller récupérer une branche basse sur un arbre non loin de là. Ressortant fébrilement mon gel hydroalcoolique de mon sac, j’aspergeais généreusement ma branche avant de balancer quelques éclairs dessus pour la faire prendre feu. Je revenais près du trou et essayait d’en éclairer le fond : je voyais quedal…

- ROSALIIIIIIIIE ??? HYPOLLIIIIIIIITE ??

Pas de réponse. Aucune. J’allais buter Clara. Oui, c’est ce que j’allais faire, la buter. J’étais prête à lui bondir dessus lorsqu’une voix me parvint. Puis deux. Trois. Ça venait pas du trou, ça venait de derrière moi… Me retournant vivement, je voyais le groupe avancé. Un groupe de joyeux lurons complétement inconscient et insouciant ramenant à nous… Les disparus : Elliot, Judah, Louise et Sebastian… J’allais tous les buter… Oui oui… J’en avais plus que marre là… Arrivé à notre hauteur, je les regardais avec un air ahuri avant d’attaquer Judah :

- T’étais OU ?! IL S’EST PASSE QUOI ?!

- Pourquoi ? Je t'ai manqué ? Je ne pourrais pas toujours être là pour toi Alex, il va falloir t'y faire...

Je bouillonnais… J’allais lui répondre une remarque sanglante lorsqu’Elliot se décida d’intervenir… J’étais tellement furieuse que je n’entendais pas ses mots exact, juste une question de se concentrer, de pas se battre, qu’on avait plus important à faire ou un truc du genre… Je me retournais vers lui en lui fusillant du regard et pointant un index menaçant sur lui.

- Oh toi je te conseille de rien dire, ton tour arrive ! Disparus ! Comme ça ! POUF ! Et vous me laissez avec une psychopathe en puissance et Rosalie et Hippolyte à aider… C’est marqué « animatrice de colo » sur ma tronche ou quoi ? Et TOI alors ?!

Je m’étais retournée vers Louise :

- Plus jamais je te laisse partir seule, tu m’entends ? Tu t’es mis en objectif de me faire faire une crise cardiaque à chaque voyage ou quoi ? Et puis TOI !

Je me tournais vers Sebastian :

- C’est pas parce que tu parles pas que t’as rien à te reprocher hein ! Je vais tous vous passer un savon vite-fait bien fais, ça va aller mal !


C’était plus la peur ou du moins le retour à moins de stress qui me faisait parler ainsi. Ils m’avaient fait une peur bleue ces cons et ils étaient tous là, bien vivants, bien en vie, pas cassés, tous devant moi. Bonheur et soulagement. Je me passais les mains sur le visage en prenant une grande inspiration. Calme Alex. Calme. Ils étaient tous là. J’oscillais entre les prendre dans mes bras et les serrer à les étouffer ou continuer à leur hurler dessus. J’allais peut-être continuer à hurler, non ? Ouais… Surtout que Judah venait de se la jouer Clara et que Sebastian venait à son tour de tomber dans le trou. Ouais… j’allais continuer à les massacrer… et devinez qui était le gagnant ?

- Non mais t’es sérieux là ?! ça commence à bien suffire psychopathe and co !! Il s’est passé quoi ?! Vous étiez où ? C’est quoi ce trou ?

- Et qu'est-ce que tu me donnes en échange ? Je suis toujours prédisposé à coopérer avec des jeunes femmes qui ont des choses à m'offrir en échange… Alors qu'as-tu à m'offrir ?

Il voulait vraiment jouer à ça ? Il semblerait… Je réfléchissais avant de lui répondre sur un ton de défi :

- On a vécu pleins de trucs nous aussi... Voilà ce que je te propose : tes réponses contre les miennes.

Elliot se manifesta une seconde fois mais je ne l’écoutais pas, concentrée sur Judah :

- Tu penses que j'ai besoin de tes réponses ? Je me suis retrouvé face à mon mini-moi, j'ai été capable de prouver à ces abrutis que Elijah et moi sommes deux personnes totalement différentes alors tes réponses...

J’avais rien compris. C’était qui Elijah ? Les dieux pouvaient se retrouver face à eux petits ? Ou que lui ? Bref… on verrait ça plus tard…

- Bon ben si tu veux pas savoir… va à la gare hein…

Je me détournais de lui mais il s’approchait avec un sourire :

- ... Toi tu sais quelque chose…
- Je ne sais pas si je sais quelque chose mais en tout cas, je sais que je n’aurai plus à t’obéir.
- Et pourquoi donc ?
- Ce que tu voulais pas me donner c’es cet endroit qui la fait : j’ai revu Sophia.

J’avais dit cela triomphalement, tentant de me la jouer sûre de moi jusqu’au bout. Mais cela ne sembla pas décontenancer Judah, bien au contraire… Un sourire naissait sur son visage :

- Aaah... tu as revu ta mère... Et comment elle va ? Elle va bien ? Tu as pu lui parler ? Elle t'as dit qu'elle t'aimait?

Je croisais les bras en le regardant, je perdais ma contenance :

- Oui… j’ai pu lui parler...
- Tu as pu lui parler…

Il me regardait avec un sourire moqueur… C’était une vrai torture psychologique. Je laissais quelques secondes de battements, tentant de gardermon mensonge en forme mais il semblait si sûr de lui que je ne pouvais pas… et je perdais l’équilibre :

- Oui c'est vrai ! Même que j'ai des témoins, Rosalie elle peut en témoigner !! Hein Rosie ?!

Je m’étais retournée vers une Rosalie imaginaire pour qu’elle approuve mes dires avant de me souvenirs qu’elle était tombée dans le trou… Ah ouais… C’est vrai… Elliot entre temps était parti s’asseoir plus loin se manifestait de nouveau avec de grands gestes pour prouver que le temps pressait. D’un même geste, Judah et mon levions la main tout de lui intimant le silence d’un « shhhhhhh »… On était sur une affaire, il voyait pas ou quoi ? Mais la pression qu’il me donna en plus joua en la faveur de Judah :

- Mouaiiiiis ok c'est bon... je l'ai vu, j'ai pu lui parler mais elle pouvait pas me répondre...

La suite m’arriva comme une baffe :

- Parce qu'elle est morte et qu'elle le restera. Tu ne pourras jamais plus lui parler. Tu vis dans un rêve, il serait le temps de te bouger les fesses et de te réveiller un peu. Tu t'es approché de moi uniquement pour mon lien avec les morts. Tu pensais pouvoir m'utiliser pour obtenir ce que tu voulais mais depuis le début je savais que tu ne ferais jamais rien pour moi en échange.Tu sais quel est ton problème Alex ? C'est que tu as perdu tout ce que tu avais: mère, père, petit ami et que tu essaie de donner un sens à ta vie minable. En réalité, tu es simplement une mortelle insignifiante qui n'a ni but, ni avenir et qui me fait perdre mon temps.

Comment réagir face à ça ? Honnêtement ? J’avais été soufflée par le début, énervée par l’injustice de la suite : jamais au grand jamais je n’avais cherché à me servir de lui, c’était LUI qui m’avait cherché, LUI qui m’avait trouvé, LUI qui m’utilisait comme un objet. Et moi j’étais toujours loyale : quand je disais un truc je le faisais, comment osait-il penser me dire que je l’avais utilisé, que j’espérais en tirer profit sans rien donner en échange. Oui j’avais voulu tirer du profit de notre relation mais qu’il osait un peu dire que lui-même n’avait pas fait la même chose ! La suite était encore plus dur à accepter car plus que m’énerver, elle m’infligeait une douleur fulgurante, aveuglante contre laquelle je ne pouvais pas lutter : si j’avais des gens m’aimaient mais oui, ma vie était minable, je n’avais ni but et sans doute aucun avenir… C’était la goutte d’eau qui faisait déborder l’amphore déjà bien trop pleine… Je n’en pouvais plus, tout devait cesser à commencer par la vie de ce salopard de dieu des enfers…

Le cri que je poussais en m’élançant vers lui ne me donnait pas l’impression qu’il pouvait sortir de ma gorge ni même qu’il était humain. Je lui avais sauté dessus et il était tombé à la renverse, moi sur lui. J’aurais aimé dire que ma force avait pu le terrasser mais je ne pouvais pas non plus affirmer qu’il ne se laissait pas faire, que ce n’était pas ce qu’il souhaitait. J’étais comme dingue, je ne pouvais plus réfléchir, j’avais juste envie de le frapper, de le frapper pour lui faire mal… pour le détruire… J’en devenais folle. De l’électricité se dégagea de mes poings fermés, de faibles arc-de-cercle qui se couplaient à la force de mes mains repliées. J’abattais mon poing une première fois sur son visage… une seconde fois… Je ne voyais pas Elliot s’élancer vers nous pour tenter de nous séparer ni même le cercle de flamme qui s’échappait des mains de Judah et qui nous entouraient. Mon poing s’abatis une troisième fois. Elliot tenta de passer les flammes mais elles se relevèrent de plusieurs mètres, le forçant à se reculer. Mon poings s’abatis une quatrième fois… mais dans le sol cette fois-ci. J’avais juste eu le temps de voir le visage serein de Judah, mais complétement ensanglanté et bousillé avant qu’il ne disparaisse et que ma main s’écrase dans un craquement sinistre au sol. Je poussais un fort hurlement de douleur : je m’étais sûrement brisé le poignet, la douleur était insoutenable, mais toujours plus atténuée que la douleur de mon cœur. Je sentis alors qu’on me tirait en arrière : Judah venait de se régénéré et m’avait attrapé par le col de mon t-shirt pour me faire voltiger plus loin dans les flammes, qui s’éteignirent sur mon passage, non sans laissant une trace noircie sur le vêtement dans mon dos.

Il s’approcha alors rapidement de moi et me mobilisa les deux mains, tout en se mettant sur moi. Je tentais de me débattre, grognant comme une furie pour le dégager de moi. Hadès lâcha la main qui tenait mon poing droit : mon poignet était bien trop faible pour que je fasse quoi ce que soit. Il plaça alors sa main sur ma gorge, commençant à me faire suffoquer dangereusement. Elliot se précipita une nouvelle fois sur son père, tentant de le faire détacher son emprise en l’agrippant par derrière de ses bras :


- Lâche-moi et occupe-toi de tes affaires.

- Je suis déjà concerné, papa.
- Tu recules ou je la tue.

Je suffoquais bien plus fort. Le dieu des enfers desserra légèrement sa prise, me poussant à reprendre ma respiration avant de lancer faiblement et sans voix à Elliot :

- Recule !

J’étais terrorisée. Je ne voulais pas mourir.

- Non mais t’es sérieuse là ?

- Ça en devient ridicule… Tu penses vraiment que ta minute fonctionnera ici ?

Je m’activais encore plus tandis qu’il resserra son emprise autour de ma gorge. Je vis alors mon meilleur ami se retirer vivement en levant les bras au ciel.

- Okay c’est bon, ça va, ça va.

Judah fondit sur moi tel un faucon, rapprochant son visage du mien.

- Alors, on dirait que tu ne sembles plus vraiment vouloir te battre. Tu as compris qui est le plus fort des deux ?
- C’est plutôt toi le lâche à t’attaquer à plus faible, c’est sûr que tu ne risquerais pas ta peau avec un adversaire à ta taille.

J’avais coulé un regard vers Elliot tout en crachant mon venin. Et Judah se mit à sourire de plus belle :

- Alors quoi ? Tu vas encore aller te cacher dans les jupes d’Elliot ? C’est entre toi et moi.


J’hésitais… c’était loin d’être une mauvaise idée… Je n’étais pas à la hauteur… Loin de là. Je glissais de nouveau un regard vers mon meilleur ami. J’avais besoin de son aide. Il sembla réfléchir un instant avant de me sortir la phrase la plus inattendu qu’il soit :

- Tu voulais te battre ? Alors fais-le ! Mais fais-le bien ?

Le faire bien ? Ok mais comment ? En lui faisant ressentir toute la rage que j’avais en moi, qui m’électrisais de la tête au pied ? Qui passait dans chacune des parties de mon corps, courait le long de ma peau… tout comme cette électricité bleutée qui sortait de de mon poing pour glissait autour de mon bras ? J’étais conductrice de mon énergie… La foudre ne me brûlait plus… elle faisait partie de moi… J’étais une boule d’électricité. C’était inattendu et complétement nouveau. Est-ce que je devais avoir peur ? L’accepter ? C’était quoi ça ? Une nouvelle partie de mon pouvoir ? Je ne devais pas avoir peur, pas maintenant. Je devais lui faire confiance, voir jusqu’où cela pouvait me mener… Toujours concentrée sur ma rage, je ne cessais de fixer les pupilles de Judah tandis que la foudre faisait son chemin, passant de mon corps à celui de Judah, le recouvrant bientôt d’une couche bleutée. Elle ne la touchait pas encore, elle n’était qu’à quelques millimètres de sa peau, hérissant les poils du dieu des enfers. Il ne me restait plus qu’à l’abattre sur lui… mais curieusement, cela ne semblait pas le déranger, bien au contraire, un frisson l’avait parcouru quand l’électricité était remontée le long de son échine, un sourire toujours aussi malin et malsain flottait sur son visage et ses yeux brûlaient d’un feu étrange. Un arc de foudre était venu se loger autour de son poignet qui retenait toujours ma gorge et commençait à lui lacérer douloureusement la peau. Mais son espèce de « plaisir » étrange ne se dépérissait pas de sa personne et je commençais moi-même à apprécier cet étrange jeu de pouvoir. Son sourire s’agrandit alors. Je savais ce que ça voulait dire « tu vois, quand tu veux ? ». Tout n’était toujours qu’entraînement avec lui… et je n’en pouvais plus.

- Ecoute-moi bien. Je n’ai jamais voulu tout ça. Oui j’ai une vie minable, oui je suis insignifiante. Je n’ai JAMAIS voulu être une déesse magique, je n’appartiens ni aux divins, ni au monde des contes, je sais même pas pourquoi ça me tombe dessus et sérieusement j’en ai vraiment ma claque… Alors je te préviens… chauffe-moi encore un peu et je te jure que j’irais au bout… quoi qu’il m’en coûte.
- Tu n’es peut-être pas si insignifiante et inutile en définitive… Il faut juste toujours te pousser à bout…

Il desserra alors son emprise sur ma gorge et sur ma main mais je ne lâchais pas ma cage d’électricité. J’avais enfin le pouvoir sur lui… Il continua cependant à se relever, passant le rideau de foudre tout en tombant en cendre. Je venais de le tuer… et il se régénérait désormais. Son sourire plus que satisfait accompagnât la main qu’il me tendit pour m’aider à me relever. Mais je ne voulais pas de son aide. Il me donnait envie de vomir. Ses mots avaient été bien trop forts, bien trop blessants… Il n’aurait jamais dût aller aussi loin. Folle de rage, je me relevais sans son aide et m’éloignait sans rien dire. Pas plus démonté que cela, il se contenta de claquer des doigts avant de pointer Louise :

- Toi ! Tu me la répares, et on y va. La sortie c’est par là.

Il pointait le trou derrière lui de son pouce. Il n’hésita pas une seconde de plus et sauta dans le gouffre tandis que Louise s’approchait de moi avec douceur. Elle n’y était pour rien. Elle voualit juste m’aider, tenter de calmer la douleur de mon poignet avant que je vois un médecin, peut-être me dire des mots réconfortant aussi. Mais je ne voulais rien entendre, de personne et il y avait un truc qui me faisait bien plus mal que mon poignet : mon cœur. Retirant violemment ma main de son emprise, je lui passias devant sans rien dire avant de m’éloigner. Il était hors de question que je saute dans ce trou. Pas maintenant. Je ne voulais pas suivre Hadès. Je ne voulais pas lui pardonner. Je voulais juste être seule, qu’on me foute la paix.



Alexis : 88% (pour la morsure aux fesses )
Kit de survie : trousse de soin 25% + phare de voiture + gel hydroalcoolique 750 mL + Manette PS 2 avec fil + Une couronne de princesse


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________________________________________ Dim 15 Mai 2016 - 20:14


Le Berceau de la Vie (mission)

Pleins de monde
« AAAAAAAAAH ! » Enorme cri de Rosalie lorsqu’elle se sentit tomber dans le trou devant lequel le groupe de fille se trouvait. Clara avait mené le groupe vers une grotte plutôt sombre. Et dans cette grotte, les filles avaient découvert un trou qui semblait profond. Tellement profond que l’on ne voyait pas le fond. Du moins…Rosalie allait sans doute le voir d’ici quelques minutes. Cependant, elle tombait, elle criait, elle tombait…mais il n’y avait toujours aucun fond. Les cris de Rosalie se stoppèrent lorsqu’elle entendit des voix. Une première voix, féminine. Il s’agissait d’une femme. Cette voix était tellement familière. Il s’agissait de la personne dont elle avait vu le reflet dans l’eau. Une deuxième voix, cette fois-ci totalement masculine se fit entendre. Là encore, Rosalie arrivait à reconnaître parfaitement à qui elle appartenait. Des gouttes d’eau s’échappèrent de ses yeux. Celles-ci volèrent dans les airs, alors que la jeune femme tombait toujours. Rosie arrivait à distinguer une troisième voix, plus aérienne, plus légère et fluette. Cela faisait plus d’un an qu’elle n’avait pas entendu cette voix. Pourquoi entendait-elle les voix de sa famille ? Etait-elle en train de mourir ? Ou peut-être que sa chute était finie, qu’elle était déjà partie dans le monde des morts et que ce monde ressemblait à ça : une chute éternelle et monotone, triste et glaciale. Le temps paraissait long. Si c’était ça la mort, Rosalie aurait préféré la connaître le plus tardivement possible. Elle en voulait terriblement à Clara. C’était elle qui était responsable de sa chute mortelle. Puis d’un coup, le fond. Quoi ? Elle n’était pas morte ? Elle était toujours en train de tomber ? Miss Invisible se cacha le visage en voyant le sol vert se rapprocher d’elle. Mais finalement, la chute fut moins violente et douloureuse qu’elle ne le pensait. Rosalie se retrouva alors allongée au sol…sur de l’herbe ?! La jeune femme tendit son bras pour essayer de prendre quelques brins. Oui, c’était bien de l’herbe. Elle avait un peu de mal à distinguer ce qu’il y avait autour d’elle. Sa tête tournait. Elle ne se sentait pas très bien. C’était certainement à cause de cette chute complètement loufoque. Mais elle arrivait à distinguer DES ARBRES autour d'elle. Rosalie allait se relever lorsqu’une personne tomba lourdement sur elle, lui coupant brutalement la respiration. La fameuse personne s’enleva rapidement mais n’aida pas Rosie à se lever. Aucune excuse non plus ! Sérieusement ? Rosalie allait répliquer, tandis qu’elle se relevait…mais elle porta son attention à une toute autre chose.

« Ah ! » Rosalie mit ses bras au-dessus de la tête, pour se protéger de ce qu’elle allait subir : Un coup de massue par une horrible créature. Comme quoi, avoir des émotions fortes lui permettait de survivre. En effet, son champ de force venait de la protéger de ce coup qui aurait pu lui être fatal. Rosalie leva la tête pour observer son agresseur. Il était hideux ! Plutôt imposant et avec 4 cornes. Deux sur le haut de son crâne et deux qui faisaient office de défense…partant de sa mâchoire ? C’était quoi ce genre de CREATURE ? Rosalie n’en n’avait jamais vu. Mais ce n’était pas le plus important ! Car ce monstre ne semblait pas être un ami. Et malheureusement, il n’était pas seul ! Devant elles se trouvaient une dizaine de monstre, tous pareils ! Il fallait éviter l’attaque, voire même fuir. La jeune femme profita du moment où le monstre leva sa massue pour l’éviter réellement et s’éloigner de quelques mètres. C’est à ce moment-là qu’elle aperçut Hippolyte voler de plusieurs mètres à côté d’elle. « Hippolyte !! » Rosalie courut vers la demi-déesse qui semblait assez mal en point. Mais apparemment ce n’était pas ça qui l’arrêtait ! Elle s’était remise rapidement sur pied, refusant même l’aide de Rosie. Elle grommela ses paroles incompréhensibles avant de chercher dans son sac. « Tu crois pas qu’il faudrait faire ça à un autre moment ? Là on a d’autres choses à s’occu… » Mais Rosalie se stoppa lorsqu’elle croisa le regard noir et meurtrier d’Hippolyte. Il ne fallait pas rester dans son chemin ! Rosalie s’écarta donc rapidement tandis que la demi-déesse s’élança avec…un bâton dans la main. Miss Indestructible arqua un sourcil. Elle était suicidaire, ça ne faisait aucun doute. C’était ce que pensait Rosie…jusqu’au moment où le bâton se transforma en une lance en argent. Bouche bée, la jeune femme regarda Hippolyte se servir de son arme avec une grande agilité et une grande force. Elle venait de lacérer les jambes de 3 monstres, les faisant tomber lourdement en arrière. « YEAH ! » Rosalie était en train de littéralement sauter sur place, de joie. Bien qu’elle ait un caractère de merde, c’était une guerrière de fou ! Bon, par contre, la laisser combattre avec sa blessure, face à une dizaine – 3 monstres, ça ne se faisait pas. Aussi, Rosalie prit son courage à deux mains et se rapprocha du combat. Elle n’avait pas d’arme aussi imposante que celle de la demi-déesse. Faire du combat rapproché était du suicide. Par contre, elle pouvait sans problème essayer d’utiliser ses dons. Si elle les avait eus à sa naissance, c’était bien pour qu’elle s’en serve à bon escient non ? Malheureusement ça ne marchait pas sur commande. Rosalie tendit ses bras, les paumes en avant, vers les monstres. Elle se concentra mais rien ne vint. « ALLEZ ! » Elle ne pouvait pas laisser Hippolyte s’occuper de tout. Elle risquait d’y laisser sa peau. Déjà là, elle essayait d’éviter les attaques des monstres. « ALLEEEEEZ !!! » Rassemblant toute la rage qu’elle avait pu ressentir depuis le début de cette aventure, envers Clara et envers Judah…toute la joie qu’elle avait pu ressentir grâce à Alexis et leur balade à cheval…toute la tristesse avec la mort du cheval, le reflet de sa mère, les voix entendues, les souvenirs remontant à la surface. Elle essayait d’emmagasiner une telle émotion pour réussir à produire ne serait-ce qu’un petit truc. Mais c’est tout sauf un petit truc qui émana d’elle. En effet, Rosalie généra un large champ de force qu’elle envoya vers trois des monstres qui se trouvaient face à elle. Miss Invisible tomba en avant, devant l’inhabituelle puissance de son attaque tandis que les trois monstres tombèrent lourdement en arrière. Elle se sentait complètement vidée. Malheureusement, ils en restaient encore 4 debout.

Hippolyte, ayant vu l’attaque de Rosalie, semblait avoir une idée. Elle s’était rapprochée d’elle et avait commencé alors quelques explications. « Il faudrait que tu me propulses vers les autres. Je m’occupe du reste. » Rosalie hocha la tête. Pourquoi pas après tout ? Rosalie essaya de générer une bulle dans laquelle elle emprisonna sa coéquipière du moment. Cependant, pour contrôler cette bulle, c’était tout sauf facile. Cela demandait énormément d’énergie et de concentration. Bon, la concentration, ça pouvait aller. Par contre elle sentait qu’elle faiblissait au fur et à mesure qu’elle tenait sa bulle. Puisant dans ses ressources, Rosalie parvint finalement à élever sa bulle protectrice, lui donnant un peu de vitesse pour projeter Hippolyte. Rosie ne put tenir bien longtemps et brisa sa bulle après quelques secondes. Ses deux narines commençaient à bien saigner. Mais fort heureusement, Hip savait se débrouiller. Elle venait se lacérer 3 des 4 monstres encore debout. L’effet missile arrivant du côté les avaient fait tomber comme des dominos. Et c’est avec une roulade de judo que la demi-déesse s’était réceptionné. Il en restait plus qu’une encore debout. Mais Hippolyte était trop loin pour l’atteindre. Et malheureusement il n’y avait personne d’autre. Tout ça à cause de Clara ! Si elles ne les avaient pas poussés, jamais tout ceci ne se serait produit. Rassemblant ses dernières ressources, Rosalie créa un nouvel champ de force. Au même moment, la créature regarda à droite, à gauche, voyant ses camarades à terre…puis son regard se reposa sur Rosalie… « grooooHgrooooAgroooDgroooEgroooSgroouu » Rosalie arqua un sourcil tandis que son champ de force attendait patiemment d’être envoyé en avant. Qu’est-ce qu’il venait de dire ? Si c’était un message de paix, tant pis pour lui…Il avait qu’à parler dans leur langue. Rosalie lâcha tout et projeta son champ de force vers le dernier monstre. Cependant, le manque de concentration et le manque d’énergie ne permettait pas à cette attaque d’être suffisante pour faire tomber la créature. Et elle l’avait énervait visiblement. En effet, le monstre grogna puis tapa lourdement son pied sur le sol. C’était tellement violent que le sol venait de trembler, ainsi que les arbres qui se trouvaient autour d’eux. Ok. Pas gentil du tout. Rosalie se recula rapidement…heurtant alors quelque chose qui se trouvait étendu au sol. Miss Indestructible se retourna et fut surprise de voir… « Sebastian ?! » Oui, c’était bien lui. Après une longue minute qui semblait être une éternité, le tremblement se stoppa. Elle regarda autour d’elle. Les monstres commençaient à bouger. Ils n’allaient pas tarder à se remettre sur pied. « Hippolyte ?! » Où était-elle ? Rosalie tourna la tête à droite, à gauche. Et elle aperçut à quelques mètres d’elle, Hippolyte étendue sur le sol, une grosse branche d’arbre à ses côtés. Mince…Mince…Mince. Ils étaient dans la merde. Et clairement, Rosalie n’avait plus la force d’utiliser ses dons. Elle était épuisée, vidée. C’était limite si elle n’allait pas tomber dans les pommes. Mais non. Elle ne devait pas, elle ne pouvait pas. Elle devait rester debout avec Sebastian. « Où sont les autres ? Faut qu’ils arrivent…il faut qu’ils viennent nous aider. A 2 et demi, on y arrivera jamais… » Epuisée, voire même effrayée par la suite potentielle des événements, Rosalie garda son attention sur le dernier monstre, toujours debout. Allait-il les attaquer ? Ou allait-il encore leur parler dans un langage bizarre ?!


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Rosalie : 100% mais complètement vidée de tout énergie
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Elliot Sandman


« A fond les bolides ! »


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________________________________________ Lun 16 Mai 2016 - 14:46


« Life isn't always what you think it'd be
Turn your head for one second and the tables turn
And I know, I know that I did you wrong
But will you trust me when I say that I'll
Make it up to you somehow, somehow... »

Les esprits s'échauffaient. Nous étions tous épuisés et les fantaisies de mon père n'aidaient en rien. Il venait de pousser Alexis à bout et... je n'étais pas fier de l'avoir encouragée à le réduire en cendres, même si ça devait lui avoir fait un bien fou. Il était temps qu'elle prenne conscience de ses capacités. Je ne pouvais pas toujours être à ses côtés pour la protéger. Surtout que... je n'étais pas le mieux placé pour aider les autres. J'étais une bombe à retardement ; mes pouvoirs n'amélioraient pas le monde, bien au contraire. Je comprenais qu'il fallait un peu de temps à ma meilleure amie pour se calmer après l'affrontement. Je détestais qu'elle soit mise à l'épreuve de cette façon, mais avions-nous le choix ? Elle devait apprendre à se défendre.

Judah sauta dans le trou tandis que Louise s'approchait d'Alexis. Cette dernière la repoussa presque pour aller "bouder" plus loin. Je croisai le regard surpris de Louise et lui fis comprendre de nous laisser. Je voyais que ça lui en coûtait, mais je pensais être capable de résoudre ce problème tout seul. Elle passa à son tour le trou et je m'approchai de mon amie qui s'était assise sur une grosse pierre, ses jambes repliées remuant nerveusement, les coudes sur les genoux et la tête dans les mains.

Restant debout devant elle, je lui tendis la main et déclarai :

"Tu ne peux pas rester ici. On doit s'en aller, maintenant."

Je marquai une petite pause, le temps de peser mes paroles et ajoutai d'un air compatissant :

"Il ne changera jamais. Mais on s'en moque, pas vrai ? L'important, c'est que l'on reste ensemble quoi qu'il arrive."

Elle releva enfin la tête, un faible sourire aux lèvres mais des larmes naissantes dans les yeux. Je sentis un courant électrique parcourir mon corps mais je décidai de me calmer. Judah l'avait vraiment blessée, et pas seulement physiquement. C'était vraiment dur de la voir ainsi. Mais je songeai que c'était un mal nécessaire. Il fallait qu'elle s'endurcisse. Je ne pouvais pas la protéger. Je ne pouvais pas être partout à la fois et l'avenir était bien trop sombre pour qu'elle compte trop sur moi.

Je remuai un tout petit peu les doigts de ma main ouverte, comme pour l'inciter à la prendre. Puis, voyant que ça ne l'amadouait toujours pas, je laissai échapper un petit soupir et allai m'asseoir à ses côtés. Aïe, les pierres étaient drôlement dures ! Je tournai la tête et plongeai mon regard dans le sien.

"Le jour où j'ai rencontré mon père, il m'a embrassé sur la bouche. A partir de là, j'ai su qu'il ne serait jamais le modèle de perfection que je m'étais imaginé. En passant le trou, tu n'acceptes pas de rejoindre ses rangs ou-je-ne-sais-quoi. En passant ce trou, tu rentres simplement chez toi. Je ne sais pas pour toi, mais je n'ai pas envie de passer le restant de mes jours ici. Ils n'ont même pas la télé. Comment on fera nos tournois de jeux vidéo ? Et puis je veux voir le prochain Star Wars. Je t'en voudrais beaucoup si on reste ici. Parce que si tu restes, je reste. A mon avis, Lily sera très en colère contre toi."

Je lui décochai un sourire en coin, malicieux à souhait, tandis qu'elle riait un peu à son tour. Puis, elle passa une main sur ses yeux humides et posa sa tête sur mon épaule.

"Parfois je me dis que c'est flippant de voir à quel point tu me connais."
dit-elle d'une voix pensive tout en prenant ma main et serrant mes doigts contre les siens.

Je hochai la tête d'un air fataliste. C'était le prix à payer quand on est ami avec moi. Je l'écoutais ensuite attentivement. J'avais toujours un peu de mal à comprendre les filles et leurs problèmes mais au sujet de Judah, c'était plutôt facile à saisir.

"Ton père est un connard fini... Je veux plus rien avoir à faire avec lui... De toute façon c'est réglé... Il vient de me prouver qu'il m'a prise pour une conne... C'était... C'était pour ça que j'étais avec lui... Je suis allée le voir un jour... j'avais besoin de parler à Sophia, comprendre qui j'étais... ce que j'étais... Elle m'a laissé une lettre comme tu le sais... Je t'ai jamais dit ce qui était écrit mais... ça me fait peur...très peur... Alors j'ai demandé à Judah de m'organiser une entrevue avec elle et il a promit de le faire à condition que je lui obéisse... Et je découvre maintenant qu'il n'a jamais eu l'intention de me donner ce que je voulais... Tu dois me trouver complètement stupide... J'aurais du te parler de tout ça plus tôt... je suis désolée..."

Elle était totalement chavirée, presque honteuse de me révéler tout ceci. Etonné par sa réaction, je lui donnai un petit coup d'épaule afin qu'elle se redresse. Elle renifla et se massa le visage quelques instants avant de se relever brusquement.

"Ouais, tu aurais dû." fis-je d'un ton pincé. "Tu aurais dû venir m'en parler parce que je t'aurais dit que mon père promet des tas de trucs qu'il ne fait jamais. Enfin... de toutes façons, je sais que tu ne m'aurais pas écouté. Quand tu as une idée en tête, tu ne l'as pas ailleurs."

Nouveau petit sourire complice, quoique légèrement las. On se ressemblait tellement tous les deux.

"Tu me feras lire la lettre de Sophia ? Hum... en fait, ce n'est pas une question, c'est une affirmation. Un ordre, même. Je refuse de ne pas savoir ce qui te mine le moral comme ça. En plus, je sais pas si tu ne m'as rien dit pour protéger mes oreilles sensibles, mais franchement, y a plus rien qui pourrait me surprendre. Si tu savais... Enfin, on ne va pas en parler maintenant. On aura tout le temps une fois qu'on sera de retour à la maison."

Oui, le moment était venu que je lui parle de Surt. Bas les masques. J'avais voulu la préserver en ne lui disant rien, mais à quoi bon ? Elle risquait de l'apprendre de la bouche de quelqu'un d'autre, ce qui serait forcément pire. Et puis, vu qu'on était dans un épisode de Confessions Intimes, autant y aller jusqu'au bout. J'attendrai juste qu'elle aille un peu mieux. Je ne pouvais décemment pas lui lâcher cette bombe maintenant.

Elle passa les mains sur son jean d'un air anxieux avant de me tendre la main :

"Allez viens, je pense que même ce lieu ne me cacherait pas de la fureur de Lily si je te ramenais pas à elle... Celle de Robyn non plus d'ailleurs..."

"Tu parles, Robyn serait ravie si je restais bloqué là pour toujours !"
maugréai-je. "Ca lui ferait bien trop plaisir..."

Je sautai sur mes pieds et marchai à sa suite jusqu'au trou. Vu de près, ça avait l'air encore plus flippant mais nous n'avions pas d'autre choix que de sauter. Je lui pris la main et demandai sur un ton de défi :

"Ensemble ?"

Sans attendre véritablement de réponse -car je savais qu'elle était d'accord- je l'entraînai dans le terrier du lapin blanc. J'espérais juste qu'il n'y aurait pas de chenille sous ectasy ou de chapelier fou à l'arrivée. Ce n'était vraiment pas ma tasse de thé.



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to make you feel my love ❞

I could make you happy, make your dreams come true
There's nothing that I wouldn't do. Go to the ends of this Earth for you
To make you feel my love, oh yes. To make you feel my love.
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Louise Hollen


« Faisons comme si j'étais Merida.
Parlez-moi, je suis tout ouïe »


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________________________________________ Lun 16 Mai 2016 - 23:39


Le berceau de la Vie

On a perdu un chateau ?


elle avait levé les mains devant elle comme pour se protéger de la fureur d'Alexis. En soit … elle n'avait rien fait, rien de rien si ce n'était … Mourir. Bon, ok ce n'était peur être pas la meilleur idée qu'elle ait eut mais elle n'avait pas fait exprès ! En toute honnêteté, elle avait eut envie de rire. C'était nerveux ce n'était pas sa faute ! Elle avait eut l'air tellement … en colère sur le coup, et puis la voir s'agiter comme ca devant elle, surtout après toute la pression qu'ils avaient eut … Elle n'avait pas pu s’empêcher d'échangé un coup d'oeil amusé avec Sebastian.


Mais tout s’enchaîna en suite. Judah qui poussa le gardien, donnant a Louise de sacré pulsions meurtrières. Puis il y avait eut les cris et le feu et sur ce coup elle avait réellement eut peur. Pour Alexis, pour Judah, pour tout le monde. Peur que la brune n'ai dépassée une limite invisible, que comme un élastique trop tendue, elle ait claqué. Qu'elle ne devienne subitement différente. Elle c'était approché pour la soigner, bien sure, mais la déesse magique c'était éloignée, avait refusé son aide. La colère, la peine, tout se mélangeait en elle l’empêchant de réfléchir correctement. Louise le savait, et pourtant, ca faisait mal. Ramenant ses bras contre elle, elle adressa un regard a Elliot et hocha silencieusement la tête pour les laisser seuls. Le jeune homme était cent fois, mile fois plus capable de gérer la situation qu'elle même. Difficile a accepter et pourtant.


Elle s'approcha au bord du trou, observant les ténèbres avec une certaine angoisse avant de sauter. Ramenant ses bras contre elle, elle ferma les yeux de toutes ses forces en sentant le vent dans ses cheveux et la chute vertigineuse qu'elle faisait, avec l’impression que ca n'allait jamais finir. Curieuse, elle finit pas ouvrir un œil, puis l'autre … avant de voir le sol se rapprocher a toute vitesse. Sans hésiter, elle referma les yeux et se crispa entièrement, prête a subir le choc quand … quelque chose de doux et chaud ralentit sa chute, la récupérant en ralentissant doucement son corps avant de l'immobiliser. La princesse attendit quelques secondes avant d’ouvrir les yeux pour voir des centaines de grains de sable autour d'elle qui la portaient doucement avant de la déposer délicatement sur le sol.


Louise se remit sur ses jambes et jeta un regard vers Sebastian avant de lui faire un sourire affectueux pour le remercier. Son cœur tambourinait encore dans sa poitrine, si fort qu'elle avait l'impression qu'il lui faisait mal. Mais au moins, il battait. Elle déploya sa main et la mit devant son menton, doigts serrés les uns contre les autres a l'exception du pouce, avant de la baisser vers l'avant un peu sur la droite. Un « merci » silencieux qu'il était seul a comprendre.


"Pourquoi vous touchez à mes bébés ?"


Enfin elle se permit d'observer autour d'elle. Des monstre - bon sang il y en avait beaucoup - et une foret luxuriante. Immédiatement, elle pensa a Dunbroch, tel qu'il aurait du être, tel qu'elle se l'imaginait. Les créatures autour d'eux se relevaient doucement, en grognant douloureusement sans pour autant se permettre de les attaquer, alors que Judah qui secouait la tête en soupirant.


« Tu peux nous renvoyer chez nous s'il te plais ? »


"Madame est tellement pressée de rentrer ? C'est pour aller faire son petit rapport à tata Artémis et tonton Apollon ?"



Il se détourna et s'éloigna lentement alors que la princesse restait interdite quelques instants. C'était compliqué de comprendre qu'elle était fatiguée ? Voulait se reposer ? Elle était morte et ne pouvait pas dire que le sommeil éternel soit très réparateur, même si elle savait qu'au fond, c'était plu au niveau émotionnel qu'elle avait besoin de repos.


"T’étais vraiment beaucoup plus minion en miniature "
Lacha elle en soupirant avant de s'approcher de lui pour s'éloigner un peu des autres.


Elle ne voulait pas faire de scandale mais en même temps … sa main la démangeait a vai dire, et l'envie de le frapper était presque irrépressible. Elle avait du mal a croire que l'homme qu'elle avait devant elle soit le même petit garçon que celui avec lequel elle avait passé du temps. Et pourtant.


"Tu n'aurai pas du parler comme ca a Alexis. C'était mal."
fit elle simplement d'une voix plus tot calme.


Elle avait l'impression qu'il fallait le lui dire. Que ce soit pour lui ou pour elle.

"Je lui parle comme je veux.
" répliqua il en la fusillant du regard avant de repartir pour rapidement être rattrapé par la princesse. Deux secondes après il s’arrêta pour se retourner. "C'est quoi ton problème ? Tu me mates les fesses ou tu me suis pour une autre raison ?"


Louise le fixa une seconde alors que les bruits d’atterrissage d'Alexis et Elliot se faisaient entendre. Après tout elle n'était pas sa mère, elle n'avait aucunes remarques a faire sur son attitude non ? Non. Elle ne pouvait tout simplement pas le laisser partir comme ca. C'était trop énervant. Trop injuste. Elle aurait aimer l'aider mais une partie d'elle se disait qu'elle ne pouvait rien faire.


"Tu devrai t'excuser. "


Peut être que c'était pour bien faire, pour lui permettre d'évoluer et tout. Elle savait que lui aussi avait morflé parce que se faire tuer ne devait pas être une partie de plaisir. Et pourtant, il n'aurait pas du, ou plus tot ne devait pas laisser les choses dans cet état. Elle aurait aimé lui dire que si il ne faisait pas un effort il allait se retrouver seul mais … C'était impossible. De base, elle sentait que ca n'arrangerai pas les choses au contraire, et de deux … la promesse qu'elle avait faite a Hadès était toujours valable pour elle. Louise finit par hausser les épaules, l'air de dire ''fais comme tu veux'' et fit demis tour en retournant auprès des autres. Le long de sa jambe, sa main droite se serra et se desserra difficilement, comme si elle était en proie a une lutte intérieur alors que son visage affichait un magnifique sourire.


« Ca va, vous n'avez rien ? »
demanda elle finalement a Rosalie et Hippolyte en arrivant près d'elles. Mais les deux jeunes femmes semblaient être en assez bonne forme. En avisant l'état de sa veste, Louise se permit quand même un petit rire et, passant a coté de Rosalie, lui mit la main sur l'épaule en souriant.


« Tu peux garder ma veste ne t'en fais pas pour ca. De toute façon, elle t'allais mieux qu'a moi. »



Elle reprit sa route et se posta a coté de Sebastian avant que tout le monde ne se mette a suivre Judah qui avançait en tête du groupe. Elle aurait pu parler mais se contenta de rester silencieuse, juste a marcher avec son ami. Profiter de ce moment de calme, comme si ils n'avaient pas besoin de parler, comme si être là leur suffisait.Une marche tranquille, sentir le soleil sur sa peau. Jouer avec une fleur cueillis sur le chemin, avancer en sentant l'herbe grasse sous ses pieds. Pauvres bottes, elle ne se souvenait même plus de l'endroit ou elle les avait laissées. Tant pis, elle aimait marcher pieds nus de toute façon même si pour le coup, elle se sentait toute petite a coté du gardien.





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Sebastian Dust


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________________________________________ Mer 18 Mai 2016 - 10:57







Le berceau de la vie


« L’âme humaine puise sa substance dans des expériences inédites. »

Le soleil était une notion assez relative alors qu’autour d’eux, la brume commençait à se faire de plus en plus présente. Plus ils avançaient en suivant Judah, plus une ambiance grisonnante prenait le pas sur tout le reste alors même qu’ils semblaient approcher du château de Dun Broch. Si cet épais brouillard était là à leur arrivée, Sebastian n’en gardait aucun souvenir. Il se tapota d’ailleurs le menton, intrigué, alors que le petit groupe finissait par s’arrêter en face d’une nappe grise absolument opaque. On pouvait deviner quelques formes, les remparts et contours du château, mais rien au-delà ni à travers ; c’était comme si la brume se faisait plus importante à cet endroit précis. Il poussa un léger soupire, fronçant les sourcils en observant le paysage grisâtre qui s’étendait à peine jusqu’à une d’une dizaine de mètres. Au-delà, c’était l’inconnu. Qu’est-ce qu’il s’était passé ici ?

Echangeant un regard avec Louise, Sab pencha la tête sur le côté quand elle lui désigna quelque chose sur leur gauche : l’eau. La mer venait border le château un peu plus en hauteur, offrant d’ordinaire une vue imprenable sur l’horizon. Seulement cette fois, ils pouvaient à peine distinguer la forme d’un NAVIRE amarré à distance de leur emplacement, lequel émettait un grincement à chaque mouvement de vagues ; les grandes voiles blanches étaient descendues jusqu’à la coque bicolore du Jolly Rogers, trahissant un voyage sans doute récent… Le nom disait vaguement quelque chose au gardien mais il semblait faire résonnance auprès de sa camarade qui lui adressa un coup d’œil appuyé.

Un bruit de course résonna à proximité et il tourna son attention vers la silhouette du château. « Maître Hadès !! Maître Hadèèèèès ! » Juste à côté d’eux débarquèrent soudain plusieurs créatures aux formes aussi diverses que variées, agitant autant de bras et de jambes qu’ils en possédaient pour essayer d’attirer l’attention du concerné. Vu le tintamarre qu’ils étaient en train de faire, ce n’était pas chose si difficile… Même Sebastian en sourit, reconnaissant la bestiole avec sa jambe dans la main qui essayait d’ailleurs de se mettre elle-même un coup de pied. La sorte de petite chauve-souris bedonnante tenait toujours sa fourchette et son couteau et elle ne manqua pas de les regarder chacun leur tour en émettant un gargouillis affamé.

« Maître Hadès, le château est tombé ! » Ca, c’était encore moins rassurant que l’idée de se faire manger par des créatures infernales... Pourtant il semblait bel et bien debout, ce palais. Judah les fixa avec attention avant de reporter son attention sur l’emplacement où devait se trouver le château. Il avait l’air beaucoup moins jovial, plutôt ronchon même, voir concentré. Visiblement, il n’en menait pas plus large que les autres… Malgré la ribambelle de suivants littéralement pendus à ses lèvres dans l’attente de sa décision.

« Ne me dites pas que vous êtes incapables de vous rendre à l’intérieur, de faire apparaître un ventilateur géant et de balayer tout cette fumée ! »

Il y eut un silence hébété, ce qui provoqua un large sourire chez le dieu des enfers avant qu’il ne secoue la tête. Visiblement, même ses propres créations ne comprenaient pas toujours son humour… L’une d’elle s’avança, une sorte de triangle à oreille de chats droit sur ses trois pattes. « Oh, y’a envoyé plusieurs des nôtres ! Mais aucun n’est revenu. Ni elle. » Judah ne sembla pas tilter, ses yeux sombres glissants à la surface de l’eau jusqu’à croiser l’ombre du Jolly Rogers. Un instant plus tard, il reportait toute son attention sur celle à sa proximité.

- « Qui ça « elle » ? »
- « La princesse Merida»

Le dieu resta quelques secondes sans rien dire, avant d’étirer un nouveau sourire sur son visage.

- « Merida est à Dun Broch ? »
- « Oui, maître. »
- « Merida est dans le château ? » Insista-t-il, toujours en souriant.
- « Oui, maître. »

Sebastian sursauta en entendant le POF ! que fit la créature en… tombant littéralement en cendres devant eux ! Ouvrant de grands yeux surpris, lui et les autres virent Judah se tourner vers une autre de ces bestioles.

« Dans ce château qu’on ne voit plus ? »

Elles se regardèrent entre elle sans trop savoir laquelle devait répondre… Soudain, le gardien sentit un tremblement provenir de la terre, comme si quelque chose essayait d’en sortir : des flammes. Un feu qui naissait à même le sol et s’attaquait visiblement à la brume pour la brûler et ainsi la dissiper ! C’était sans doute l’intention première du dieu des Enfers, mais aucune flamme ne parvint à monter au-delà de quelques centimètres. Celles-ci s’arrêtaient face au nuage opaque, étrangement plus faibles ou rencontrant une résistance inattendue. Qu’est-ce qui pouvait bien résister à du feu divin ?

Judah devait se poser la même question car il se tourna vers le reste du groupe. Son expression était très sérieuse, trop sans doute, et même Sab put y percevoir une parcelle de fureur refoulée derrière une attitude froide et droite. Observant à tour de rôle Rosalie, Hippolyte, Louise puis le Marchand de Sable comme si la solution miracle était inscrite sur leurs fronts, il fini par pointer du doigt ce dernier. Il sentit immédiatement quelque chose de très chaud appuyer dans son dos pour l’obliger à avancer, mais quand il tourna la tête il ne distingua absolument rien. Faisant quelques pas en avant pour se retrouver planté face au dieu, il déglutit.

« Trouve une solution. » Ordonna Judah d’un ton sans appel, sans doute prêt à lui faire subir le même sort que la créature.

Une solution ? Il voulait que lui trouve quoi faire ? Penchant la tête sur le côté, interdit, Sebastian secoua la tête pour signifier qu’il n’avait strictement aucune idée de ce qu’il se passait. La brume, le brouillard, c’était plus du domaine de Jack qui régnait en maître de l’hiver…

« Elle va peut-être bien, à l’intérieur. »

Il ne savait pas qui était la princesse Merida mais, visiblement, lui le savait et ça ne le laissait pas du tout indifférent. Des arabesques de sable apparurent autour d’eux, tentant de franchir le nuage sans que cela n’y change quoi que ce soit… Judah le fixa avant de se reculer et de faire les cent pas, semblant perdre patience. Tout ceci n’avait pas l’air de lui plaire et un dieu en colère, encore plus un dieu des enfers, avait la particularité d’être particulièrement imprévisible. Déjà que ce dernier n’était pas un modèle de bon comportement, cela devenait de plus en plus compliqué de ne pas avoir envie de s’éloigner rapidement de lui. Pourtant Sab resta planté là, à l’observer, à attendre qu’il réfléchisse sans trop savoir ce qu’il attendait exactement de lui. Le langage des adultes était décidément un grand mystère pour lui.

Judah s’immobilisa, les yeux dans le vague alors qu’un souvenir semblait se dérouler derrière ses prunelles. Quelques infimes secondes puis un murmure qui s’échappa de ses lèvres, à peine audible :

« Je l’ai vue... »

Il avait vu la princesse Merida ? Où et… Mais le gardien n’eut pas vraiment besoin de poser la question, il avait compris. Il avait très bien compris ce qu’il venait de dire et ce que cela signifiait : Judah avait rencontré Merida dans le monde d’où ils venaient. Le monde des morts. Peut-être s’y trouvait-elle sous forme d’âme ? Mais dans ce cas, en tant que dieu des enfers, pourquoi ne l’avait-il pas senti ni ramenée avec lui ? Il était le mieux placé pour cela, non ? Sab se mordit la lèvre. La rencontre avec Archéron était encore très fraîchement gravée dans son esprit, lui rappelant qu’une fois passé les portes du palais du sommeil, une âme ne pouvait jamais revenir en arrière. Pas dans cet univers. Pas dans cette dimension. Pas dans leur réalité. Elle rejoignait un endroit pour son repos éternel, protégée de l’extérieur sans possibilité de retour en arrière. C’était le cycle de la vie puis de la mort. Un dernier voyage dans l’au-delà. Une fin à toute chose, même si lui-même avait voulu inverser la machinerie pour faire revenir Louise parmi les vivants… Ainsi que cette étrange âme.

Il déglutit. La dernière fois, c’était le Dragon qui l’avait envoyé à l’entrée même du Palais des Songes. Elijah, qui se trouvait toujours là-bas en compagnie des deux enfants dieux, puisqu’il ne les avait pas suivis. Désignant derrière eux comme pour demander confirmation à Judah, son regard parla pour lui : affirmatif. Il avait vu Merida de l’autre côté. Et maintenant qu’ils avaient franchis la ligne, il n’y avait que peu de chance pour parvenir à sauter dans l’autre sens. Prenant un air désolé sur le visage, Sebastian leva les paumes devant lui. Il n’avait aucun moyen d’aller là-bas. Il ne savait même pas si c’était possible sans l’aide du Dragon… Le dieu des enfers baissa alors la tête, faisant un petit hochement comme pour lui signifier qu’il comprenait, puis il détourna son attention sur le côté.

C’est à ce moment qu’une vague brûlante, mais invisible, projeta littéralement le marchand de sable en direction de la brume !

« Je lui laisse 5 minutes, après un autre y va. »

Sab eut à peine le temps de se rattraper, happé dans le nuage et perdant de vue les autres. Le sable doré se mit immédiatement en action pour essayer de l’arrêter mais le coup avait été trop violent : il bascula sur le côté, remontant ses bras devant lui pour se protéger alors même qu’un rempart de sable se formait autour de son corps. Un vent violent sembla agiter le moindre grain brillant, créant une bourrasque tout autour de lui pour empêcher le brouillard de l’approcher. Il ferma les yeux en attendant l’impact contre le sol… Qui ne vint jamais.

A la place, lorsque le sable se dissipa enfin, il cligna plusieurs fois des yeux pour essayer de s’habituer au soleil ambiant. Portant ses doigts en visière, haletant, il reconnu sans mal la vallée d’où ils venaient avec le château au loin et la forêt sur la gauche ; le ciel était rouge cramoisi, comme brûlant d’un feu infernal qui émanait du volcan, se couvrant peu à peu d’un épais nuage de cendres noires. Etait-il revenu dans le monde des morts ?

« Eh ben, les anges ont une sale tête. » Railla une voix.

Abandonnant la vision du ciel, les yeux de Sebastian découvrirent une jeune femme assise en tailleur dans l’herbe : elle portait une robe médiévale couleur émeraude tranchant avec son impressionnante chevelure rousse, et elle fumait quelque chose à la forte odeur. Celle-ci, visiblement surprise, était en train de le reluquer de haut en bas sans aucune gêne. Qui était cette personne ? Etait-ce la princesse Merida dont parlait Judah ? Quelque chose lui souffla que c’était sans doute le cas. Mieux, que c’était une évidence. Il ne savait pas exactement d’où cela provenait, mais il avait l’intime conviction que c’était la bonne pincesse… Celle-ci aspira une bouffée du joint qu’elle tenait entre ses doigts fins et baissa les yeux dans un soupir.

« C’est triste. Je ressens même plus les effets de la marijuana. Pourtant, c’est un super crû. T’en veux un peu ? Ça te rendra peut-être plus bavard. »

Il ne put s’empêcher de sourire doucement à la proposition, même s’il agita la main pour refuser. D’après ce que lui avait dit Jack, les gardiens n’étaient pas sensibles à ce genre de psychotropes ; il n’y avait qu’à voir avec l’alcool, cela ne leur faisait aucun effet. Pointant le ciel au-dessus d’eux, Sab pencha la tête sur le côté en continuant de regarder Merida.

« Il sera toujours possible d’en reprendre… Là-haut. »

Elle haussa un sourcil.

« Ah... donc c'est toi qui vas me conduire au ciel ? Enfin au paradis ou un truc du genre ? Je pensais pas que j'aurais le droit d'aller là-bas... Si ma mère me voyait, elle serait contente. Ou pas. Vu que je suis morte. »

Si c’était de l’humour, il était très étrange. Au loin, le volcan grondait de plus en plus, signifiant sans doute une explosion imminente. Les éruptions n’avaient absolument rien de drôle, aussi bien à vivre qu’à imaginer. Bien souvent, la lave se transformait en rivière et les cendres en pluie d’étoiles dans les rêves des enfants ; un moyen de désacraliser un de ces cauchemars les plus récurrents pour le faire voir sous un bien meilleur aspect. En cet instant, Sab aurait beaucoup donné pour pouvoir modifier la vision du volcan en quelque chose de bien plus agréable.

« Judah m’a demandé de venir vous chercher... »

Ce n’était pas exactement ça, mais c’était l’intention qu’il avait perçue en tout cas. S’il ne se trompait pas. La jeune femme rousse lui décocha un regard perçant et envoya valser son joint d’une pichenette, sans le lâcher des yeux.

« Tu diras à Judah qu'il n'a qu'à venir lui-même ! D'où qu'il croit que je vais me laisser guider par son larbin ? Sans vouloir t'offenser... Il te fait faire son boulot. C'est lui qui doit s'occuper des morts. Déjà qu'il n'écoute même pas quand on lui parle... Il a disparu alors que je n'avais pas fini ma phrase. L'espèce de boulet trop chevelu... Donc non, je vais rester ici. Je suis très bien dans l'herbe. »

Et sur ses mots, elle allongea ses longues jambes pour s’asseoir un peu plus confortablement et croisa les bras d’un air décidé. Bon, ça n’allait peut-être pas être une partie de plaisir… Et puis elle était en train de salir sa jolie robe, c’était dommage. Il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre.

Bizarrement, Sebastian ne se défit pas de son sourire calme face à un tel comportement. L’orgueil et la fierté faisaient partie prenante des gens, une sorte de compétitivité primaire inscrite jusqu’au plus profond de l’être et contre laquelle il était extrêmement difficile de lutter. L’esprit de contradiction était le propre de certains enfants en train de grandir, un aspect qui pouvait se révéler dérangeant mais qui n’était pas beaucoup plus offensif qu’un autre. Au contraire, c’était un moyen de défense. Une façon de se protéger du reste et de garder la maîtrise sur ce qui nous entourait. Une manière de se reconstruire des bases solides malgré la maladresse de celles sur lesquelles nous nous trouvions. Merida et Judah semblaient être en conflit, mais ce conflit ne devait pas être uniquement dû au fait qu’il lui ait coupé la parole ; ce n’était qu’une énième goutte d’eau au bord d’un vase.

Il s’accroupi en face d’elle, posant ses coudes sur ses genoux pour se mettre à sa hauteur. Parfois les gens pouvaient se révéler de grands enfants, peut-être même encore plus têtus qu’eux, mais ils restaient tout de même des personnes qu’on pouvait écouter et pourquoi pas orienter. Prenant le temps de quelques secondes de silence pour réfléchir, les lettres reprirent forme entre eux :

« Il est un peu malpoli... Mais s’il avait pu venir vous chercher lui-même, nul doute qu’il l’aurait fait. »

Même si elle faisait mine de ne pas l’écouter et de l’ignorer, Sab savait qu’elle ne manquait pas un seul mot.

« Je ne sais pas qui vous êtes pour lui, mais il a su se montrer « convainquant » à sa manière. »

Clairement, le pousser dans la brume sans savoir ce que cela allait provoquer, extrêmement convainquant. D’ailleurs en y repensant, le gardien n’avait aucune idée de s’il pourrait, ou non, repartir de cet endroit. Mais il l’avait déjà fait une fois grâce à la grotte près du volcan, il n’y avait pas de raison de ne pas y parvenir encore ? Quelqu’un d’autre aurait filé vers la sortie, sans doute laissé derrière lui la rouquine face à son opposition, et serait rentré chez lui. Mais il n’était pas de ce genre là. Sûrement pas.

Tant pis s’ils mourraient à cause du volcan. De toute manière, elle, elle l’était déjà. Et lui ne savait pas du tout ce qu’il était au juste.

« Ce serait dommage de le laisser en liberté là-haut alors que vous êtes coincée ici, non ? » Il marqua une pause en croisant son regard. « Toute âme mérite d’être sauvée, la vôtre aussi. Et je pense que Judah a cruellement besoin de vous même s’il ne l’avouera pas. Il faut bien quelqu’un pour le remettre à sa place. »

Il pouvait deviner ses yeux méfiants derrière une mèche rebelle, sans doute un peu sceptique aussi. Restant silencieuse quelque secondes après la fin des paroles muettes, Merida fini par relever fièrement la tête.

« Evidemment que mon âme mérite d'être sauvée. Je suis une princesse ! Et j'ai beaucoup plus la classe que toutes les nanas comme Raiponce ou Belle. »

La jeune femme se releva alors, imitée par le marchand de sable, et épousseta sommairement sa robe couverte de brins d’herbe.

« Alors, comment ça se passe ? On va s'envoler ? En plus de cracher du sable, tu as des plumes quelque part ? »

Il les retourna pour essayer de regarder de quoi elle parlait… Mais non, il n’avait pas de plumes. Cela le fit légèrement rire, faisant fit du regard plein de curiosité qu’elle lui lançait désormais. La jeune femme s’approcha d’ailleurs de lui, un petit air mutin sur le visage, et il désigna d’un geste de la tête le volcan. Cela semblait être la sortie la plus indiquée, même s’il ne savait pas vraiment si une âme comme la sienne pourrait franchir le trou sans fond…

Tout à sa réflexion, il sursauta quand il sentit les bras de Merida passer autour du sien avec un petit sourire et se crispa. Pourquoi certaines personnes avaient-elles autant besoin de contact ? Toute proche de lui, la princesse lui emboîta le pas sans se défaire de son étreinte.

Finalement, ça allait peut-être être plus compliqué que ça en avait l’air…

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BUT IT CAN NEVER DESTROY YOU
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________________________________________ Mer 18 Mai 2016 - 16:30





Le Berceau de la Vie

Mission
"
J’avais poussé les deux filles et alors ? Enfin rectification, j’en avais poussé qu’une seule. L’autre était arrivée sur moi à toute vitesse et j’avais fait qu’éviter son coup. Pas de ma faute si elle n’avait pas d’équilibre aussi. Et puis regarder maintenant, je ne leur avait fait que donner de l’avance. Comme maintenant il avait fallu sauter dans le trou quand même pour pouvoir sortir de là. Alors maintenant, elle devrait plutôt me remercier de les avoir conduit jusqu’à la sortie. Je m’étais mise un peu de côté, appuyer contre les parois de pierres de la grotte. Je regardais avec émerveillement la dispute qui se déroulait juste devant mes yeux. C’était magnifique entre les flammes et les éclaires qui s’échappaient un peu de partout. Très jolie, les deux combinés ainsi. Je m’amusais de voir la déesse magique aussi énervée après le dieu des enfers. C’était assez drôle quand tu penses qu’au final, elle n’a aucune chanson contre lui. Qu’elle aurait beau faire tout ce qu’elle voulait, elle restait une simple mortelle avec des pouvoirs magiques. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire contre le dieu franchement ? Si elle voulait le tuer autant le demander directement à Elliot. Lui pouvait encore tuer son père. Tien, c’était une idée plutôt intéressante. Une violente dispute entre le père et le fils qui m’était fin au jour de l’un ou de l’autre. Ce serait drôle à voir. Vraiment drôle.

En tout cas la bataille pris fin bien trop tôt à mon gout. Ce n’était pas assez drôle. Très dommage. Les bras croiser toujours contre les parois, je regardais les autres sauter devant moi petit à petit. Ah et oui d’ailleurs ! Qu’on ne me reproche pas non plus d’avoir poussé les deux filles sans leur consentement. Parce que Judah avait eu la même idée que moi avec Sébastien. Il l’avait poussé dans le trou sans lui demander son avis. Alors personne n’avait intérêt à venir se plaindre au près de moi d’accord ? Surtout pas les deux filles qui étaient sans doute déjà arrivée à la sortie elle ! En tout cas, je fini pas sauter juste après Alexis et Elliot dans le trou. La descente me fut interminable. J’étais comme assisse pendant toute la chute. Les jambes en tailleur, je ne disais pas un mot, mon visage était complètement pacifique. Je n’étais pas entrain de crier comme la plus part des autres personnes. C’était que des trouillards de toute manière. Il n’y avait pas de quoi franchement. Je ne voyais pas. On allait juste sortir, ce n’était pas la mort non ? Oh oui c’est vrai, parfois j’oubliais que ce n’était que simple mortelle et qu’il pouvait simplement mourir en trébuchant sur une dalle male placer et tomber la tête la première sur le sol. J’avais oublié que pour la plus par, le danger était partout où ils pouvaient aller. Les pauvres, je les plaignais réellement. Cela ne devait pas être facile tous les jours.

Je finissais par baisser la tête avant de voir la lumière s’approcher de plus en plus. La fin de ce puits allait bientôt se terminer. Je m redressais comme je le pouvais avant de voir qu’il y avait encore Elliot en dessous qui était entrain de se relever.

3 … 2 … 1 …

Je venais de tomber sur lui le refusant chuter une nouvelle fois au sol avec la vitesse que j’avais pris. Au moins c’était un gentil garçon. Il m’avait amortie ma chute. Ce qui n’allait pas me faire perdre plus de temps, le temps de me régénérer si je me cassais quelque chose ou si même j’étais morte. La, rien de casser. Après je n’étais pas sûre pour lui. J’avais du triplé mon poids avec la vitesse à laquelle j’allais. J’étais atterrit sur lui tel un boulet de canon.

Je fini par me relever comme si rien ne s’était passé. Époussetant mes vêtements, je jetais un regard à ce qui était entrain de nous entourer. Des monstres qui étaient entrain de se relever, des arbres qui nous entouraient. Un paysage qui m’était assez connu. Dun Broch. Bon très bien on était rentée, c’était déjà un bon point. Il fallait juste qu’on retrouve la route tranquillement et ça n’allait pas être très difficile. Il fallait juste suivre une nouvelle fois Judah qui était entrain de partir. Je commençais alors à le suivre avec mon sac sur le dos alors que je laissais Elliot se relever tous seule. Bien sur que non je n’allais pas l’aider. Je ne lui ai pas demandé d’amortir ma chute. C’est lui qui n’avait pas bougé à temps. Il est vrai que je n’avais pas eu l’idée de crier pour qu’il se pousse … Mais ce n’était quand même pas ma faute.

En tout cas, cela faisait maintenant plusieurs minutes que nous étions entrain de marcher. La vu se faisait de plus en plus difficile. On pouvait légèrement distinguer un château au loin. Mais la brume se faisait de plus en plus présente, de plus en plus épaisse. C’était assez flippant quand tu penses que tous les geysers se sont mis en route de cette manière. Plusieurs créatures de Judah virent à nous nous annonçant qu’elle était dedans. Qui elle ? La … La princesse Merida. Et bien ça allez être amusant, je savais pertinemment que la princesse lui manquait. Il l’aimait bien plus qu’il ne voulait le dire. J’en étais persuadée, il tenait plus à elle que ce qu’il voulait montrer. La preuve, on pouvait voir qu’il allait tout faire pour aller la récupérer. Il essaya de brûler la brume, de la faire chauffer pour l’évaporer complètement dans les airs. Mais ces flammes n’étaient pas aussi puissantes que d’habitude.

Il fini d’ailleurs par y jetée le marchand de sable dans la brume tellement il n’avait pas d’autre solution. Je regardais le dieu de marbre, même plutôt avec un petit sourire au coin de la bouche. Cinq minutes il avait dit ? S’il survivait… Même si j’avais la forte conviction que ça allait être le cas. Après tout le gardian avait toujours ses grains de sables à côté de lui pour le protégé de tout et n’importe. Des grains de sables bien plus importants que ce qu’on pourrait l’imaginer en les voyants simplement. Au bout de quelques minutes je fini par relever ma tête vers le groupe et surtout vers Judah pour lui demander.

« Alors ? Ca fait déjà cinq minutes tu sais. A qui le tour ? »






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Hope Bowman


« Non mais alo quoi! T Rousse et tu connais pas Hadès ?! »


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________________________________________ Ven 20 Mai 2016 - 14:34


« Je me ferais bien un sablé... »

Je le savais.

Je le savais que je n'aurais pas dû suivre les Feux Follets. A chaque fois, ils me menaient en bateau. Et pour dire, cette fois-ci, ils m'avaient bel et bien conduite jusqu'au Jolly Rogers.

Le matin même, j'étais tranquillement en train de placarder des affiches de mon nouveau boulot à l'intérieur du Rabbit Hole, sous l'oeil irrité de quelques minotaures. Ils ne m'avaient pas encore virée, ce qui était un exploit. J'avais même appris que Judah était parti à Dunbroch. Sans m'inviter, bien sûr. De toutes façons, nous n'étions plus ensemble, je lui avais rendu sa bague qu'il avait dû offrir à une de ses pouffes. Je m'en moquais. J'étais en pleine refonte de ma vie. J'avais donné ma démission à Pascal parce qu'être flic ça m'ennuyait profond. Faire respecter la justice, ce n'était pas dans mes cordes. Trop de paperasses à remplir, surtout que ça se compliquait quand il était question de trahir ses potes de beuh. Je ne pouvais pas leur faire ça. Du coup, j'avais dit ciao aux poulets pour m'orienter dans une carrière d'organisatrice de mariages. Je la sentais bien, cette affaire. Voir des nanas super stressées venir me voir pour gérer "le plus beau jour de leur vie", ça me fait franchement marrer. J'avais déjà organisé deux mariages et bizarrement, je me débrouillais bien. A croire qu'on a tous des qualités insoupçonnées.

Bref, je placardais mes affiches sur lesquelles il était noté :

Ne payez plus votre strip-teaseuse : épousez-la !
Investissez pour l'avenir. Pour plus amples conseils, contactez Hope Bowman au 06.69.69.69.69


J'étais fière de mon slogan. Ca en jetait. Et si en bonus je vidais le Rabbit Hole de ses employées, ça me faisait encore plus plaisir.

Bref, j'en étais là de mes occupations lorsque j'avais entendu un murmure significatif des Feux Follets. Ils m'étaient apparus en file indienne et poussée par la curiosité, je les avais suivis. Jusqu'au bateau de Killian Jones. Désert à cette heure. Le pirate cuvait sans doute son rhum ailleurs. Ma destinée me donnait rendez-vous dans un navire de pirate capable de traverser les mondes ?

Sans réfléchir plus loin, j'étais montée à bord. Killian ne m'en voudrait pas de le lui emprunter juste quelques heures. Il me devait tant, après tout ! Conduire un bateau est plus difficile qu'il n'y paraît, n'empêche. Surtout sans équipage. J'ai quand même réussi à me rendre jusqu'à Dunbroch grâce au GPS de bord. Ne me demandez pas comment, aucune idée. Bon, j'ai peut-être un peu esquinté la coque à un moment donné, mais le capitaine n'y verra que du feu.

Une fois dans mon château, j'avais appris que mon père s'était absenté pour aller chercher les triplés dans le royaume voisin, car une tempête ou un truc du genre approchait. Effectivement, un grand brouillard opaque était arrivé.

Et bim ! J'étais arrivée dans une plaine, j'avais vu Judah, je m'étais mise à parler comme dans un épisode de Dynastie et il avait disparu, me laissant seule. J'avais compris que j'étais peut-être morte ou un truc du genre. Le brouillard chelou m'avait tuée ? C'était possible ça ?

Ensuite, le type avec son sable était arrivé. Au premier abord, je ne l'avais pas trouvé particulièrement sexy. Déjà, il ne parlait pas et en plus il était salissant avec ce qu'il écrivait dans l'air. J'avais du mal à imaginer ce qu'il donnerait au lit. Le sable, ça gratte, c'est pas agréable. Puis, les minutes passant, je m'étais dit qu'il pourrait faire l'affaire. Après tout, nous étions seuls au milieu d'une prairie. Il fallait se contenter de ce qu'on avait.

Comme il était venu me sauver, je le pris par le bras et me pressait contre lui. Il avait sursauté. Wouaho... il était tellement tendu face à une fille ?

"Relax..." articulai-je avec un sourire suave. "Je ne vais pas te manger."

Un grognement profond s'échappa du volcan tandis que de gros nuages noirs s'amoncelaient toujours dans le ciel. Une ombre menaçante descendit le long du volcan et avança vers la plaine assez vite. Une ombre très vaste. Pourtant, elle n'appartenait à rien. Tandis qu'elle approchait, la nature se désolait sur son passage. L'herbe devenait poussière.

Je trouvais le temps un peu long et tournant la tête vers Monsieur Sable, je me rendis compte qu'il avait l'air perturbé. Et qu'il ne savait pas comment repartir. Ca se lit dans les yeux, ce genre de détail.

"Ca serait le moment de ce se casser là, non ?"
insistai-je, tendue.

Il avait l'air d'essayer vaguement, très vaguement. Okay... Judah avait envoyé un incapable me secourir. Je le tapai brusquement sur l'épaule comme on le ferait sur un grille-pain défectueux.

"Tu vas marcher, oui ? T'es venu me sauver alors sauve-moi !"

La panique commençait à me gagner. Le temps tournait à l'orage et l'ombre qui s'étendait ne me plaisait pas des masses. Je le frappai de nouveau au bras et le repoussai. Je vis alors quelque chose derrière lui : trois hommes. Le premier ressemblait à Monsieur Sable en beaucoup plus vieux. A côté de lui, je reconnus le moine qui nous avait menés la vie dure dans le sud, quelques mois plus tôt. Quant au troisième, il était encapuchonné.

"Monsieur Crunch ? Qu'est-ce qu'il fait là ?" m'étonnai-je en parlant du moine.

Monsieur Sable répondit en lettres dorées dans l'air :

Il s'agit des gardiens de ces lieux.

Super, merci pour les présentations. Ca ne m'expliquait pas ce qu'ils fichaient ici à cet instant précis. Qu'allait-il se passer ?

Le trio fixait le volcan qui continuait de gronder. Je tournai la tête et remarquai que l'ombre commençait à reculer, même si la nature restait dévastée par son passage. L'ombre remonta rapidement vers le volcan tandis qu'une autre descendait. Elles s'emmêlèrent pour former un homme en armure rouge, un sceptre à la main. D'une démarche déterminée, il approchait. Il émanait de lui une telle puissance que, même s'il avait l'air d'un vieillard, je ne me sentis pas du tout rassurée.

"Ca sent pas bon..." marmonnai-je en me mordant les lèvres.

Puis je tournai la tête vers Monsieur Sable, me retenant de lui coller une tape derrière la tête pour lui faire fermer la bouche.

"Et toi t'as pas d'arme, bien sûr !"
fis-je, agacée. "Tu viens tranquillou avec ton sable à la con qui sert juste à écrire des mots à la con ! En même temps pourquoi je stresse ? Je suis déjà morte, il peut rien m'arriver de pire..."

Pour autant, je n'étais pas sûre de moi. Du tout. Le mec en armure rouge avançait d'un air bien trop menaçant et ce n'était pas pour faire la causette.

J'entendis alors des murmures tout autour de moi. Feutrés. Apaisants.

"Hadès. Hadès."

"Il est pas là !" dis-je aux voix.

Je constatai en voyant l'expression de Monsieur Sable qu'il n'entendait rien. Les murmures ne parlaient qu'à moi. Il allait me prendre pour une folle mais je m'en fichais.

Soudain, un craquement. Le sceptre du type en rouge s'illumina comme un soleil. A demi aveuglée, je mis ma main en visière et pivotai vers le trio. Ca s'agitait aussi de leur côté : le vieux Sablé faisait jaillir du sable doré dans sa main, tandis que le moine faisait apparaître un tourbillon argenté autour de la sienne. La terre se craquelait sous les pieds de Capuche, le troisième, et il avait l'air de trouver ça normal.

"Ils vont se fighter et on est au centre du truc !"
m'écriai-je en attrapant la manche de Sable et en la secouant comme pour l'implorer de faire quelque chose.

Les deux groupes s'avançaient l'un vers l'autre, sans prendre la peine de s'intéresser au fait que nous étions pile entre eux.

Les murmures me gonflaient toujours, répétant inlassablement "Hadès" si bien que j'explosai brusquement, sur les nerfs :

"Vos gueules !"

Bien entendu, ils continuèrent de chuchoter. Et les autres d'avancer. Je n'avais même pas mon arc sur moi pour tenter quelque chose. Je me doutais que de simples flèches n'allaient pas retenir des types comme eux, mais ça m'aurait au moins permis de rejoindre le combat... De me défouler un peu.

"Les feux follets m'ont conduite jusqu'au Jolly Rogers." dis-je à voix haute sans m'adresser à personne en particulier. "Et là bien sûr, maintenant qu'on est au pays des morts, ils ne sont pas là !"

Je poussai un grognement d'impuissance. Je les avais toujours vus comme des entités qui me guidaient vers ma destinée. Mais mon destin n'était tout de même pas de mourir ? C'était franchement nul. En plus, ça m'était déjà arrivé. Tout me ramenait toujours à la mort. A Hadès. D'ailleurs, les Feux Follets n'en avaient que pour lui. Ils se laissaient même toucher par lui.

Soudain, je me redressai, mettant le doigt sur un détail surprenant : j'entendais le mot "Hadès" dans ma tête depuis quelques instants. Peut-être que les Feux Follets tentaient de me parler ? Peut-être qu'ils n'étaient pas capables d'apparaître ici ?

"Chut !" fis-je même si Monsieur Sable ne parlait pas.

Je fermai les yeux et me concentrai pour mieux écouter les murmures. Je pivotai lentement sur moi-même, me faisant violence pour rester zen alors que quatre tarés avançaient droit sur nous pour se battre. J'essayais d'entendre si les chuchotements devenaient plus forts par endroits, afin de m'orienter. Peut-être que les Feux Follets m'indiquaient le chemin, une fois de plus ? A tâtons, je me saisis de la main de Sable pour l'emmener avec moi au cas où. Même s'il ne servait à rien, je ne pouvais pas le laisser là. Les murmures fluctuaient sans cesse. Il était impossible d'établir une direction. Subtilement, j'entendis autre chose par-dessus les murmures :

"Fille... Fille... Fille..."

"Ils ont appris un nouveau mot." dis-je sans ouvrir les yeux.

"Soeur... Soeur... Soeur..."

Ces mots se répétaient à l'infini alors que "Hadès" restait omniprésent.

"Ils parlent de moi. Je suis la fille de mon père et la soeur de mes frères."

"Femme... Femme... Femme..."

"Et je suis une femme."
conclus-je, un peu à cran. "Je sais qui je suis, vous pouvez abréger et me donner la direction à suivre ?"

Ce n'était pas comme si on allait finir en hachis parmentier dans moins d'une minute. Brusquement, je sentis un énorme courant d'air me traverser. Monsieur Sable serra plus fort ma main. Tétanisée, j'ouvris les yeux et vis des Feux Follets. Eparpillés un peu partout par centaines, par milliers. On aurait dit une multitude de fleurs bleues dans la prairie.

L'homme en armure rouge, imperturbable, passait à travers eux et les lucioles bleutées tombaient en poussière derrière lui.

"Connard..."
murmurai-je, les poings serrés.

M'avait-il entendue ? Quoi qu'il en soit, un jet d'or s'échappa du sceptre lumineux et fonça droit sur nous. Dans notre dos, le vieux Sablé projeta du sable alors que le moine envoyait son tourbillon argenté, aussi fluide que de l'eau bizarre. Quant à Capuche, il ouvrit une profonde crevasse le long de la prairie. La lézarde serpentait droit sur nous. Evidemment ! On allait se prendre l'impact de tout ce joyeux bordel dans moins de quelques secondes.

Je ne savais pas quoi faire. Je détestais cette impression d'être une moins que rien. A quoi bon courir ? Ils nous auraient quand même. Nous étions des pucerons pour ces gens-là. J'allais finir en poussière dans quelques secondes.

Alors, je fis la chose la plus ridicule qui soit. Mais en un moment pareil, on devient complètement débile.

Je pris Monsieur Sable dans mes bras et me blottis contre lui, plantant mes ongles dans son dos. Lui me serrait à peine, sans doute trop surpris et perdu.

A la dernière seconde, on s'accroche à n'importe qui.

Sous mes yeux écarquillés, tous les Feux Follets fusionnèrent et formèrent une boule d'énergie d'un bleu électrique autour de nous. Le tourbillon aquatique du moine l'entoura, provoquant des fluctuations inquiétantes.

Je n'ai pas honte de dire que j'avais franchement peur. Je fermai les yeux et m'agrippai à Sable de toutes mes forces. On allait crever encore plus qu'avant. Oh, bon sang !

...

Subitement, je sentis qu'il me tapotait l'épaule.

"C'est fini ?" demandai-je d'une toute petite voix en ouvrant un oeil.

J'avais la joue posée contre le haut de son torse. Du bout du doigt, il me montra ce qu'il venait d'écrire en lettres de sable.

HADES

Décidément, tout le monde était fan de lui ou quoi ? Je clignai des yeux, indécise.

Puis, il me fit signe de tourner la tête et je m'exécutai. Je découvris alors Judah qui nous observait d'un oeil perçant. Nous étions toujours étroitement enlacés, mais ailleurs. De retour à Dunbroch. Je sentais ma poitrine se soulever à chacune de mes respirations précipitées, oppressée par le corps de Sable.

Lentement, je fis glisser ma main de l'épaule de Sebastian jusqu'à sa nuque et me hissai sur la pointe des pieds pour l'embrasser à pleine bouche. Le grand niais, trop surpris, tenta de me repousser un peu tardivement. Après quelques secondes, je m'éloignai de lui et passai une main dans mes cheveux volumineux tout en soupirant d'aise.

"Ah, c'est bon d'être de retour !"

J'observai les gens autour de moi. Je n'en connaissais pas la moitié. Je reconnus Alexis et Elliot. Et Judah bien entendu, que j'ignorai superbement.

"Je vous ai manqués ?" demandai-je d'un ton canaille.

Dans mon dos, je savais qu'il y avait mon château, mais je ne voulais pas me retourner. Pas tout de suite. Je me doutais que la brume l'entourait toujours et que ça n'allait pas me plaire.

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